samedi 8 juin 2013

Humeurs intérieures

















Soubresaut de la terreur
qui s'installe et saute de
toutes parts depuis ces
commémorations peur
de ce vide d'où il flambe
versatile la pulsion osée
de tous ces corps décapités
et puis les infimes infirmités
du temps vont aller forcer
par peur de piquer la peau
le grain de l'aversion saut
de ce petit corps jusqu'au
beau milieu de l'infiniment
petit depuis ces artères
qui gonflent à se gaver
devenus derniers instants
nourriture terrestre terre
de l'infini qui va trembler
on tire parti de cet étrange
droit à pourchasser le loup
paisible qui démange le
pire piqué dans la cervelle
du con qui pense partout
où les verges saoules folles
et trop belles tentaculaires
suceront à s'y méprendre
le plaisir inassouvi qui vient
découper la putain de chair
si inondée des yeux à rendre
l'âme voilà qu'attend le bien.



Thierry Texedre, le 8 juin 2013.



samedi 1 juin 2013

Paroles du sortilège de la peau.









Le risque qui nous reste nous précipiterait dans ce devenir, ce rien ombrageux qui vous suinte des orifices, jusqu'à cette terreur qui frappe aux portes de ces oreilles inattendues. Incertaine digression de ces errements involontaires, vers d'autres contrées, d'autres surfaces à découvrir, le temps de dissoudre un peu de ce dire qui soulève le rien dans une grande tempérance. Voilà ce risque d'élocution qui s'installe, et s'étale pour d'imposantes sollicitudes, de celles qui vous inondent un corps hirsute. Vu ce risque-souvenir, vu ce rapiéçage de la peau tant désirée, en coups incisifs, mortels peut-être, le corps s'évanouirait, au risque de ne laisser qu'un souvenir effacé de notre chair caressée, partout où des odes se seront soulevées dans la joie, et d'exister, dans l'extrême tentation d'être et d'aimer, traversé par l'autre enchéri de quelques doux attouchements. Risquer d'abolir l'aversion pour l'autre aimé, jusqu'à prendre un corps comme si une divination le rendait impossible à définir, impropre à le consumer, à le consacrer peut-être. Voir ce qui semble réservé à d'impossibles réalités, jusqu'au mensonge, celui de cette parodie-parole, de cette pantalonnade amoureuse du néant, du rien ouvert/fermé de cette face déchirée, pour s'entendre exciter l'acuité de l'audition-affection du corps improvisé. On traîne ce raz-de-marée de mots inaudibles, jusqu'au jour qui se lève, la nuit passée par-là, le temps d'extirper du dedans, de sortir de la chair comme une invitation à la compréhension, pour finir par interroger la langue de ses mots inassouvis. De quelle peau sort ce sordide mot, devenu lieu crasseux de la langue inviolée? Sinon de quelle réplique peut-on sortir ces lamentations liées au masticage verbal? Aucune lecture ne peut résoudre l'éloquente destinée de ce corps-cavité qui est l'ordination de la chair. Par quelle simplicité - l'air qui vous sort de cette gorge serait dramatique - se résout la langue? Vrillée, décongestionnée, traumatisée, la langue s'éteindrait à trop se souvenir de ses vertiges. Rassurée, elle se remet à écrire ces quelques aboiements intelligibles, pour que de cette lecture si aléatoire sorte d'une bouche béate et enflée, la verve de l'oratoire vie en un lieu habité, caverne de l'inspiration du temps en devenir, du commencement d'une rencontre de deux corps, de plusieurs corps, d'une infinité de corps jusqu'aux confins de l'univers, là où les étoiles dansent pour tromper l'homme sans tête.




Thierry Texedre, le 1 juin 2013.

      

samedi 25 mai 2013

Travelling












Catatonie du temps
roué de coups par
cet orgasme envoûté
de corps destitué va
vers ces oripeaux qui
sont entassés froissés
et déchirés avant de
passer ces derniers
instants dans les affres
de ces flammes trop
rouges pour sortir la
respiration risquée de
la danse incandescente
et compulsive là est
le risque inespéré de
se passer d'une mémoire
trop fragile pour tenir
dans la durée de cet
enfer notoire né de la vie
de cette petite respiration
tarabiscotée en fin de vie
courageuse compression
du temps qui s'évade
encore et encore d'une
extension moins grave
que d'une suppression
oppression illimitée
de l'espace indifférent
à l'homme trop enclin
à distinguer sa vision de
face pour sortir sa queue
tête dépliée renversée
et ramassée sur un corps
agacé un corps ôté de
sa scatologie mortifère
saccadé ce corps est
enclin à des soubresauts
irréfléchis pourrissement
de la densité du temps
soulevé vers cette fin
entrain de s'élever des
deux pieds pour marcher
verticalement hauteur
au non pensant violé
de ses organes blessés
par le long défilement
de la vie qui vaut pour
s'être déplacé vestibule
ombilic de ces limbes.



Thierry Texedre, le 25 mai 2013 

mercredi 22 mai 2013

Paysage 2




Tout porte à croire
que le temps rend
de tous ses états
la vilaine face de
l'homme encore
trop près de ce voir

Rendu possible par
ces quelques doutes
qui passent par les
sons impossible à
oublier tant l'audible
rentre dans ces corps

Qui traînent où les
grandes étendues
songent à remplir
l'au-delà trop proche
pour déplacer cette
croyance au vide tu

Taraudé par l'envie
improvisée de voir
l'homme s'étreindra
dans les bras du vide
crépusculaire et clos
jusqu'à cette cavité

Couloir qui y pénètre
plus loin au risque
de ne plus se glousser
de la moindre ligne
respirée engouement
du vestibule membre

Champs réfractaires
se remplissant du tour
de roue carré comptent
pour la récréative vie
abstraction action que
renvoie l’immense rêve

Thierry Texedre, le 22 mai 2013.



dimanche 12 mai 2013

Du sang indécent




Sur le sang
avéré du lit
honoré entre
les lignes de
ces dessous
indécents se
livre la peur
pour rire du
grand amour
oublié en coup
de maître nu
ni d'avant ni
du dedans nié
ce sang lent
va louant les
anges d'avaler
par tant de cris
évanouis la vie
pour la vider
de ses poux
puants en râle
sanguinaire là
est l'oraison
funèbre tout
en chantant
l'étreinte tirée
de ce spectre
pubis entouré
de quelle nuit
du désespoir
au milieu tiré
ce trait posé
rosi et béat
pour passer
un temps par
dessus cul et
dentelle pliée
sous les deux
rondeurs du
derrière bombé
impressionné
devant ce grand
échalas de verge
vestige de l'art
vestibule du
fond indécent
de l'âme hurlée
d'un viol attrapé
par tout ce mal
aisé de l'infini
fisté finalement.



Thierry Texedre, le 12 mai 2013

samedi 13 avril 2013

La peau déshabillée




Par quelle liberté
a-t-on le droit
d’arrêter la vie
jusqu’au sommet
du désir envoûté
par tant de peine
de quelle innocence
la vie semble arrêter
l’étreinte poussée à
l’extrême dilapidé
par de sombres
machinations du
coin de l’œil encore
endormi en vain
écartelé par un
front savamment
répudié par ce soleil
satanique satire
devant une flamme
la vie du droit à
vivre intensément
jusqu’au bout de
la nuit de la nuit
ourlée dans les bras
de l’infini soulèvement
de cette liberté en
tirant sur la peau
pour mettre à plat
cette conscience
indésirable du viol
d’une peau désertée
désir inassouvi de
ces sens entrain
de chercher l’accord
avec la surface
en peau déshabillée
par tant de sourires
liberté désirée tu as
de ces déambulations
pour t’évader et
t’évanouir jusqu’au
fond caché de nos
êtres dénaturés
être là pour éviter
le temps tant que
le corps s’ouvre à
d’autres hémisphères.




Thierry Texedre, le 13 avril 2013.

mercredi 10 avril 2013

Capture







 
Capture du champ de la possession du commun, dans l'usage qui en est fait de sa terreur de tenir son ouverture; capture d'une utilisation du sens, par ce qui forme le signe: la répétition dans l'invitation à l'image.
On traiterait le corps comme si ce commun se risquait à garder en mémoire, d'une mémoire plus éloignée du sujet dans la répétition - dans un temps qui s'émancipe de son immédiateté – la somme d'évanouissement des images qui ondulent dans l'exploration de la cogitation au début de sa formation (dans l'information transformée en une forme que l'imagination reformule).
Le vol incertain de ces images rencontrerait ainsi l'arrivée d'une gestation de sauts phoniques que le corps transgresse par des gestes opératoires, comme addition, addiction à ces images, en les fixant; vestige qui parle de circonscrire, en inventant une reconnaissance que ce commun signe en multipliant les « prises de vues ».
On traite ce corps captif de sa vue transgressive, pour en tirer les réseaux liés à la parole, pour développer, dévoiler et lire ces signes en touchant au pouvoir de futurs mots reliés, écriture qui double la parole pour exposer un corps parlant possédé par la virtualité d'un commun insurrectionnel.
Les sons, davantage, reviennent pour traverser la naissance d'une langue, en nombre si important, que ce commun résisterait jusqu'à dissoudre la parole dans l'art d'exprimer un ordre musical qui combine l'excès et l'impossible unité de la voix, même défendu par ce commun.
Collage pour initier le commun - la voix s'interposerait à ce commun, par l'exploration de l'art musical, jusqu'à renvoyer sur le commun une force d'attention, un obsessionnel retour en voix dans l'écriture - le poussant à extraire une image fragmentée d'un corps comme « double/identité ». Sinuosité d'un désir imposteur, vers une terminaison, nerfs à vifs, peau qui vient soumettre à la mémoire sa douce hétérogénéité, vers le début d'une probable érotisation de l'appareil sensoriel du corps humain.





Thierry Texedre, le 10 avril 2013.








lundi 8 avril 2013

Prière en dessous des vers









 
Sous quelle émission
les bruits vont-ils en
se transformant en se
montrant et changeant
de pied depuis cette ivre
sonorité d'une musique
entrain de chanter la
mort Te Deum pour un
jour nourri pèle mêle
les sons se remplissent
de cet amour divin pour
une vie en pleine éternité
s'embrasant de la mort
dans une rencontre quel
firmament depuis ce ciel
de la cicatrisation du corps
soulevé par tant de maux
maudits qui dévalent la
grande impuissance de
l'homme face à l'élocution
de la douleur infinie d'où
sort l'abstinence irrésolue
de ce corps qui est martelé
la chair suppose exister
en partant de cette mort
insurmontable quand bien
même la vie se met à croire
depuis la petite mort qui
chante dans l'ivresse
haut et fort ce requiem
communion en contrastes
insupportables de la plaie
de la lumière dressée de
ces corpuscules indécents
et indigents jusqu'au bout
de la nuit noire en pleurs
accomplis en danses niées
du gosier trop sec pour
contracter la peste langue
en vers innocent râle juste
à temps avant que cette
parole de verbe n'arrive.




Thierry Texedre, le 8 avril 2013.







vendredi 29 mars 2013

Musique




Quel tempérament ce sacré qui ondule dans nos cœurs. Coupé de toute ergonomie, le corps peut encore se mettre à souffrir et aimer dans une allocution verbale et celle plus forte, de la musique, de celles dont on dit qu'elles sont de la grande musique. 

Véritable passation des pouvoirs entre celui qui est de l'ordre des lois sociales, et celui dont on ne retire comme pouvoir que sa lecture plus proche de la peau, de l'affleurement de la peau, vers cette intériorité du corps d'où les sens partent, en images drapées du risque d'infinies représentations qui se répètent inlassablement pour trouver ce plaisir qui inocule à la chair sa très sainte satiété. Musique au long discours enflammé par les sons qui frôlent et rencontrent le cœur plein du désir inassouvi de jouir dans l'infiniment grande acception du corps amoureux. Écoute extraordinaire de ces accords évanescents et suspendus à trop de béatitude. Le vent et les sons vont et viennent en irruptions atomisées dans ce corps de la dépense; là encore le regard semble pris en défaut. Jeux écartés du temps présent qui s'essouffle de trop rencontrer l'espace du corps qui pense. Pense pour avoir écrit ces exhortations pour en jouer, en prendre acte, les exposer au temps de l'air, de l'air qui souffle jusqu'au futur qui se trouve pris dans l'écriture musicale comme composition de la dépense qu'un corps qui pense peut d'écouter sa chair, avant que l'écriture ne revienne dissoudre l'air entendu, comme disparition inévitable de ce présent dans un ordonnancement de la mémoire; là la mémoire rétroactivement se risque à d'autres images pour inventer l'écriture musicale de son futur présent. Du sacré, voilà qui sort fort bien de ce présent pour que ce corps croit encore à sa pensée en passant par les ondes qui transportent les sons insufflés par l'étant de l'être là comme disposant de sa chair pour dominer sa dernière parole, la dépasser, la transfigurer, et rencontrer l'apothéose dans l'écoute magistrale d'une composition instrumentale encore trop sourde pour être entendu, sous les coups de ces artifices dont on sait qu'ils servent d'instruments, de relais pour déposséder l'être de sa complétude, de sa fracture avec la parole identitaire d'un sujet pensant. On traite de dérive la musique qui semble s'étirer sur des refrains, ou sur une répétition des accords, pour user de la transe, comme bombardement de l'intérieur du corps; jusqu'à le priver de cette pensée qui viendrait se fixer dans une horreur de sa dramatisation du corps qui ne jouirait qu'à ne jamais penser? Qui ne jouirait qu'à ne plus penser la douloureuse fin de son temps lentement revisité par la mort, le vide, la perte de mémoire programmée par le corps qui se délite. 

La résurrection que la musique propose, est l'enveloppement des sons dans les plis de la peau. Caresse sur un temps inassouvi, enfoncement de l'air entendu dans l'extrême intériorité de la chair, vers cet être insoupçonné, jusqu'à l'âme transfigurée par l'allégorie envoûtante, telle une drogue, d'une musique qui s'allonge aussi loin qu'un corps a de se délivrer à découvrir ses plaisirs cachés. Voila donc l'extériorité de la musique. Tête à tête avec l'autre composition de ce continent sauvage.


La sortie de ce fléau qui rogne l'esprit du très oublié corps, c'est encore rencontrer la musique comme si celle-ci, en sons économiques, venait à recomposer le corps qui musique avant la lettre, juste déroulement de la peinture qui commence, hypertrophiée par une jouissance qui n'en finit plus d'accomplir sa très fragile reproduction des sons, dans une récidive inquisition du corps enlevé de son élévation colorée.




Thierry Texedre, le 29 mars 2013.

samedi 23 mars 2013

Du juste temps



Sous quelle disposition le temps se soude? Vers sa terreur de la vie, versatile irruption de la nature qui dresse sa peau, comme commencement de la représentation. 
Sous quels hospices la vie tient, devenue maîtresse de la chair, pour construire cette terrifiante culture, celle qui confirme l'intelligence de l'animalité faite pensée? De biais, le corps se met à reprendre et à reconnaître l'altération de la vie sous différentes formes et différents états pulsionnels du corps pensant. Ce corps dissout dans l'immensité de la matière, semble coloré, plutôt mis en couleur, pour expulser cet aveuglant registre de la mort, partout présente dans la chair. On tient là l'apothéose d'une vérité qui se mettrait à renaître, juste pour éviter de ne pas faire volume, du volume de ce corps dessiné dans la sculpturale hérédité de l'art. Voir, voilà que se pose la question qui suinte fort la nécrose, immanente forclusion du terrible coup de butoir sur l'intellection de la foi, que cette foi soit la voie surannée qui s'impose à la vision, d'un corps pris dans la parole; de la parole, prisme de l'envie d'explorer les orifices du temps de la peur d'y voir? Fragile sinuosité de la peau qui s'émancipera plus avant, de sa surface, pour produire, avec la répétition, ce fracassant pouvoir de reconnaissance du temps. Le temps serait cette irruption de la raison dans l'impossible arrêt de la vie, comme lieu de la conscience, lien avec la pensée en action; l'action painting peut-être du moment révélé de cet inconscient mis à découvert? Le temps se souderait donc sous l'effet de l'action painting? 
Dans quelle peinture ce temps provoquerait-il assez de réalité pour faire croire à l'autre, ce nouveau qui vient se mettre de travers dans le temps représenté comme action? Voilà le pire scénario qui se jouxte à celui de l'inversion du temps comme corps d'écriture ou corps de l'animalité. On tremble à l'idée de croire ces chefs-d’œuvre comme le déroulement de l'irrésolution de la pensée qui sert l'incompréhension du désir devant l'être; sujet du questionnement? Folle extinction de la chair qui semble s'arrêter là où le corps concave s'ouvre. 
Corps concave? Corps de l'intériorité des sens, exploration de l'illusion de ces corps comme chair de la béatitude, chair de la jouissance, chair de la douleur, comme chair de ce corps diurne aussi. La nuit du corps serait alors la mise sous tension de sa désespérance; celui-ci viendrait à se retirer de la voix, de la parole, pour alors seulement produire ce corps de chair anonyme, traumatique, tronqué et hystérique.
Faut-il que ce temps de la forclusion se soude? Est-il irresponsable d'aller chercher un autre temps qui "colle à la peau" de ce réactionnaire temps présent ? Le réel de ce temps n'est-il que le reflet mal extirpé d'un autre temps plus transversal, de ce vivant héritage du temps socialisé qui interfère sur notre état de pensée? Je crois que cette foi doit s'empresser de reconnaître quelque matière picturale qui a à voir avec cette autre foi dont l'histoire dira qu'elle est pour partie cette nouvelle sortie du coin dans la plaie béante du corps de l'humanité en mal de foi.

Thierry Texedre, le 23 mars 2013.


"Aujourd'hui, au XXIe siècle, le néant guette la peinture. Le rasoir d'Ocham a trop bien fait son travail, par élimination, destruction, réduction, décomposition. Fin de la peinture, mort de l'art ? C'est le moment de la vidéo, de la photo, du film, de l'installation. Mais tout cela peut être aussi l'art. Je crois que Bill Viola est un grand artiste. Seulement il s'agit toujours de l'image reproduite mécaniquement."... "Or la peinture possède un plan, une dimension qui est proprement la sienne et irremplaçable. La peinture est une sécrétion humain, travaillant directement dans la chair de la matière. Il y a une présence physique immédiatement, viscéralement vécue. Dans la peinture, c'est la chair qui devient verbe.
Et cette sécrétion chimique, alchimique, continuera avec de hautes et basses périodes, mais sera toujours présente tant que l'homme vivra encore sur cette terre ou même peut être ailleurs sur une autre planète, quelque part dans le transfini des univers." Judit Reigl



l'atelier de Judith Reigl



jeudi 21 mars 2013

Les plis du temps










 
Travers du coup
sur la peau qui
lit l’œil frappé
par on ne sait quelle
poisseuse vérité
sur la béance du
col poli pour
s'asseoir dessus
vertueux et
éthéré c'est l'envie
le trou béant de
l'exactitude du
temps taraudé par
la parole
du désir
malhonnête
qui va boucher les
orifices justes
c'est pour rire je crois
juste pour écrire ces
quelques notations
improvisées dans
la couleur du temps
un grand coup
de derrière la
dérive du corps
qui s'affale de tout
son long ligature
des trompes l’œil
ne peut plus pleurer
il est rond et le
corps se convulse
déjà pour se lier
avec la mort
à trop y voir
la lumière et
les sons sur la
plus énigmatique
musique jouée pour
les funérailles de
l'amant dénié devant
la parole de ce dieu
unique parole qui
couvre tous les ans
amoncelés dans
cette souveraine
souffrance du jouir
qui jalonne les
rives du corps
secoué dans sa
chute sans cesser
de naître il file
dans l'espace de
l'esprit arythmique
de sa queue collée
au fil des ans
sur une peau
intérimaire triangle
des annonciations
de ces chuchotements
anonymes et féminins
en filigrane apostrophé
se range du côté des
amphétamines
pour convaincre
le sort du monde
d'aller dans ce
sacré en coin
certainement
en train de se
faire dévorer
par le temps
tantrique.




Thierry Texedre, le 21 mars 2013. 


 

mercredi 20 mars 2013

Sinuosité de la peau niée




Secoué par le temps du court recourt à l'asphyxie instantanément tournée vers l'avenir de la polémique entre la vie et la mort, ce renégat de corps va choisir ou choir. On le traîne dans les plus pitoyables aspérités de la peau pour jouir, jusqu'à rompre avec la paupérisation de la pornographie, juste fin de l'hétérogénéité dans l'irréalité de la parole qui se répète inlassablement, traversant les rivages irradiés de l'amour qui s'évade dans l'espace de l'hystérie. Déplacement du corps qui est un corps prématuré, rouage de la parole refermée dans la répétition inaugurale de l'écart jouissif du corps avec sa dramaturgie. La fin tragique de l'homme dans sa dérive sans nom du corps voué à l'obscur tournoiement de cette vérité qui s'efface au profit de la réalité, va le conduire à recommencer sans cesse, avec l'écart qui le destine à la reproduction, une rare empathie pour l'analytique résolution de son être tourné en dérision par le corps hypertrophié de l'exaltation pour sa peau ouverte en dramatiques sens expulsés par « l'avent » de la naissance du lieu de « l'endroit » résurrectionnel. Fétichisation de la naissance pour expulser de ce corps ce qui le met en situation de jouir, jusqu'au lent passage vers un volume lumineux de son intégralité. Utopie ou vérité qui ira jusqu'au déchirement probable de la peau. Contorsions qui semblent ne cesser que pour laisser la place à ces replis du souffle en catatonie, voix qui supplie et danse avec les onomatopées, faisant volte-face avec sa laideur, son grain de peau taraudant cet être jusqu'à son inconsistance, son insuffisance. Tout semble se rétrécir jusqu'à la peinture qui remplace ces mots avalés, altérés, par l'énumération de ces sens, en lieu et place d'une peau tirée à quatre épingles. Avançant dans une matière colorée qui frappe la peau - jusqu'à relever la couleur, chaude censure du corps coupé, plages outrées, ouverture de la chair jusqu'à cette innocente inquisition du dedans par l'esprit qui traverse le corps de la jouissance pour exister – l'étant se justifie par son irremplaçable visitation du corps-matière inopinément revenu, de l'être diminué jusqu'à son plus petit grain visible (le grain de la conscience insupportable à écouter). Le corps tombe donc à n'être plus que le gramme inconscient de la vie qui s'étire comme peau du néant nébuleux. Ce qui revient à dire que la peau n'existe que comme interdit du temps nié.



Thierry Texedre, le 20 mars 2013.

samedi 2 mars 2013

Caresse sur cet infini inviolé

 



La formidable générosité du corps, par ses glissements crescendos, la peau qui enfle vertueuse, rassasiée de ne jamais s'en tirer que par d'infimes tressautements imperceptibles, de l'érectile suavité de la surface du corps enivrant, par ses cantiques caressant nos oreilles impunies... Quelle somme qui traverse les pores aériens de ces incommensurables trésors chantés pour l'éternité, trop vite éloignés... On voudrait s'y perdre, s'y reposer, s'en remettre, que Dieu me pardonne ces affabulations, mais ce corps qui soi-disant se délite, restera à tout jamais ma terrible mémoire qui n'ose plus s'effacer de mon être délivré par tant d'agonies intérieures... L'affect, ces pulsions invincibles, vont et viennent tels des oiseaux en proie à d'effroyables surgissements, dans ce sommeil qui cesse par cette apocalypse rayonnante qui souffle sur tant d'amoureuses rêveries dont on ne voudra jamais cesser d'y être plongé... Quelle souffrance vénérable peut tenir devant le temps de cette peau qui dévisse tout notre être, défiant la pesanteur sous l'habit de fortune... Les plis du regard vont et viennent dans un va-et-vient proche de l'objet sur l'eau, navigant à vue - la face irradie sous les traits grimaçants de l'apothéose survivance de la peau. J'avale ces maux immatures pour exciter mes sens, sans discontinuer, en rires effarants, en partageant ce bonheur; ourlet à ma vie qui s'arrête l'instant d'un trop grand émoi, penché sur mes amours éternels... Mes mains caressent la peau jusqu'à l'infini, immensément grande la sensation qui monte en moi, vertigineuse exclusion du monde des vivants, vers l'irremplaçable jouissance de ces attouchements dissidents; que la chair rencontrée restera inconsolable... Maquillage involontaire du temps qui pousse la surface à rencontrer un volume, relique le jour où la mémoire cessera d'extraire ce volume devenu plus vrai que nature. Vieille lune aux rides carnassières, la fin de vie entre partout où la peau encore tenue et tendue joue de ses ondes prometteuses... L'heure est à remonter le courant jusqu'à quelle source? La peau est douée d'une extrême élasticité, peut-être jusqu'à cette naissance qui vous lie avec l'erreur de naître. L'étalement entre en scène, les mains affleurent la peau légère et lisse. Sa couleur m'importe peu, la peinture est là pour faire le reste. C'est-à dire tout ce qui n'a pas à faire et qui n'a rien à voir avec ces caresses ontologiques, puisque tout mon être s'y induit... L'infini dénaturé de l'être est cet élégante béatitude qui nous sied devant l'éternité inviolée du néant...



Thierry Texedre, le 3 mars 2013

vendredi 8 février 2013

Sordide gestation


Satire quelle satire que cette close enfermée dans d'immondes obscénités. Souffle béant de la parole outrancière le temps s'affale lenteur du corps plié dans sa parole invertébrée. Trahir la poussière honteuse de ces voix crépusculaires on cherche la seule vérité qui inonde ce qui reste de corps lié de nos aspirations vertigineuses. Fragment irraisonné de la compassion qui traîne par là aussi. Sourdine du corps compilé sous des tonnes de déchets puants on se croirait entrain d'outrepasser comme ces tombes vidées de leur substance pédoncule terroriste qui frappe à la porte du néant. Pour rien rien que de devoir s'inviter depuis l'origine du monde la sexuation impunie et virtuellement de face. Le corps de face se met à risquer la métamorphose. Enfin demeure l'invention d'un texte à venir qui n'a pas lieu sans ses miasmes verbaux. Le verbe choit pour l'infini dans des sons irremplaçables autant le dire. La foi n'est foi que rencontrée par le dire dans un volume ouvert à la face voie sans foi de l'électron parole. Jaillissement incertain et pourtant véridique passant par d'innommables ondulations de la peau caressée. On casse ce trauma tiré par la voix qui s'égosille intentionnellement à des fins macabres. Le corps n'est corps que dans une pluralité de l'autre. La dérive de l'un entache l'impunité de ce réel immédiat coupé en quatre par le temps en trois. Le temps sordide qui s'aventure dans cette parole indolore du corps pluriel se vante d'être pour le moins rassasié de sa chair comme vérité du texte à venir. Couvert le fragile déchirement de la vocation de la chair se met à fuir de tous ses orifices avant d'appartenir à la terre. Les heures persanes voilà que ce trou devient tremblement sous la peau rétrécie du temps entrée dans l'immensité du désir pour oublier ce tout du corps troué. Infestation de cette hilarité monumentale de la langue à trop s'indigner de penser le sens. Finissons-en nous n'avons plus guère de temps pour rédiger la facture ininterrompue du délire délictueux de la parole faite chair. L'art perd son temps sauf à décoller la peau pour aller boire ce sang odorant sans foi sans discours ni droit le devoir finissant de cette marche sur quelle terre inondée de ces couches corps charniers recouverts juste pour continuer à naître.

Thierry Texedre, le 8 février 2013.

dimanche 20 janvier 2013

C'est passé par la fin des temps





Partout s'étale l'aphasie la longue
tentative d'exclusion de la vie de
ce corps tant fêté par tous les monts
et les continents concupiscents par
peur d'être d'une certaine rencontre
de l'improvisation vers la folle vanité

Pourquoi la vie s'arrêterait-elle sur
cet aphorisme indécent au crépuscule
de la mort de ces corps en tiraillements
inondant l'atmosphérique vérité de
ce pédoncule des anges fiché sur l'être
on entrerait dans cette ère inhospitalière

Pourrissement de la vulnérabilité du temps
qui se referme sur un ciel assermenté
recouvert par ces draps blancs purifiés
par on ne sait quelle anamnèse tortionnaire
pour retrouver une mémoire fragmentaire
par quel miracle pourquoi le temps régresse

Partie gagnée du temps désaxé puissance
de la vue sur la vie au rythme insoutenable
de ces naissances irresponsables juste ce
qu'il faut de vie pour recommencer l'étreinte
qui enfantera cette mère nourricière non
enfin traversée par la fin des temps illusion

Passant par là la sourde envie de jouer avec
le temps ce corps malandrin s'octroie avec
la ferme envie de s'évanouir dans ces cieux
ancestraux notre pleine intériorité du corps
à des fins nihilistes à tout prendre pourquoi
ne pas s'évader dans ce chaos carnassier


Thierry Texedre, le 20 janvier 2013.

jeudi 17 janvier 2013

Plage de guerre



Le foutre passé par les armes
le temps s'évanouit en vent
violent de ces déracinements
immensément inséparables
corps soudés au tiraillement
de ces belles ivresses natives
n'iront plus en guerre sur la
seule terre nommée en jours
horribles gavés de ces râles
espacés par ces cris inventés
par la folie humaine humble
le jour et tyrannique la nuit
belle nuit qui hante ces rêves
obscurcis par la tentation de
franchir l'avenir à deux cordes
celle qui se présente et celle
qui est représentée commun
cadavre de ces enlisements
verbaux qui vont trouer la vie
pour faire fuir les corps de ces
autres en face ennemi invisible
sans rendre ces viscères à Dieu
pour monter aux cieux silence
ça tourne d'un cinéma sans fin
qui va s'aventurer au milieu du
grand manège impuni de ces
religions traquées désespérant
est l'art de la guerre quand le
col de l'ulcéreux chatouillement
intérieur reprend de la viande
en respirant la vertigineuse vie
sans vision du coma sépulcral
la terrifiante guerre s'étend là
où bat cette infamie du genre
de l'osmose radicale pris un
détenu par l'esprit tintamarre
en tension partout où ces corps
soumis se dressent avec envie.



Thierry Texedre, le 17 janvier 2013.

mardi 1 janvier 2013

Le regard des songes




Souffrir fusse sous les
attraits de ces failles
obscures du râle rétréci
du temps de la dépouille

Sous des regards inquiets
se risque l'art éloquent
de la fugue jusqu'au fait
de ce rempare impétueux

Sur quel tremblement la
vie se met à transpirer
de tous ses pores de tout
ce qui fait face à la mort

Suave mort devant l'invisible
rencontre avec ces démons
intérieurs tournés en délit
dédié à la grande mère litanie

Souffrir sur le temps de la
possession de la chair en
une pléiade de caresses
accouplées avec les songes.



Thierry Texedre, le 1 Janvier 2013.

samedi 22 décembre 2012

âme qui vive




Quel sortilège que ce vent
rencontré outrageusement
dans une tempête assignée
quadrillage que ces temps
en effervescence dans l'âge
agité du vieil homme assit
près de cet esprit prosaïque
qui le soulève encore perdu
pris dans un tel tournoiement
de ses rêves renquillés pour
l'éternité par l'essoufflement
qui gronde qui obtempère
juste sa cible et fend l'âme
pour laisser passer un filet
de son sang impétueux en
jets de ceux de ce cœur qui
est bientôt conduit par l'âme
noire en d'autres lieux impies



Thierry Texedre, le 22 décembre 2012.