jeudi 25 juin 2015

Douleurs







Douleurs

Flaque d'ouverture
coagulée en tintements
crépusculaires de ces
songes altérés en deux
drames diurne et nocturne
incidence de la jouissance
qui tombe sur le souffle
déconvenue en coupe
du corps en muscles
asphyxiés depuis ce coup
de chaud qui vole au
dessus de l'exclusion
de la respiration là le sang
coule lourd et épais
épicentre du commencement
de la vie pour mettre ce
dépérissement en marche
lignes dans la flaque
dessinées à même l'enfer
de l'enfermement de la chair
piquée sur l'os par un
malheur malaise de l’œil
qui force l'irréel à toucher
la mort par l'incendie
la fièvre par la marche
du temps insoumis et
taraudé depuis ce socle
matière de l'infanticide
vertigineux pour ne pas
naître dans la souffrance.


Thierry Texedre, le 25 juin 2015.







dimanche 21 juin 2015

Polyphonie des corps














Polyphonie des corps

Coupé du seul renversement qui vaut au risque de vivre l'extermination du corps commence avec ce soc social hypertrophié par cette consommation effrénée dont se repassent les blocs dérivants de la pensée voilà ce risque insupportable d'exister avant d'entendre le dire marteler l'ivresse d'un paradis de la jouissance immodérée pour l'immortalité délicieuse réalité en songe dépassé vu l'exclusion du règne animal entrain d'en finir avec cette peinture gisant aux pieds de la dépense sous quel règne sous quelle réoccupation sous l'érection qui laisse pleuvoir ce suc délicieux de l’arrogance du coït ininterrompu sons à l'infini dans un chaos vertébral ridicule et inintelligible voilà la naissance sans cesse remise à niveau de l'enfantement criée pour ne plus laisser à la vue du né ce néant nécrophage nanti de la voracité d'un dieu de l'interminable renvoyer dieu au risque de le voir revenir en écho boomerang de l'inachèvement de l'humanité dans sa quête d'improvisation cornélienne la pensée n'a pas encore donné sa vraie quintessence elle reste encore au stade préambulaire de la conscience cogitation du divin torse partout rendu à l'inconscient pour ne pas faire de la folie le meurtre institutionnel de la foi lentement un régime d'autodestruction commence à tarauder un corps pour l'entendre plainte d'une musique dont les instruments sont l'intérieur chair involontaire de l'intérieur chair qui touche à l'os pour marteler l'exacte vibration de la caisse qui résonne répétition jusqu'au silence qui rencontre la signifiance de l'os celle mammifère coupe de l'os pour inventer l'arme de l'expiation de la peur d'exister rite pour conjurer le sort pour sortir de cette caverne et passer au stade peinture en retour début de l’œil comme entité du temps et de la mesure pourrissement du corps dans sa couleur pour mettre du lien pour lier les corps dans la langue polysémie du jet en matriarcat le temps déconnecte le corps en une pluralité des voix guerre pour la délivrance de ces idoles qui poussent au cloaque la chasse vers d'autres lamentations vestige de l'ombre collée au corps en songes pressés d'exorciser le viol et la décapitation le sang qui abreuve les gorges profondes de l'origine érotique hédonisme avant l’horrible démantèlement dont l'un prendra corps dans les monothéismes de la barbarie textuelle du sacré résonance jusqu'à aujourd'hui indice qui laisse passer l'art sur la mort de dieu virtuelle incision dans la cogitation du qui séquence le croyant et le laïque volupté du dire trop exposé à la conscience versée sur les sciences à cause de l'occultation du vivant là est le nœud de notre futur dont on mesure les effets sur la vie lutte qui fragmente les molécules des corps en germination atomes de la vibration des couleurs dans le blanc.




Thierry Texedre, le 21 juin 2015.  




    

samedi 20 juin 2015

Prière






Prière

Sur la sainte croix
chassé de mes veines
hérétiques me voilà
pauvre sans voix où
demeure de la vie
passée ce corps jeté au
pinacle du temps
venu de la démesure
la lecture aveugle
ce sang coulé où
cette chair insupporte
dans quelle douloureuse
impertinence la parole
puise dans cette mort
pour avoir aimé
amour du très haut
pouvoir du verbe
d’exhausser comme chair
de la chair l'unique
amour pour le père
qui m'approche de la
vie éternelle dont on
peut croire par la
résurrection cette joie 
de l'entendement depuis 
la vierge qui l'enfante.




Thierry Texedre, le 20 juin 2015.





mardi 16 juin 2015

Le visage initial



1

Frontal éclatement
du corps sur le sens
inaudible d'un collage
entre deux extrêmes
ténus au début et gros
en jeux inassouvis
avant l'extinction de
l'espèce viscérale
imprimée dans la parole
pulsions et étreintes
du chant chaotique
encore occupé à scruter
les ombres du dire
inapproprié par sa
tentative à régler la
convulsive étreinte
entre deux êtres initiés
visite de face pour voir
cette autre concordance
celle qui plie l'identique

2

clapotis de l'étreinte
vulgaire qui hante le
visage qui passe son temps
à faire voir la face retournée
et cachée en plis délicats
grillage qui marque marche
vers la fin du corps martelé
depuis l'origine ordonnée
de l'espèce espace entrain
de montrer ce bleu soluble
dans la sombre mémoire
à rebours des cris du début
où le souffle naît de la
peur de répéter sans
l'eau virale volatil du sang
ventru au moment de la fin
et évadé quand l'écriture
est prête à sortir du fond

3

sortir de ce sac endormi
d'espérer s'écarter du sens
par la vulgaire impuissance
du sacré pour rencontrer
la chair qui rend corps l'esprit
le délictueux désir inassouvi
ira tomber sur nos têtes
émaciées par le partir qui
frôle la grande puissance
de la mort sur l'âme lisse
et assise le temps d'écouter
cet air pâle qui balbutie
le visage caressé par
l'origine convulsive de
cette descente en vers
le corps trop amoureux
vomit l'envers du visage
passé par l'insoumission.



Thierry Texedre, le 16 juin 2015.






vendredi 12 juin 2015

Éthers





Éthers

Là est le fiasco le grand retournement des voix sur l'immensité de la marée humaine par cet incessant jaillissement de l'information en continu terreau insupportable du silence qui s'inverse proportionnellement à l'attraction de l'information plongée dans l'oubli mémoire de l'incertain et de l'attirance pour ce jeu qui consiste à remplir un réservoir mémoire à venir cogitation impossible par un trop-plein débordement sortie par ces orifices chair répugnée des mots sans fin d'une poussée depuis les sphincters atterrés et la gorge jusqu'à prononcer des onomatopées et dérégler ces outrances les bruits de la fornication des mots par ce trou maudit ce lieu improvisé du silence ondulant depuis un corps imposé comme pure rencontre avec l'impossible vide qui absorbe projette écrase et tasse les mots en lectures inadéquates yeux injectés par la projection sans fin du film attractif pour les sens sensuels seul perturbation de l'image par l'ultime dépassement du texte clôturé analytique fanfaronnade de l'éclatement calligraphique en un unique trait de pinceau jusqu'à ce format inventé frontalement profondeur de la perspective pour plus d'exactitude dans l'extase dans la danse avec la vérité qui veut sortir des textes sacrés vols déstructurés avant l'incomplète expérience de la conscience invitée à rencontrer ce sujet figure de l'interdit du dire à trop se jeter dans la musique qui fragmente le sens devenu collectif flux humain chaos tentaculaire qui illumine la nuit pour éteindre les étoiles du ciel étendu rayonnant de ses trous obscurs par delà la voie lactée.




Thierry Texedre, le 12 juin 2015

mardi 2 juin 2015

De cet au-delà du corps objecté








De cet au-delà du corps objecté

… Tout près de ce col insidieux, se voile la face, se reconnaît invulnérable misère, devant ce risque assuré d'aller au paradis. Robuste et renégat, le vertige insiste, volubile et irréfléchi. Rencontre insupportable avec ce supplice d'avant, sur quoi se risque la volupté de cette chair intérieure, se risquant à laisser passer un peu de temps pour aller chercher l'immanence, l'instant zéro, ce vol au dessus des sphères de la signifiance encensée. Les sens en avant l'ombre se replie pour laisser entrer la grande foi, lumière de l'inviolée, de l'apothéose du coït inassouvi de la vie entrain de naître... Rives de la commémoration de ce saint siège d'où sortiront ces gènes de l'extrême onction, voix de la vie nouvelle irradiée par l'immensité du désir d'enfanter. Comble extrême qui incombe au désir des sens, voilà une danse des mains sur la peau lisse, et sensuelle, entendement des deux êtres qui s'étreignent dans d'infimes soubresauts des corps encensés. De quelle nudité vient s'emparer l'effondrement de la raison devant ces spasmes visitant les lieux troués de la chair insupportée ?...




Thierry Texedre, le 2 juin 2015.




 

vendredi 29 mai 2015

S'en suit le sommeil inapproprié



Logé dans la glotte du monde, le sexe horripile, se réveille, ultime retour sur l'anamorphose du vent qui tombe sur le tremblement inhospitalier de la mort. Quel mal ronge l'affect, pour le dévisser, le déloger de sa gangue sacrificielle, vers sa terreur nocturne ? Les mots en moins, le réveil sonne sur l'oreiller de la délicieuse déportation incarnée dans l'orifice œil. Qui fut soudoyé avant, par ce sang trop injecté partout autour de la pupille. Terne et affadi, par l'extension de la télé. Les yeux rivés sur le plafond, pour y voir la sortie d'une araignée insouciante. Insulte à l'orage intérieur qui gronde par ses tentaculaires éclairs sautant du lit jusque par terre. L'intérieur qui démange jusqu'à l'insupportable, l'insoutenable résolution de couper court, court-circuiter les mots qui viennent, les repousser, attaquants de l'indésirable purge du cerveau cuit par la carnation que ce vent violent souffle sur toute signifiance, et qui résonne aux oreilles du temps présent. Présent en perpétuel déplacement. Présent dont on sait que la mémoire réitère les codes de vie en société. Lui, se dresse - dans un pyjama à rayures, innocent de ces rêves diurnes sans suite; serait-ce aussi exténuant, horrible qu'un cauchemar? - pour chasser l'animal obscur entrain de laisser s'échapper le liquide odorant. Tache diffuse dessinée sur l'entre-jambe du pantalon.




Thierry Texedre, le 30 mai 2015.





mercredi 27 mai 2015

Étirement du vol de l'oiseau



Venu du ciel tombé sur
les ans l'oiseau à tire d'aile
le ventre ouvert se meurt
vertige du corps cornu
de quel état suintent les
pores assourdis du corps
souillé vers les grandes
glandes bien pleines
de ces aspérités de la mort
qui entre où se tient un
congrès sur la possession
de cette mort qui grimpe
et contamine la souffrance
pour faire succomber la chair
quand celle-ci n'a plus la
peau comme désir ultime
dans la promesse d'extirper
ce désir du fond intouchable
de ce corps de l'absolu
dernière réminiscence
d'un être entrain de sortir
du coin de l'impossible
tableau aplati par la locution
verbale hirsute d'apparaître
tableau fermé dans la
représentation que l’œil
injecté et malin n'a de cesse
d'exclure du désir d'exister
excitation du recentrement
de la vie sur l'exercice
douloureux de posséder
l'existence contre cet état
indubitablement de la marche
sur cette fin et ce bien avant
la grande cessation de la vie
volutes des chants sur l'infini
du dedans entrain de chanter
le sang lieu du désert
entrain d'exister par de
petites morts soufflées
le temps passe par la gloire
intolérable qui le rend
lumière avant qu'une
immonde reproduction
ne s'en prenne aux couleurs
ludiques invitées à prendre
la foi dans leurs ligatures
d'où le malin sortit
pour ne plus jamais
tremper les couleurs
sauf à les découper
image calcinée du
risque d'imaginer
ces sens sans dessus
dessous vrai plaisir
du croire au nier de la
feinte de l'existence vraie
contre l'exclusion de vie
en cette fin d'exercice
de cet amoncellement
social hystérique de l’œil
quelle dévotion à la
parole que sa vulnérable
volupté qui touche aux
seins gonflés par le lait
du désir jeté en pâture
à l'interdit de dédier
les sens au corps soumis
parole d'où vont sortir
les maux maladies du
corps social inventé pour
plier la fin dans un format
celui de la lecture jeu
aujourd'hui mouvement
à perpétuité qui va
de la lumière à l'ombre
insoumise de la fin
du temps voué à la
percée du sujet de la
dépense sujet incessamment
qui n'a de vie qu'à rencontrer
une extériorité de l'image
dans le mouvement vite
cinématique virtuelle
qui met en acte l'internement
de l'être et le livrer aux
dérives de l'enfermement
de la lecture en cris
qui fulminent pour
déplier le corps vertige
de l'amour contradiction
que le verbe n'aura de cesse
d'exalter four des corps
comptabilisés impression
qu'une lecture restera
toujours insoutenable et
incommensurablement
l'origine manquée du nom.



Thierry Texedre, le 27 mai 2015.







lundi 25 mai 2015

Que ma joie demeure



Tracé par les ordres
ce chant s'élève là
où sonnent les jeux
interminables du temps
quel ourlet déplié
depuis l'envers pour
laisser apparaître
l'exact habit qui
colore l'espace
ruisselant des songes
agacés par l'eau vive
du grand renversement
opéré par l'esprit sur
le corps extatique
corps d'élection qui
sort du ventre de la
terre sourde partie
qui se joue pendant
l'austère occultation
du divin reconverti
en un astragale poussé
de l’œil par le spirituel
vertigineux aussi
troué que le noir peint
pour n'y voir que
ces ébats lumineux
qui clôturent toute
parole liée à l'image
du peint peinture de
l'artère rouge jet
par dessus les lettres
tordues du supplice
que l'inconscient
indifférent draine
tel un sang impure
celui du vieillissement
cérémonieux de la
scène orgiastique
du col cérébrale.



Thierry Texedre, le 25 mai 2015.







lundi 18 mai 2015

Le clapotis du sang qui joue avec les nerfs



Le sac du savoir est plein
La pluie tombe
Je sort du sac
Torche vive le cul tordu
Pour vider le sac
Sacré poids
Il faut sauter
tuer bon sang les mots
Prostrés au fond
Oubliés depuis
l'origine des temps
oubli du temps caché
Renverser le risque
pour le coller
en pleine face
Et tomber par terre
Avec les objets trouvés
De la pantomime
Je coupe ces liens
Obscures en poubelle
Ligature la peau
Bien serrée
En averse aversion du
Corps matraqué
Pour l'embarquer
Le cœur s'emballe
Soufflé par le sang
Vomi depuis ce choc
Des nerfs à fleur de peau
Allons-y les yeux en retard
Pas si sûr le sac est vide
Partout sur le sol ces
Éclats de mots démembrés
Puzzle du monde
moribond à ramasser
Menacent les mots
Du doute inachevé.




Thierry Texedre, le 18 mai 2015.




dimanche 10 mai 2015

Passage







… Raz au raz du sol se tient oh monstruosité la foi comme si ce sacerdoce pouvait se tenir en pieds pour contenir cette grandeur à venir voilà que se met en marche la communauté penchée sur ce qui fait sens irrigation du chemin vers ce sang sans fin soustrait au risque de la chute illustration image qui longe les bords marges encadrant cette commémoration qui touche au barbaresque dieu immanence dans d'infinies êtres pour commencer ce dialogue entre les dieux et l'humanité invocation et sortilèges de la nuit qui sort ses affres la nuit caverne devant la peur de cette lumière inassouvie de la faim juste retournement de la famine qui sévira longtemps conscience immatérielle qui se retournera lentement pour laisser apparaître comme une surdité aux dieux voilà l'origine des écritures face à cette face encore trop floue pour épuiser les lois inappropriées un ciel une terre un opéra un mur d'où émerge le peint début de la laïcité vraie où se dévisagent la conscience trop grande et l'inconscience du temps divisé terre de l'indistinction entre le sang versé et de la mémoire qui monte redressement de l'esprit mort de l'homme pour la gloire de ce dieu jusque dans quelle illumination...




Thierry Texedre, le 10 mai 2015. 




vendredi 8 mai 2015

Nuit de l'enfantement



Enfonce un coin délivré de la fin
dédicace au corps insondable
délice que ces onanismes disparus 
instinct de l'insatisfait et démon 
de la démesure inavouée des sens
orgie que la chair impudique
et voluptueuse incarne ouverte
par quel plaisir insoupçonné ici-bas
le cul tourné vers ces hautes
herbes renifle pour faire
vibrer ce corps délictueux
jusqu'au creux rencontré du dedans
inassouvi par cette soif de visitation
juste pénétré le va-et-vient chaud
du jus qui sort de la soif organique
se gargarise du fond du lieu
pour faire bander la volupté
devant ce sexe dressé et gorgé
qui va venir au monde impuni
depuis les plaisirs qu'une chair
ira progressivement faire monter
langue d'une lumineuse cène
aux seins de la délivrance 
et ce jusqu'au matin mouillé
de la rosée qui parfume qui allume
le risque infini de respirer par quel
émoi le désordre qui lèche la peau
sort sortilège supplice du cœur insoumis
voilà le recommencement du temps
tatoué sur la surdité des mots
par d'exquises torsions des songes
trop lente disparition de la voie lactée
oh herbe folle qui cache la vallée
une nuit pleine douce lumière
laissant sortir comme un chant
édonique qui attente au silence
venu de ces tombes asséchées par
la mémoire usurpatrice qui fornique
quelque chose de la liberté criée
entre par la grande porte du ventre
ouvert pour jeter le trouble l'apologie
de penser pour discourir ce corps
empli d'une extase d'être excommunié.


Thierry Texedre, le 8 mai 2015.




dimanche 3 mai 2015

Lamentations






Lamentations

Sur quelles morts la vie installe sa mise en demeure de la parole ? Vers une austère mort, macabre délivrance qui met en porte à faux l'origine dénominative de la parole, dans une sortie du sacré, un état primordial qui sera délivré de son corps avec l'apparition du sens que la chair investit en mettant à mal ce nom, en le dématérialisant, pour préfigurer l'existence d'une éternité dans un dire occlusif. Le seul temps qui peut renverser ce fait indiscuté à savoir qu'un corps qui pense n'a de fin qu'à rendre son corps jouissif, est un corps qui frôle le texte en l'éclatant dans une fragmentation de sa signifiance, jusqu'à rencontrer la peinture comme naissance d'un lieu où le corps et l'esprit se rencontrent pour donner à penser la mort comme écriture interminable du déluge que ce corps de chair incise dans l'extase d'une mort, là où ça jouit. Douleur insupportable d'aller vers ces plaisirs oniriques pour suicider ce nom, au lieu d'exalter cette mort du moment de la douleur de mourir, rivage double d'où se séparent les êtres indifférents à l'outrance de l’œil comme image unique d'une mise en perspective de l'espace mis au présent. Rite dans l'incivilité du dépassement de la parole comme seuil de l'image, point d'interminables ostentations d'une exposition pour mieux faire valoir le risque pour l’œil de saisir une musique qui range l'image au rang des accessoires, reconnaissance donc pour saisir cette chair là où rien n'a encore eu lieu de l'existence comme vrai, vérité du jeu incessant entre la mort à rebours et la vie déterminée à jouir. Peut-on encore croire en une unicité qui soit le dire ou la science ? Sinon d'esquisser une immanente introspection du corps juste au moment de sa perte d'existence dans un retour sur la chair, retour du risque de perdre sa parole à l'instant où le temps s'empare de ce mal qui commence à la naissance. Mystère de la mémoire qui inonde l'état de dépendance du fœtus, pour faire croire déjà que la douleur se dresse comme hominidé le temps d'inventer une parole qui gît au milieu d'une apothéose de l'amour.



Thierry Texedre, le 3 mai 2015.



   

dimanche 26 avril 2015

Fragment





Fragment

Redressement du temps sur l'art
de prédire la fin dérive du tour
de la vie pour parvenir au rite
initiatique qui frappe la parole
emphatique du malaise oratoire
qui claque à la porte d'un râle
impuissant devant l'envers du
décor l'endroit qui replace l’œil
au centre entre les deux yeux
frontalement et virtuellement
ridicule incision dans la chair
pour parfaire un corps pensant
risqué à parler de la forfaiture
indivisible de la jouissance et
du parlant fort ému de ce sacré.

Convoité, la chair pousse à jouir vers le sacré. Comme si rien ne pouvait arrêter la fin cette grande inconnue qui frôle la folie, limite indéfendable du corps qui feint de penser. Rite de passage, polémique sur : à quand le commencement de la peinture qui pense l'exactitude du songe ? Un corps sacré vient contingenter le songe pour faire parler le corps nu, en lui imprimant un espace qui construit le temps futur. Le temps d'une parole du jeu de la jouissance. Du lien qui tente d'extraire l'image d'une chorégraphie de l'écriture (infinité d'une multitude de corps évanescents dans une densité de matière incandescente).

Un nom se détacherait-il du cloaque incessant qui frôle l'exactitude du désir d'exister chez l'humain ?

Un père qui revient, perdure, et s'invite à mettre en mémoire la traversée du lieu peint, par quelle lumière ce gisant, mort de l'intense reconnaissance de la parole en vie ?



Thierry Texedre, le 26 avril 2015.




samedi 25 avril 2015

Prélude à une fin












Prélude à une fin

Gloire à ce risque opportun
d'absoudre ces péchés avant
d'emporter aux cieux ce corps
délictueux de vivre sans ordre
aucun d'avoir pu décider la vie
oh ciel qui tombe sur nos morts
par quel ordre se peut-il qu'un
enfer soit le délit par lequel le
corps se pose en souffrances

Béatitude de ces paroles dont
l'agencement a fait de ce corps
la bénédiction avérée de la chair
mortifiée sur la croix pour avoir
absout tous les péchés du monde
outrance des corps désenchantés
pour la gloire au-delà sans fin
sous quelle action la gloire fait
le lit d'une liturgie de la parole

De la fin commémorée en deuil
tout corps se défait dans l'après
d'une sortie de la parole en cri
du souffle malotru du même lit
que celui de l'au-delà révélé au
grand commencement du néant
songé par la chair faite esprit
et du le sang de l'enfantement
oh gisant ne vois-tu rien venir



Thierry Texedre, le 25 avril 2015.


dimanche 19 avril 2015

Saturne



Par ces chemins inavouables
ritournelle impitoyable l'arc
descendra sur la basse terre
l'ondulation de la fin du jour
ressurgit l'ourlet de cette chair
racornie et rétrécie justement
un certain temps là se montre
l'apogée de l'esprit délié corps
absolu du divin né des astres
interdits l'univers pendulaire
s'étend où râle la pauvre vie
juridique qui ment sur les lois
obscurs du ventre de la terre
comme si l'ogre avortait plié
devant la grandeur du néant
coup du sort la vie va s'évader
au seul moment de la solitude
qui vient dans les mots morts
par l'apparition du vide voué
à respirer pour tarabuster les
mains de la création aux pieds
du divin ruse inavouée chiasse
cœur depuis un corps d'élection
cataclysme des veines vérolées
ventre à terre la course tourne
court parce qu'une parole là
s'endort lentement immergée
dans cet ourlet cousu du sac
tortillé et plié et déplié enjeu
de ces feintes qui te noient
nocturne lumière des songes
inavoués et voilà le sort de ces
sens qui tournoient depuis les
phrases immaculées de la fin.


Thierry Texedre, le 19 avril 2015.




jeudi 16 avril 2015

Pleurs








Pleurs

Crépuscule du jeu
depuis l'origine
du cours de la vie
râle irréalisé de
l'éternité voile
ouvert sur le né
duquel sombre
le corps dans le
vide sidéré de la
douleur vertige
caricatural de la
gangrène du lieu
là où un corps se
met à dénaturer
la fin pour penser
perte du présent
perdure le temps
devenu l'espoir
qu'un esprit jeté
en pâture aux nuits
impulsives glauques
et frénétiques pourra
raccorder la chair
au bloc caverne
du dedans sombre
digitale fracture
qu'un corps noué
va tenter de secouer
sur les pleurs heureux
de la plainte perdue
pendue et rétrécie
au cou du dire
jeu endolori du
collage de ces yeux
sur l'indicible temps
tempétueux traqué
de toutes parts
jusque dans les tripes
du tripatouillage
infernal jaillissant
du rien devant
larmes des maux
insoutenables qui
font de la folie
le maître mot
rencontré un jour
plein de joie joli
cœur ne vois-tu
pas ce corps se
déliter à mesure
que la raison
vient s'esclaffer
noire introduction
dans la surinfection
du souffle fatidique
depuis la fin c'est
le coup de grâce
donné sur la tête
revenue de face
pour montrer ce
que l'art approche
la figure indéfinie
du lieu fracturé
dans les plis du
néant insoumis.


Thierry Texedre, le 16 avril 2015.






mercredi 8 avril 2015

L'outre-tombe



Cornu, le halo tempétueux de la réfraction des atomes sur cette terrifique terre, frôle la capacité à rattraper l'au-delà, pour nourrir l'imposante détention de la reproduction à dépasser la mort. Le sordide attachement de la parole au corps, va camper le volumineux désastre de la détérioration des cellules, pour fragmenter le corps ténu, juste corps, jouant à l'infini ce musical raccord de la chair et de la peau. Si le temps de la dépossession se fait plus grandissante, c'est en partie parce que la vie prend pied dans le sens, jusqu'au point nodal où la vitesse s'en prend à la mémoire, la rendant impuissante à cause de cette vitesse dépassant l'esprit d'analyse, esprit qui se fait doubler par l'irruption de plus en plus compulsive de l'image sur une autre image, et ainsi de suite, sans impulser de sens ni d'arrêt sur image (épaisseur qui a à voir pour le coup avec la décharge). L'impossible ordre, et l'improbable repli, vers une découpe dans l'exposition de ces images sans lieu ni présent (la mémoire retiendrait un nombre restreint de formes pour commencer à trouver quelque chose qui se voit comme une dérive vers l'intelligibilité ; jette comme un discrédit sur l'image comme seul montage d'un engendrement de la pensée vers un corps d'écriture de la lisibilité. Fractionnement de la parole dans des allées et venues du dedans et du dehors, pour exploiter un groupe d'images, les rendre opportunes au risque de faire une association donnant un sens, par la répétition des actions regroupant des images. Là, le cinéma prend place aux côtés de la photographie pour amender cette vitesse dans son infinité et sa cessation dans l'explosion en peinture du corps d'écriture. La mort de ce corps semblant inexorable, l'écrivain prendra part au renversement du sens de la parole dans un sens : celui de l'écriture. De l'autre côté du miroir, frôlant le corps martelé par les sons de la musique, l'irruption du corps semble bien instruit d'exister pour bombarder le réel de ses images impulsives : le corps tremble depuis l'origine de la mort, miroir du renversement clôt et carré de l'extériorité du corps. Un corps pensé peut encore s'évader dans des songes où la rencontre avec des images pousse l'intérêt pour la vitesse à déposséder celle-ci jusqu'à l'intelligence de la lisibilité du corps d'écriture. Musique plurielle qui mène le jeu trop vite illusoire de la pensée vers sa fin, dans l'indéfinissable exploitation du vite infini, dans l'espoir inorganisé d'entendre dire une vitesse de la clôture du mortel, comme départ de l'image en ligne attachée, en accord avec la synchronicité de la ponctuation, descente de lignes horizontales qui lèchent le bas indécent de la pesanteur du coin droit au coin gauche comme illuminé.




Thierry Texedre, le 8 avril 2015.


mardi 7 avril 2015

Tremblement


Ricane face au vertige
du drame austère figé
rumine entre tes dents
ce sacré songe drainé
par les onguents de la
démesure du temps là
où rien ne bouge sauf
peut-être ce qui bande
jusqu'à la saignée du
con contaminé par une
pluie étoile postillonne
dans l'ivresse du lit clé
de la vie qui s'en tringle
d'inventer la production
d'esprits noueux mous
depuis l'aube macabre
d'un corps inapproprié
raclure du divin dans la
panse gonflée jusqu'à la
fin du poids des ans luit
la rencontre qui tremble
de tous ses états devant
l'irréalité du temps ficelé
pour ne pas le perdre arc
bouté sur l'amoureux par
la probabilité qu'à la vie
d'emballer la peur paquet
pourrissant dans un coin
du paradis pour nourrir
le corbeau noir tant pis.





Thierry Texedre, le 7 avril 2015.





lundi 6 avril 2015

Cyanure




Coup depuis la décomposition des mots
menstruations de la lecture opératoire
pour couper décortiquer défaire le son
qui se glisse dans tous les sens du relu
risque de malmener le verbe le chahuter
par des glissements vers l'impulsion lire
ce qui se met en polyphonie secouer têtu
la rive opposée au jeu des mots en lecture
carcasse qui interpelle l'os grisé du rappel
à l'ordre de la phrase qui alterne avec le
drame des sens en non-dit copropriétaire
qui s'empoisonne à trop mettre du corps
pour faire la phrase du texte qui s'interdit
la mise en effraction de la parole-corps
de la chair du dire mémoire intra-utérine.


Thierry Texedre, le 6 avril 2015.








dimanche 5 avril 2015

Vertige





Vertige

Rapt trop clair
capiteux et cher
lueur du jeu sourd
compulsif et lourd
en jazz vertige
des sons litige
circule le rite
astreint du site
anachronique piano
d'où la note sort haut
de l'australe mesure
pour berner la dure
réalité drogue qui se pose
en une fantomatique dose.





Thierry Texedre, le 5 avril 2015.


lundi 30 mars 2015

Le dire rend l'âme obscure








Le dire rend l'âme obscure


1
Arc de cercle retournement de la fin du corps cavité
commémoration avant de ce fait indéfectible raccroché
au risque de l'insuffisance qui fortement ébranle la vie
vitesse d'élocution encore trop empressée pour penser
sa fin fortement improvisée la parole prend du recul
pour enfin s'émanciper dans le souffle qui coagule l'art
de la fin du temps juste ressuscité par l'impossible mort
ébranlée par l'atomisation du verbe en lois imbriquées
intrication du dire dans l'anamorphose de la chair en loi
ralentissement des battements du cœur absout pour lire
il draine l'absolu depuis l'origine volcanique de l'âme
cet embarquement itinérant vient tarauder le temps
qui rassemble ce que l'âme évite l'allocution violée
par le verbe inapproprié de la mémoire fractionnée.

2
Sur quelle exactitude le corps danse vers sa gloire
La reconnaissance du très onctueux corps qui croit à la chair
Croisement incertain entre la vie et la mémoire louée
La grande cause de la mort serait d'être illuminé par la vitesse
La visitation que la lumière inonde ce corps rapide de la mémoire
On entre en extase depuis que l'âme frôle cette incidence
Rencontre externe avec deux corps dont la mémoire court
Partout sur la peau en pensant la chair pour désirer la vie
Depuis ce trou qui inocule à l'œil la forme que prend la mort.


3
Tintamarre de la folie qui improvise sa terreur du nœud
inorganisé de la danse éruptive dont la jouissance se gave
ramassé sur l'inorganique vol de la chair le corps sourd
pense pendant que la mort tente une incursion dantesque
passage né du désir inopiné d'avaler la vue par les orifices
de l'imaginaire depuis l'origine invulnérable du détour
des choses du poids de la charge pulsionnelle de ce corps
qui se souvient vers quelle fin il faut recommencer à lire
l'inavouable érection du dedans en naissance infinie en
folie fatidique qui commence ailleurs dépourvu du temps
du temps présent où se couche l'inhumaine loi du tombeau
régurgité partout sous une nuée de fanatiques barbares
au temps du ciel renâclé retourné et gauchi par la parole
insoutenable qui rend plus noire l'âme assourdissante.



Thierry Texedre, le 30 mars 2015.



vendredi 20 mars 2015

Trauma







…. Faut-il que le temps diffuse sa torpeur, sa hardiesse, sa concomitance avec le corps secoué de la puanteur que ce délire d'existence va tarauder ; mémoire inhumaine de l'extraction de la vie. Folle exactitude de la durée qui manque sa mémoire, pour permettre à ce grand délire du vrai d'en finir avec l'exactitude de l'esprit spécieux. Risque de voir son sujet prendre part à cette folie qui semble ne plus tenir le haut indistinct des corps. Vicissitude du pouvoir d'exterminer la distinction des corps, drame de l’œil qui frôle l'outrance et l'aveuglement devant sa peur d'inonder la mémoire d'un ersatz de chair, morceau de dire qui rencontre la chair, chair du pouvoir qu'exerce le délicieux désir qui monte dans ces sens occultés par la mémoire. Vocifération de la voix qui s'ouvre au cri, pour marteler ce que la foi n'a pas encore emmené au Paradis. Rencontre avec l'aléatoire, pour plier ce ciel, ce Paradis, et l'emporter dans les enfers de l'Imminence. Tout corps qui se délite n'a pas encore étreint le risque d'éternité, seul celui qui rend à sa chair la parole, et qu'il lui a alors été donné de rencontrer le désir, peut craindre d'en passer par la jouissance, comme si « l'immaculé » de l'apparition de la peinture risquait sa disparition dans la voix, et ce, en amont de la parole. La lutte serait celle du souffle qui sempiternellement ronge les pores de la peau, pour la déliter, l'infirmité aidant, parole qui suffoque, et manque sa tellurique densité dans l'assourdissante phrase inassouvie de la chair meurtrie. Compte à rebours du temps désaxé par l'appel au risque d'emmener la mémoire loin du présent, trop près du cloaque vertigineux de la dérive des corps. Inondation de l'instinct mouvant qui traverse ce dedans du corps, jusqu'à chier ce gramme qui pète aux yeux du corps malotru. Foutaise que ce vidage incessant du registre musical, vers une grande désertification. La grande peinture doit prendre le large pour ne pas entendre les pleurs qui frôlent l'expiration. La peinture inspire, voilà le nœud de la musique qui nous emporte vers ce Paradis de l'au-delà de la mémoire. Hantise d'exister par l'impressionnante exactitude du corps mis en extase pour avoir manqué de souffle au moment où la vie et la mort semblaient se lier pour créer la naissance. Finitude de l'expiration du corps pensant son souffle incessamment ôté du lieu d'où la peinture serait née. Au commencement était ce risque d'une collision entre la mort pas née et la vie trop pensée pour être. État du corps dansé par l'astre incarné, pour se risquer à descendre du lieu de la matière jusqu'à ce seuil d'où la matière pense. Voilà bien là ce risque d'entendre la parole qui croit contre celle qui pense, au risque d'écouter la voix sur les ondes musicales qui s'offusquent du souffle martelé en syncope. La musique et la parole se ruent l'une contre l'autre, flanqué d'objets flottant dans l'air, comme notre planète est accompagnée de son satellite. Raser les ondulations qui courent sur la peau pour la faire dépenser, la faire réagir, la reproduire jusqu'au risque d'entendre parler du plaisir. Le choc du souffle en a assez, par son éternelle explosion de la douleur; d'exister entre les mains du néant....




Thierry Texedre, le 20 mars 2015.