Une textualité qui recherche en permanence son écriture et sa peinture, sans toutefois entrer "en représentation", le lieu ? Une musicalité, pas dans "le son" d'une lecture qui reste aléatoire, mais dans ce qu'un sujet peut de penser: où en est son image, la scription ?
Peinture/Musique
jeudi 16 mai 2013
dimanche 12 mai 2013
Du sang indécent
Sur
le sang
avéré
du lit
honoré
entre
les
lignes de
ces
dessous
indécents
se
livre
la peur
pour
rire du
grand
amour
oublié
en coup
de
maître nu
ni
d'avant ni
du
dedans nié
ce
sang lent
va
louant les
anges
d'avaler
par
tant de cris
évanouis
la vie
pour
la vider
de
ses poux
puants
en râle
sanguinaire
là
est
l'oraison
funèbre
tout
en
chantant
l'étreinte
tirée
de
ce spectre
pubis
entouré
de
quelle nuit
du
désespoir
au
milieu tiré
ce
trait posé
rosi
et béat
pour
passer
un
temps par
dessus
cul et
dentelle
pliée
sous
les deux
rondeurs
du
derrière
bombé
impressionné
devant
ce grand
échalas
de verge
vestige
de l'art
vestibule
du
fond
indécent
de
l'âme hurlée
d'un
viol attrapé
par
tout ce mal
aisé
de l'infini
fisté
finalement.
Thierry
Texedre, le 12 mai 2013
lundi 6 mai 2013
samedi 13 avril 2013
La peau déshabillée
Par quelle liberté
a-t-on le droit
d’arrêter la vie
jusqu’au sommet
du désir envoûté
par tant de peine
de quelle innocence
la vie semble arrêter
l’étreinte poussée à
l’extrême dilapidé
par de sombres
machinations du
coin de l’œil encore
endormi en vain
écartelé par un
front savamment
répudié par ce soleil
satanique satire
devant une flamme
la vie du droit à
vivre intensément
jusqu’au bout de
la nuit de la nuit
ourlée dans les bras
de l’infini soulèvement
de cette liberté en
tirant sur la peau
pour mettre à plat
cette conscience
indésirable du viol
d’une peau désertée
désir inassouvi de
ces sens entrain
de chercher l’accord
avec la surface
en peau déshabillée
par tant de sourires
liberté désirée tu as
de ces déambulations
pour t’évader et
t’évanouir jusqu’au
fond caché de nos
êtres dénaturés
être là pour éviter
le temps tant que
le corps s’ouvre à
d’autres hémisphères.
Thierry Texedre, le 13 avril 2013.
mercredi 10 avril 2013
Capture
Capture du champ de la possession du
commun, dans l'usage qui en est fait de sa terreur de tenir son
ouverture; capture d'une utilisation du sens, par ce qui forme le
signe: la répétition dans l'invitation à l'image.
On traiterait le corps comme si ce
commun se risquait à garder en mémoire, d'une mémoire plus
éloignée du sujet dans la répétition - dans un temps qui
s'émancipe de son immédiateté – la somme d'évanouissement des
images qui ondulent dans l'exploration de la cogitation au début de
sa formation (dans l'information transformée en une forme que
l'imagination reformule).
Le vol incertain de ces images
rencontrerait ainsi l'arrivée d'une gestation de sauts phoniques que
le corps transgresse par des gestes opératoires, comme addition,
addiction à ces images, en les fixant; vestige qui parle de
circonscrire, en inventant une reconnaissance que ce commun signe en
multipliant les « prises de vues ».
On traite ce corps captif de sa vue
transgressive, pour en tirer les réseaux liés à la parole, pour
développer, dévoiler et lire ces signes en touchant au pouvoir de
futurs mots reliés, écriture qui double la parole pour exposer un
corps parlant possédé par la virtualité d'un commun
insurrectionnel.
Les sons, davantage, reviennent pour
traverser la naissance d'une langue, en nombre si important, que ce
commun résisterait jusqu'à dissoudre la parole dans l'art
d'exprimer un ordre musical qui combine l'excès et l'impossible
unité de la voix, même défendu par ce commun.
Collage pour initier le commun - la
voix s'interposerait à ce commun, par l'exploration de l'art
musical, jusqu'à renvoyer sur le commun une force d'attention, un
obsessionnel retour en voix dans l'écriture - le poussant à
extraire une image fragmentée d'un corps comme « double/identité ».
Sinuosité d'un désir imposteur, vers une terminaison, nerfs à
vifs, peau qui vient soumettre à la mémoire sa douce hétérogénéité,
vers le début d'une probable érotisation de l'appareil sensoriel du
corps humain.
Thierry Texedre, le 10 avril 2013.
lundi 8 avril 2013
Prière en dessous des vers
Sous
quelle émission
les
bruits vont-ils en
se
transformant en se
montrant
et changeant
de
pied depuis cette ivre
sonorité
d'une musique
entrain
de chanter la
mort
Te Deum pour un
jour
nourri pèle mêle
les
sons se remplissent
de
cet amour divin pour
une
vie en pleine éternité
s'embrasant
de la mort
dans
une rencontre quel
firmament
depuis ce ciel
de
la cicatrisation du corps
soulevé
par tant de maux
maudits
qui dévalent la
grande
impuissance de
l'homme
face à l'élocution
de
la douleur infinie d'où
sort
l'abstinence irrésolue
de
ce corps qui est martelé
la
chair suppose exister
en
partant de cette mort
insurmontable
quand bien
même
la vie se met à croire
depuis
la petite mort qui
chante
dans l'ivresse
haut
et fort ce requiem
communion
en contrastes
insupportables
de la plaie
de
la lumière dressée de
ces
corpuscules indécents
et
indigents jusqu'au bout
de
la nuit noire en pleurs
accomplis
en danses niées
du
gosier trop sec pour
contracter
la peste langue
en
vers innocent râle juste
à
temps avant que cette
parole
de verbe n'arrive.
Thierry
Texedre, le 8 avril 2013.
vendredi 29 mars 2013
Musique
Quel
tempérament ce sacré qui ondule dans nos cœurs. Coupé de toute
ergonomie, le corps peut encore se mettre à souffrir et aimer dans
une allocution verbale et celle plus forte, de la musique, de celles
dont on dit qu'elles sont de la grande musique.
Véritable passation des pouvoirs entre celui qui est de l'ordre des lois sociales, et celui dont on ne retire comme pouvoir que sa lecture plus proche de la peau, de l'affleurement de la peau, vers cette intériorité du corps d'où les sens partent, en images drapées du risque d'infinies représentations qui se répètent inlassablement pour trouver ce plaisir qui inocule à la chair sa très sainte satiété. Musique au long discours enflammé par les sons qui frôlent et rencontrent le cœur plein du désir inassouvi de jouir dans l'infiniment grande acception du corps amoureux. Écoute extraordinaire de ces accords évanescents et suspendus à trop de béatitude. Le vent et les sons vont et viennent en irruptions atomisées dans ce corps de la dépense; là encore le regard semble pris en défaut. Jeux écartés du temps présent qui s'essouffle de trop rencontrer l'espace du corps qui pense. Pense pour avoir écrit ces exhortations pour en jouer, en prendre acte, les exposer au temps de l'air, de l'air qui souffle jusqu'au futur qui se trouve pris dans l'écriture musicale comme composition de la dépense qu'un corps qui pense peut d'écouter sa chair, avant que l'écriture ne revienne dissoudre l'air entendu, comme disparition inévitable de ce présent dans un ordonnancement de la mémoire; là la mémoire rétroactivement se risque à d'autres images pour inventer l'écriture musicale de son futur présent. Du sacré, voilà qui sort fort bien de ce présent pour que ce corps croit encore à sa pensée en passant par les ondes qui transportent les sons insufflés par l'étant de l'être là comme disposant de sa chair pour dominer sa dernière parole, la dépasser, la transfigurer, et rencontrer l'apothéose dans l'écoute magistrale d'une composition instrumentale encore trop sourde pour être entendu, sous les coups de ces artifices dont on sait qu'ils servent d'instruments, de relais pour déposséder l'être de sa complétude, de sa fracture avec la parole identitaire d'un sujet pensant. On traite de dérive la musique qui semble s'étirer sur des refrains, ou sur une répétition des accords, pour user de la transe, comme bombardement de l'intérieur du corps; jusqu'à le priver de cette pensée qui viendrait se fixer dans une horreur de sa dramatisation du corps qui ne jouirait qu'à ne jamais penser? Qui ne jouirait qu'à ne plus penser la douloureuse fin de son temps lentement revisité par la mort, le vide, la perte de mémoire programmée par le corps qui se délite.
La résurrection que la musique propose, est l'enveloppement des sons dans les plis de la peau. Caresse sur un temps inassouvi, enfoncement de l'air entendu dans l'extrême intériorité de la chair, vers cet être insoupçonné, jusqu'à l'âme transfigurée par l'allégorie envoûtante, telle une drogue, d'une musique qui s'allonge aussi loin qu'un corps a de se délivrer à découvrir ses plaisirs cachés. Voila donc l'extériorité de la musique. Tête à tête avec l'autre composition de ce continent sauvage.
La sortie de ce fléau qui rogne l'esprit du très oublié corps, c'est encore rencontrer la musique comme si celle-ci, en sons économiques, venait à recomposer le corps qui musique avant la lettre, juste déroulement de la peinture qui commence, hypertrophiée par une jouissance qui n'en finit plus d'accomplir sa très fragile reproduction des sons, dans une récidive inquisition du corps enlevé de son élévation colorée.
Véritable passation des pouvoirs entre celui qui est de l'ordre des lois sociales, et celui dont on ne retire comme pouvoir que sa lecture plus proche de la peau, de l'affleurement de la peau, vers cette intériorité du corps d'où les sens partent, en images drapées du risque d'infinies représentations qui se répètent inlassablement pour trouver ce plaisir qui inocule à la chair sa très sainte satiété. Musique au long discours enflammé par les sons qui frôlent et rencontrent le cœur plein du désir inassouvi de jouir dans l'infiniment grande acception du corps amoureux. Écoute extraordinaire de ces accords évanescents et suspendus à trop de béatitude. Le vent et les sons vont et viennent en irruptions atomisées dans ce corps de la dépense; là encore le regard semble pris en défaut. Jeux écartés du temps présent qui s'essouffle de trop rencontrer l'espace du corps qui pense. Pense pour avoir écrit ces exhortations pour en jouer, en prendre acte, les exposer au temps de l'air, de l'air qui souffle jusqu'au futur qui se trouve pris dans l'écriture musicale comme composition de la dépense qu'un corps qui pense peut d'écouter sa chair, avant que l'écriture ne revienne dissoudre l'air entendu, comme disparition inévitable de ce présent dans un ordonnancement de la mémoire; là la mémoire rétroactivement se risque à d'autres images pour inventer l'écriture musicale de son futur présent. Du sacré, voilà qui sort fort bien de ce présent pour que ce corps croit encore à sa pensée en passant par les ondes qui transportent les sons insufflés par l'étant de l'être là comme disposant de sa chair pour dominer sa dernière parole, la dépasser, la transfigurer, et rencontrer l'apothéose dans l'écoute magistrale d'une composition instrumentale encore trop sourde pour être entendu, sous les coups de ces artifices dont on sait qu'ils servent d'instruments, de relais pour déposséder l'être de sa complétude, de sa fracture avec la parole identitaire d'un sujet pensant. On traite de dérive la musique qui semble s'étirer sur des refrains, ou sur une répétition des accords, pour user de la transe, comme bombardement de l'intérieur du corps; jusqu'à le priver de cette pensée qui viendrait se fixer dans une horreur de sa dramatisation du corps qui ne jouirait qu'à ne jamais penser? Qui ne jouirait qu'à ne plus penser la douloureuse fin de son temps lentement revisité par la mort, le vide, la perte de mémoire programmée par le corps qui se délite.
La résurrection que la musique propose, est l'enveloppement des sons dans les plis de la peau. Caresse sur un temps inassouvi, enfoncement de l'air entendu dans l'extrême intériorité de la chair, vers cet être insoupçonné, jusqu'à l'âme transfigurée par l'allégorie envoûtante, telle une drogue, d'une musique qui s'allonge aussi loin qu'un corps a de se délivrer à découvrir ses plaisirs cachés. Voila donc l'extériorité de la musique. Tête à tête avec l'autre composition de ce continent sauvage.
La sortie de ce fléau qui rogne l'esprit du très oublié corps, c'est encore rencontrer la musique comme si celle-ci, en sons économiques, venait à recomposer le corps qui musique avant la lettre, juste déroulement de la peinture qui commence, hypertrophiée par une jouissance qui n'en finit plus d'accomplir sa très fragile reproduction des sons, dans une récidive inquisition du corps enlevé de son élévation colorée.
Thierry
Texedre, le 29 mars 2013.
samedi 23 mars 2013
Du juste temps
Sous quelle disposition le temps se soude? Vers sa terreur de la vie, versatile irruption de la nature qui dresse sa peau, comme commencement de la représentation.
Sous quels hospices la vie tient, devenue maîtresse de la chair, pour construire cette terrifiante culture, celle qui confirme l'intelligence de l'animalité faite pensée? De biais, le corps se met à reprendre et à reconnaître l'altération de la vie sous différentes formes et différents états pulsionnels du corps pensant. Ce corps dissout dans l'immensité de la matière, semble coloré, plutôt mis en couleur, pour expulser cet aveuglant registre de la mort, partout présente dans la chair. On tient là l'apothéose d'une vérité qui se mettrait à renaître, juste pour éviter de ne pas faire volume, du volume de ce corps dessiné dans la sculpturale hérédité de l'art. Voir, voilà que se pose la question qui suinte fort la nécrose, immanente forclusion du terrible coup de butoir sur l'intellection de la foi, que cette foi soit la voie surannée qui s'impose à la vision, d'un corps pris dans la parole; de la parole, prisme de l'envie d'explorer les orifices du temps de la peur d'y voir? Fragile sinuosité de la peau qui s'émancipera plus avant, de sa surface, pour produire, avec la répétition, ce fracassant pouvoir de reconnaissance du temps. Le temps serait cette irruption de la raison dans l'impossible arrêt de la vie, comme lieu de la conscience, lien avec la pensée en action; l'action painting peut-être du moment révélé de cet inconscient mis à découvert? Le temps se souderait donc sous l'effet de l'action painting?
Dans quelle peinture ce temps provoquerait-il assez de réalité pour faire croire à l'autre, ce nouveau qui vient se mettre de travers dans le temps représenté comme action? Voilà le pire scénario qui se jouxte à celui de l'inversion du temps comme corps d'écriture ou corps de l'animalité. On tremble à l'idée de croire ces chefs-d’œuvre comme le déroulement de l'irrésolution de la pensée qui sert l'incompréhension du désir devant l'être; sujet du questionnement? Folle extinction de la chair qui semble s'arrêter là où le corps concave s'ouvre.
Corps concave? Corps de l'intériorité des sens, exploration de l'illusion de ces corps comme chair de la béatitude, chair de la jouissance, chair de la douleur, comme chair de ce corps diurne aussi. La nuit du corps serait alors la mise sous tension de sa désespérance; celui-ci viendrait à se retirer de la voix, de la parole, pour alors seulement produire ce corps de chair anonyme, traumatique, tronqué et hystérique.
Faut-il que ce temps de la forclusion se soude? Est-il irresponsable d'aller chercher un autre temps qui "colle à la peau" de ce réactionnaire temps présent ? Le réel de ce temps n'est-il que le reflet mal extirpé d'un autre temps plus transversal, de ce vivant héritage du temps socialisé qui interfère sur notre état de pensée? Je crois que cette foi doit s'empresser de reconnaître quelque matière picturale qui a à voir avec cette autre foi dont l'histoire dira qu'elle est pour partie cette nouvelle sortie du coin dans la plaie béante du corps de l'humanité en mal de foi.
Thierry Texedre, le 23 mars 2013.
"Aujourd'hui, au XXIe siècle, le néant guette la peinture. Le rasoir d'Ocham a trop bien fait son travail, par élimination, destruction, réduction, décomposition. Fin de la peinture, mort de l'art ? C'est le moment de la vidéo, de la photo, du film, de l'installation. Mais tout cela peut être aussi l'art. Je crois que Bill Viola est un grand artiste. Seulement il s'agit toujours de l'image reproduite mécaniquement."... "Or la peinture possède un plan, une dimension qui est proprement la sienne et irremplaçable. La peinture est une sécrétion humain, travaillant directement dans la chair de la matière. Il y a une présence physique immédiatement, viscéralement vécue. Dans la peinture, c'est la chair qui devient verbe.
Et cette sécrétion chimique, alchimique, continuera avec de hautes et basses périodes, mais sera toujours présente tant que l'homme vivra encore sur cette terre ou même peut être ailleurs sur une autre planète, quelque part dans le transfini des univers." Judit Reigl
l'atelier de Judith Reigl
jeudi 21 mars 2013
Les plis du temps
Travers
du coup
sur
la peau qui
lit l’œil frappé
par
on ne sait quelle
poisseuse
vérité
sur
la béance du
col
poli pour
s'asseoir
dessus
vertueux
et
éthéré
c'est l'envie
le
trou béant de
l'exactitude
du
temps
taraudé par
la
parole
du
désir
malhonnête
qui
va boucher les
orifices
justes
c'est
pour rire je crois
juste
pour écrire ces
quelques
notations
improvisées
dans
la
couleur du temps
un
grand coup
de
derrière la
dérive
du corps
qui
s'affale de tout
son
long ligature
des
trompes l’œil
ne
peut plus pleurer
il
est rond et le
corps
se convulse
déjà
pour se lier
avec
la mort
à
trop y voir
la
lumière et
les
sons sur la
plus
énigmatique
musique
jouée pour
les
funérailles de
l'amant
dénié devant
la
parole de ce dieu
unique
parole qui
couvre
tous les ans
amoncelés
dans
cette
souveraine
souffrance
du jouir
qui
jalonne les
rives
du corps
secoué
dans sa
chute
sans cesser
de
naître il file
dans
l'espace de
l'esprit
arythmique
de
sa queue collée
au
fil des ans
sur
une peau
intérimaire
triangle
des
annonciations
de
ces chuchotements
anonymes
et féminins
en
filigrane apostrophé
se
range du côté des
amphétamines
pour
convaincre
le
sort du monde
d'aller
dans ce
sacré
en coin
certainement
en
train de se
faire
dévorer
par
le temps
tantrique.
Thierry
Texedre, le 21 mars 2013.
mercredi 20 mars 2013
Sinuosité de la peau niée
Secoué
par le temps du court recourt à l'asphyxie instantanément
tournée vers l'avenir de la polémique entre la vie et
la mort, ce renégat de corps va choisir ou choir. On le traîne
dans les plus pitoyables aspérités de la peau pour
jouir, jusqu'à rompre avec la paupérisation de la
pornographie, juste fin de l'hétérogénéité
dans l'irréalité de la parole qui se répète
inlassablement, traversant les rivages irradiés de l'amour qui
s'évade dans l'espace de l'hystérie. Déplacement
du corps qui est un corps prématuré,
rouage de la parole refermée dans la répétition
inaugurale de l'écart jouissif du corps avec sa dramaturgie.
La fin tragique de l'homme dans sa dérive sans nom du corps
voué à l'obscur tournoiement de cette vérité
qui s'efface au profit de la réalité, va le conduire à
recommencer sans cesse, avec l'écart qui le destine à
la reproduction, une rare empathie pour l'analytique résolution
de son être tourné en dérision par le
corps hypertrophié de l'exaltation pour sa peau ouverte en
dramatiques sens expulsés par « l'avent » de la
naissance du lieu de « l'endroit » résurrectionnel.
Fétichisation de la
naissance pour expulser de ce corps ce qui le met en situation de
jouir, jusqu'au lent passage vers un volume lumineux de son
intégralité. Utopie ou vérité qui ira
jusqu'au déchirement probable de la peau. Contorsions qui
semblent ne cesser que pour laisser la place à ces replis du
souffle en catatonie, voix qui supplie et danse avec les onomatopées,
faisant volte-face avec sa laideur, son grain de peau taraudant cet
être jusqu'à
son inconsistance, son insuffisance. Tout semble se rétrécir
jusqu'à la peinture
qui remplace ces mots avalés, altérés, par
l'énumération de ces sens, en lieu et place d'une peau
tirée à quatre épingles. Avançant dans
une matière colorée qui frappe la peau - jusqu'à
relever la couleur, chaude censure du corps coupé, plages
outrées, ouverture de la chair jusqu'à cette innocente
inquisition du dedans par l'esprit qui traverse le corps de la
jouissance pour exister – l'étant se justifie par son
irremplaçable visitation du corps-matière inopinément
revenu, de l'être diminué jusqu'à son plus petit
grain visible (le
grain de la conscience insupportable à écouter).
Le corps tombe donc à n'être plus que le gramme
inconscient de la vie qui s'étire comme peau du néant
nébuleux. Ce qui revient à dire que la peau n'existe
que comme interdit du temps nié.
Thierry
Texedre, le 20 mars 2013.
mardi 19 mars 2013
samedi 2 mars 2013
Caresse sur cet infini inviolé
Thierry Texedre, le 3 mars 2013
vendredi 8 février 2013
Sordide gestation
Satire
quelle satire que cette close enfermée dans d'immondes
obscénités. Souffle béant de la parole
outrancière le temps s'affale lenteur du corps plié
dans sa parole invertébrée. Trahir la poussière
honteuse de ces voix crépusculaires on cherche la seule vérité
qui inonde ce qui reste de corps lié de nos aspirations
vertigineuses. Fragment irraisonné de la compassion qui traîne
par là aussi. Sourdine du corps compilé sous des tonnes
de déchets puants on se croirait entrain d'outrepasser comme
ces tombes vidées de leur substance pédoncule
terroriste qui frappe à la porte du néant. Pour rien
rien que de devoir s'inviter depuis l'origine du monde la sexuation
impunie et virtuellement de face. Le corps de face se met à
risquer la métamorphose. Enfin demeure l'invention d'un texte
à venir qui n'a pas lieu sans ses miasmes verbaux. Le verbe
choit pour l'infini dans des sons irremplaçables autant le
dire. La foi n'est foi que rencontrée par le dire dans un
volume ouvert à la face voie sans foi de l'électron
parole. Jaillissement incertain et pourtant véridique passant
par d'innommables ondulations de la peau caressée. On casse ce
trauma tiré par la voix qui s'égosille
intentionnellement à des fins macabres. Le corps n'est corps
que dans une pluralité de l'autre. La dérive de l'un
entache l'impunité de ce réel immédiat coupé
en quatre par le temps en trois. Le temps sordide qui s'aventure dans
cette parole indolore du corps pluriel se vante d'être pour le
moins rassasié de sa chair comme vérité du texte
à venir. Couvert le fragile déchirement de la vocation
de la chair se met à fuir de tous ses orifices avant
d'appartenir à la terre. Les heures persanes voilà que
ce trou devient tremblement sous la peau rétrécie du
temps entrée dans l'immensité du désir pour
oublier ce tout du corps troué. Infestation de cette hilarité
monumentale de la langue à trop s'indigner de penser le sens.
Finissons-en nous n'avons plus guère de temps pour rédiger
la facture ininterrompue du délire délictueux de la
parole faite chair. L'art perd son temps sauf à décoller
la peau pour aller boire ce sang odorant sans foi sans discours ni
droit le devoir finissant de cette marche sur quelle terre inondée
de ces couches corps charniers recouverts juste pour continuer à
naître.
Thierry
Texedre, le 8 février 2013.
mercredi 30 janvier 2013
dimanche 20 janvier 2013
C'est passé par la fin des temps
Partout
s'étale l'aphasie la longue
tentative
d'exclusion de la vie de
ce
corps tant fêté par tous les monts
et
les continents concupiscents par
peur
d'être d'une certaine rencontre
de
l'improvisation vers la folle vanité
Pourquoi
la vie s'arrêterait-elle sur
cet
aphorisme indécent au crépuscule
de
la mort de ces corps en tiraillements
inondant
l'atmosphérique vérité de
ce
pédoncule des anges fiché sur l'être
on
entrerait dans cette ère inhospitalière
Pourrissement
de la vulnérabilité du temps
qui
se referme sur un ciel assermenté
recouvert
par ces draps blancs purifiés
par
on ne sait quelle anamnèse tortionnaire
pour
retrouver une mémoire fragmentaire
par
quel miracle pourquoi le temps régresse
Partie
gagnée du temps désaxé puissance
de
la vue sur la vie au rythme insoutenable
de
ces naissances irresponsables juste ce
qu'il
faut de vie pour recommencer l'étreinte
qui
enfantera cette mère nourricière non
enfin
traversée par la fin des temps illusion
Passant
par là la sourde envie de jouer avec
le
temps ce corps malandrin s'octroie avec
la
ferme envie de s'évanouir dans ces cieux
ancestraux
notre pleine intériorité du corps
à
des fins nihilistes à tout prendre pourquoi
ne
pas s'évader dans ce chaos carnassier
Thierry
Texedre, le 20 janvier 2013.
jeudi 17 janvier 2013
Plage de guerre
Le
foutre passé par les armes
le
temps s'évanouit en vent
violent
de ces déracinements
immensément
inséparables
corps
soudés au tiraillement
de
ces belles ivresses natives
n'iront
plus en guerre sur la
seule
terre nommée en jours
horribles
gavés de ces râles
espacés
par ces cris inventés
par
la folie humaine humble
le
jour et tyrannique la nuit
belle
nuit qui hante ces rêves
obscurcis
par la tentation de
franchir
l'avenir à deux cordes
celle
qui se présente et celle
qui
est représentée commun
cadavre
de ces enlisements
verbaux
qui vont trouer la vie
pour
faire fuir les corps de ces
autres
en face ennemi invisible
sans
rendre ces viscères à Dieu
pour
monter aux cieux silence
ça
tourne d'un cinéma sans fin
qui
va s'aventurer au milieu du
grand
manège impuni de ces
religions
traquées désespérant
est
l'art de la guerre quand le
col
de l'ulcéreux chatouillement
intérieur
reprend de la viande
en
respirant la vertigineuse vie
sans
vision du coma sépulcral
la
terrifiante guerre s'étend là
où
bat cette infamie du genre
de
l'osmose radicale pris un
détenu
par l'esprit tintamarre
en
tension partout où ces corps
soumis
se dressent avec envie.
Thierry
Texedre, le 17 janvier 2013.
mardi 1 janvier 2013
Le regard des songes
Souffrir
fusse sous les
attraits
de ces failles
obscures
du râle rétréci
du
temps de la dépouille
Sous
des regards inquiets
se
risque l'art éloquent
de
la fugue jusqu'au fait
de
ce rempare impétueux
Sur
quel tremblement la
vie
se met à transpirer
de
tous ses pores de tout
ce
qui fait face à la mort
Suave
mort devant l'invisible
rencontre
avec ces démons
intérieurs
tournés en délit
dédié
à la grande mère litanie
Souffrir
sur le temps de la
possession
de la chair en
une
pléiade de caresses
accouplées avec les songes.
Thierry
Texedre, le 1 Janvier 2013.
samedi 22 décembre 2012
âme qui vive
Quel
sortilège que ce vent
rencontré
outrageusement
dans
une tempête assignée
quadrillage
que ces temps
en
effervescence dans l'âge
agité
du vieil homme assit
près
de cet esprit prosaïque
qui
le soulève encore perdu
pris
dans un tel tournoiement
de
ses rêves renquillés pour
l'éternité
par l'essoufflement
qui
gronde qui obtempère
juste
sa cible et fend l'âme
pour
laisser passer un filet
de
son sang impétueux en
jets
de ceux de ce cœur qui
est
bientôt conduit par l'âme
noire
en d'autres lieux impies
Thierry
Texedre, le 22 décembre 2012.
samedi 8 décembre 2012
Plaidoyer pour un temps déprogrammé
C'est
dit, c'est deux pour toujours.
Si
l'air semble traversé par ce qui s'aventure
dans
un temps dissout droit irascible coït né
du
regard éteint dans l'évitement de ces sens
orage
ravageur oh tellurique fantasmagorie
qui
vous frôle avec ardeur et hardiesse pour
tenter
ce sacré qui franchit les rîmes de ces
cimes
infestées du diable de discours distendu
Si
de cet épicentre vient de se réveiller l'art
tant
décrié de la poussive et chaste parole
tournée
en dérision dans cette bienheureuse
danse
de ses lettres sinueuse et encartées
pour
distendre et dispenser la parole de ses
histoires
inconsidérées qui remontent aussi
là
dans une lassitude de respirer la vie chaos
transfert
trame transite tout tend à toucher
au
but bientôt belle elle fera face à l'infini né
néfaste
et fragmenté on y voit du voir opaque
Si
l'air prend des allures de rêve on entre en
état
de catatonie vice caché dans l'étreinte de
l'âme
avec le coeur pour toucher ce paradis
d'où
vont s'envoler les êtres élus de cette chair
qui
glisse imperturbable dans ce trou où la mort
est
résistance dans cette fin des temps où nulle
détresse
n'enferme la mort dans le ciel peint
Si
la couleur de la voix réside en ces maux si
vertueux
c'est pour que de cette guerre native
s'empresse
la vue de ce dont on parle intérieur
de
l'illusion en figure Christique en mots action
en
mots grave impulsion de nos sens par le corps
émané
et touché par la grâce au moment du sacré
souffrance
du temps de la possession vers quelle
tempête
vers quelle joie vers la mort déjà là au
début
jusqu'à cette tombe pour passer ce destin
par-dessus
les sommets éternels ivresse de l'un
Thierry
Texedre, le 8 décembre 2013.
lundi 26 novembre 2012
La chose ténue
Charge
étiré du corps éteint
sous
la houlette éreintée de
cette
extase de la fornication
de
la progéniture larvée large
exploration
du coin lu ouvert
et
dessiné par la peinture ou
le
rêve éveillé évasion de cette
température
qui monte en se
montrant
telle qu'elle veut bien
Chancre
de ces oripeaux feints
et
ridés du corps soudain haï
arrêté
pour avoir voulu exhiber
ses
dessous ténébreux et coulés
dans
une sorte d'évasion de la
peau
habituée à se replier sous
cette
sorte de descente vertige
vaste
opération de nettoyage du
dedans
coincé par l'abstraction
Chaque
corps étant le comble
du
précédent et l'artérite du
prochain
on se demande par
quel
hasard ces corps se sont
croisé
au fait de leur vice et
vers
ces cris entrecoupés jets
peints
sur les seins trop têtus
pour
faire l'amour en amateur
en
chants de ces coups évidés
Chasse
couchée des corps laids
du
devant nus du derrière obtus
et
du regard en retard sur l'art
dissout
de l'esprit avant féru et
après
forcené du désespoir du
lit
retrouvé les deux astragales
détournés
de la course vulvaire
s'évadent
du doute dramatique
qui
sonne au réveil de la moelle
Chose
rusée par les récits passés
la
grande chiasse où va se passer
le
représentamen voué à mettre la
chair
posture d'exclusion dessous
se
vautre dans l'artifice verbal vers
l'objet
déterminant d'un en-corps
morcelé
dans l'inachèvement sans
fin
du parcours pathétique de la
conscience
d'existence de ce corps.
Thierry
Texedre, le 26 novembre 2912.
dimanche 25 novembre 2012
Susurrer
Suave
suintement
du
sexe saisi
par
cette légère
progression
des
doigts
sur la peau
lente
descente puis
en
remontant
serre
plus le gland
gonflé
dans la
douleur
soulevée
du
corps caverneux
un
peu par envie
d'expulser
de vider
visite
de l'étrange
élue
décidée sous
les
attraits de visu
déterminé
le jonc
semble
tout à coup
se
soustraire au
plaisir
des prémices
en
position redressée
il
se met à secouer
tout
son être féru
et
festoyant déjà
d'un
jet prêt à
en
finir avec la
pression
possession
devenue
sienne dans
l'instant
rêvé par-delà
les
entremets de
ces
délices promis.
Thierry
Texedre, le 25 novembre 2012.
samedi 24 novembre 2012
Le corps du doute
Doute
de quelle occurrence du risque d'insuffler au corps sa terreur
d'exister. Datation de la mort, vers sa chute, chuintement de la
chair qui se tend, dormition possible de l'esprit en gestation. On en
viendrait à regretter la venue de ce rescapé
contingenté à son double, à la mort pour retirer
à la chair toute sa jouissance, sa passion irrévérencieuse
et totalitaire. Le désir se voit, il progresse, et lentement
monte dans les yeux de ce pitoyable résidu, la flamme
flamboyante d'un regard béat. Touché dans le fond
traversé de ce corps marqué dans sa chair, l'ivresse de
celui-ci, corps morcelé, va rencontrer ce rien qui monte de
l'intérieur tarabiscoté et fouillé, pour
engendrer la pensée libre de tout regard. Point de regard,
point d'image, pas encore une cohérente pensée, c'est à
son avantage que de rester en amont. Paroles encore moins humaines,
taraudées - ce livre encore à écrire se fait
lignes - alignements et réservoir; rien à voir avec sa
chair engoncée dans les plis de l'inconsistante subversion de
l'inconscient. Bout du chemin, bas de cette irremplaçable vie,
jour de l'entre vie/mort; tabou qui vient se poser en tyrannique
ostentation du dire futur fabulateur. Honte de l'irremplaçable
frappe de ces lettres virées et enroulées avant de se
déposer en attributs d'un dire probable. On croirait l'homme
prêt à engendrer une sortie de la lecture aléatoire
d'un texte irréel. Tourné en dérision ce risque
d'explication de ces questionnements ininterrompus, va dans une
transgression, s'affairer à trop de désir d'apostropher
la lecture, jusqu'à ce qu'elle se renverse, se couche -
taches invisibles à l'oeil nu – on s'y traîne, en
plein mirage, délié de toute exactitude, certitude sans
lieu, le corps est gangrené par une coulée incessante
qui sort d'un « sang d'encre » avéré.
Sonne les épitaphes pour un corps déposé dans
ses aléas, aléatoire marquage, ligne de vision qui se
tourne jusqu'à en perdre la vue de face. Forme impossible à
tenir, la parole naît. Elle s'y proclame, parcimonieusement
peut-être, avant de formuler cet empressement à
rencontrer l'être-là. L'étrangeté de cet
ici formé par les lettres de la parole appliquée au
milieu des fractionnements musicaux de la phonétique abusive.
L'étant là lié à ces lettres allusives
voit son étalement des corps de lettres en lignes étalées
jusqu'à l'être étreint devant l'immanquable
glissement énigmatique de la force rectiligne de quelque
vraisemblable vérité dans le positionnement textuel. Le
souffle rencontrant ce vide intercalé entre deux images
déconcertant, risquant de se perdre à trop attendre une
respiration; reprendre vie dans l'allongement verbal naissant.
Épilogue du groupe nommé pour commencer à
rassembler des corps d'écriture, forme de la dérive du
verbe vers l'image atomisée, double attraction vers un corps
d'étreinte densifié pour faire partir ce réel,
le pousser dans les retranchements du temps qui sonne lascivement,
folle extraction du nombre d'un corps absolu et silencieux.
Thierry
Texedre, le 24 novembre 2012.
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