samedi 16 avril 2016

Danse macabre 2



Sur ce court instant,
voilà bien le cours des choses tant désirées et en rêve.
Sans regard ni paroles,
l'art s'évade depuis l'astre parlant ce recours au travers.
Traversée de la ligne qui montre l'avant,
ce qui sourdement retient ce souffle pour continuer à danser en apesanteur,
ce sacré sexe remisé pour plus d'expulsion du corps ;
quatre à quatre descendre les marches du désir.
On entend ces récits depuis l'école des arts de la litote.
Pourquoi pas en exaltant le vice que des sciences exactes proposent de l'objet déconstruit pour faire taire l'homme envoûté.
Travail soigné de l'exercice qui consiste en une puissante démonstration de la propension à résoudre ce qui jouit ici bas,
devant l'éternelle monstruosité du chaos qui défile,
comme une armée bien entraînée de ces fourmillements intérieurs au corps visité par cette chair incarcérée dans l'épaisse fumée du vraisemblable parcours de la vie coupée entre socialité et animalité contre cette bestialité parvenue dans l'esprit qui pense pour avoir cédé à la mort.
Ça touche au cadavre exquis dont la flamme immolée de cette âme infortune danse,
autour des restes balayés en cendres jetées aux quatre vents.
On touche à cette dérive en raccourci,
rencontre avec une sortie du travail dévoilé comme si d'aller plus vite pour passer à l'entendement de l'écho en sourdine,
qui frappe à la porte, et se passait de cette mémoire fragmentée,
pour enfin montrer la mort avant celle vraie du corps, la monter en rêveries comme objet de l'essoufflement,
dans l'assourdissante lumière qui s'éteint au moment du sommeil.
Allongé, le corps en appelle au risque insurmontable de ne plus jamais parler la langue du corps, celle de l'étrangeté hallucinante des sens au milieu de nulle part, perdus pour n'être jamais qu'en travers de cette marche illuminée de l'esprit sur la chair, elle aimant plutôt la danse.
La folie inhume l'indécence fondant sur le regard fixe qui se soustrait à l'image radicale de la cogitation,
pour incendier,
risquer de se battre avec les ombres de la mort installée partout où rôde la parole ignifugée de la prédication verbale.
Autres danses,
pour un rêve impuissant à montrer la vie au présent.
On tremble encore à l'idée qu'un ressort du cœur travaille avec la pensée,
saut installé et étalé au grand jour, pour frapper sur l'égalité des maux figurés dans un recours à la peinture,
comme succédanée de cette danse macabre.


Thierry Texedre, le 16 avril 2016.






le jardin de la mort Hugo Khnopff 1896








mercredi 13 avril 2016

Clapotis 2








Clapotis 2

Las de ricaner sur
la musique le corps
nu se vautre à terre
par tous les diables
qu'est-ce donc qui
frôle cette peau née
du commencement
insidieux de la danse
en accords découpés
stridente déchirure
en voix grave errante
et dépossédée de sa
langue entrain de
lécher le sol grave
débouté de ses sens
la peau s'évente se
masturbe s'exclue
de l'autre pour jouir
un peu du manque
d'expansion en pluie
du contournement
que l’œil aplati voit
en pleurs inondant
l'exclu l'outragé lu
depuis une pluie de
mots agacés cousus
depuis ce sexe fleuve
paradant en frasques
vestibules rétrécis
et jeter le sommeil
en pâture au cirque
du jet atavique jailli
de nulle part et sucé
tel un suc dédié délice
qui frôle l'extinction
de l'espèce à toucher
au risque de la mort
à placarder entre les
seins cette image
qui ose l'enfer lu
de telle façon qu'on
eut cru au diable
à répéter les sons
sans dessus dessous
taratata la langue
s'évertue à ronfler
le ronron illimité
de l'existence pas
si utile que ça au
corps coulissant
le long de l'esprit
enterré bien avant
la chair chiée chut
elle sonne déjà l'art
qui croit tripatouiller
les organes pour
démonter le vrai du
faux en toute folie.


Thierry Texedre, le 13 avril 2015.











samedi 9 avril 2016

D'un corps traversé 1, 2



1
Si vous saviez ce que désirer ramasse de risque et d'amertume. Sur ce registre l'étreinte se mesurerait avec un corps possédé par la parole encore trop vraie pour rester sur une poussée des sens. Se remettre en accord avec la prosternation depuis l'annonciation d'une danse de la chair par ces signes impuissants à rester au dehors, extinction de l’œil qui ferme la bonne marche du sens de l'objet vulgaire, de celui qui serait plus hostile à la mémoire qu'un sujet qui feinte de penser va commencer à foutre en l'air, expulser de sa détermination à être. Qu'un savoir passe par l'émerveillement que penser jouit d'avoir reconnu un sujet forçant l'objet remisant sa tragédie de parler en chose,dans l'inconsistance révélée de ces mots sortis pour laisser libre court à des pulsions qui dépossèdent la parole de toute vraisemblance. Un corps carné qui met cette connaissance dans une déperdition culturelle, voilà une résistance de la chair ; résidence dont on se passerait bien, à cause de ces affects effervescents qui feintent d'embrasser l'être, pour qu'il se mette à battre dans un corps on ne peut plus privé de sa chair, puisqu'une fois touchée la chair met en péril l'être, le ramassant en une sortie de l'affect par les orifices inassouvis du sang contracté par un cœur qui se débat de ce qu'il y a entre chair et pensée.

2
Qu'est-ce qui frôle l'inclinaison pour ce jaillissement de l'image dans l'indécision de peindre ? Depuis l'inassouvissement de voir un traitement par le geste exhorté comme seule mise en marche de la possession de l'unique par une mémoire polyphonique : d'une musique qui montrerait la monstruosité de l'image entrain d'éructer un dire du dépaysement monumental face au paysage d'un sujet socialisé. Si l'abstraction le sort le rencontre à des fins occultant la fixité peinte, c'est aussi par rapport à cette musique, de la montrer comme l'infini du dire qui se plie à l'urgence d'un dire musiqué, chair qui se glisse dans l'utérus de l'espace toujours à remettre en question. Un corps traversé peut-il mentir sur sa chair ? Voilà bien là quelque chose qui a à voir avec le retournement de la peau, d'une vie qui sortirait de cette traversée, de travers, enjambant l'être, pour s'essayer à plus d'exactitude dans l'évitement d'un présent érotique ; en recentrant ce recommencement, par une mise en mémoire de l'extériorité du corps sur ce qui l'immerge dans l'érotique, c'est-à-dire être par une mise en forme des sens restitués par le frottement de la peau sur l'immanence de la douleur et du plaisir supportés ou insupportés, dans une mémoire qui nomme l'accès au présent fragmenté en fuites, vers un futur antérieur. Un corps traversé serait un corps dont la chair moribonde manquerait de consistance (là le corps fait appel à l'érotisation de sa voix dans la chair), à des fins d'inaptitude au jeu qui montre le vrai face à la vraisemblance. On comprend alors que cette rencontre avec un corps traversé par l’œil inéprouvé ne suffit plus à la parole qui souffre lentement devant l'illusion créée par la compromission que la chair offre aux extrémités convulsives du corps. Le temps d'un volume (l'espace clivé de l'esprit qui croit en sa marche biomorphique ne résout en rien l'apparence du corps-caverne) se mesure avec un corps-caverne, pour introduire l'esprit à sa vision du dedans. Voir serait un aller et retour du dedans à l'extérieur, pour soulever ce qui manque à la parole-écriture, lien indéfectible depuis la déposition du corps de chair en trace et peinture. Peintures rupestres et signes ostentatoires, traces jusqu'à ce qui architecture (architectonique) l'espace social qui se mesure à l'effraction du repos sur l’insécable retour de la vie sur le corps. Initiation de l'imitation par la chair, dans une parole expulsant son érotisation, pour rencontrer ce que la peinture n'aura plus jamais oublié, comme séquence d'une mise en réalité de cette intériorité d'un corps qui pense la fin de la représentation pour explorer l'espace de l'invention de l'innommable visuel, ouverture vers l'intellection touchant à l'irréelle extension de l'univers intérieur que cette traversée du corps oblige, obsède et ordonne.


Thierry Texedre, le 9 avril 2016.







vendredi 8 avril 2016

Trémolo


Satanée sottise
en catimini
le vent s'envole
vers l'espace
rencardé des pores
de la peau
fort de s'envoyer
de toute prise
par l'esprit
raréfié en mots
insupportable
et sonne l'hallali
la retraite
de l'inimitable
prétention du corps
encore mal fagoté
là la chair
vibre de ses plis
illimités enfin
avant ce saut
dans l'essentiel
depuis l'avant
aminci de l'âme
escortée par
les partisans
de l'inoubliable
ravissement
de la nudité
tremble le centre
historique de
la naissance
en nourriture
rentrée par l'être
quelle rencontre
oiseau débraillé
qui picore
l’œil de
l'émerveillement
le destin
aux sublimes
couleurs du temps
pressé le regard
qui sauve et ôté
du notre danse
d'une peinture
déconcertante.


Thierry Texedre, le 8 avril 2016.








mercredi 6 avril 2016

D'un corps traversé









D'un corps traversé

1

Si vous saviez ce que désirer ramasse de risque et d'amertume. Sur ce registre l'étreinte se mesurerait avec un corps possédé par la parole encore trop vraie pour rester sur une poussée des sens. Se remettre en accord avec la prosternation depuis l'annonciation d'une danse de la chair par ces signes impuissants à rester au dehors, extinction de l’œil qui ferme la bonne marche du sens de l'objet vulgaire, de celui qui serait plus hostile à la mémoire qu'un sujet qui feinte de penser va commencer à foutre en l'air, expulser de sa détermination à être. Qu'un savoir passe par l'émerveillement que penser jouit d'avoir reconnu un sujet forçant l'objet remisant sa tragédie de parler en chose,dans l'inconsistance révélée de ces mots sortis pour laisser libre cours à des pulsions qui dépossèdent la parole de toute vraisemblance. Un corps carné qui met cette connaissance dans une déperdition culturelle; voilà une résistance de la chair, résidence dont on se passerait bien, à cause de ces affects effervescents qui feintent d'embrasser l'être, pour qu'il se mette à battre dans un corps on ne peut plus privé de sa chair, puisqu'une fois touchée la chair met en péril l'être, le ramassant en une sortie de l'affect par les orifices inassouvis du sang contracté par un cœur qui se débat de ce qu'il y a entre chair et pensée.

Thierry Texedre, le 6 avril 2016.








samedi 2 avril 2016

À tire-d'aile



Sur la douloureuse
extension de l'oral
vient s'éclaircir la
compassion vouée
au tremblement tiré
du miracle amoureux
illustrant par ce retour
à l'entrée dans une
plainte incandescente
des larmes ultimes
d'un corps occupé
par l'immensité du
son battant d'un cœur
joint à la caressante
nécessité de tenir sur
le fil du plaisir extase
qui va rendre au sang
tout son jaillissement
vers l'étendue de l'être
congédié par la pensée
les bruits qui sortent en
arrière du corps dénué
de toute nudité pour
essouffler l'infini se
dressent o combien de
peines et de guerres
devant l'étreinte en vie
embrassée par l'esprit
libre et confisqué filent
sur le bloc parole d'un
érectile début des mots.



Thierry Texedre, le 2 avril 2016.





vendredi 1 avril 2016

Le monde mouvant de l'étreinte



Depuis quand cette voix rassasiée rafle-t-elle l'intransigeante exactitude de parler ce vrai dont on sait qu'il est éphémère et plein de ce qui se montre comme mémoire. Mémoire de la douleur, la même aussi que ce plaisir inassouvi, par l'entremise l'ouverture à la chair, tactique caressante de l'amoncellement des effluves amoureuses depuis l'éclatement du corps en être chair, cher amour, comment ne peux-tu pas voir cette suture des yeux à la peau paupérisée. J'entends mal aussi, quand les bruits sont éreintés et entérinés, en musique trop savante – pour que je n'en souffre pas – en une tyrannique exécution des mots en chants enchantés par un vent du violent viol de la pensée penchant sa tête au pied levé. L'attente est longue, les sons s'envolent, s'élèvent dans l'éther de l'éternuement dans le dénuement des onomatopées sulfureuses. Quelle tragédie que ces lignes alternant avec la peinture, l'espace du vide en essuyant la morale, et ces ratures ces biffures, qui osent se frayer un chemin sur l'étalement de la chair devant ; quelques pleurs viennent incuber l'essence même de l'allergie au plaisir, le temps s'efface, quand bien même l'illumination se prend dans les filets de la peinture inventée pour dresser les corps de la mort délivrée, et les destiner à ce que les mots n'arrivent pas à mettre en musique. Silence ! On tourne. Le spectacle produit ses effets –  on rit on avale l'air de rien, puisque la peinture va polémiquer avec l'infini en jeu dans le langage. Et puis tant pis, on préfère s'en remettre à la musique savante, celle qui froisse le solstice de la mémoire – là où se mêlent les signes et la signifiance, là où l'inconscience fait l'apparition du jeu musical – juste de quoi se laisser entraîner dans les orifices instrumentaux. L'amour disparaît – là où se reconstituent les pores d'une peau surface de l'envie – c'est le seuil du plaisir et de l'exutoire, poésie de l'entre-deux, du resserrement et de l'ouverture au monde. Du monde mouvant de l'étreinte qui touche à l'émerveillement d'une rencontre...



Thierry Texedre, le 1er avril 2016.





lundi 21 mars 2016

La chair perpétuelle des pensées



Père de l'extrême opacité de la vie
par les ans à venir partout où monte
la haine monstrueuse la chair lasse
l'extinction qui se norme naissance

Tremblement irraisonné l'exactitude
du sang obtus du verbe inextinguible
dans le ventre misérable de la maladie
qui court depuis l'origine du cri sorti

On attend le jour qui va soudain partir
de ce raccourci entrain de s'élever en
humanité gaine du sang retroussé pour
que jaillisse chaud l'exalté le séminal

La chair aura partout énoncé poussé
l'avaleur de mots des retranchements
de l'irremplaçable souffle pour jeter le
discrédit sur l'irrésolution de la pensée

Pourquoi devenant la question s'évertue
l'ordre inépuisable frapper l'inhumation
du corps à raconter l'histoire le retour
de la dépense dans la mémoire exclue ?

L'affaire est close si ce n'est que le tour
de cette dépense se montre depuis l'ordre
en lois imprégnées de la parole qui fuit
un crépuscule pour expulser tous les sens

Illimité le retournement du corps qui feint
d'expulser les maux horrifiques de la chair
pour se sauver et se mettre debout à l'aube
aveugle de la vie sur un bleu premier libre

Extrême jugement du commencement jugé
par cette folle exécution qui montre les plis
de la naissance d'où cette sortie se voit vite
pour quelque vertébrale possession sexuée

On tenterait ce déchirement de la pensée
qui se défait se délite s'extirpe du corps
devant sa doublure comme essai déposé
devant une dépense de la pensée penchée

Oh père tout puissant vois-tu ce dernier
corps qui luit de tous ses feux à l'aube
de cette éternité couverte par des chants
créés d'une nouvelle force faramineuse

Puisse-t-il être ce ruissellement
qui vient du haut de ces montagnes
en eau vive jusqu'au sang ramassé
océan luisant par ici de l'humanité.




Thierry Texedre, le 21 mars 2016.







samedi 19 mars 2016

Du trou polymérisé de la vue









Du trou polymérisé de la vue

Quel trublion
ôter à ce risque
d'entrer dans une
intense comédie
du rendu cornu
que ce pensant
dément puise
dans un salut
démantèlement
de la foi en un
archaïque jeu
avec ces airs lissés
dans le vent rentré
par la voix jurée
depuis un corps
suintant la nausée
attendu que ce
drame de la vie
vous console à
toujours s'évader
du présent pour
nuire au délicieux
risque d'aimer
temps pressé par
l'amante vidéo
visiteuse virtuelle
la comédie du
risque déshabillé
de faire voir ce
corps toujours
trop nu en vrai
pour laisser dire
à la parole cette
insupportable
plainte du corps
déchiré par la
peau en vrac les
sens polymérisés
depuis l'éternité
l'étranglement
par l'image le trou
qui nous vient
du dehors par où
ce film est passé
pour couper
tous ces neurones
d'un grand mal
plus vrai que la
démesure humaine
et à tout jamais
insignifiant
qui se vautre
l'inconscient
lui l'insoumis au
dur carnage
de la musique
qui couvre tout
ce dedans obsolète
et transporté dans
une chaste langue
applaudie pour
que la mémoire
use et usurpe
l'ouverture de
la mort en marche
en paroles inaudibles
au futur enfanté
par l'immonde
expansion de la
peinture qui jouit
d'avoir perdu la vue.


Thierry Texedre, le 19 mars 2016.














lundi 14 mars 2016

Écart en éclats



Écartement incendiaire du vulgaire
sur l'affolement involontaire de la main
entrain de remonter jusqu'à l'entrée
indissoluble de la fournaise récréative
pour y déposer cette ambre charmille
qui frotte en sons impressionnants
caresse dans un saut de l'infanticide
vers l'outrecuidance du corps défait
de ses oripeaux sur la couche du plaisir
révolu de la tremblante intouchable
en circonvolutions et torsions du tronc
arrivé au seuil du désir asphyxié par
l'art du peintre offrant toutes les images
par la peau aux couleurs délivrées.



Thierry Texedre, le 14 mars 2016.   






vendredi 4 mars 2016

Feinte en deux




Forcer ce lieu impossible
parler l'étreinte du texte
pour tenter une sortie
dans l'extériorité
du silence vide
qui prend en otage
cette réfraction de la lumière
absolue dans les songes noirs
du redressement du corps
en deux hémisphères
qui se retournent
pour parler en rires
de ce gros avenant
collé au siège de l’hérédité
frein sur cette surdité
qui commence à plaider
sa décollation
coupant cette parole
pour l'éviter enfin
ne plus jamais montrer
ce qui monte du dedans
pour engrosser les dents
acérées de l'envie
dard insupporté
de la douleur olfactive
en porte-à-faux
avec le temps pressé
du passage par l'infini
qui prend tout de l'avant
afin de rendre les derniers
instants de la vie
souffle indécent
ce sens interdit
cette course poursuite
avec les jambes du tronc
blessé de travers
esprit de la déliquescence
du bel être jugé par la grâce
de sa belle étreinte
l'écriture fantaisiste de ce pieux
racorni par les ans
s’efface d'une lecture lueur
de derrière les oreilles coupées
en catimini laissant au sang
la place qui lui convient
de circuler libre et irréel
en eau des sens libres
du vertige inégal au ras
du sol perdu allongé et inerte.



Thierry Texedre, le 4 mars 2016.









jeudi 3 mars 2016

Pêle-mêle


Sur l'exquise détresse
de l'exclusion
j'excuse ce sacré
pour ce qu'il m'enferme
de paroles l'écoute
d'un purgatoire ici-bas en rires
s'esclaffant de toute ma peau
troussée par mon sexe érigé
en une profonde indécence
du pourrissement lié
aux frasques de la chair
j'en appelle au paradis
d'excuser ma terreur face
au ventre de la terre
trop gonflée pour me plaire
je tourne et retourne
au carré du tableau
ce schisme insoutenable
qui me vautre dans un stupre
stupide aux ardeurs
défendues par le désordre
irrésolu de la kabbale
montre-toi esprit
inconnaissable et tyrannique
je t'exhorte à enfreindre
ces ruts assermentés
depuis l'enfer de l'enfermement
que l'écriture entrain de nuire à
l'exercice illisible de la lecture
foire de ne reconnaître
que sa peinture
ou voit par les ans ce corps
cavité qui crie
au diable à pleines mains
ouste que Dieu me pardonne
si vous avez reconnu les sens
sous votre bonne étoile
sens interdits par l'infant
pour le mettre en sommeil
oui ce sommeil rétréci
par ce qui pense l'interdit
on vit alors de ce rien
de ces myriade de paroles
humides devant le con
trop ouvert pour avoir jouit
de mon prépuce pontificale
voilà le seul remède qui enfle pour
décider de l'avenir de l'homme
assit devant celle
armée de ces désirs vibrants.



Thierry Texedre, le 3 mars 2016.









mardi 1 mars 2016

De la béatitude du vide






De la béatitude du vide


Belle ignominie que ce saut intransigeant dans l'instable itinéraire de la vie. Comblée, celle qui revient en mémoire pour esquiver la fin, la dénaturer dans ce risque d'existence, dans un appel au cri insidieux de commencer autre chose. Voilà bien là ce révérencieux vol au plus élevé des maux, misère de l'exactitude de la fin devant ce qui sort de la douleur comme rencontre avec l'autre rive. Dédiée à l'arrière de la vie, cette finitude ne servira que la cause d'évoluer dans ce développement récréatif qui sied à l'environnement de l'acquisition de la parole, pourvu que celle-ci rentre dans l'ordre inapproprié de l'ouïe. Extraction du social via ce qui le met en stase, forme délibérée de l'extension de la vue sur l'ultime réfraction de la pensée. On sortirait alors de ce qui veut bien penser la fin, pour immortaliser cet objet du désir fractionné, pour avoir évolué dans un site impunément abjecte : celui de l’œil comme altération de la chose dite, dictée qui va de la parole à son atomisation dans l'impossible résolution de la vérité de ce dire, tant que dire sonne l'ordre d'exister en commun. Véridique saut dans l'inconnu, en nuées obscures d'une rencontre avec un sujet clivé, pour avoir touché au plus près cette irruption du corps dans la tentation sexuelle ; risquant par là d'explorer la représentation, images répétées d'un étalement des sens sue un corps de chair voué à renaître de ses cendres dans l'érotique, et la peinture aussi, haute en couleur, en peau couchée dans ses battements cardiaques, vibration des atomes qui plongent les zones érogènes dans une variété de tons éruptifs. Érudition de la chair qui croit rencontrer son volume en peinture, et le chante en musique pour taire cette loi dont on retire de la parole l'esprit. Chasse gardée de la vie qui voit ce que la mort n'aura de cesse d'exagérer : l'exercice illégale d'aimer, pourvu que la nativité se voile en peinture. Plus près de nous, ce qui sonne aux oreilles du fou, l'exagère, le rend sourd à l'excavation de ce qui tient l'ordre du corps, les membres asexués du corps ouvert à la mort par cette naissance autre, et ce quand le temps disparaît. Traficotage qui se met en branle, entre l'art et la loi, commencement d'une histoire, sur le viol de la parole par l'écriture. On prendrait vite pour habitude de croire à cette musique dont on rend compte aujourd'hui de ses jeux dans la lumineuse reproduction ininterrompue de l'espèce humaine, pour en finir avec le jugement de l'art. Vive cette vie ensanglantée entre chair et plaie, entendement de l'espèce qui ne croit plus qu'à jouir de l'immanente exactitude de la mise à mort de l'animal, extinction pour couper court à l'animalité du corps pensant dont la pornographie rend compte en filigrane, et qui n'est là qu'à causer du temps dépassé. Un voile étrange s'étend sur l'astre inaugural qui touche au paradis perdu, pour laisser comme un puissant recouvrement de l'âme par l'éternité vulgaire du corps sans lieu ni destin. On entrerait dans un temps où la béatitude du vide semble résoudre l'infection qui a lieu depuis l'origine de la vie, vide qui pour le moment n'existe pas.




Thierry Texedre, le 1er mars 2016.



     

jeudi 18 février 2016

Chassé des ténèbres









Chassé des ténèbres

Sur les hautes voix
rescapées du froid
tiraillement de la foi
chante l'espoir
autrement détenu
par tant de haine
et de joie incendiaire
contaminé en ces temps
d'impossible erreur
passible de n'être plus
que chassé des ténèbres
exténuantes qui l'éradique
ventre à terre sur ce territoire
usurpé comme dépecé
de ses anamorphoses
phosphoriques
qui emplissent l'estuaire
de l'hourloupe maçonnique
hurle au loup
plainte pleine de croyances
ça embaume le suc délicieux
d'un anachronique
temps tempétueux.


Thierry Texedre, le 18 février 2016.









L'astragale



Regarde ce sens
qui montre la force
vertigineuse
de s'être mis debout
appuyé sur le poids
posé en immersion
dans l'air inconsistant
de la parole faite
humainement
pour palier au manque
d'équilibre de la vie
sur la pesanteur
incomparable et
incompatible avec l'os
vois ce sacré ferraillage
avec l'extinction du vide
dans la parole maudite
d'une mise en voix
de la terreur d'ériger
depuis le cou ce seul os
dont on mesure
les outrages au corps
qui s'allonge en vers
de ceux qu'une peinture
n'a de cesse d'esquiver
pour faire place nette
à la nudité de l'être
l'étirement de l’œil
jusqu'au coin que l'os
illuminé traduit en chair
par l'édification
de la parole en langage
langue repliée pour
couper l'air du dedans
en mots déroulés
et déroutés toujours
en peinture ouverte
et fermée au corps
née d'improviser
son redressement
d'un zip impitoyable
de l'exploration du temps
à force de tomber sur
l'espace de l'esprit
comme sens inapproprié
à l'exercice que l'os
entreprend pour naître
encore et encore sous
le couvert d'une erreur
évitement de voir ce que
penser force de marcher
à deux pieds sur le temps
pressé de la musique
inventée depuis d'interdit
d'aimer que la marche
chasse de l'os haché à
lécher le dessous délaissé.





Thierry Texedre, le 18 février 2016.






vendredi 12 février 2016

Détournement




Acétique exercice de la vie
contournement extraordinaire
de la prostration des oublis
ravagées par le vent
du frottement sur la cuisse
de Jupiter
choc récalcitrant
contre l’homérique
extinction de la voix
d'un mort prématuré
oh là insignifiante posture
du corps face renversée
entre les jambes
de la crainte
enfournant de ses mandibules
dans la touffe exaltée
le ruissellement interdit
à l'usage de la parole
apaisé par l’onguent
pur du blanc vidé
en chaude pisse
exclamant la misère
du monde assailli par l'âme
imposture du chant intérieur
souffrance du plaisir
inexploré par la feinte
du jeu amoureux
partout se mêlent
les vertus insoumises
de la peau qui succombe
en farandole
autour du ventre
assermenté cloué au pilon
vertical et gavé
par l'impression du corps
sur l’œil qui se réveille
le rigodon du vertige ergote
en soutane la fin du plaisir
révélé par les mains écartées.


Thierry Texedre, le 12 février 2015.








samedi 6 février 2016

Le temps contesté




Exfolier le rythme immanent
de la terreur d'exister
pour rien jusqu'au centre
l'os gratté l'os ulcéré
où plus aucun sang ne coule
voilà l'extraction du corps
qui cherche l'incendie
pour expliquer pourquoi
on parle
l'histoire c'est l'hystérique
qui parle
on entend ce corps
dénué de sens qui vole
au secours de sa parole
parodie du chant
en catimini ulcéré
de n'être là que pour servir
le déroulement intestinal
sur ce sol glaçant
sur la surdité de la marche
forcée de l'être
redressé un temps devant
l'encombrement de la langue
qui l'émoustille
en caquetant et clopinant
de ses deux ergots plantés
jusqu'à la fin d'où sort la puissante
vérité de la voix encore écornée
par l'origine qui revient du fond
de ce gosier lâché juste à l'heure
s'il convient d'exister
qu'advienne veine reine et sienne
les yeux du temps
sentent bon l'opacité de la cécité
face au regard amoureux
la dépossession de la vie
de l'être tyrannisé par la mort.



Thierry Texedre, le 6 février 2016. 





mercredi 3 février 2016

Tendre pénétration




Depuis quels privilèges
l'être érudit sort-il de sa voix
l'extinction espérée de la mort
en quoi résiste cette mort
depuis l'impossible image
qui montre le sens caché
de l'esprit touchant au plaisir
de montrer la mémoire
qui manque la conscience
à en finir avec l'existence
trop d'interdit pour peu d'être
soulèvement du sacré
quand l'image montre
ce qu'une mémoire dépose
depuis l'érection de la chair
dans la peinture biffée
par la musique en tourniquet
touchant au risque de mettre
la mémoire en danger
gangrène qui inonde les mots
de ces pleurs improvisés
depuis la grande douleur
du sang versé pour jouir
de quitter le temps présent
et d'aller et venir
entre la mort et la vie-mémoire
trop risquée à dire les mots
insoumis à la grande chair
chair de la possession
chair de l'entrée en transe
la passation de pouvoir
du corps à cette parole
élision qui gratte les orifices
les plus téméraires pour jeter
le discrédit sur la feinte
d'un obsessionnel plaisir
par quelle tachycardie le phallus
montre ce plaisir comme lien
entre parole et peinture
depuis l'immaculée incertitude
désirée devant l'introduction
de la chair dans la langue.


Thierry Texedre, le 3 février 2016.






mardi 2 février 2016

La peau des nuées obscures




Sur l'étirement en nuée de ce corps
dissout dans l'enterrement de la langue
omniprésence de la fin d'un temps
dans l'origine béate de la pensée
intraduisible depuis la présence d'une
sorte d'excrétion représentation
faire volte face où la résurrection
de cette longue litanie de la parole
maudit l'existence du corps nu
vriller ce corps exempt de sa chair
pour faire remonter sa fin l'origine
impossible de ce qui le nomme
comme fragmentation et ossuaire
tiré de ce rien dont on sait qu'un récit
inaugural veut rencontrer le bien
pour le mettre en forme le soulever
le faire marcher dans sa verticalité
voir au-dessus ce ciel outrancier
qui rentre dans ce sexe pour lui nuire
lui passer la main juste le temps
d'élever la voix pour entendre ce cri
insupportable de l'amour qui se retire
en apothéose de la vocifération
des sens en une multitude
d'incitations à forniquer l'esprit
jusqu'à ce qu'il renvoie
sa parole depuis l'autre bout du sexe
en un jet extatique du jeu jailli de
l'accouplement collé au cul du dire
enfin ce qui respire l'origine se met
à quatre pattes pour respirer ce corps
le sentir encore nu d'avoir déposé
la peau imposture de l'acquis
sur la musique trop absorbée à taire
les exhortations de la raison
qui va souffrir de devoir signer
cet arrêt de mort que la vie nomme
soumise au risque d'expulser l'amour
du grand retour de la voix en langue.


Thierry Texedre, le 2 février 2015.







lundi 1 février 2016

Du même au pire



Arraché au temps ce grand
renversement du corps
qui semble se risquer à éructer
d'une voix qui sort tout cet être
rassemblé dans une orchestration
de la chair et de sa surface
autrement que par cette indistinction
qui force la voix en mots et sens
voilà le ressort qui montre la vie
la sentinelle de l'éternité
qui s'offre au présent
comme si ce jour ou cette nuit
forçaient le rassemblement
du sexe maudit et du corps pensant
sa défaite dans un temps de l'errance
dans un temps de l'après
comme suspendu au milieu
de cette perte de la mémoire
osmose du recouvrement
d'un corps par les plis de sa peau
montrée pour rencontrer cette fin
fendue par le milieu
écartelée pour y naître
moribonde extinction de l'être
sur la potence du paradis perdu
du même étirement du cœur
au pire exutoire de la parole
imposée à ce qui la pense
corps de l'étranglement du sort
face à la vie éternelle.



Thierry Texedre, le 1 février 2016.