Une textualité qui recherche en permanence son écriture et sa peinture, sans toutefois entrer "en représentation", le lieu ? Une musicalité, pas dans "le son" d'une lecture qui reste aléatoire, mais dans ce qu'un sujet peut de penser: où en est son image, la scription ?
Peinture/Musique
jeudi 29 mars 2012
Messe
samedi 24 mars 2012
Passion
vendredi 23 mars 2012
Petit jeu
samedi 17 mars 2012
Voix
ouverture
c'est le temps qui
s'évertue
s'allonge
s'initie dans l'artefact
inhospitalier de la
terreur
tentation de rivaliser
avec le temps
contre quoi
l'homme s'ouvre
indifféremment
au renflement
supposé de l'autre
voie celle du féminin
femme omniprésente
du temps
que son autre
inversement érigé
gène délité
de l'esprit eunuque
de l'esprit rire
du risque d'allusion
à cette reproduction
se souvient
au milieu de l'esprit
qui demeure
ce mourant dire
parce que le dire
n'a d'autre source
que ce croire sourd
impulsif et torse
vrille temporelle
fiente en couche
en une rythmique
folle sans discontinue
seuls les bruissements
de paroles chuchotées
semblent tarauder
le corps soulevé
de deux ergonomies
irascibles
la femme touche
ce segment totem
avalé en paroles folles
foutre disjoncté de son
l'autre qui entre en
sombre machination
dans un délire
livide et
liquoreux de l'expulsion
du dire outrage
de la nuit
immonde et
imminente qui
inonde un corps
intérieur qui jouit et fuit
en dépression de la
voix
dépressurisation
sonde nourricière
pour aller chercher
un corps de peau
dans ce vide
vide plein
d'une peau qui s'évanouit
en un vol sur l'air
léger
d'un attentat démasqué
en touches rapides
martelées pour
enflammer l'existence
du corps
qui est tel que l'oiseau
sifflant la fin tragique
de l'empressement
de l’œil
à reproduire
la guerre sans fin
de la dévoration
celle que la chair
charrie.
dimanche 11 mars 2012
L'ourlet du corps
Trace ancienne du temps
mardi 28 février 2012
L'air glottique
L'air glottique
lundi 27 février 2012
Le souffle en portrait
jeudi 23 février 2012
Origène
sous le couvert de l'esprit
d'une démesure du dire
indistinctement insensible
au coup d'arrêt de la vie
le temps de se remémorer
comme un passé overdose
dure réalité du risque d'elle
cette vie amour en deux
encore une illusion de la
phrase du cœur qui court
poussé par l'envie d'enfler
enfoncement de la musique
sur un corps pressé corps
désarticulé de la pauvreté
intérieur couverture en moins
de la peau givrée justesse
de la culture qui s'efface et
s'engonce gommée par les
traits vieillissant de la peau
en marche la peau peur en
pluie de la remontée sourde
du dedans sujet absolu sujet
de l'extension de l'envers
inversé de l'univers vers l'un
unique exhortation des voix
pour enfiler ce corps dissout
dans l'amniotique retard du
temps qui retrousse à trop
naître légiférer sa fatalité
trop reconnaître l'affolement
du corps obtus face à la voix
naissante peu de réalisme
dans ce trajet incessant qui
montre une montée en foi
de la croyance vocale du père
dansé par les fils plus tard
et le cycle menstruel qui va
coucher la mère au moment
des rapports amoureux l'avant
qui sera touché par l'extension
de cette naissance l'univers le
dit le dire manque l'origine
puisque l'origine du monde
est une naissance sans voix
génétique inventée pour clouer
la voix sur ce croire originel.
dimanche 12 février 2012
L'inopiné
dimanche 5 février 2012
Les offrandes oubliées
jeudi 2 février 2012
Fuir et/ou enfouir
vendredi 27 janvier 2012
Pulsations
Ton trait ténu tourne le long du corps en pression tonitruante. Trace du trait trouvé là comme opéré par les sons en répétition. Ton en traitement oblique obligé juste pour oublier ce léger déplacement des sons. Pulsé du fond de la gorge du temps se répète la voix exposition depuis le fond des âges. On traîne cette informelle gesticulation du fond en cavité capiteuse du corps détouré. Réveil de cette effroi généré par les ondes exclamées. Exposition du corps devant l’œil rétracté en flou. Espace rétréci de l’œil. La musique a lieu. Le lieu est né. Du néant. Battement intérieur des sons en pulsations. Tourniquet de la norme en vie pulsionnelle. La mort du dire est dictée par l'essor de ce gonflement du dedans en danse excavée dans une sortie des sons de la chair. On se risque à résonner dans un bruissement léger de la peau sur la vie aérienne. Unisson du coup donné à la voix comme un déhanchement de loin du corps. Une prière pour entendre ce cœur battre pieusement.
dimanche 22 janvier 2012
Désirs inassouvis
mercredi 18 janvier 2012
L'insensé du sens
jeudi 12 janvier 2012
Duo
mercredi 4 janvier 2012
Dire le rêve
Thierry Texedre, le 4 janvier 2012.
samedi 31 décembre 2011
L'enterrement du dire
C'est l'enterrement du dire
une bonne fois pour
se risquer à découvert
vers d'autres isotropes
le temps de se vider
du sang de nos mémoires
improvisées jusqu'au
tréfonds du jour endeuillé
l'enterrement du dire
un peu pour ce désir
inassouvi qui frôle ce
qui reste de respiration
dans un corps décollé
l'enterrement du dire
du soupire intenté une
dernière fois dans le
douloureux accouchement
dramatique d'un temps
reculé de l'exposition
de ces corps boiteux
face au cycle du soleil
caché celui noir de ce
dedans en tête dépression
qui vous asphyxie sur
quoi la grande surdité
de la dernière guerre
s'expulse s'expatrie
dans quelle raison le
temps vote sa perte
dans cette sombre fin
du dire invraisemblable
c'est l'enterrement du dire.
Thierry Texedre, le 31 décembre 2011.
vendredi 23 décembre 2011
Inconséquences
Thierry Texedre, le 23 décembre 2011.
jeudi 22 décembre 2011
Vestubule de la vie
mardi 20 décembre 2011
Vers une surdité de la musique du corps
Quelle
trajectoire, quelle hystérie que le drame qui nous lie au trauma? Trace
dans un corps obturé, clivé, torturé par cet esprit hirsute?
Conglomérat, parole exposée au dire de l'immédiateté, le corps s'en
souviendrait-il s'il était privé de ce désir insoutenable d'aimer sans
fin, un autre corps, celui de l'altération, celui de la chair?
Questionnement insupportable de
l'imposant risque de s'enivrer des paroles circonspects de l'exposition
d'une telle chair? Le dire s'oppose à la parole, pour mettre la chair
sur pause; absorption du temps dans l'inhumanité du corps, comme cavité
découverte, dedans de la pensée «réflexion». Une tentative d'élaboration
de «l'élocutoire» interpellé comme question de la chair troublante d'un
corps coupé du temps, montre bien que tout questionnement s'évanouit
dans l'improbable rétention du temps dans un corps segmenté.
L'usurpatrice psychologie n'en garde pas moins un souvenir, atavisme de
l'histoire qu'une mémoire à rebours rencontrerait, comme imposture mais
révélation d'un discours minimum, l'évanouissement d'une réalité du lieu
sociétal chez l'humain? On entrerait donc dans une ère du manque, de la
trouée éphémère du corps en suspension? Visite d'un bout de
corps-mémoire, et dans un même temps de ce derrière oculaire qui file
vers une mémoire à deux temps. Si la peinture peut s'en emparer, du
corps livré à la chose en deux temps, la musique prendrait elle, le
risque de retenir la traversée du corps, de le mettre en forme, de le
lier, le tirer de cette chair introspective, mise en mémoire du présent
comme objet de désir , matière insubordonnée à la pensée discursive. Un
lien autre s'échapperait, là encore, de ces sonorités immatérielles,
pour tendre vers cet enterrement du mal, monstruosité d'un pensant
recomposé.
Thierry Texedre, le 20 décembre 2011.
vendredi 16 décembre 2011
Danse de l'étirement du corps
dimanche 11 décembre 2011
Apothéose
Le temps est morcelé. Ce morcellement n'est inéluctable que dans un raisonnement. L'homme raisonne, et touche à son annihilation dans ce fractionnement temporel. La musique est un art qui allie deux actions: raisonnement et sensibilité de l'écoute. L'écriture induit une musicalité en errance, que la composition musicale permet d'extrapoler, de dépasser. Le temps de l'écriture est un temps de la dépense, pas encore celui de l'écoute. La peinture vient subjectiver l'écriture, la transcender, par une certaine vision que l'information manque. Déplacement de la peinture sur une ligne qui rend l'espace sculptural intrinsèque au temps. La peinture et la sculpture sont les deux axes d'une même exploration du temps. Le temps divisé est ce double qu'un sujet clivé vient supporter dans l'espace musical. Un sujet peut exister dans la reconnaissance de ces reflets temporaux, sauf peut-être dans son discours, qui lui est antérieurement transmis, mémoire d'un décalage entre le temps morcelé et le temps figuré. Le temps procédure serait un temps de la méconnaissance du corps à venir. On entrerait alors dans une rencontre entre un corps, celui de l'étrangeté, et une musique transversale au dire, histoire de trouée du temps dans une épisodie de la vie humaine traduite sous une apothéose résurrectionnelle. Au loin on perçoit comme une emprise du dire impitoyable, sur un corps d'élection, un corps pensant ce sujet du temps clivé.
