Une textualité qui recherche en permanence son écriture et sa peinture, sans toutefois entrer "en représentation", le lieu ? Une musicalité, pas dans "le son" d'une lecture qui reste aléatoire, mais dans ce qu'un sujet peut de penser: où en est son image, la scription ?
Peinture/Musique
dimanche 2 août 2015
Danse macabre
Danse macabre
Livré à sa soif de vivre
l'hominidé atterré par
le souffle maudit s'offre
au risque de perdre sa
mémoire marasme du
temps qui enfle par les
pores de la peau organe
indécent de l'enfantement
perdu au milieu de la mort
ivre d'exister autant que
la vie se soumet à l'art
d'écouter ce double séance
vulgaire dont semble tirer
profit la mémoire prière
indéterminable de l'esprit
fulminant de tous ses attributs
buvant au calice qui l’exorcise
devant l'imposture qui sied
à la croyance croire pour voir
voilà bien là le nœud qui
se noue depuis l'origine
manquée de ce corps élu
vertige de la chair devant
le vide unique du traitement
de la peinture pour dire ce
que la parole n'a pas su
faire tonner sauf à chanter la
danse macabre des mots
alignée pour faire croire au
risque de la résurrection
dans le né nébulosité de
la nuée nourricière qui n'a
de cesse de nous mirer dans
l'esprit malin de la fin du
corps cadavre du feu intérieur
volupté des flemmes qui
respirent ce doux paradis
de l'envie d'expulser ce dont
on espère en retour voir
naître lent filet du sexe
couché sur sa verge chaude
en impression encore pour
rentrer dans ce spasme
vermiculaire du péché suspendu
à la lubrique fellation du tronc
arraché au jaillissement de
la jouissance qui crie haut et
fort sa pleine feinte qui fume
ce joint face cachée derrière
le masque fortuit de la pleine
possession par l'esprit fixé
en retrait derrière l'orbitale
déraison de l’œil malin celui
au centre tête haute du milieu
imposture de l'existence
fallacieuse pour n'avoir pu
résoudre que ses oripeaux
viscères qui se nouent coupées
comme ces ancestraux chocs
du corps originel poussé en un
fatras de la traversée du temps
par l'infini finissant depuis
l'existence née depuis la parole
comme réverbération du corps
face à son trop plein de parole
et que son souffle s'enlève par
par le grand bouleversement qui
vient au devant de la mort
encore trop avisée d'enlever
que ce savoir naît de l'envie
d'exister avant d'enfermer
ce gai retournement de la peau
dans les profondeurs de la chair.
Thierry Texedre, le 2 août 2015.
mercredi 29 juillet 2015
L'origine inachevée
L'origine inachevée
Loin de moi ton regard
m'agite
et m'émeut menaçant
l'hostilité
du temps invité à monter
l'escalier
lugubre qui somme les
coups du
destin vertige de
l'existence qui
exhorte l'astre rouge et
réchauffe
ma peine aux pieds de mon
amour
me voilà dans ses bras
comme
livré à la chair pour
m'y perdre
amoureux de ce paradis qui
vient
être dans cet éclair
depuis les bords
escarpés du mont de vénus
si doux
serions-nous pencher sur
nos lèvres
qui éclatent chaudes de
joie en vie
voilà alors l'aurore qui
monte depuis
nos soupirs sourires
endormis
par l'image enfin là
puissante
par la déraison des jours
qui passent
et s'éloignent trop
lointains pour que
la force intime qui anime
nos âmes
se laisse emporter par ces
embruns
loin des brumes cérébrales
oh amour
vois-tu le printemps de
nos mains
mouillées et serrées par
l'éclat de
nos yeux qui pleurent
depuis
ces battements du cœur
enchâssé
et accouplé comme à
l'heure d'été
nous écrirons l'histoire
du désir
inassouvi pour montrer la
peau
qui glisse sous nos corps
enlacés.
Thierry Texedre, le 29
juillet 2015.
vendredi 17 juillet 2015
Propagation
Propagation
… Vieille carnassière, ville à
peine enflée par la périphérie, usurpatrice du cœur avéré de
ces petits êtres astreints par la course ; voilà la filature
qui s'impose au seuil du pouvoir, celui de sortir de ces émotions
étranglées par l'affrontement du béton ruisselant et de l'herbe
affolée le temps d'une soumission au vent... Obscurci, la fenêtre
grande ouverte sur la nuit vertigineuse, le regard se soumet dans les
coins, attiré par les hauts murs encastrés des tours assouvies par
l'imposante réalité qui oblige à sauter du bas jusqu'au flou qui
engourdit le ciel encore invisible...
Thierry Texedre, le 17 juillet 2015.
mardi 14 juillet 2015
L'instant caché
Perte
de l'envie
shoot
de la vierge
peau
qui surf sur
la
déraison encore
trop
vénale
pour
faire fuir
ce
corps de la
fuite
face
cachée
du temps
racorni
osé
depuis
la naissance
de
ce nom
orbital
jailli
de
la voix
et
lancé
contre
ce cri
cadavérique
et
carnassier
pour
déformer
la
voix en une
parole
actée
vocifération
du
très haut
parlant
fusionnel
avec
la fente
accouplement
du
temps
avec l'esprit
on
touche là au
commencement
de
ce quelque chose
qui
n'a d'aisance
qu'avec
ce tempérament
voué
à la folie véridique
au
recentrement
de
la vie dans ces lois
incompatibles
avec
l'éternité
du
savoir occulte
danse
avec l'outre
folie
farfadet
conspirateur
que
ce discret corps
étrange
sorti
de
l'âme d'un mort
programmé
oraison
funèbre
qui sied à
cette
fortuite vie
implantée
in extremis
sur
ce sol secoué
par
les tremblements
de
la terrible feinte
de
croire jet
impuissant
de
l'engorgement
grotesque
dedans
avant
l'inadéquation
qui
réussit où le siège
amoureux
du désir
encore
hébété
par
le cul relevé
sort
ce qui pousse
l'instant
caché.
Thierry
Texedre, le 14 juillet 2015.
vendredi 10 juillet 2015
Sortie du cloaque vissé au corps de la fin
Sortie
du cloaque vissé au corps de la fin
… Sur
la fin, ce récitatif semble austère et inapproprié - restes sur le
côté, miettes interminables du texte soulevé par la chair de
l'irruption cutanée - on croirait l'invincibilité de la parole
remisée au centre de l'apparition du récit éclaté. Vulgarité de
l'extériorité de la parole en langage traversé par l'objet de sa
compréhension, de sa traduction aussi, comme incidence de ce corps
double et un ; corps insoumis à cette langue puisque mis en
peinture dans des signes, juxtaposition du choc des sons et des
formes en écho, par l'allongement de la lecture, depuis
l'interrogation que l'interdit d'un désir inoccupé soulève.
Réflexes du corps pris dans les mouvements de ses membres, parties
d'un presque entier hurlement de la chair, pour empêcher la douleur
immonde d'entrer en relation avec l'absence de vie, suite instable du
temps en déplacement, retard possible de la mort pour mettre la
douleur au centre du corps ; réaction depuis l'intellection,
vers l'insoumission de la chair à la douleur insurmontable...
Thierry
Texedre, le 10 juillet 2015.
mardi 7 juillet 2015
Le silence de la faim
Le
silence de la faim
Trace
ténue tortillée
autour
du col inassouvi
autorité
du temps dépassé
sur
l'ourlet de la notoire
raison
rachitique face
au
cri venu du dehors
de
l'autre côté du fleuve
sur
l'enfermement juste
de
ce désert mal fagoté
centre
de la respiration
sons
sans cesse allongés
sur
le corps de l'autre
alvéoles
du cœur chaotique
qui
pleure depuis ce secret
cautérisé
par une pluie
d'étoiles
là-haut gelées
par
on ne sait quel regard
du
monde qui passe
peste
qui sort du nez
noirci
par les songes
atmosphériques
du derrière
de
nos intentions jour du
grand
retournement
du
silence des corps
épuisés
par ce silence
cette
secousse sismique
dont
on sait l'impossible
lieu
pour pouvoir lire
ce
serait cet avant de
l'écriture
dans une parole
impropre
à l'entendement
une
parole de la passation
des
pouvoirs aux sens
surveillés
par la surinfection
de
la chair qui garde l'entrée
de
ce lieu inaudible de
la
mort dont la mémoire
serait
l'esprit de son extériorité
pousse
et tousse dans l'art
de
défaire les corps pour
qu'ils
étalent leur loi
celle
d'une extension
de
la vie depuis l'intérieur
fenêtre
ouverte vois-tu
cet
écheveau de sang
qui
se faufile à travers
le
chaos à découvert
vertueux
choc de la peau
encore
affamée par
l'insuffisance
rénale
jusqu'à
la mort reine
ô
majestueux corps
de
la peinture matière
de
la mort en état de choc
digérée
par ces incandescentes
pensées
mises en peinture
pour
s'être battues au lit
de
ces couleurs épandues
en
plages paysages de la vie.
Thierry
Texedre, le 7 juillet 2015.
jeudi 2 juillet 2015
La mort viendra...
La
mort viendra...
Aussi
belle
autour
de toi
danse
au vent
ta
robe blanche
couverte
par l'or
fondant
au soleil
il
luit ô grand
feux
follets
jusqu'au
gisant
volé
au temps
tant
espéré
tant
aimé
du
désir
arrêté
au devant
de
ces errances
découvertes
par
un hasard
celui
de la mort
invitée
au repas
un
soir de la vie
voile
austère
qui
tombe sur
la
tête visitée
du
ricanement
devant
l'incendie
volontaire
du
corps né
d'avoir
rendu
possible
la vie
respirée
par
l'entrée
de l'air
du
repos en vers
du
dedans sortant
pour
l'emporter
les
pieds en prose.
Thierry
Texedre, le 2 juillet 2015.
jeudi 25 juin 2015
Douleurs
Douleurs
Flaque
d'ouverture
coagulée
en tintements
crépusculaires
de ces
songes
altérés en deux
drames
diurne et nocturne
incidence
de la jouissance
qui
tombe sur le souffle
déconvenue
en coupe
du
corps en muscles
asphyxiés
depuis ce coup
de
chaud qui vole au
dessus
de l'exclusion
de
la respiration là le sang
coule
lourd et épais
épicentre
du commencement
de
la vie pour mettre ce
dépérissement
en marche
lignes
dans la flaque
dessinées
à même l'enfer
de
l'enfermement de la chair
piquée
sur l'os par un
malheur
malaise de l’œil
qui
force l'irréel à toucher
la
mort par l'incendie
la
fièvre par la marche
du
temps insoumis et
taraudé
depuis ce socle
matière
de l'infanticide
vertigineux
pour ne pas
naître
dans la souffrance.
Thierry
Texedre, le 25 juin 2015.
dimanche 21 juin 2015
Polyphonie des corps
Polyphonie des corps
Coupé du seul
renversement qui vaut au risque de vivre l'extermination du corps
commence avec ce soc social hypertrophié par cette consommation
effrénée dont se repassent les blocs dérivants de la pensée voilà
ce risque insupportable d'exister avant d'entendre le dire marteler
l'ivresse d'un paradis de la jouissance immodérée pour
l'immortalité délicieuse réalité en songe dépassé vu
l'exclusion du règne animal entrain d'en finir avec cette peinture
gisant aux pieds de la dépense sous quel règne sous quelle
réoccupation sous l'érection qui laisse pleuvoir ce suc délicieux
de l’arrogance du coït ininterrompu sons à l'infini dans un chaos
vertébral ridicule et inintelligible voilà la naissance sans cesse
remise à niveau de l'enfantement criée pour ne plus laisser à la
vue du né ce néant nécrophage nanti de la voracité d'un dieu de
l'interminable renvoyer dieu au risque de le voir revenir en écho
boomerang de l'inachèvement de l'humanité dans sa quête
d'improvisation cornélienne la pensée n'a pas encore donné sa
vraie quintessence elle reste encore au stade préambulaire de la
conscience cogitation du divin torse partout rendu à l'inconscient
pour ne pas faire de la folie le meurtre institutionnel de la foi
lentement un régime d'autodestruction commence à tarauder un corps
pour l'entendre plainte d'une musique dont les instruments sont
l'intérieur chair involontaire de l'intérieur chair qui touche à
l'os pour marteler l'exacte vibration de la caisse qui résonne
répétition jusqu'au silence qui rencontre la signifiance de l'os
celle mammifère coupe de l'os pour inventer l'arme de l'expiation de
la peur d'exister rite pour conjurer le sort pour sortir de cette
caverne et passer au stade peinture en retour début de l’œil
comme entité du temps et de la mesure pourrissement du corps dans sa
couleur pour mettre du lien pour lier les corps dans la langue
polysémie du jet en matriarcat le temps déconnecte le corps en une
pluralité des voix guerre pour la délivrance de ces idoles qui
poussent au cloaque la chasse vers d'autres lamentations vestige de
l'ombre collée au corps en songes pressés d'exorciser le viol et la
décapitation le sang qui abreuve les gorges profondes de l'origine
érotique hédonisme avant l’horrible démantèlement dont l'un
prendra corps dans les monothéismes de la barbarie textuelle du
sacré résonance jusqu'à aujourd'hui indice qui laisse passer l'art
sur la mort de dieu virtuelle incision dans la cogitation du qui
séquence le croyant et le laïque volupté du dire trop exposé à
la conscience versée sur les sciences à cause de l'occultation du
vivant là est le nœud de notre futur dont on mesure les effets sur
la vie lutte qui fragmente les molécules des corps en germination
atomes de la vibration des couleurs dans le blanc.
Thierry Texedre, le 21
juin 2015.
samedi 20 juin 2015
Prière
Prière
Sur la sainte croix
chassé de mes veines
hérétiques me voilà
pauvre sans voix où
demeure de la vie
passée ce corps jeté au
pinacle du temps
venu de la démesure
la lecture aveugle
ce sang coulé où
cette chair insupporte
dans quelle douloureuse
impertinence la parole
puise dans cette mort
pour avoir aimé
amour du très haut
pouvoir du verbe
d’exhausser comme chair
de la chair l'unique
amour pour le père
qui m'approche de la
vie éternelle dont on
peut croire par la
résurrection cette joie
de l'entendement depuis
la vierge qui l'enfante.
Thierry Texedre, le 20
juin 2015.
mardi 16 juin 2015
Le visage initial
1
Frontal
éclatement
du
corps sur le sens
inaudible
d'un collage
entre
deux extrêmes
ténus
au début et gros
en
jeux inassouvis
avant
l'extinction de
l'espèce
viscérale
imprimée
dans la parole
pulsions
et étreintes
du
chant chaotique
encore
occupé à scruter
les
ombres du dire
inapproprié
par sa
tentative
à régler la
convulsive
étreinte
entre
deux êtres initiés
visite
de face pour voir
cette
autre concordance
celle
qui plie l'identique
2
clapotis
de l'étreinte
vulgaire
qui hante le
visage
qui passe son temps
à
faire voir la face retournée
et
cachée en plis délicats
grillage
qui marque marche
vers
la fin du corps martelé
depuis
l'origine ordonnée
de
l'espèce espace entrain
de
montrer ce bleu soluble
dans
la sombre mémoire
à
rebours des cris du début
où
le souffle naît de la
peur
de répéter sans
l'eau
virale volatil du sang
ventru
au moment de la fin
et
évadé quand l'écriture
est
prête à sortir du fond
3
sortir
de ce sac endormi
d'espérer
s'écarter du sens
par
la vulgaire impuissance
du
sacré pour rencontrer
la
chair qui rend corps l'esprit
le
délictueux désir inassouvi
ira
tomber sur nos têtes
émaciées
par le partir qui
frôle
la grande puissance
de
la mort sur l'âme lisse
et
assise le temps d'écouter
cet
air pâle qui balbutie
le
visage caressé par
l'origine
convulsive de
cette
descente en vers
le
corps trop amoureux
vomit
l'envers du visage
passé
par l'insoumission.
Thierry
Texedre, le 16 juin 2015.
vendredi 12 juin 2015
Éthers
Éthers
Là
est le fiasco le grand retournement des voix sur l'immensité de la
marée humaine par cet incessant jaillissement de l'information en
continu terreau insupportable du silence qui s'inverse
proportionnellement à l'attraction de l'information plongée dans
l'oubli mémoire de l'incertain et de l'attirance pour ce jeu qui
consiste à remplir un réservoir mémoire à venir cogitation
impossible par un trop-plein débordement sortie par ces orifices
chair répugnée des mots sans fin d'une poussée depuis les
sphincters atterrés et la gorge jusqu'à prononcer des onomatopées
et dérégler ces outrances les bruits de la fornication des mots par
ce trou maudit ce lieu improvisé du silence ondulant depuis un corps
imposé comme pure rencontre avec l'impossible vide qui absorbe
projette écrase et tasse les mots en lectures inadéquates yeux
injectés par la projection sans fin du film attractif pour les sens
sensuels seul perturbation de l'image par l'ultime dépassement du
texte clôturé analytique fanfaronnade de l'éclatement
calligraphique en un unique trait de pinceau jusqu'à ce format
inventé frontalement profondeur de la perspective pour plus
d'exactitude dans l'extase dans la danse avec la vérité qui veut
sortir des textes sacrés vols déstructurés avant l'incomplète
expérience de la conscience invitée à rencontrer ce sujet figure
de l'interdit du dire à trop se jeter dans la musique qui fragmente
le sens devenu collectif flux humain chaos tentaculaire qui illumine
la nuit pour éteindre les étoiles du ciel étendu rayonnant de ses
trous obscurs par delà la voie lactée.
Thierry
Texedre, le 12 juin 2015
mardi 2 juin 2015
De cet au-delà du corps objecté
De cet au-delà du corps
objecté
… Tout près de ce col
insidieux, se voile la face, se reconnaît invulnérable misère,
devant ce risque assuré d'aller au paradis. Robuste et renégat, le
vertige insiste, volubile et irréfléchi. Rencontre insupportable
avec ce supplice d'avant, sur quoi se risque la volupté de cette
chair intérieure, se risquant à laisser passer un peu de temps pour
aller chercher l'immanence, l'instant zéro, ce vol au dessus des
sphères de la signifiance encensée. Les sens en avant l'ombre se
replie pour laisser entrer la grande foi, lumière de l'inviolée, de
l'apothéose du coït inassouvi de la vie entrain de naître...
Rives de la commémoration de ce saint siège d'où sortiront ces
gènes de l'extrême onction, voix de la vie nouvelle irradiée par
l'immensité du désir d'enfanter. Comble extrême qui incombe au
désir des sens, voilà une danse des mains sur la peau lisse, et
sensuelle, entendement des deux êtres qui s'étreignent dans
d'infimes soubresauts des corps encensés. De quelle nudité vient s'emparer
l'effondrement de la raison devant ces spasmes visitant les lieux
troués de la chair insupportée ?...
Thierry Texedre, le 2 juin
2015.
vendredi 29 mai 2015
S'en suit le sommeil inapproprié
Logé
dans la glotte du monde, le sexe horripile, se réveille, ultime
retour sur l'anamorphose du vent qui tombe sur le tremblement
inhospitalier de la mort. Quel mal ronge l'affect, pour le dévisser,
le déloger de sa gangue sacrificielle, vers sa terreur nocturne ?
Les mots en moins, le réveil sonne sur l'oreiller de la délicieuse
déportation incarnée dans l'orifice œil. Qui fut soudoyé avant,
par ce sang trop injecté partout autour de la pupille. Terne et
affadi, par l'extension de la télé. Les yeux rivés sur le plafond,
pour y voir la sortie d'une araignée insouciante. Insulte à l'orage
intérieur qui gronde par ses tentaculaires éclairs sautant du lit
jusque par terre. L'intérieur qui démange jusqu'à l'insupportable,
l'insoutenable résolution de couper court, court-circuiter les mots
qui viennent, les repousser, attaquants de l'indésirable purge du
cerveau cuit par la carnation que ce vent violent souffle sur toute
signifiance, et qui résonne aux oreilles du temps présent. Présent
en perpétuel déplacement. Présent dont on sait que la mémoire
réitère les codes de vie en société. Lui, se dresse - dans un pyjama à rayures, innocent de ces rêves diurnes sans suite; serait-ce aussi exténuant, horrible qu'un cauchemar? - pour chasser
l'animal obscur entrain de laisser s'échapper le liquide odorant.
Tache diffuse dessinée sur l'entre-jambe du pantalon.
Thierry
Texedre, le 30 mai 2015.
mercredi 27 mai 2015
Étirement du vol de l'oiseau
Venu
du ciel tombé sur
les
ans l'oiseau à tire d'aile
le
ventre ouvert se meurt
vertige
du corps cornu
de
quel état suintent les
pores
assourdis du corps
souillé
vers les grandes
glandes
bien pleines
de
ces aspérités de la mort
qui
entre où se tient un
congrès
sur la possession
de
cette mort qui grimpe
et
contamine la souffrance
pour
faire succomber la chair
quand
celle-ci n'a plus la
peau
comme désir ultime
dans
la promesse d'extirper
ce
désir du fond intouchable
de
ce corps de l'absolu
dernière
réminiscence
d'un
être entrain de sortir
du
coin de l'impossible
tableau
aplati par la locution
verbale
hirsute d'apparaître
tableau
fermé dans la
représentation
que l’œil
injecté
et malin n'a de cesse
d'exclure
du désir d'exister
excitation
du recentrement
de
la vie sur l'exercice
douloureux
de posséder
l'existence
contre cet état
indubitablement
de la marche
sur
cette fin et ce bien avant
la
grande cessation de la vie
volutes
des chants sur l'infini
du
dedans entrain de chanter
le
sang lieu du désert
entrain
d'exister par de
petites
morts soufflées
le
temps passe par la gloire
intolérable
qui le rend
lumière
avant qu'une
immonde
reproduction
ne
s'en prenne aux couleurs
ludiques
invitées à prendre
la
foi dans leurs ligatures
d'où
le malin sortit
pour
ne plus jamais
tremper
les couleurs
sauf
à les découper
image
calcinée du
risque
d'imaginer
ces
sens sans dessus
dessous
vrai plaisir
du
croire au nier de la
feinte
de l'existence vraie
contre
l'exclusion de vie
en
cette fin d'exercice
de
cet amoncellement
social
hystérique de l’œil
quelle
dévotion à la
parole
que sa vulnérable
volupté
qui touche aux
seins
gonflés par le lait
du
désir jeté en pâture
à
l'interdit de dédier
les
sens au corps soumis
parole
d'où vont sortir
les
maux maladies du
corps
social inventé pour
plier
la fin dans un format
celui
de la lecture jeu
aujourd'hui
mouvement
à
perpétuité qui va
de
la lumière à l'ombre
insoumise
de la fin
du
temps voué à la
percée
du sujet de la
dépense
sujet incessamment
qui
n'a de vie qu'à rencontrer
une
extériorité de l'image
dans
le mouvement vite
cinématique
virtuelle
qui
met en acte l'internement
de
l'être et le livrer aux
dérives
de l'enfermement
de
la lecture en cris
qui
fulminent pour
déplier
le corps vertige
de
l'amour contradiction
que
le verbe n'aura de cesse
d'exalter
four des corps
comptabilisés
impression
qu'une
lecture restera
toujours
insoutenable et
incommensurablement
l'origine
manquée du nom.
Thierry
Texedre, le 27 mai 2015.
lundi 25 mai 2015
Que ma joie demeure
Tracé
par les ordres
ce
chant s'élève là
où
sonnent les jeux
interminables
du temps
quel
ourlet déplié
depuis
l'envers pour
laisser
apparaître
l'exact
habit qui
colore
l'espace
ruisselant
des songes
agacés
par l'eau vive
du
grand renversement
opéré
par l'esprit sur
le
corps extatique
corps
d'élection qui
sort
du ventre de la
terre
sourde partie
qui
se joue pendant
l'austère
occultation
du
divin reconverti
en
un astragale poussé
de
l’œil par le spirituel
vertigineux
aussi
troué
que le noir peint
pour
n'y voir que
ces
ébats lumineux
qui
clôturent toute
parole
liée à l'image
du
peint peinture de
l'artère
rouge jet
par
dessus les lettres
tordues
du supplice
que
l'inconscient
indifférent
draine
tel
un sang impure
celui
du vieillissement
cérémonieux
de la
scène
orgiastique
du
col cérébrale.
Thierry
Texedre, le 25 mai 2015.
lundi 18 mai 2015
Le clapotis du sang qui joue avec les nerfs
Le sac du savoir est plein
La pluie tombe
Je sort du sac
Torche vive le cul tordu
Pour vider le sac
Sacré poids
Il faut sauter
tuer bon sang les mots
Prostrés au fond
Oubliés depuis
l'origine des temps
oubli du temps caché
Renverser le risque
pour le coller
en pleine face
Et tomber par terre
Avec les objets trouvés
De la pantomime
Je coupe ces liens
Obscures en poubelle
Ligature la peau
Bien serrée
En averse aversion du
Corps matraqué
Pour l'embarquer
Le cœur s'emballe
Soufflé par le sang
Vomi depuis ce choc
Des nerfs à fleur de peau
Allons-y les yeux en
retard
Pas si sûr le sac est
vide
Partout sur le sol ces
Éclats de mots démembrés
Puzzle du monde
moribond à ramasser
Menacent les mots
Du doute inachevé.
Thierry Texedre, le 18 mai
2015.
dimanche 10 mai 2015
Passage
… Raz
au raz du sol se tient oh monstruosité la foi comme si ce sacerdoce
pouvait se tenir en pieds pour contenir cette grandeur à venir voilà
que se met en marche la communauté penchée sur ce qui fait sens
irrigation du chemin vers ce sang sans fin soustrait au risque de la
chute illustration image qui longe les bords marges encadrant cette
commémoration qui touche au barbaresque dieu immanence dans
d'infinies êtres pour commencer ce dialogue entre les dieux et
l'humanité invocation et sortilèges de la nuit qui sort ses affres
la nuit caverne devant la peur de cette lumière inassouvie de la
faim juste retournement de la famine qui sévira longtemps conscience
immatérielle qui se retournera lentement pour laisser apparaître
comme une surdité aux dieux voilà l'origine des écritures face à
cette face encore trop floue pour épuiser les lois inappropriées un
ciel une terre un opéra un mur d'où émerge le peint début de la
laïcité vraie où se dévisagent la conscience trop grande et
l'inconscience du temps divisé terre de l'indistinction entre le
sang versé et de la mémoire qui monte redressement de l'esprit mort
de l'homme pour la gloire de ce dieu jusque dans quelle
illumination...
Thierry
Texedre, le 10 mai 2015.
vendredi 8 mai 2015
Nuit de l'enfantement
Enfonce un coin délivré de la fin
dédicace
au corps insondable
délice
que ces onanismes disparus
instinct de l'insatisfait et démon
de la démesure inavouée des sens
orgie que la chair impudique
et
voluptueuse incarne ouverte
par
quel plaisir insoupçonné ici-bas
le
cul tourné vers ces hautes
herbes
renifle pour faire
vibrer
ce corps délictueux
jusqu'au
creux rencontré du dedans
inassouvi
par cette soif de visitation
juste
pénétré le va-et-vient chaud
du
jus qui sort de la soif organique
se gargarise du fond du lieu
pour
faire bander la volupté
devant
ce sexe dressé et gorgé
qui
va venir au monde impuni
depuis les plaisirs qu'une chair
ira
progressivement faire monter
langue
d'une lumineuse cène
aux
seins de la délivrance
et
ce jusqu'au matin mouillé
de
la rosée qui parfume qui allume
le
risque infini de respirer par quel
émoi
le désordre qui lèche la peau
sort
sortilège supplice du cœur insoumis
voilà
le recommencement du temps
tatoué
sur la surdité des mots
par
d'exquises torsions des songes
trop
lente disparition de la voie lactée
oh
herbe folle qui cache la vallée
une
nuit pleine douce lumière
laissant
sortir comme un chant
édonique
qui attente au silence
venu
de ces tombes asséchées par
la
mémoire usurpatrice qui fornique
quelque
chose de la liberté criée
entre par la grande porte du ventre
ouvert
pour jeter le trouble l'apologie
de
penser pour discourir ce corps
empli
d'une extase d'être excommunié.
Thierry
Texedre, le 8 mai 2015.
dimanche 3 mai 2015
Lamentations
Lamentations
Sur
quelles morts la vie installe sa mise en demeure de la parole ?
Vers une austère mort, macabre délivrance qui met en porte à faux
l'origine dénominative de la parole, dans une sortie du sacré, un
état primordial qui sera délivré de son corps avec l'apparition du
sens que la chair investit en mettant à mal ce nom, en le
dématérialisant, pour préfigurer l'existence d'une éternité dans
un dire occlusif. Le seul temps qui peut renverser ce fait indiscuté
à savoir qu'un corps qui pense n'a de fin qu'à rendre son corps
jouissif, est un corps qui frôle le texte en l'éclatant dans une
fragmentation de sa signifiance, jusqu'à rencontrer la peinture
comme naissance d'un lieu où le corps et l'esprit se rencontrent
pour donner à penser la mort comme écriture interminable du déluge
que ce corps de chair incise dans l'extase d'une mort, là où ça
jouit. Douleur insupportable d'aller vers ces plaisirs oniriques pour
suicider ce nom, au lieu d'exalter cette mort du moment de la douleur
de mourir, rivage double d'où se séparent les êtres indifférents
à l'outrance de l’œil comme image unique d'une mise en
perspective de l'espace mis au présent. Rite dans l'incivilité du
dépassement de la parole comme seuil de l'image, point
d'interminables ostentations d'une exposition pour mieux faire valoir
le risque pour l’œil de saisir une musique qui range l'image au
rang des accessoires, reconnaissance donc pour saisir cette chair là
où rien n'a encore eu lieu de l'existence comme vrai, vérité du
jeu incessant entre la mort à rebours et la vie déterminée à
jouir. Peut-on encore croire en une unicité qui soit le dire ou la
science ? Sinon d'esquisser une immanente introspection du corps
juste au moment de sa perte d'existence dans un retour sur la chair,
retour du risque de perdre sa parole à l'instant où le temps
s'empare de ce mal qui commence à la naissance. Mystère de la
mémoire qui inonde l'état de dépendance du fœtus, pour faire
croire déjà que la douleur se dresse comme hominidé le temps
d'inventer une parole qui gît au milieu d'une apothéose de l'amour.
Thierry
Texedre, le 3 mai 2015.
dimanche 26 avril 2015
Fragment
Fragment
Redressement du temps sur
l'art
de prédire la fin dérive
du tour
de la vie pour parvenir au
rite
initiatique qui frappe la
parole
emphatique du malaise
oratoire
qui claque à la porte
d'un râle
impuissant devant l'envers
du
décor l'endroit qui
replace l’œil
au centre entre les deux
yeux
frontalement et
virtuellement
ridicule incision dans la
chair
pour parfaire un corps
pensant
risqué à parler de la
forfaiture
indivisible de la
jouissance et
du parlant fort ému de ce
sacré.
Convoité, la chair pousse
à jouir vers le sacré. Comme si rien ne pouvait arrêter la fin
cette grande inconnue qui frôle la folie, limite indéfendable du
corps qui feint de penser. Rite de passage, polémique sur : à
quand le commencement de la peinture qui pense l'exactitude du
songe ? Un corps sacré vient contingenter le songe pour faire
parler le corps nu, en lui imprimant un espace qui construit le temps
futur. Le temps d'une parole du jeu de la jouissance. Du lien qui
tente d'extraire l'image d'une chorégraphie de l'écriture (infinité
d'une multitude de corps évanescents dans une densité de matière
incandescente).
Un nom se détacherait-il
du cloaque incessant qui frôle l'exactitude du désir d'exister chez
l'humain ?
Un père qui revient,
perdure, et s'invite à mettre en mémoire la traversée du lieu
peint, par quelle lumière ce gisant, mort de l'intense
reconnaissance de la parole en vie ?
Thierry Texedre, le 26
avril 2015.
samedi 25 avril 2015
Prélude à une fin
Prélude
à une fin
Gloire
à ce risque opportun
d'absoudre
ces péchés avant
d'emporter
aux cieux ce corps
délictueux
de vivre sans ordre
aucun
d'avoir pu décider la vie
oh
ciel qui tombe sur nos morts
par
quel ordre se peut-il qu'un
enfer
soit le délit par lequel le
corps
se pose en souffrances
Béatitude
de ces paroles dont
l'agencement
a fait de ce corps
la
bénédiction avérée de la chair
mortifiée
sur la croix pour avoir
absout
tous les péchés du monde
outrance
des corps désenchantés
pour
la gloire au-delà sans fin
sous
quelle action la gloire fait
le
lit d'une liturgie de la parole
De
la fin commémorée en deuil
tout
corps se défait dans l'après
d'une
sortie de la parole en cri
du
souffle malotru du même lit
que
celui de l'au-delà révélé au
grand
commencement du néant
songé
par la chair faite esprit
et
du le sang de l'enfantement
oh
gisant ne vois-tu rien venir
Thierry
Texedre, le 25 avril 2015.
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