Une textualité qui recherche en permanence son écriture et sa peinture, sans toutefois entrer "en représentation", le lieu ? Une musicalité, pas dans "le son" d'une lecture qui reste aléatoire, mais dans ce qu'un sujet peut de penser: où en est son image, la scription ?
Peinture/Musique
lundi 27 février 2012
Le souffle en portrait
jeudi 23 février 2012
Origène
sous le couvert de l'esprit
d'une démesure du dire
indistinctement insensible
au coup d'arrêt de la vie
le temps de se remémorer
comme un passé overdose
dure réalité du risque d'elle
cette vie amour en deux
encore une illusion de la
phrase du cœur qui court
poussé par l'envie d'enfler
enfoncement de la musique
sur un corps pressé corps
désarticulé de la pauvreté
intérieur couverture en moins
de la peau givrée justesse
de la culture qui s'efface et
s'engonce gommée par les
traits vieillissant de la peau
en marche la peau peur en
pluie de la remontée sourde
du dedans sujet absolu sujet
de l'extension de l'envers
inversé de l'univers vers l'un
unique exhortation des voix
pour enfiler ce corps dissout
dans l'amniotique retard du
temps qui retrousse à trop
naître légiférer sa fatalité
trop reconnaître l'affolement
du corps obtus face à la voix
naissante peu de réalisme
dans ce trajet incessant qui
montre une montée en foi
de la croyance vocale du père
dansé par les fils plus tard
et le cycle menstruel qui va
coucher la mère au moment
des rapports amoureux l'avant
qui sera touché par l'extension
de cette naissance l'univers le
dit le dire manque l'origine
puisque l'origine du monde
est une naissance sans voix
génétique inventée pour clouer
la voix sur ce croire originel.
dimanche 12 février 2012
L'inopiné
dimanche 5 février 2012
Les offrandes oubliées
jeudi 2 février 2012
Fuir et/ou enfouir
vendredi 27 janvier 2012
Pulsations
Ton trait ténu tourne le long du corps en pression tonitruante. Trace du trait trouvé là comme opéré par les sons en répétition. Ton en traitement oblique obligé juste pour oublier ce léger déplacement des sons. Pulsé du fond de la gorge du temps se répète la voix exposition depuis le fond des âges. On traîne cette informelle gesticulation du fond en cavité capiteuse du corps détouré. Réveil de cette effroi généré par les ondes exclamées. Exposition du corps devant l’œil rétracté en flou. Espace rétréci de l’œil. La musique a lieu. Le lieu est né. Du néant. Battement intérieur des sons en pulsations. Tourniquet de la norme en vie pulsionnelle. La mort du dire est dictée par l'essor de ce gonflement du dedans en danse excavée dans une sortie des sons de la chair. On se risque à résonner dans un bruissement léger de la peau sur la vie aérienne. Unisson du coup donné à la voix comme un déhanchement de loin du corps. Une prière pour entendre ce cœur battre pieusement.
dimanche 22 janvier 2012
Désirs inassouvis
mercredi 18 janvier 2012
L'insensé du sens
jeudi 12 janvier 2012
Duo
mercredi 4 janvier 2012
Dire le rêve
Thierry Texedre, le 4 janvier 2012.
samedi 31 décembre 2011
L'enterrement du dire
C'est l'enterrement du dire
une bonne fois pour
se risquer à découvert
vers d'autres isotropes
le temps de se vider
du sang de nos mémoires
improvisées jusqu'au
tréfonds du jour endeuillé
l'enterrement du dire
un peu pour ce désir
inassouvi qui frôle ce
qui reste de respiration
dans un corps décollé
l'enterrement du dire
du soupire intenté une
dernière fois dans le
douloureux accouchement
dramatique d'un temps
reculé de l'exposition
de ces corps boiteux
face au cycle du soleil
caché celui noir de ce
dedans en tête dépression
qui vous asphyxie sur
quoi la grande surdité
de la dernière guerre
s'expulse s'expatrie
dans quelle raison le
temps vote sa perte
dans cette sombre fin
du dire invraisemblable
c'est l'enterrement du dire.
Thierry Texedre, le 31 décembre 2011.
vendredi 23 décembre 2011
Inconséquences
Thierry Texedre, le 23 décembre 2011.
jeudi 22 décembre 2011
Vestubule de la vie
mardi 20 décembre 2011
Vers une surdité de la musique du corps
Quelle
trajectoire, quelle hystérie que le drame qui nous lie au trauma? Trace
dans un corps obturé, clivé, torturé par cet esprit hirsute?
Conglomérat, parole exposée au dire de l'immédiateté, le corps s'en
souviendrait-il s'il était privé de ce désir insoutenable d'aimer sans
fin, un autre corps, celui de l'altération, celui de la chair?
Questionnement insupportable de
l'imposant risque de s'enivrer des paroles circonspects de l'exposition
d'une telle chair? Le dire s'oppose à la parole, pour mettre la chair
sur pause; absorption du temps dans l'inhumanité du corps, comme cavité
découverte, dedans de la pensée «réflexion». Une tentative d'élaboration
de «l'élocutoire» interpellé comme question de la chair troublante d'un
corps coupé du temps, montre bien que tout questionnement s'évanouit
dans l'improbable rétention du temps dans un corps segmenté.
L'usurpatrice psychologie n'en garde pas moins un souvenir, atavisme de
l'histoire qu'une mémoire à rebours rencontrerait, comme imposture mais
révélation d'un discours minimum, l'évanouissement d'une réalité du lieu
sociétal chez l'humain? On entrerait donc dans une ère du manque, de la
trouée éphémère du corps en suspension? Visite d'un bout de
corps-mémoire, et dans un même temps de ce derrière oculaire qui file
vers une mémoire à deux temps. Si la peinture peut s'en emparer, du
corps livré à la chose en deux temps, la musique prendrait elle, le
risque de retenir la traversée du corps, de le mettre en forme, de le
lier, le tirer de cette chair introspective, mise en mémoire du présent
comme objet de désir , matière insubordonnée à la pensée discursive. Un
lien autre s'échapperait, là encore, de ces sonorités immatérielles,
pour tendre vers cet enterrement du mal, monstruosité d'un pensant
recomposé.
Thierry Texedre, le 20 décembre 2011.
vendredi 16 décembre 2011
Danse de l'étirement du corps
dimanche 11 décembre 2011
Apothéose
Le temps est morcelé. Ce morcellement n'est inéluctable que dans un raisonnement. L'homme raisonne, et touche à son annihilation dans ce fractionnement temporel. La musique est un art qui allie deux actions: raisonnement et sensibilité de l'écoute. L'écriture induit une musicalité en errance, que la composition musicale permet d'extrapoler, de dépasser. Le temps de l'écriture est un temps de la dépense, pas encore celui de l'écoute. La peinture vient subjectiver l'écriture, la transcender, par une certaine vision que l'information manque. Déplacement de la peinture sur une ligne qui rend l'espace sculptural intrinsèque au temps. La peinture et la sculpture sont les deux axes d'une même exploration du temps. Le temps divisé est ce double qu'un sujet clivé vient supporter dans l'espace musical. Un sujet peut exister dans la reconnaissance de ces reflets temporaux, sauf peut-être dans son discours, qui lui est antérieurement transmis, mémoire d'un décalage entre le temps morcelé et le temps figuré. Le temps procédure serait un temps de la méconnaissance du corps à venir. On entrerait alors dans une rencontre entre un corps, celui de l'étrangeté, et une musique transversale au dire, histoire de trouée du temps dans une épisodie de la vie humaine traduite sous une apothéose résurrectionnelle. Au loin on perçoit comme une emprise du dire impitoyable, sur un corps d'élection, un corps pensant ce sujet du temps clivé.
samedi 10 décembre 2011
Thierry Cauwet
jeudi 8 décembre 2011
Sous X
mercredi 30 novembre 2011
Première station
Départ chez Barnett Newman peintre, passage chez Thierry Cauwet aussi, visite chez Judit Reigl peintre; dans un envol du sublime chez l'homme, partagé entre cette "expérience éclairante" de la couleur, et d'un corps qui martèle ce cri incessant d'une parole toujours "déjà" en devenir. Histoire de bien voir que ce qui se trame ici est loin de ce départ, mais avec comme symptôme la peinture - celle d'une dépense à venir - ou comment sortir la parole de son dire?
Un court instant ce ciel s'ouvre pour laisser passer une ode, un chant, une certaine altération de nos sens. Ivresse de cette usurpation du temps par l'homme éteint. Étreinte de l'éternité, un cœur envoûté par les chants de ces envolées, anges gardiens peut-être, gardiens du temple, lumière du crépusculaire humain. On s'évanouit du réel quand ce silence vient à manquer. Solstice d'hivers, grands froids de la parole, parabole du dire enfouit sous une myriade de feuilles rouges. Le sanctuaire de l'homme rencontre une autre invalidation de la mort, jusqu'aux confins de l'univers. De ces corps extasiés devant l'infiniment grand de l'univers, sort cette secousse de vie, illumination en d'autres lieux, lieu de l'étreinte de l'âme avec l'au-delà du corps dédié au mal de l'être, l'être s'élève dans un redressement de l'incontournable bestiaire de l'homme. Le très aimé rituel de la dévoration de l'être occulté, pour s'être mis en posture de jouir dans l'infini dedans du corps. Excommunié pour avoir vu, de l'image, vu en cris du fond cadavérique du corps, en mots. De la décomposition de l'être, s'éprend le redressement du corps en image. Juste retour d'une croyance hautement mise en couleur par ce redressement. Zip du corps tombé en étreinte avec cette somme découpée dans la couleur, passage de Dieu vers l'infini pénétration dans l'ultime jaillissement de la pluralité des corps. Traversée d'un lieu social astreint, occulté par cette séparation de la matière. Les cris s'évadent du fond coloré pour venir dramatiser, en râles obscurs, l'éventration du temps. Le temps être n'est plus qu'une demeure, passage austère du vide vers cette nuit d'un tracé noir, forcé dans l'ocre jaune du carré découpé et posé sur ce vide: celui de la présence, de la représentation. On aime parce que ce corps pressé n'a pas encore été, de l'être remonté à l'origine de la vie, de la mémoire qui fait défaut, jusqu'à manquer ce parlant. L'être parlant c'est le corps dédié. Corps de la résurrection, celui de l'imploration, zip en retour, pour se poser devant. Cathédrale que cette peinture qui vous emplisse de joie. Béatitude que ce temps de l'envol de l'homme déplié dans l'infini. L’œil n'est plus maître, mais faille. Le jour se lève, les bras tendus, le corps espère encore revoir, mémoire de l'avant, le corps n'est pas fait pour vivre la chose, mais pour s'éloigner d'elle. Choc de l'être et de la Chose. La chasse à l'homme est lancée. Damnation du temps qui use le corps vers une mort annoncée, celle de l'éternité. La peinture s'y pose, nous met dans quelle posture? Une irrecevabilité de la conscience, première station de l'enterrement de l'esprit.
Thierry Texedre, le 30 novembre 2011.
samedi 26 novembre 2011
Sommeil en temps réel
De cette somme athéologique dont nous héritons, somme toute ne faudrait-il pas revenir sur le sommeil que présentement nous n'avons de cesse d'altérer?
Faute de mieux, les inconditionnels de la veille, vont de loin, échafauder un élogieux parcours temporel propre à mettre un ersatz identitaire, collage-exutoire, sur ce faux-semblant qu'est le sujet parlant. Aucune vérité sous ce chapeau, sinon de temps à autre un salut un peu indifférent du revers de la main qui prend le chapeau pour aérer le sommet de l'indifférence.
On serait loin alors du sommeil, qui lui, sauf à prendre acte de la dormition, n'a plus l'ombre d'une écriture possible vers l'accès au rêve nocturne. Une signifiance autre qui prend alors pour écriture cet accès à l'écriture automatique, plus hétérogène, puisque peinte (voir les écritures de Judit Reigl). Le corps est pensé (mort et montée du rêve-instauration d'une présentation de la chair comme pré-pensée), dans une élévation qui serait parallèle à l'inconscient du sujet de l'introspection.
Le rêve diurne lui, est une transition d'états d'âmes vers un pôle du réel qui n'est transposable qu'à rencontrer plus avant le travail analytique du peintre. Le peintre voit ce qu'un sommeil vaut de dormir vers cette fin immémoriale qu'est la mort mise à «plat» par le peintre.
Un autre peintre range ce corps livré au sommeil permanent, dans un relèvement de cette peinture, qui pour être vue, n'en est pas moins prise dans la transparence d'une veille arythmique; je veux parler de Thierry Cauwet. L'étreinte en tant que lien avec cette peinture exposée, est celle du corps de la dormition. Notre jeu balance entre veille et sommeil, pour penser ce corps en sommeil. Plus important encore que le dire saturé de notre contemporanéité, le sommeil prend une part dévorante de la représentation du vide/plein d'un corps exposé à ce double dilaté du voir/aveuglement, comme perception d'une transparence.
Thierry Texedre, le 26 novembre 2011.
mardi 22 novembre 2011
Strates
1
2
Thierry Texedre, le 22 novembre 2011.
jeudi 17 novembre 2011
Carnaissance
Je ne nommerai jamais assez l'excellence du travail de Thierry Cauwet, comme l'un de nos très grands peintres de cette première moitié du XXIe siècle, période contemporaine qui ferme celle du "corps plein".
Sans se compromettre, le temps pousse à jouir, quand le corps se vide de sa chair; état de la détention de la peau par ce fond dur, os impossible à traverser. Impossible visitation du temps dans cette dureté ordinaire. Décomposer les oblitérations du corps, en un traitement transparent des vestibules. La chair se met en état de vie, pour emporter ce corps dans sa transparence. Le corps est dépossédé de la chair puisqu'il pense. Penser pour l'homme c'est contourner le fond, pour rencontrer la transparence d'une déploration du temps: la vie finit par traverser ce corps plein, pour le couper du cœur incessant du battement de la transparence. Le va-et-vient du dedans du corps, soudé à ce durcissement temporel contre lequel la chair se colle, va se magnifier en une peau transparente, celle du dehors qu'un corps peut penser en un dessin: destin de l'homme qui met en perspective la multitude de lieux de la chair jouissante. La peau tire parti de ce rapprochement du temps et de la transparence du corps. Pour exciser, trancher, couper, dépecer le corps qui pense: pour avoir oppressé ce désir insoutenable, et cette trouée, découpe incessante du corps en peintures-mémoires de la pensée emportée dans l'infini: retournement de ces surfaces transparentes. Arrière, devant, coté livré à cette suspension du temps qui pense, pour toucher ce mystère: quelle jouissance peut exister dans un corps en creux? Sinon quand celle-ci se livre à d'insoutenables exactions de la chair mise en peinture. Rencontre et attraction de ce corps suspendu, pour qu'un désir infini aie lieu: le lieu de telles surfaces recto-verso. On rend compte de ce qu'un corps peut de penser, sauf à reconnaître ce corps peint. Le corps ici serait une mise en acte de la mémoire à rebours. Comme quelque chose qui est représenté, et qui n'a pas encore lieu, sauf dans une coupe du corps peint. Tranche de vie à venir. Naissance future qui augure un nombre infini de corps. Collages en hystérie, raisonnement en tracés et gestes imprimés, pour tourner la surface du corps peint vers cette pensée, qui parle du corps en volume: rationalité du temps de l'homme vu en coupe. Implosion de l'intérieur: la chair rompt avec le temps quand la peinture du corps existe. Le corps pensant est un corps en coupe, un être s'y dessine lorsque ce corps est un corps infini. Un sujet pensant n'est reconnaissable qu'à rencontrer cette multitude de coupes peintes en surfaces transparentes: la chair touche ce fond impossible à inventer, sauf dans l'informelle exploration des couches peintes en temps réel. L'homme s'évanouit quand son corps est livré à d'authentiques extractions du temps découpé dans sa peinture. L'attention feutrée du corps est une caresse des sens, sur le temps immuable de la peau éruptive, en chants éternels du corps dédié à la vie, en songes insondables, en une soudaine soustraction au présent. Là se souvient ce corps "plein", pour entrer dans un "autre" enfin "plaein". Séparation des pouvoirs entre la plainte et ce plein, pour un autre corps démesurément infini par sa capacité à ne jamais être Un que dans un changement perpétuel de plan, du même à l'autre, et de l'autre à la démesure de l'étrangeté d'un corps de la dépossession, de la déposition.
Thierry Texedre, le 17 novembre 2011.
mardi 15 novembre 2011
La chute
Trop de litanie pour un jour
poussé par la fenêtre à la
tombée de la nuit histoire
d'en avaler les images nues
pure fantasmagorie que ce
risque d'envol du geste né
de cette nudité de l'image
imminente et retroussée pas
si faux que ça l’œil se glose
de moins voir à mesure que
la chute s'accélère il retient
comme essentiel souffle ce
qui remonte plus loin en
amont vieille histoire du vide
qui s'invite dans l'imaginaire
pour ensanglanter cet œil
maltraité par le vertige noir
de la déflagration du jour
dernière jouissance avant
l'éclatement en choc frontal
du corps du défi doucement
perdu pour passer par dessus
ce léger embrun emblématique
de la vie victorieuse vociférée.
Thierry Texedre, le 15 novembre 2011.
lundi 14 novembre 2011
Enterrement
dimanche 13 novembre 2011
samedi 12 novembre 2011
Tatoué
Trou
tourbillon
touché par
la grâce ce bel
aspirant l'air de
la parole se souvient-il
de cet avant de la
mémoire qui pèse
sur l'esprit ascétique
de la volonté du corps
réserve du temps pressé
qui s'évanouit dans
d'infâmes aspirations
ramassées en un lieu
hauteur du temps pressé
par les cieux obscurs
de la divine unité
se souvient-il que Dieu
est à couper le souffle
assomption
respiration sous
ces rêves animaux
d'une injection tétanique
en intraveineuse
pour entendre les anges
inventer quelques
sonorités partout où
le verbe a lieu
tranche de vie coupée
secousse du dire tombé
en trombes évoquées
tempête des sons sous
le couvert d'un coup
du sort des mots en vrac
vacuité du sombre songe
enterré dans des tête folles
dans d'imposantes
oppressions de l'écho
des sens ruée vers quelle
sortie du dire cloaque
distendu le dire semble
effrayé par ses mots
articulés en double
double du doute du
double glacé en raison
raisonnement du sens
sans dessus dessous
renversement de la pensée
qui jouit immanquablement
de sa terreur du désir
d'apparition l’œil éteint
se referme sur l'infini
du songe gestation du
redressement d'un corps
né mortellement chair
de la croyance en cette
chair qui en conclave
s'évertuera de tourner
ce corps infecté en
une grande manipulation
du temps le temps serait
le rescapé d'un drame
celui d'une reconnaissance
fichée dans la peau
comme mémoire
l'incommensurable
mémoire du corps
pensant pendu
et perdu sous
une peau celle
de la prière
des cieux
indolores
Dieu est
un tatoué.
Thierry Texedre, le 12 novembre 2011.
dimanche 6 novembre 2011
Fugue
Tressautement des notes sous les doigts posture qui soulève l'érosion de cette envolée lyrique pour laissée une vision dévastée des voix ensorcelantes voltige des notes sur le vif enterrement récréatif de l'attraction pour un refrain ferme empoignement des sons austères sous ce long soulèvement des instruments endiablés on tire sur les cordes en vivacité dans un frontal jeu joué pour ouvrir le temps en représentations irréelles les silences opulents se dressent pour couper les violons faire que ceux-ci assombrissent l'écoute pieds et mains sont tendus tels ces cordes pincées puis subitement relâchées on entend ce lointain désir d'expiation de la musique sur une fantomatique explosion du désir qui inonde ce corps dépossédé de toute raison corps en musique corps en rythmes guerre des sons pour rendre au corps toute sa vivacité son entrée en fractionnements de ses sens direction imposante des sons syncopés répétition d'accords espacés d'accords plus forts dans le drame sourdement on croise une fugue qui couvre tout le corps dans une lamentation divinement étendue dans un étourdissement dramatique lame de fond qui vous emporte vers ce final imposant impromptu de la saisissante exploration du corps caverne en jets expulsés sous une éternité réveil de la passion sous ces cieux en brillant désespoir étoilé autour de l'audition encore et encore dans une transgression permanente du corps en sons atomisés des sons qui en fugue soulèvent l'esprit extraction détenu en syncope en douloureuse apparition dans un temps percé livré à d'insondables renversements début du temps sous d'infâmes ossements hospice pour après danser en sourdine l'esprit en diffraction on se prend dans les fils dévastateurs des notes qui s'accélèrent la vie vitesse du temps sort du son en une musique naissante de l'esprit en une longue défloration des notes vibration des cordes possédées dans un grand fracas intérieur des ondes qui déclament et claquent pour monter pour toucher à là fin des sens sempiternelle retour sur le corps déjoué on part pour sortir de ce sacerdoce passation de pouvoir en blocs grammaire de l'amour à découvert en filigrane du désert de cette fin du temps douloureux.
Thierry Texedre, le 6 novembre 2011.
