vendredi 12 juin 2015

Éthers





Éthers

Là est le fiasco le grand retournement des voix sur l'immensité de la marée humaine par cet incessant jaillissement de l'information en continu terreau insupportable du silence qui s'inverse proportionnellement à l'attraction de l'information plongée dans l'oubli mémoire de l'incertain et de l'attirance pour ce jeu qui consiste à remplir un réservoir mémoire à venir cogitation impossible par un trop-plein débordement sortie par ces orifices chair répugnée des mots sans fin d'une poussée depuis les sphincters atterrés et la gorge jusqu'à prononcer des onomatopées et dérégler ces outrances les bruits de la fornication des mots par ce trou maudit ce lieu improvisé du silence ondulant depuis un corps imposé comme pure rencontre avec l'impossible vide qui absorbe projette écrase et tasse les mots en lectures inadéquates yeux injectés par la projection sans fin du film attractif pour les sens sensuels seul perturbation de l'image par l'ultime dépassement du texte clôturé analytique fanfaronnade de l'éclatement calligraphique en un unique trait de pinceau jusqu'à ce format inventé frontalement profondeur de la perspective pour plus d'exactitude dans l'extase dans la danse avec la vérité qui veut sortir des textes sacrés vols déstructurés avant l'incomplète expérience de la conscience invitée à rencontrer ce sujet figure de l'interdit du dire à trop se jeter dans la musique qui fragmente le sens devenu collectif flux humain chaos tentaculaire qui illumine la nuit pour éteindre les étoiles du ciel étendu rayonnant de ses trous obscurs par delà la voie lactée.




Thierry Texedre, le 12 juin 2015

mardi 2 juin 2015

De cet au-delà du corps objecté








De cet au-delà du corps objecté

… Tout près de ce col insidieux, se voile la face, se reconnaît invulnérable misère, devant ce risque assuré d'aller au paradis. Robuste et renégat, le vertige insiste, volubile et irréfléchi. Rencontre insupportable avec ce supplice d'avant, sur quoi se risque la volupté de cette chair intérieure, se risquant à laisser passer un peu de temps pour aller chercher l'immanence, l'instant zéro, ce vol au dessus des sphères de la signifiance encensée. Les sens en avant l'ombre se replie pour laisser entrer la grande foi, lumière de l'inviolée, de l'apothéose du coït inassouvi de la vie entrain de naître... Rives de la commémoration de ce saint siège d'où sortiront ces gènes de l'extrême onction, voix de la vie nouvelle irradiée par l'immensité du désir d'enfanter. Comble extrême qui incombe au désir des sens, voilà une danse des mains sur la peau lisse, et sensuelle, entendement des deux êtres qui s'étreignent dans d'infimes soubresauts des corps encensés. De quelle nudité vient s'emparer l'effondrement de la raison devant ces spasmes visitant les lieux troués de la chair insupportée ?...




Thierry Texedre, le 2 juin 2015.




 

vendredi 29 mai 2015

S'en suit le sommeil inapproprié



Logé dans la glotte du monde, le sexe horripile, se réveille, ultime retour sur l'anamorphose du vent qui tombe sur le tremblement inhospitalier de la mort. Quel mal ronge l'affect, pour le dévisser, le déloger de sa gangue sacrificielle, vers sa terreur nocturne ? Les mots en moins, le réveil sonne sur l'oreiller de la délicieuse déportation incarnée dans l'orifice œil. Qui fut soudoyé avant, par ce sang trop injecté partout autour de la pupille. Terne et affadi, par l'extension de la télé. Les yeux rivés sur le plafond, pour y voir la sortie d'une araignée insouciante. Insulte à l'orage intérieur qui gronde par ses tentaculaires éclairs sautant du lit jusque par terre. L'intérieur qui démange jusqu'à l'insupportable, l'insoutenable résolution de couper court, court-circuiter les mots qui viennent, les repousser, attaquants de l'indésirable purge du cerveau cuit par la carnation que ce vent violent souffle sur toute signifiance, et qui résonne aux oreilles du temps présent. Présent en perpétuel déplacement. Présent dont on sait que la mémoire réitère les codes de vie en société. Lui, se dresse - dans un pyjama à rayures, innocent de ces rêves diurnes sans suite; serait-ce aussi exténuant, horrible qu'un cauchemar? - pour chasser l'animal obscur entrain de laisser s'échapper le liquide odorant. Tache diffuse dessinée sur l'entre-jambe du pantalon.




Thierry Texedre, le 30 mai 2015.





mercredi 27 mai 2015

Étirement du vol de l'oiseau



Venu du ciel tombé sur
les ans l'oiseau à tire d'aile
le ventre ouvert se meurt
vertige du corps cornu
de quel état suintent les
pores assourdis du corps
souillé vers les grandes
glandes bien pleines
de ces aspérités de la mort
qui entre où se tient un
congrès sur la possession
de cette mort qui grimpe
et contamine la souffrance
pour faire succomber la chair
quand celle-ci n'a plus la
peau comme désir ultime
dans la promesse d'extirper
ce désir du fond intouchable
de ce corps de l'absolu
dernière réminiscence
d'un être entrain de sortir
du coin de l'impossible
tableau aplati par la locution
verbale hirsute d'apparaître
tableau fermé dans la
représentation que l’œil
injecté et malin n'a de cesse
d'exclure du désir d'exister
excitation du recentrement
de la vie sur l'exercice
douloureux de posséder
l'existence contre cet état
indubitablement de la marche
sur cette fin et ce bien avant
la grande cessation de la vie
volutes des chants sur l'infini
du dedans entrain de chanter
le sang lieu du désert
entrain d'exister par de
petites morts soufflées
le temps passe par la gloire
intolérable qui le rend
lumière avant qu'une
immonde reproduction
ne s'en prenne aux couleurs
ludiques invitées à prendre
la foi dans leurs ligatures
d'où le malin sortit
pour ne plus jamais
tremper les couleurs
sauf à les découper
image calcinée du
risque d'imaginer
ces sens sans dessus
dessous vrai plaisir
du croire au nier de la
feinte de l'existence vraie
contre l'exclusion de vie
en cette fin d'exercice
de cet amoncellement
social hystérique de l’œil
quelle dévotion à la
parole que sa vulnérable
volupté qui touche aux
seins gonflés par le lait
du désir jeté en pâture
à l'interdit de dédier
les sens au corps soumis
parole d'où vont sortir
les maux maladies du
corps social inventé pour
plier la fin dans un format
celui de la lecture jeu
aujourd'hui mouvement
à perpétuité qui va
de la lumière à l'ombre
insoumise de la fin
du temps voué à la
percée du sujet de la
dépense sujet incessamment
qui n'a de vie qu'à rencontrer
une extériorité de l'image
dans le mouvement vite
cinématique virtuelle
qui met en acte l'internement
de l'être et le livrer aux
dérives de l'enfermement
de la lecture en cris
qui fulminent pour
déplier le corps vertige
de l'amour contradiction
que le verbe n'aura de cesse
d'exalter four des corps
comptabilisés impression
qu'une lecture restera
toujours insoutenable et
incommensurablement
l'origine manquée du nom.



Thierry Texedre, le 27 mai 2015.







lundi 25 mai 2015

Que ma joie demeure



Tracé par les ordres
ce chant s'élève là
où sonnent les jeux
interminables du temps
quel ourlet déplié
depuis l'envers pour
laisser apparaître
l'exact habit qui
colore l'espace
ruisselant des songes
agacés par l'eau vive
du grand renversement
opéré par l'esprit sur
le corps extatique
corps d'élection qui
sort du ventre de la
terre sourde partie
qui se joue pendant
l'austère occultation
du divin reconverti
en un astragale poussé
de l’œil par le spirituel
vertigineux aussi
troué que le noir peint
pour n'y voir que
ces ébats lumineux
qui clôturent toute
parole liée à l'image
du peint peinture de
l'artère rouge jet
par dessus les lettres
tordues du supplice
que l'inconscient
indifférent draine
tel un sang impure
celui du vieillissement
cérémonieux de la
scène orgiastique
du col cérébrale.



Thierry Texedre, le 25 mai 2015.







lundi 18 mai 2015

Le clapotis du sang qui joue avec les nerfs



Le sac du savoir est plein
La pluie tombe
Je sort du sac
Torche vive le cul tordu
Pour vider le sac
Sacré poids
Il faut sauter
tuer bon sang les mots
Prostrés au fond
Oubliés depuis
l'origine des temps
oubli du temps caché
Renverser le risque
pour le coller
en pleine face
Et tomber par terre
Avec les objets trouvés
De la pantomime
Je coupe ces liens
Obscures en poubelle
Ligature la peau
Bien serrée
En averse aversion du
Corps matraqué
Pour l'embarquer
Le cœur s'emballe
Soufflé par le sang
Vomi depuis ce choc
Des nerfs à fleur de peau
Allons-y les yeux en retard
Pas si sûr le sac est vide
Partout sur le sol ces
Éclats de mots démembrés
Puzzle du monde
moribond à ramasser
Menacent les mots
Du doute inachevé.




Thierry Texedre, le 18 mai 2015.




dimanche 10 mai 2015

Passage







… Raz au raz du sol se tient oh monstruosité la foi comme si ce sacerdoce pouvait se tenir en pieds pour contenir cette grandeur à venir voilà que se met en marche la communauté penchée sur ce qui fait sens irrigation du chemin vers ce sang sans fin soustrait au risque de la chute illustration image qui longe les bords marges encadrant cette commémoration qui touche au barbaresque dieu immanence dans d'infinies êtres pour commencer ce dialogue entre les dieux et l'humanité invocation et sortilèges de la nuit qui sort ses affres la nuit caverne devant la peur de cette lumière inassouvie de la faim juste retournement de la famine qui sévira longtemps conscience immatérielle qui se retournera lentement pour laisser apparaître comme une surdité aux dieux voilà l'origine des écritures face à cette face encore trop floue pour épuiser les lois inappropriées un ciel une terre un opéra un mur d'où émerge le peint début de la laïcité vraie où se dévisagent la conscience trop grande et l'inconscience du temps divisé terre de l'indistinction entre le sang versé et de la mémoire qui monte redressement de l'esprit mort de l'homme pour la gloire de ce dieu jusque dans quelle illumination...




Thierry Texedre, le 10 mai 2015. 




vendredi 8 mai 2015

Nuit de l'enfantement



Enfonce un coin délivré de la fin
dédicace au corps insondable
délice que ces onanismes disparus 
instinct de l'insatisfait et démon 
de la démesure inavouée des sens
orgie que la chair impudique
et voluptueuse incarne ouverte
par quel plaisir insoupçonné ici-bas
le cul tourné vers ces hautes
herbes renifle pour faire
vibrer ce corps délictueux
jusqu'au creux rencontré du dedans
inassouvi par cette soif de visitation
juste pénétré le va-et-vient chaud
du jus qui sort de la soif organique
se gargarise du fond du lieu
pour faire bander la volupté
devant ce sexe dressé et gorgé
qui va venir au monde impuni
depuis les plaisirs qu'une chair
ira progressivement faire monter
langue d'une lumineuse cène
aux seins de la délivrance 
et ce jusqu'au matin mouillé
de la rosée qui parfume qui allume
le risque infini de respirer par quel
émoi le désordre qui lèche la peau
sort sortilège supplice du cœur insoumis
voilà le recommencement du temps
tatoué sur la surdité des mots
par d'exquises torsions des songes
trop lente disparition de la voie lactée
oh herbe folle qui cache la vallée
une nuit pleine douce lumière
laissant sortir comme un chant
édonique qui attente au silence
venu de ces tombes asséchées par
la mémoire usurpatrice qui fornique
quelque chose de la liberté criée
entre par la grande porte du ventre
ouvert pour jeter le trouble l'apologie
de penser pour discourir ce corps
empli d'une extase d'être excommunié.


Thierry Texedre, le 8 mai 2015.




dimanche 3 mai 2015

Lamentations






Lamentations

Sur quelles morts la vie installe sa mise en demeure de la parole ? Vers une austère mort, macabre délivrance qui met en porte à faux l'origine dénominative de la parole, dans une sortie du sacré, un état primordial qui sera délivré de son corps avec l'apparition du sens que la chair investit en mettant à mal ce nom, en le dématérialisant, pour préfigurer l'existence d'une éternité dans un dire occlusif. Le seul temps qui peut renverser ce fait indiscuté à savoir qu'un corps qui pense n'a de fin qu'à rendre son corps jouissif, est un corps qui frôle le texte en l'éclatant dans une fragmentation de sa signifiance, jusqu'à rencontrer la peinture comme naissance d'un lieu où le corps et l'esprit se rencontrent pour donner à penser la mort comme écriture interminable du déluge que ce corps de chair incise dans l'extase d'une mort, là où ça jouit. Douleur insupportable d'aller vers ces plaisirs oniriques pour suicider ce nom, au lieu d'exalter cette mort du moment de la douleur de mourir, rivage double d'où se séparent les êtres indifférents à l'outrance de l’œil comme image unique d'une mise en perspective de l'espace mis au présent. Rite dans l'incivilité du dépassement de la parole comme seuil de l'image, point d'interminables ostentations d'une exposition pour mieux faire valoir le risque pour l’œil de saisir une musique qui range l'image au rang des accessoires, reconnaissance donc pour saisir cette chair là où rien n'a encore eu lieu de l'existence comme vrai, vérité du jeu incessant entre la mort à rebours et la vie déterminée à jouir. Peut-on encore croire en une unicité qui soit le dire ou la science ? Sinon d'esquisser une immanente introspection du corps juste au moment de sa perte d'existence dans un retour sur la chair, retour du risque de perdre sa parole à l'instant où le temps s'empare de ce mal qui commence à la naissance. Mystère de la mémoire qui inonde l'état de dépendance du fœtus, pour faire croire déjà que la douleur se dresse comme hominidé le temps d'inventer une parole qui gît au milieu d'une apothéose de l'amour.



Thierry Texedre, le 3 mai 2015.



   

dimanche 26 avril 2015

Fragment





Fragment

Redressement du temps sur l'art
de prédire la fin dérive du tour
de la vie pour parvenir au rite
initiatique qui frappe la parole
emphatique du malaise oratoire
qui claque à la porte d'un râle
impuissant devant l'envers du
décor l'endroit qui replace l’œil
au centre entre les deux yeux
frontalement et virtuellement
ridicule incision dans la chair
pour parfaire un corps pensant
risqué à parler de la forfaiture
indivisible de la jouissance et
du parlant fort ému de ce sacré.

Convoité, la chair pousse à jouir vers le sacré. Comme si rien ne pouvait arrêter la fin cette grande inconnue qui frôle la folie, limite indéfendable du corps qui feint de penser. Rite de passage, polémique sur : à quand le commencement de la peinture qui pense l'exactitude du songe ? Un corps sacré vient contingenter le songe pour faire parler le corps nu, en lui imprimant un espace qui construit le temps futur. Le temps d'une parole du jeu de la jouissance. Du lien qui tente d'extraire l'image d'une chorégraphie de l'écriture (infinité d'une multitude de corps évanescents dans une densité de matière incandescente).

Un nom se détacherait-il du cloaque incessant qui frôle l'exactitude du désir d'exister chez l'humain ?

Un père qui revient, perdure, et s'invite à mettre en mémoire la traversée du lieu peint, par quelle lumière ce gisant, mort de l'intense reconnaissance de la parole en vie ?



Thierry Texedre, le 26 avril 2015.




samedi 25 avril 2015

Prélude à une fin












Prélude à une fin

Gloire à ce risque opportun
d'absoudre ces péchés avant
d'emporter aux cieux ce corps
délictueux de vivre sans ordre
aucun d'avoir pu décider la vie
oh ciel qui tombe sur nos morts
par quel ordre se peut-il qu'un
enfer soit le délit par lequel le
corps se pose en souffrances

Béatitude de ces paroles dont
l'agencement a fait de ce corps
la bénédiction avérée de la chair
mortifiée sur la croix pour avoir
absout tous les péchés du monde
outrance des corps désenchantés
pour la gloire au-delà sans fin
sous quelle action la gloire fait
le lit d'une liturgie de la parole

De la fin commémorée en deuil
tout corps se défait dans l'après
d'une sortie de la parole en cri
du souffle malotru du même lit
que celui de l'au-delà révélé au
grand commencement du néant
songé par la chair faite esprit
et du le sang de l'enfantement
oh gisant ne vois-tu rien venir



Thierry Texedre, le 25 avril 2015.


dimanche 19 avril 2015

Saturne



Par ces chemins inavouables
ritournelle impitoyable l'arc
descendra sur la basse terre
l'ondulation de la fin du jour
ressurgit l'ourlet de cette chair
racornie et rétrécie justement
un certain temps là se montre
l'apogée de l'esprit délié corps
absolu du divin né des astres
interdits l'univers pendulaire
s'étend où râle la pauvre vie
juridique qui ment sur les lois
obscurs du ventre de la terre
comme si l'ogre avortait plié
devant la grandeur du néant
coup du sort la vie va s'évader
au seul moment de la solitude
qui vient dans les mots morts
par l'apparition du vide voué
à respirer pour tarabuster les
mains de la création aux pieds
du divin ruse inavouée chiasse
cœur depuis un corps d'élection
cataclysme des veines vérolées
ventre à terre la course tourne
court parce qu'une parole là
s'endort lentement immergée
dans cet ourlet cousu du sac
tortillé et plié et déplié enjeu
de ces feintes qui te noient
nocturne lumière des songes
inavoués et voilà le sort de ces
sens qui tournoient depuis les
phrases immaculées de la fin.


Thierry Texedre, le 19 avril 2015.




jeudi 16 avril 2015

Pleurs








Pleurs

Crépuscule du jeu
depuis l'origine
du cours de la vie
râle irréalisé de
l'éternité voile
ouvert sur le né
duquel sombre
le corps dans le
vide sidéré de la
douleur vertige
caricatural de la
gangrène du lieu
là où un corps se
met à dénaturer
la fin pour penser
perte du présent
perdure le temps
devenu l'espoir
qu'un esprit jeté
en pâture aux nuits
impulsives glauques
et frénétiques pourra
raccorder la chair
au bloc caverne
du dedans sombre
digitale fracture
qu'un corps noué
va tenter de secouer
sur les pleurs heureux
de la plainte perdue
pendue et rétrécie
au cou du dire
jeu endolori du
collage de ces yeux
sur l'indicible temps
tempétueux traqué
de toutes parts
jusque dans les tripes
du tripatouillage
infernal jaillissant
du rien devant
larmes des maux
insoutenables qui
font de la folie
le maître mot
rencontré un jour
plein de joie joli
cœur ne vois-tu
pas ce corps se
déliter à mesure
que la raison
vient s'esclaffer
noire introduction
dans la surinfection
du souffle fatidique
depuis la fin c'est
le coup de grâce
donné sur la tête
revenue de face
pour montrer ce
que l'art approche
la figure indéfinie
du lieu fracturé
dans les plis du
néant insoumis.


Thierry Texedre, le 16 avril 2015.






mercredi 8 avril 2015

L'outre-tombe



Cornu, le halo tempétueux de la réfraction des atomes sur cette terrifique terre, frôle la capacité à rattraper l'au-delà, pour nourrir l'imposante détention de la reproduction à dépasser la mort. Le sordide attachement de la parole au corps, va camper le volumineux désastre de la détérioration des cellules, pour fragmenter le corps ténu, juste corps, jouant à l'infini ce musical raccord de la chair et de la peau. Si le temps de la dépossession se fait plus grandissante, c'est en partie parce que la vie prend pied dans le sens, jusqu'au point nodal où la vitesse s'en prend à la mémoire, la rendant impuissante à cause de cette vitesse dépassant l'esprit d'analyse, esprit qui se fait doubler par l'irruption de plus en plus compulsive de l'image sur une autre image, et ainsi de suite, sans impulser de sens ni d'arrêt sur image (épaisseur qui a à voir pour le coup avec la décharge). L'impossible ordre, et l'improbable repli, vers une découpe dans l'exposition de ces images sans lieu ni présent (la mémoire retiendrait un nombre restreint de formes pour commencer à trouver quelque chose qui se voit comme une dérive vers l'intelligibilité ; jette comme un discrédit sur l'image comme seul montage d'un engendrement de la pensée vers un corps d'écriture de la lisibilité. Fractionnement de la parole dans des allées et venues du dedans et du dehors, pour exploiter un groupe d'images, les rendre opportunes au risque de faire une association donnant un sens, par la répétition des actions regroupant des images. Là, le cinéma prend place aux côtés de la photographie pour amender cette vitesse dans son infinité et sa cessation dans l'explosion en peinture du corps d'écriture. La mort de ce corps semblant inexorable, l'écrivain prendra part au renversement du sens de la parole dans un sens : celui de l'écriture. De l'autre côté du miroir, frôlant le corps martelé par les sons de la musique, l'irruption du corps semble bien instruit d'exister pour bombarder le réel de ses images impulsives : le corps tremble depuis l'origine de la mort, miroir du renversement clôt et carré de l'extériorité du corps. Un corps pensé peut encore s'évader dans des songes où la rencontre avec des images pousse l'intérêt pour la vitesse à déposséder celle-ci jusqu'à l'intelligence de la lisibilité du corps d'écriture. Musique plurielle qui mène le jeu trop vite illusoire de la pensée vers sa fin, dans l'indéfinissable exploitation du vite infini, dans l'espoir inorganisé d'entendre dire une vitesse de la clôture du mortel, comme départ de l'image en ligne attachée, en accord avec la synchronicité de la ponctuation, descente de lignes horizontales qui lèchent le bas indécent de la pesanteur du coin droit au coin gauche comme illuminé.




Thierry Texedre, le 8 avril 2015.


mardi 7 avril 2015

Tremblement


Ricane face au vertige
du drame austère figé
rumine entre tes dents
ce sacré songe drainé
par les onguents de la
démesure du temps là
où rien ne bouge sauf
peut-être ce qui bande
jusqu'à la saignée du
con contaminé par une
pluie étoile postillonne
dans l'ivresse du lit clé
de la vie qui s'en tringle
d'inventer la production
d'esprits noueux mous
depuis l'aube macabre
d'un corps inapproprié
raclure du divin dans la
panse gonflée jusqu'à la
fin du poids des ans luit
la rencontre qui tremble
de tous ses états devant
l'irréalité du temps ficelé
pour ne pas le perdre arc
bouté sur l'amoureux par
la probabilité qu'à la vie
d'emballer la peur paquet
pourrissant dans un coin
du paradis pour nourrir
le corbeau noir tant pis.





Thierry Texedre, le 7 avril 2015.





lundi 6 avril 2015

Cyanure




Coup depuis la décomposition des mots
menstruations de la lecture opératoire
pour couper décortiquer défaire le son
qui se glisse dans tous les sens du relu
risque de malmener le verbe le chahuter
par des glissements vers l'impulsion lire
ce qui se met en polyphonie secouer têtu
la rive opposée au jeu des mots en lecture
carcasse qui interpelle l'os grisé du rappel
à l'ordre de la phrase qui alterne avec le
drame des sens en non-dit copropriétaire
qui s'empoisonne à trop mettre du corps
pour faire la phrase du texte qui s'interdit
la mise en effraction de la parole-corps
de la chair du dire mémoire intra-utérine.


Thierry Texedre, le 6 avril 2015.








dimanche 5 avril 2015

Vertige





Vertige

Rapt trop clair
capiteux et cher
lueur du jeu sourd
compulsif et lourd
en jazz vertige
des sons litige
circule le rite
astreint du site
anachronique piano
d'où la note sort haut
de l'australe mesure
pour berner la dure
réalité drogue qui se pose
en une fantomatique dose.





Thierry Texedre, le 5 avril 2015.


lundi 30 mars 2015

Le dire rend l'âme obscure








Le dire rend l'âme obscure


1
Arc de cercle retournement de la fin du corps cavité
commémoration avant de ce fait indéfectible raccroché
au risque de l'insuffisance qui fortement ébranle la vie
vitesse d'élocution encore trop empressée pour penser
sa fin fortement improvisée la parole prend du recul
pour enfin s'émanciper dans le souffle qui coagule l'art
de la fin du temps juste ressuscité par l'impossible mort
ébranlée par l'atomisation du verbe en lois imbriquées
intrication du dire dans l'anamorphose de la chair en loi
ralentissement des battements du cœur absout pour lire
il draine l'absolu depuis l'origine volcanique de l'âme
cet embarquement itinérant vient tarauder le temps
qui rassemble ce que l'âme évite l'allocution violée
par le verbe inapproprié de la mémoire fractionnée.

2
Sur quelle exactitude le corps danse vers sa gloire
La reconnaissance du très onctueux corps qui croit à la chair
Croisement incertain entre la vie et la mémoire louée
La grande cause de la mort serait d'être illuminé par la vitesse
La visitation que la lumière inonde ce corps rapide de la mémoire
On entre en extase depuis que l'âme frôle cette incidence
Rencontre externe avec deux corps dont la mémoire court
Partout sur la peau en pensant la chair pour désirer la vie
Depuis ce trou qui inocule à l'œil la forme que prend la mort.


3
Tintamarre de la folie qui improvise sa terreur du nœud
inorganisé de la danse éruptive dont la jouissance se gave
ramassé sur l'inorganique vol de la chair le corps sourd
pense pendant que la mort tente une incursion dantesque
passage né du désir inopiné d'avaler la vue par les orifices
de l'imaginaire depuis l'origine invulnérable du détour
des choses du poids de la charge pulsionnelle de ce corps
qui se souvient vers quelle fin il faut recommencer à lire
l'inavouable érection du dedans en naissance infinie en
folie fatidique qui commence ailleurs dépourvu du temps
du temps présent où se couche l'inhumaine loi du tombeau
régurgité partout sous une nuée de fanatiques barbares
au temps du ciel renâclé retourné et gauchi par la parole
insoutenable qui rend plus noire l'âme assourdissante.



Thierry Texedre, le 30 mars 2015.



vendredi 20 mars 2015

Trauma







…. Faut-il que le temps diffuse sa torpeur, sa hardiesse, sa concomitance avec le corps secoué de la puanteur que ce délire d'existence va tarauder ; mémoire inhumaine de l'extraction de la vie. Folle exactitude de la durée qui manque sa mémoire, pour permettre à ce grand délire du vrai d'en finir avec l'exactitude de l'esprit spécieux. Risque de voir son sujet prendre part à cette folie qui semble ne plus tenir le haut indistinct des corps. Vicissitude du pouvoir d'exterminer la distinction des corps, drame de l’œil qui frôle l'outrance et l'aveuglement devant sa peur d'inonder la mémoire d'un ersatz de chair, morceau de dire qui rencontre la chair, chair du pouvoir qu'exerce le délicieux désir qui monte dans ces sens occultés par la mémoire. Vocifération de la voix qui s'ouvre au cri, pour marteler ce que la foi n'a pas encore emmené au Paradis. Rencontre avec l'aléatoire, pour plier ce ciel, ce Paradis, et l'emporter dans les enfers de l'Imminence. Tout corps qui se délite n'a pas encore étreint le risque d'éternité, seul celui qui rend à sa chair la parole, et qu'il lui a alors été donné de rencontrer le désir, peut craindre d'en passer par la jouissance, comme si « l'immaculé » de l'apparition de la peinture risquait sa disparition dans la voix, et ce, en amont de la parole. La lutte serait celle du souffle qui sempiternellement ronge les pores de la peau, pour la déliter, l'infirmité aidant, parole qui suffoque, et manque sa tellurique densité dans l'assourdissante phrase inassouvie de la chair meurtrie. Compte à rebours du temps désaxé par l'appel au risque d'emmener la mémoire loin du présent, trop près du cloaque vertigineux de la dérive des corps. Inondation de l'instinct mouvant qui traverse ce dedans du corps, jusqu'à chier ce gramme qui pète aux yeux du corps malotru. Foutaise que ce vidage incessant du registre musical, vers une grande désertification. La grande peinture doit prendre le large pour ne pas entendre les pleurs qui frôlent l'expiration. La peinture inspire, voilà le nœud de la musique qui nous emporte vers ce Paradis de l'au-delà de la mémoire. Hantise d'exister par l'impressionnante exactitude du corps mis en extase pour avoir manqué de souffle au moment où la vie et la mort semblaient se lier pour créer la naissance. Finitude de l'expiration du corps pensant son souffle incessamment ôté du lieu d'où la peinture serait née. Au commencement était ce risque d'une collision entre la mort pas née et la vie trop pensée pour être. État du corps dansé par l'astre incarné, pour se risquer à descendre du lieu de la matière jusqu'à ce seuil d'où la matière pense. Voilà bien là ce risque d'entendre la parole qui croit contre celle qui pense, au risque d'écouter la voix sur les ondes musicales qui s'offusquent du souffle martelé en syncope. La musique et la parole se ruent l'une contre l'autre, flanqué d'objets flottant dans l'air, comme notre planète est accompagnée de son satellite. Raser les ondulations qui courent sur la peau pour la faire dépenser, la faire réagir, la reproduire jusqu'au risque d'entendre parler du plaisir. Le choc du souffle en a assez, par son éternelle explosion de la douleur; d'exister entre les mains du néant....




Thierry Texedre, le 20 mars 2015.






mercredi 18 mars 2015

Soliloque











Soliloque

Impromptu le règne impossible de la voix
se réverbère cantique impulsé par l’œil vidé
depuis les ans souillés du recommencement
coupe insaisissable dans les sons improbables
du Divin revenu de par les morts pour suturer
la courbe insolente du dos de la femme hydre
qui se montre comme agglomération de la vie
dans cette éternelle chair vulgate vociférant
de tous ces jeux interdits délice et lueur pour
laisser tomber sur les ans cette pauvre marche
vers la gloire éternelle étirement des membres
pour frotter la peau sur ce socle cet os décousu
et insoumis aux textes depuis l'impuissance qui
vole au dessus de ces têtes en prière jusqu'à
la grande fin de ce corps qui meurt pour aimer.


Thierry Texedre, le 18 mars 2015.







dimanche 22 février 2015

Ourlet au temps




Otage du déracinement outrancier de la guerre
larvée depuis ce corps d'écriture l'enfermement
désigné semble en imposer que d'aucune voix
autrement ne semble s'opposer au regard sourd
implosion fracassante que l'esprit libre choisit.
Foutaise que le risque d'évasion rencontre l’âtre
de la libre circulation au-delà de ce carcan qui
flotte l'indignité au regard baissé sur les braises
c'est un paysage de lecture partout où l'écriture
aura tenté d'entendre ces lieux depuis la syntaxe.

Dans la rage du contournement décisif de la voix
par la parole et le cri voilà le grand drame qui dit
l'émergence de la création incommensurable du
temps dont les mots sauront renverser la syntaxe
pour faire vibrer la zygomatique langue parlée.
Dressée la langue unanimement mise en lecture
se tourne dans les plis de la peau persuadée que
rien d'intraduisible ne saura faire mouche dans
les mêmes lieux qui s'ordonnent en représailles
au texte délité de l'enfer d'autres jeux d'accords.

Galvanisée la langue se gargarise de toute parole
dans une longue litanie postérieure à la création
du vrai songe inaudible pour s'évader en images
corpusculaires jusqu'au seuil de la mort là où les
improvisations reprennent en chants de douleur.
Amour que reste-t-il de ta joie à parcourir toutes
les flammes de l'enfer pour te jeter dans les bras
de tes amants animal de chair et du temps tatoué
par les mains illicites du grand renversement de
l'indécidable tant on danse dans ce doux regard.


Thierry Texedre, le 22 février 2015.






vendredi 20 février 2015

Le pèse dieu



Ça me gratte
les glandes
mammaires 
les grosses burnes
tombent secouées
par l'encens
semé aux quatre
vents
pèse ce sac
qui saoule
d'avance
avant de savoir
de ce savant
savoir
qui me frappe
et qui engrosse
les couilles
urticantes
de la baise
qui pisse pas assez
quand on pense
que penser
renâcle sans cesse
du savoir
collé à la peau
qu'on retourne
sur le gland
volcanique
et chaud
rougi à blanc
du blanc chié
qui éjacule depuis
l'origine depuis
ces dieux
convulsifs
qui me branlent
le sexe juteux
jusqu'à l'os
meurtri
du temps
qui secoue
la semence
religieuse
inviolée où
qu'on visite
ce con
en herbe
divinement
dessiné
par l'homme
reclus en lui
pour tuer cette
vertigineuse
érection
qui se dresse
devant lui.



Thierry Texedre, le 21 février 2015.








Veillée



Quelle montée ce corps
peut-il souffler sans rire
ni souffrir en signe de vie
de la grande peur de ne
plus mourir depuis la chair

Chanter ce reste d'accord
qui vous montre la joie
d'appartenir au damné corps
compassionnel depuis l'air
du souffle illuminé de la vie

De quelles vociférations le
temps propage sa courte foi
en ces ossuaires dédiés au
grand recentrement du court
instant d'où va venir le nom

Puissante allusion qui monte
depuis l'origine impétueuse
de l'esprit né du vide pressé
par le temps construit tel
une tour jusqu'au ciel vertige

Chape de plomb l'esprit
crie parce qu'il prie depuis
ce qui le fait croire d'être né
pour sombrer dans le néant
infini de l'hypothétique fin.



Thierry Texedre, le 20 février 2015.





dimanche 8 février 2015

Sans début ni fin






Sans début ni fin

… Claqué et cloué par le goût amer du cloaque incurvé par la connerie qui rit depuis le début de la vie asservie de la vile vicissitude vilenie qu'un sourire endiablé crache toute sa verve vouée au vénérable vent du souffle soudain sué par les lentes larmes lovées dans le fond de l'œil éteint dans un tintamarre malsain où les sens insensés craquent caquette tourne et tombe tant et plus depuis la lassitude sur une voix qui vomit les derniers mots et se coince au fond de la tête têtue et tatouée par les ans animés du damné râle ralenti par la fin pour toucher ce corps racorni...



Thierry Texedre, le 8 février 2015.


William Morris