Une textualité qui recherche en permanence son écriture et sa peinture, sans toutefois entrer "en représentation", le lieu ? Une musicalité, pas dans "le son" d'une lecture qui reste aléatoire, mais dans ce qu'un sujet peut de penser: où en est son image, la scription ?
Peinture/Musique
vendredi 6 avril 2012
Le bruit de la lumière
jeudi 5 avril 2012
Lamentation
dimanche 1 avril 2012
Dépaysement
vendredi 30 mars 2012
Viol
jeudi 29 mars 2012
Messe
samedi 24 mars 2012
Passion
vendredi 23 mars 2012
Petit jeu
samedi 17 mars 2012
Voix
ouverture
c'est le temps qui
s'évertue
s'allonge
s'initie dans l'artefact
inhospitalier de la
terreur
tentation de rivaliser
avec le temps
contre quoi
l'homme s'ouvre
indifféremment
au renflement
supposé de l'autre
voie celle du féminin
femme omniprésente
du temps
que son autre
inversement érigé
gène délité
de l'esprit eunuque
de l'esprit rire
du risque d'allusion
à cette reproduction
se souvient
au milieu de l'esprit
qui demeure
ce mourant dire
parce que le dire
n'a d'autre source
que ce croire sourd
impulsif et torse
vrille temporelle
fiente en couche
en une rythmique
folle sans discontinue
seuls les bruissements
de paroles chuchotées
semblent tarauder
le corps soulevé
de deux ergonomies
irascibles
la femme touche
ce segment totem
avalé en paroles folles
foutre disjoncté de son
l'autre qui entre en
sombre machination
dans un délire
livide et
liquoreux de l'expulsion
du dire outrage
de la nuit
immonde et
imminente qui
inonde un corps
intérieur qui jouit et fuit
en dépression de la
voix
dépressurisation
sonde nourricière
pour aller chercher
un corps de peau
dans ce vide
vide plein
d'une peau qui s'évanouit
en un vol sur l'air
léger
d'un attentat démasqué
en touches rapides
martelées pour
enflammer l'existence
du corps
qui est tel que l'oiseau
sifflant la fin tragique
de l'empressement
de l’œil
à reproduire
la guerre sans fin
de la dévoration
celle que la chair
charrie.
dimanche 11 mars 2012
L'ourlet du corps
Trace ancienne du temps
mardi 28 février 2012
L'air glottique
L'air glottique
lundi 27 février 2012
Le souffle en portrait
jeudi 23 février 2012
Origène
sous le couvert de l'esprit
d'une démesure du dire
indistinctement insensible
au coup d'arrêt de la vie
le temps de se remémorer
comme un passé overdose
dure réalité du risque d'elle
cette vie amour en deux
encore une illusion de la
phrase du cœur qui court
poussé par l'envie d'enfler
enfoncement de la musique
sur un corps pressé corps
désarticulé de la pauvreté
intérieur couverture en moins
de la peau givrée justesse
de la culture qui s'efface et
s'engonce gommée par les
traits vieillissant de la peau
en marche la peau peur en
pluie de la remontée sourde
du dedans sujet absolu sujet
de l'extension de l'envers
inversé de l'univers vers l'un
unique exhortation des voix
pour enfiler ce corps dissout
dans l'amniotique retard du
temps qui retrousse à trop
naître légiférer sa fatalité
trop reconnaître l'affolement
du corps obtus face à la voix
naissante peu de réalisme
dans ce trajet incessant qui
montre une montée en foi
de la croyance vocale du père
dansé par les fils plus tard
et le cycle menstruel qui va
coucher la mère au moment
des rapports amoureux l'avant
qui sera touché par l'extension
de cette naissance l'univers le
dit le dire manque l'origine
puisque l'origine du monde
est une naissance sans voix
génétique inventée pour clouer
la voix sur ce croire originel.
dimanche 12 février 2012
L'inopiné
dimanche 5 février 2012
Les offrandes oubliées
jeudi 2 février 2012
Fuir et/ou enfouir
vendredi 27 janvier 2012
Pulsations
Ton trait ténu tourne le long du corps en pression tonitruante. Trace du trait trouvé là comme opéré par les sons en répétition. Ton en traitement oblique obligé juste pour oublier ce léger déplacement des sons. Pulsé du fond de la gorge du temps se répète la voix exposition depuis le fond des âges. On traîne cette informelle gesticulation du fond en cavité capiteuse du corps détouré. Réveil de cette effroi généré par les ondes exclamées. Exposition du corps devant l’œil rétracté en flou. Espace rétréci de l’œil. La musique a lieu. Le lieu est né. Du néant. Battement intérieur des sons en pulsations. Tourniquet de la norme en vie pulsionnelle. La mort du dire est dictée par l'essor de ce gonflement du dedans en danse excavée dans une sortie des sons de la chair. On se risque à résonner dans un bruissement léger de la peau sur la vie aérienne. Unisson du coup donné à la voix comme un déhanchement de loin du corps. Une prière pour entendre ce cœur battre pieusement.