vendredi 8 avril 2016

Trémolo


Satanée sottise
en catimini
le vent s'envole
vers l'espace
rencardé des pores
de la peau
fort de s'envoyer
de toute prise
par l'esprit
raréfié en mots
insupportable
et sonne l'hallali
la retraite
de l'inimitable
prétention du corps
encore mal fagoté
là la chair
vibre de ses plis
illimités enfin
avant ce saut
dans l'essentiel
depuis l'avant
aminci de l'âme
escortée par
les partisans
de l'inoubliable
ravissement
de la nudité
tremble le centre
historique de
la naissance
en nourriture
rentrée par l'être
quelle rencontre
oiseau débraillé
qui picore
l’œil de
l'émerveillement
le destin
aux sublimes
couleurs du temps
pressé le regard
qui sauve et ôté
du notre danse
d'une peinture
déconcertante.


Thierry Texedre, le 8 avril 2016.








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