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Toucher le sas
rencontre involontaire
du temps décousu
ouvrir le néan
nanti de la parole
hirsute et fendue
l’amour est transit
du reste à cause de la vue
qui frôle l’amalgame
ici bas bon en arrière
jusqu’à cette mémoire
qui que quoi court
à toute vitesse sourde
au paysage rendu possible
renversé par la petite
musique qui sort du gosier
avant d’être entendue
et la peur s’éternise
partout où se tirent
les balles au coin
de la rue sur les phrases
trop noires pourquoi pas
on danse encore
sur un air d’éternité
une petite caresse
s’évertue à toucher
un corps qui n’a plus
de sens ni d’esprit
sauf celui du dehors
sorti de nulle part
et qui s’essaye à
trouver alors sa peau.
Thierry Texedre, le 6 février 2026.