mardi 7 avril 2015

Tremblement


Ricane face au vertige
du drame austère figé
rumine entre tes dents
ce sacré songe drainé
par les onguents de la
démesure du temps là
où rien ne bouge sauf
peut-être ce qui bande
jusqu'à la saignée du
con contaminé par une
pluie étoile postillonne
dans l'ivresse du lit clé
de la vie qui s'en tringle
d'inventer la production
d'esprits noueux mous
depuis l'aube macabre
d'un corps inapproprié
raclure du divin dans la
panse gonflée jusqu'à la
fin du poids des ans luit
la rencontre qui tremble
de tous ses états devant
l'irréalité du temps ficelé
pour ne pas le perdre arc
bouté sur l'amoureux par
la probabilité qu'à la vie
d'emballer la peur paquet
pourrissant dans un coin
du paradis pour nourrir
le corbeau noir tant pis.





Thierry Texedre, le 7 avril 2015.





lundi 6 avril 2015

Cyanure




Coup depuis la décomposition des mots
menstruations de la lecture opératoire
pour couper décortiquer défaire le son
qui se glisse dans tous les sens du relu
risque de malmener le verbe le chahuter
par des glissements vers l'impulsion lire
ce qui se met en polyphonie secouer têtu
la rive opposée au jeu des mots en lecture
carcasse qui interpelle l'os grisé du rappel
à l'ordre de la phrase qui alterne avec le
drame des sens en non-dit copropriétaire
qui s'empoisonne à trop mettre du corps
pour faire la phrase du texte qui s'interdit
la mise en effraction de la parole-corps
de la chair du dire mémoire intra-utérine.


Thierry Texedre, le 6 avril 2015.








dimanche 5 avril 2015

Vertige





Vertige

Rapt trop clair
capiteux et cher
lueur du jeu sourd
compulsif et lourd
en jazz vertige
des sons litige
circule le rite
astreint du site
anachronique piano
d'où la note sort haut
de l'australe mesure
pour berner la dure
réalité drogue qui se pose
en une fantomatique dose.





Thierry Texedre, le 5 avril 2015.


lundi 30 mars 2015

Le dire rend l'âme obscure








Le dire rend l'âme obscure


1
Arc de cercle retournement de la fin du corps cavité
commémoration avant de ce fait indéfectible raccroché
au risque de l'insuffisance qui fortement ébranle la vie
vitesse d'élocution encore trop empressée pour penser
sa fin fortement improvisée la parole prend du recul
pour enfin s'émanciper dans le souffle qui coagule l'art
de la fin du temps juste ressuscité par l'impossible mort
ébranlée par l'atomisation du verbe en lois imbriquées
intrication du dire dans l'anamorphose de la chair en loi
ralentissement des battements du cœur absout pour lire
il draine l'absolu depuis l'origine volcanique de l'âme
cet embarquement itinérant vient tarauder le temps
qui rassemble ce que l'âme évite l'allocution violée
par le verbe inapproprié de la mémoire fractionnée.

2
Sur quelle exactitude le corps danse vers sa gloire
La reconnaissance du très onctueux corps qui croit à la chair
Croisement incertain entre la vie et la mémoire louée
La grande cause de la mort serait d'être illuminé par la vitesse
La visitation que la lumière inonde ce corps rapide de la mémoire
On entre en extase depuis que l'âme frôle cette incidence
Rencontre externe avec deux corps dont la mémoire court
Partout sur la peau en pensant la chair pour désirer la vie
Depuis ce trou qui inocule à l'œil la forme que prend la mort.


3
Tintamarre de la folie qui improvise sa terreur du nœud
inorganisé de la danse éruptive dont la jouissance se gave
ramassé sur l'inorganique vol de la chair le corps sourd
pense pendant que la mort tente une incursion dantesque
passage né du désir inopiné d'avaler la vue par les orifices
de l'imaginaire depuis l'origine invulnérable du détour
des choses du poids de la charge pulsionnelle de ce corps
qui se souvient vers quelle fin il faut recommencer à lire
l'inavouable érection du dedans en naissance infinie en
folie fatidique qui commence ailleurs dépourvu du temps
du temps présent où se couche l'inhumaine loi du tombeau
régurgité partout sous une nuée de fanatiques barbares
au temps du ciel renâclé retourné et gauchi par la parole
insoutenable qui rend plus noire l'âme assourdissante.



Thierry Texedre, le 30 mars 2015.



vendredi 20 mars 2015

Trauma







…. Faut-il que le temps diffuse sa torpeur, sa hardiesse, sa concomitance avec le corps secoué de la puanteur que ce délire d'existence va tarauder ; mémoire inhumaine de l'extraction de la vie. Folle exactitude de la durée qui manque sa mémoire, pour permettre à ce grand délire du vrai d'en finir avec l'exactitude de l'esprit spécieux. Risque de voir son sujet prendre part à cette folie qui semble ne plus tenir le haut indistinct des corps. Vicissitude du pouvoir d'exterminer la distinction des corps, drame de l’œil qui frôle l'outrance et l'aveuglement devant sa peur d'inonder la mémoire d'un ersatz de chair, morceau de dire qui rencontre la chair, chair du pouvoir qu'exerce le délicieux désir qui monte dans ces sens occultés par la mémoire. Vocifération de la voix qui s'ouvre au cri, pour marteler ce que la foi n'a pas encore emmené au Paradis. Rencontre avec l'aléatoire, pour plier ce ciel, ce Paradis, et l'emporter dans les enfers de l'Imminence. Tout corps qui se délite n'a pas encore étreint le risque d'éternité, seul celui qui rend à sa chair la parole, et qu'il lui a alors été donné de rencontrer le désir, peut craindre d'en passer par la jouissance, comme si « l'immaculé » de l'apparition de la peinture risquait sa disparition dans la voix, et ce, en amont de la parole. La lutte serait celle du souffle qui sempiternellement ronge les pores de la peau, pour la déliter, l'infirmité aidant, parole qui suffoque, et manque sa tellurique densité dans l'assourdissante phrase inassouvie de la chair meurtrie. Compte à rebours du temps désaxé par l'appel au risque d'emmener la mémoire loin du présent, trop près du cloaque vertigineux de la dérive des corps. Inondation de l'instinct mouvant qui traverse ce dedans du corps, jusqu'à chier ce gramme qui pète aux yeux du corps malotru. Foutaise que ce vidage incessant du registre musical, vers une grande désertification. La grande peinture doit prendre le large pour ne pas entendre les pleurs qui frôlent l'expiration. La peinture inspire, voilà le nœud de la musique qui nous emporte vers ce Paradis de l'au-delà de la mémoire. Hantise d'exister par l'impressionnante exactitude du corps mis en extase pour avoir manqué de souffle au moment où la vie et la mort semblaient se lier pour créer la naissance. Finitude de l'expiration du corps pensant son souffle incessamment ôté du lieu d'où la peinture serait née. Au commencement était ce risque d'une collision entre la mort pas née et la vie trop pensée pour être. État du corps dansé par l'astre incarné, pour se risquer à descendre du lieu de la matière jusqu'à ce seuil d'où la matière pense. Voilà bien là ce risque d'entendre la parole qui croit contre celle qui pense, au risque d'écouter la voix sur les ondes musicales qui s'offusquent du souffle martelé en syncope. La musique et la parole se ruent l'une contre l'autre, flanqué d'objets flottant dans l'air, comme notre planète est accompagnée de son satellite. Raser les ondulations qui courent sur la peau pour la faire dépenser, la faire réagir, la reproduire jusqu'au risque d'entendre parler du plaisir. Le choc du souffle en a assez, par son éternelle explosion de la douleur; d'exister entre les mains du néant....




Thierry Texedre, le 20 mars 2015.






mercredi 18 mars 2015

Soliloque











Soliloque

Impromptu le règne impossible de la voix
se réverbère cantique impulsé par l’œil vidé
depuis les ans souillés du recommencement
coupe insaisissable dans les sons improbables
du Divin revenu de par les morts pour suturer
la courbe insolente du dos de la femme hydre
qui se montre comme agglomération de la vie
dans cette éternelle chair vulgate vociférant
de tous ces jeux interdits délice et lueur pour
laisser tomber sur les ans cette pauvre marche
vers la gloire éternelle étirement des membres
pour frotter la peau sur ce socle cet os décousu
et insoumis aux textes depuis l'impuissance qui
vole au dessus de ces têtes en prière jusqu'à
la grande fin de ce corps qui meurt pour aimer.


Thierry Texedre, le 18 mars 2015.







dimanche 22 février 2015

Ourlet au temps




Otage du déracinement outrancier de la guerre
larvée depuis ce corps d'écriture l'enfermement
désigné semble en imposer que d'aucune voix
autrement ne semble s'opposer au regard sourd
implosion fracassante que l'esprit libre choisit.
Foutaise que le risque d'évasion rencontre l’âtre
de la libre circulation au-delà de ce carcan qui
flotte l'indignité au regard baissé sur les braises
c'est un paysage de lecture partout où l'écriture
aura tenté d'entendre ces lieux depuis la syntaxe.

Dans la rage du contournement décisif de la voix
par la parole et le cri voilà le grand drame qui dit
l'émergence de la création incommensurable du
temps dont les mots sauront renverser la syntaxe
pour faire vibrer la zygomatique langue parlée.
Dressée la langue unanimement mise en lecture
se tourne dans les plis de la peau persuadée que
rien d'intraduisible ne saura faire mouche dans
les mêmes lieux qui s'ordonnent en représailles
au texte délité de l'enfer d'autres jeux d'accords.

Galvanisée la langue se gargarise de toute parole
dans une longue litanie postérieure à la création
du vrai songe inaudible pour s'évader en images
corpusculaires jusqu'au seuil de la mort là où les
improvisations reprennent en chants de douleur.
Amour que reste-t-il de ta joie à parcourir toutes
les flammes de l'enfer pour te jeter dans les bras
de tes amants animal de chair et du temps tatoué
par les mains illicites du grand renversement de
l'indécidable tant on danse dans ce doux regard.


Thierry Texedre, le 22 février 2015.






vendredi 20 février 2015

Le pèse dieu



Ça me gratte
les glandes
mammaires 
les grosses burnes
tombent secouées
par l'encens
semé aux quatre
vents
pèse ce sac
qui saoule
d'avance
avant de savoir
de ce savant
savoir
qui me frappe
et qui engrosse
les couilles
urticantes
de la baise
qui pisse pas assez
quand on pense
que penser
renâcle sans cesse
du savoir
collé à la peau
qu'on retourne
sur le gland
volcanique
et chaud
rougi à blanc
du blanc chié
qui éjacule depuis
l'origine depuis
ces dieux
convulsifs
qui me branlent
le sexe juteux
jusqu'à l'os
meurtri
du temps
qui secoue
la semence
religieuse
inviolée où
qu'on visite
ce con
en herbe
divinement
dessiné
par l'homme
reclus en lui
pour tuer cette
vertigineuse
érection
qui se dresse
devant lui.



Thierry Texedre, le 21 février 2015.








Veillée



Quelle montée ce corps
peut-il souffler sans rire
ni souffrir en signe de vie
de la grande peur de ne
plus mourir depuis la chair

Chanter ce reste d'accord
qui vous montre la joie
d'appartenir au damné corps
compassionnel depuis l'air
du souffle illuminé de la vie

De quelles vociférations le
temps propage sa courte foi
en ces ossuaires dédiés au
grand recentrement du court
instant d'où va venir le nom

Puissante allusion qui monte
depuis l'origine impétueuse
de l'esprit né du vide pressé
par le temps construit tel
une tour jusqu'au ciel vertige

Chape de plomb l'esprit
crie parce qu'il prie depuis
ce qui le fait croire d'être né
pour sombrer dans le néant
infini de l'hypothétique fin.



Thierry Texedre, le 20 février 2015.





dimanche 8 février 2015

Sans début ni fin






Sans début ni fin

… Claqué et cloué par le goût amer du cloaque incurvé par la connerie qui rit depuis le début de la vie asservie de la vile vicissitude vilenie qu'un sourire endiablé crache toute sa verve vouée au vénérable vent du souffle soudain sué par les lentes larmes lovées dans le fond de l'œil éteint dans un tintamarre malsain où les sens insensés craquent caquette tourne et tombe tant et plus depuis la lassitude sur une voix qui vomit les derniers mots et se coince au fond de la tête têtue et tatouée par les ans animés du damné râle ralenti par la fin pour toucher ce corps racorni...



Thierry Texedre, le 8 février 2015.


William Morris









vendredi 6 février 2015

Supplications


D'un rugissement du corps
qui éructe trop érudit de sa
gloire à renaître inconsidérément
depuis l'origine impuissante de
la terreur d'exister voilà le socle
interdit de la décomposition
de la chair sentie par cette fleure
aux couleurs consenties et drôles
perdue au milieu de nulle part
par sa tige qui ondule face au
vent dans l'immensité humide
d'un champ de blé avant l'orage.

L'heureuse course du temps
après ce corps nu qui danse
dans ces herbes folles et qui
sourit de s'en foutre du regard
malotru qui s'évertue à dénicher
les fautes les marges les polices
démasquant ce silencieux décor
sautent sur l'occlusion du corps
qui serre les dents avant de se
soumettre au travers de la cité
qui suinte tant et si bien la cause
incommensurable de la mort.

On s'en remet au jugement voilé
du commencement de la vie
ici au milieu de ces errements
et de ces amoncellements de corps
dépossédés par la musique bruits
ininterrompus de la dérive obtuse
de cette petite histoire de la vie
dont on ne sait pas encore qu'elle
renâcle à respirer les odeurs de
l'amour impuissant à rattraper
l'erreur de naître pour penser et ce
dont on sait c'est qu'il pousse à jouir.


Thierry Texedre, le 6 février 2015.






jeudi 5 février 2015

Prière




Plié par ce temps
de la possession
le corps meurtri
s'évanouit et se
tait partout où la
mort survient et
sait partout où la
voix se fait par
la douleur du temps
et se voue vertueuse
dans l'impuissance
à montrer hors de la
terrible guerre de
la peur du corps
au vivant par la chair
alors la parole criée
pleure de la très
austère supplication
auprès de cette vie
qui tombe sur les
corps damnés depuis
la folle visitation qui
lie dans la paix la
résurrection ultime
et l'indéterminable
vérité du temps de
la dépossession
voilà ce récitatif
qui met au pilori
ce corps mort pour
avoir aimé amour
pour l'innommable
origine qui montre
la voie telle une
fragile naissance
perpétuellement
touchée par la grâce
car l'amour tient du
miraculeux destin
de l'esprit né du corps
qui pense la voie
du redressement
des corps pour être.



Thierry Texedre, le 5 février 2015.


autre corps:










mardi 3 février 2015

Corps de lecture



Configuration de l'astronomique résolution qu'une masse a de devenir corps par la puissance de l'impesanteur.

Sur quelle atomisation le corps vit dans une surdité constitutive de la réalité mise en arrêt par la feinte de l'esprit monstrueux voilà le rendez-vous qui va rendre compte de la vérité du dire comme impossible extériorisation de la vie en vraie tessiture de la parole informative contemporaine cloaque qui va transpercer les corps pour ouvrir cette plainte perpétuelle de la voix vers la mort du corps pensé véritable forclusion de la métamorphose qui s'opère quand ce corps vient buter contre la voix retournée comme chair de la chair usurpation de la voix qui montre ce corps commémoré en image insoutenable de l'invention qui montre la chair à l'esprit pour rendre ce corps cavité corps de l'immanence corps du temps corps de la possession corps du pourrissement de la mort dans l'esprit de l'être entrain de se montrer chair parce qu'il ne peut penser qu'à voir cette chair à cause du temps la grande souffrance demeure l'orchestration du temps partout le temps est à découvert le voile est soulevé pour laisser apparaître la terreur de la voix devant le corps qui se délite qui se défausse qui hante la vie qui se heurte à la déploration et à la grande fugue au lieu invité par la voix de l'acte dramatique de la résurrection comme naissance et jaillissement de l'éternité dans l'espace du temps que l'étant tente d'imprimer en parlant du corps qui parle pour réveiller la chair la mettre en surface pleine d'un engendrement des sens attouchements devant le retournement de la chair en désir d'appartenir à d'autres corps autre par les voix et la reconnaissance du même creux cavité de cet intime entre les plis de la peau pour faire sortir la parole du déhanchement canonique la vulgate phrase fatidique entrain de naître pour être lue.

Touché par l'impressionnante existence le corps martyrisé se défait se montre comme l'atome inusité qui serait l'alternative de la chair à masquer cet intérieur ce renversement dont l'époque contemporaine semble s'éprendre risque de ne plus résoudre ce tremblement du corps d'où l'âme émerge outrage de l'empressement de l'esprit à toucher sa commémoration chair de l'imposture de l'esprit face à son corps multiple corps de l'expulsion corps de l'explosion de la chair pour trouver ce qui l'interdit à être ce corps de la jouissance rature de l'écrit face à la grande imperfection du corps à mourir dans une infinité de paroles dans une polylogie des voix.



Thierry Texedre, le 3 février 2015.





vendredi 30 janvier 2015

De la mort à la vie







De la mort à la vie

De quelle mort
le corps saute
par la vie rituel
crépusculaire
de ces battements
incessants qui
franchissent les
cimes et les mers
d'un corps charrié
puisse-il être la
cause effacée du
cloaque répété
de la fin en un
lieu incomplet
de ces tombes
écarlates accoudées
au sol baisé par
les tremblements
de l'improvisation
écourtée partout
où le monde sort
de l'inquiétant
déferlement du
feu intérieur et de
la chair qui se croit
immortelle et jouit
de la mort même
pour vivre le temps
d'asservir l'outrage
des mots interdits.


Thierry Texedre, le 30 janvier 2015.





jeudi 29 janvier 2015

Érotique zone


Marque insoutenable du trauma, vulgarité de la parole face au corps qui suinte de tout son être. Ventilation du souffle extrême dans l'apoplexie qui rentre dans cette chair inavouable. Connerie que ces mots orgasmiques, tant que leur viol ne sera pas consommé. Voir de loin l'inutilité de la foi, au risque de se faire sauter la tronche, dans un monde comique, l'ordre interne se met en marche vers l'asphyxie totale, contre toute attente d'une glissante jouissance dans les plis de l'orgasme ; sexualité dramatiquement double. Grande occultation de la peau qui sécrète la volonté de lentement mortifier l'envie de sonder l'intérieur du corps élu. Temps de la jubile excavation du sortilège insupportable de ces caressantes ondulations sur la peau. Un silence tente de s'installer, pour faire de la dissidence la vérité du corps martyrisé. Peine perdue du cloaque que la parole installe entre les dents du déhanchement de l'être infini du mensonge. On se ronge, et on défonce la vie, on se pique sur les raccourcis du genre humain, enfantement du songe encore trop jeune pour monter, par les formes alambiquées du pouvoir érotique sur le pénis et la vulve, l'excitation sexuelle, le coït primordial qui entre dans l'intime férocité de l'animal. Trou et érection continuellement qui forniquent pour retourner le corps de l'intérieur, pour comprendre la différence entre l'homme et la femme, montrer ce que la peau fait voir en surface de son désir ininterrompu. Cloué dans les schismes du cerveau inquisiteur, le sens indiscret de l'amour semble se montrer en montant sur l'indicible locution, avec ce corps narcotique. Tarabuster, courir après cette force indécente de l'indécelable martellement de ces mots de tête, jusqu'à leur vocifération, la maladie qui rumine ce que le gosier doit râler à la fin, quand plus rien ne semble sortir du sexe, magnifié dans l'impressionnante perversité de la représentation.




Thierry Texedre, le 29 janvier 2015.




  

mardi 27 janvier 2015

Le corps borderline






Le corps borderline

Le grand couvert du corps qui feinte, voilà le risque que ce corps a de neutraliser la langue, pour faire naître le désir inassouvi de la jouissance. Voilà ce qui est mis dans une temporalité illicite. L'histoire, qui tente de redémarrer ce qu'un corps plié n'a de cesse de revisiter par la mémoire, comme illusion et risque de mettre à mal ce « vréel » asymétrique, va inonder des corps « meurtriers » dans ce qu'ils ont d'insoutenable et d'incompréhensible. Comment ne pas continuer ce réel sans mettre en avant un passé comme lecture/introduction à un corps qui pense, un corps autre qui serait la multitude inoccupée par la pensée, de la chair sur l'os clef du recentrement de la négativité qui frôle le corps par une introspection de la langue « vulgate ». Giclée inassouvie de la rencontre entre l'atomisation des corps et leur innocuité, point de toxicité dans le regard qui viole sans cesse sa chair, corps qui sont impossible à nommer, tant leur éclatement en vol semble se retourner comme un gant, pour donner à « lire » l'ordre inversé de la vie, jusqu'au jeu inintelligible de la matière. La foudroyante vie du recentrement opéré par la chair sur l'os semble bien loin de l'excitation qui monte en pulsions incontournables, là est le fond incompréhensible qui marque la langue autour des paroles du surgissement de la profondeur du corps « plein », intériorité de la complainte. Par quels soubresauts, ce corps agit-il sur la langue ? Par ceux de l'exterritorialité de la peinture. Remonter jusqu'aux compressions du corps, juste ce qu'il faut d'avance, pour ne pas perdre le fil, celui de la parole, induction misérable du corps nu ! Voile obscure qui rend grâce au vice inopiné de la parole intrigante, pour laisser tomber le voile sur l'innocente résurrection de l'intellect qui subsiste encore ; - ne faut-il pas s'en plaindre ! - de par un va-et-vient incessant qui s'enfourne entre la peinture et l'art de manier le verbe, celui analytique. La vocifération du temps semble finir par faire corps avec la peau pour ne laisser croire qu'à une suite instable d'artifices enflammés, dans l'art d'exceller, l'art des sens ; ceux qui vous remettent dans le chemin insensé de la représentation de chose. Le risque reprend du service avec le vice, la décapitation de l'infini, auriculaire dégénérescence du corps de l'entendement. Nous serions à l'aube de l'enfantement d'une érection insoumise au temps de la reproduction des corps.



Thierry Texedre, le 27 janvier 2015.




  

vendredi 23 janvier 2015

Avant la déconstruction du corps né







Avant la déconstruction du corps né

1 Passage

… Sur l'essence inaudible du corps imposteur, l'espace semble rivé au risque impuissant de naître. Devant cette cessation de la vie, vient la résurrection, au plus haut point de négation du corps nu. Que la chair soit ainsi nue, pour risquer l'infraction de la vie. Quelle nauséabonde impuissance de la vie face au désir inopiné de ce corps fatidique depuis l'horizontale vérité de la vie, avant cette renversante complexité de la verticalité, du redressement de la pensée, pour sa mise en mémoire de ce grand bouleversement, passage de l'utérin à la surface gangrenée de la respiration, cœur apostolique ultérieur. Combien de gnoses pour faire et défaire cette inappropriée de germination, dans l'implacable conspiration de la chair et de l'os ? Voir en contamination des paroles imputrescibles de la langue, pour en retirer l'impuissance inespérée du désir meurtrier de jouir ; comme si le corps marmonnait dans son intime conviction, l'impossible mort de l'être - tant et tant découpé par les peintres - pour sortir de ce nœud indécent la virile opulence de la chair comme maltraitance infinie de la cogitation illégale du corps. Le corps somme la chair de retourner la peau pour voir, et penser vrai, penser l'origine de ce corps entrai de fuir vers sa propre fin...

2 Conséquences

… Consécutivement, l'irruption de la vie et de la pensée vont entériner ce qu'aucune vie n'aura encore créé. Jour inanimé de ce dernier temps de la vie, vie qui n'a de présence, ni dans l'esprit qui se doit d'imaginer un corps faramineux, ni dans l'au-delà créé pour ne pas jouir de la mort ; là est le mystère qu'un corps éteint se voit raviver dans l'appel que cette résurrection a faite tomber sur les vivants comme chair de la chair ; les voix éteintes du corps martyrisé se réveillent dans la chair ressuscitée. Chair dont la présence n'a de sens qu'à être, naissance comme pensée imminente de la mort commémorée. Depuis quel atome, le corps naît-il depuis sa conception, par l'improvisation de la mort d'un autre corps ? Le temps, ourlet déplié de l'aire, de l'espace de l'esprit, se contracte sous l'empressement de l'esprit à croire sa propre inexistence dans l'au-delà : sa somme serait cette compilation des corps dans l'irrésolution de l'éternité. Commémoration de la vie sous quelle impulsion de la fin qui neutraliserait toute dégradation du corps dans son pourrissement. La disparition d'un être cher serait ce sas dans lequel tout corps qui se délite marquerait la fin d'une renversante fusion entre l'âme et la chair comme drame insoutenable de la rencontre entre la naissance et la décomposition, une petite mort cellulaire qui sonne déjà au levant de l'apparition, de la sortie du fœtus du ventre de la mère. Penser serait lié à ce passage comme risque de survie d'une couche exposée au ventre déchiré de l'exhortation de la vie par la chair plongée dans l'inapproprié et l'impossible verbalisation de cette douleur qui enfantera, pour mettre en forme la vie extra-utérine...

3 Connaissance

… Temps pressé, temps oppressé, sur la surdité de ce vol téméraire qui vient gloser avec les franchissements du temps en sens, sens de ce corps calamiteux. Chose de l'altérité du corps suspendu au cours des choses, musique que la vie impose au risque d'altérité de la chair. Temps de l'empressement des variations que la chair inocule à cette impossible pensée depuis l'astre d'or qui feinte avec ces couleurs édulcorées dans ce sas terrestre. Injonction de la candeur des voix devant l'appel de la langue inviolée depuis l'origine épique de la vie qui pense. Clac et clameurs de ces ondes inaccoutumées la face cachée et les pieds liés sur la route du corps martyrisé. Sauts dans l'allongement occipital interminable des lettres et de ses lectures, pour peu que l'image subsiste, vers cette imminente caresse de la peau, versatile langue qui teinte aux yeux de la chair impassible ; maîtresse insoupçonnée de ce divin retour de la foi en imprédictibles ostentations de l'exquise vie lancée comme le vitriole sur la peau nue. Quelle reconnaissance ce corps a-t-il devant l'insurrection qui opposent l'art et la vie, sinon celle de l'imputrescible lit de la matière qui s'oppose à l'engendrement du désir meurtrier d'entrer dans l'opposition à la mort par la grande porte du destin foudroyé par la chair, ici, chaloupant d'un mort à une vie, d'une naissance à une connaissance insoumise au risque d'une renaissance. Le temps va vriller et se tordre jusqu'au renflement qui tient lieu de suintement de coulée de ces couleurs qui montent au cœur de la grandeur du corps mourant de ses actes ; l’œil en action se met à générer les couleurs du tempo qui dépasse le temps tuméfié et découpé par les affres de l'ouvert/fermé qui sied au corps livré à cette intériorité qui somme les gênes d'accélérer la mort. Doute et empressement sont bien là pour faire ruisseler le temps sur la peau, dans un seul but : écarter les jambes du corps pour laisser sortir ce qui le pense. Éclatement en bombardements et en ivresse d'ouvrir ce corps pour l'empaler sur la langue sur la surdité de la chair à toute fracturation, le corps est entier et meurt entier malmené par la décapitation que le verbe ose sur sa descendance. Descendre du corps est ce ras de marée qui va prendre en écharpe la vie pour l'annoncer, l'attraper en vol, la tenir comme source de vie que l'imaginaire intrusif vient sculpter et faire jouer depuis la passion, pour faire connaissance avec un autre corps compulsé...




Thierry Texedre, le 23 janvier 2015.






lundi 19 janvier 2015

Rêverie







Rêverie 2

Fleure qui a consenti
sur les tiges coupées
du matin redressé
sueur en gouttes ici
en bas depuis le sol terre
grimpante inclinaison
soudain dans la déraison
du vent qui foule l'air
entonné en chants
dérisoires qui louent
l'amoureuse de tout
la terre qui fait tant
pour ces naissances
oppressantes du coup
de grâce donné au fou
feu de l'incendie des sens
feu-follet insaisissable
il manque l'immanence
de ce corps qui pense
joie de l'inconnaissable.



Thierry Texedre, le 20 janvier 2015.








dimanche 18 janvier 2015

En toc tic tac clac








En toc tic tac clac


Choc clinique qui sort
le temps de sa torpeur
vertébrale raison encore
fringant l'âge de l'horreur
sonne le corps juste alors
dehors s’esbroufe l'acteur
tout vêtu de mots inodores
il sonne sourd le détracteur
de ces connes idées à tort
et recouvert d'une ardeur
à épiler les poils du corps
fini tous les toc en sueur
sur cette belle nudité retors
laissée à l'abandon cœur
soumis à la vie en accord
et d'un vaste élan de terreur
sonne l'heure de la mort.



Thierry Texedre, le 18 janvier 2014.



mercredi 14 janvier 2015

À cloche-pied



À cloche-pied souffle
le vent rassasié par
l'étreinte volubile de
la bouche en retard
à cause du mauvais
temps qui se pare
de ses plus laids
habits usurpant la
folie qui ricane tant
pour faire tomber sa
ritournelle vie laissant
gronder l'esprit délicat
souffle divin au dessus
partout où la lune assoit
sa belle ombre emportée
dans les chemins sur soi
en une tentaculaire volupté.




Thierry Texedre, le 14 janvier 2015.

samedi 10 janvier 2015

L'oeil de la mort






L’œil de la mort

Sordide esquisse du col
cou courbé de la terreur
collectée la chair hurle
depuis le jour juché sur
la tentative d'extraction
de la chair déchirée et
vient le drame en surface
douce nuit d'ivresse dans
le lit enfoncé dans la peur
d'être du dedans indécis
tremblant de l'ourlet défait
de cette peau qui s'ouvre
en feuille envolée jusqu'à
la cime de ces illustres
mots du sort de la langue
on s'esclaffe par l'horreur
qui vient lit ta fin sous toi
née du ventre de la mère
merci à la terre qui tourne
mal parce qu'elle saute elle
se fait regretter d'être à
l'origine du né nauséabond
voilà bien ce qui décide
la peur de sursauter à
cause de la conscience
qui naît de l'être de l'étant
le destin que la mort folle
dessine comme conscience
esquisse de l'existence nue
de cette somme dont nous
sommes faits faribole d'un
viol dont l'homme ne saura
point se dépêtrer sauf à
dramatiquement faire jurer
la terrible parole cul par
dessus tête dans la foi la
tourmente l’œil de la mort.


Thierry Texedre, le 10 janvier 2015.





jeudi 8 janvier 2015

L'histoire qui roule







L'histoire qui roule
Au petit matin danse et s'élève la brume au-dessus des sols pavés un petit vent tourbillonne et fait voler les feuilles jusqu'au seuil encore endormi de quelques commerces dans la ville en province les rues sont pavées comme au tempsjadis les premiers piétons sortent s'empressent et courent vers leur voiture comme attrapés et piqués par une mouche à n'en point douter le jour est là chahuté par l'automne coloré des arbres qui longent le boulevard à deux pas une danse semble sortir du centre de la terre comme pour faire vibrer la ville après une nuit bien trop calme c'est le tremblement des moteurs qui chauffent et des gens qui parlent un peu fort après les premiers embouteillages aux ronds-points les autos dansent en tournant dans le même sens tantôt en appuyant sur le frein tantôt en accélérant pour presser l'heure qui défile jusqu'à la pointeuse c'est l'heure d'embaucher on renâcle depuis l'aube on gémit et on trépigne d'envie de partir avant l'heure de partir hors de cet entonnoir gris d'où sortent à la chaîne de belles voitures qui brillent de tout leur éclat ça roule pour le grand patron qui vend et vend encore sous les yeux blafards des ouvriers atones.



Thierry Texedre, le 8 janvier 2015.




mardi 6 janvier 2015

Coup du corps






Variation sur l'au-delà 

2
Coup du corps 

Le risque pour
ce corps
d'éviter la mort
vient du fait
qu'il tombe
sous les coups
de la résurrection
la grande peur
d'une mort
certaine
est liée
au tremblement
de la jouissance
qui s'offre au corps
pour l'amener
à l'image
oui le corps
saute devant
l'image
même le chant
même la peinture
même la foi
concourent
au risque
vertueux de
penser
malgré ce
corps entier
le corps est
entier et un
avant qu'on
entende frapper
les coups du
cœur immonde
de la foi
la foi commence
là où l'on
commente texte
qui vole le risque
de mourir vrai
hé oui mourir
n'est vrai qu'à
laisser en suspens
la vie de ce texte
l'éradiquer voilà
le vrai sujet qui
saute aux yeux
de la mauvaise mort
jets immanquables
de ce feu aux couleurs
de lumière celle
semblable au corps
divin mort pour
avoir reconnu cette
voix comme celle de
l'éternité voix
qui sonne le
dévoilement
infini de la parole
comme austérité
de la vie du corps
pensant.




Thierry Texedre, le 10 janvier 2015.




dimanche 4 janvier 2015

Variations sur l'au-delà











Variations sur l'au-delà


1

Suinte la chair sur l'os
la chair clouée
en peau tenaille
entrée dans la fin
du jour illusion
du coin de l’œil
Érythrée
conciliabule du
début inviolé de la
mort magnanime
mort inusité depuis
l'avant irrésolu
qui tombe comme
le ciel
jouit du moment
éclaboussure
infinie qui monte
jusqu'aux cieux
impérieux
voilà ce jeu impie
qui frappe à la
porte de l'enfer
réminiscence
de celui terrestre
sur quel sol indécidable
de la fin d'un temps
de la possession
chair de la chair
vois-tu ce vol interdit
à la parole
vol couché
sur la carne
incendiaire du
corps malotru
du tournis en virgules
et points de ces
pointillés en suspension
sur l'exclamation utérine
revenue de chez les morts
pour offusquer la
parole imberbe
et vierge devant
ce corps illuminé
de la peau arrachée
à la vie voile de la
fin dans la douleur
inappropriée
au texte de la foi
de la béatitude
de ces voix revenues
de l'au-delà
figure de cet
Un
unique risque
de l'ultime
improvisation des corps
quand la fin vient
frapper ouvre la porte
du souffle
soudain interrogé
trou de cette farce
érigée pour avoir pensé
pour mettre en
mémoire cette même
vie depuis l'origine
martelée du sang
Cœur
engouffré dans la
Chair
pour mettre au lit
la vie schisme de la
résurrection
naissance de cette autre
cavité du délitement
qui donne le cri
Cri de la douleur
insécable de la chair
qui chante petite
musique du viol
de la vie retournée
en épuisements
jusqu'au rite passage
qui se joue de la vie
ligne de lumière
que l’œil inocule
et livre au délicieux
délire d’exclure le corps
depuis l'arrachement de
l'âme à cette caverne
cataclysmique
Âme
amniotique
d'où sortira la grande
Peinture
de la délivrance.



Thierry Texedre, le 4 janvier 2015.