Une textualité qui recherche en permanence son écriture et sa peinture, sans toutefois entrer "en représentation", le lieu ? Une musicalité, pas dans "le son" d'une lecture qui reste aléatoire, mais dans ce qu'un sujet peut de penser: où en est son image, la scription ?
Peinture/Musique
dimanche 11 août 2013
Evasion évanouie
Que s'évade le Rien
poussé par tant de
soumission avant la
fin de quelle outrance
de quel sang coulée
depuis les cimes élues
avorter ces quelques
chants inaudibles ou
rencontrer la folle
errance rhapsodie du
temps dénaturé avant
que ne sombre le lent
discours sur le vent
de vérité vertigineuse
vénielle vérité disparue
sous les coups durs
durant la grande folie
de naître homme en
dansant sous quelque
rite funéraire fulminant.
Thierry Texedre, le 11 août 2013.
sur Fratres d'Arvo Pärt
mercredi 7 août 2013
Du corps discontinu
La peinture serait la grande rivale du rêve.
Rythmes effrénés de la démence verbale coagulée au rythme cardiaque: la seule méta-signifiance qui dérange l’œil serait-elle lié au cœur battant de la nausée de l’œil qui boite à trop y croire? Chrono-signifiance infinie du cours des choses, indice de la fin provisoire du sens verbal; copulation vers sa destinée, sa cessation serait-elle la clôture indéfendable contre laquelle tout sujet manquerait de s'élever? Le sujet est taraudé, on le tripote pour mettre en avant sa chair, y lire les mots-cils (battements, scansion) dépourvus de ce sang prêt à remonter (d'un coup tel ce coup de sang qui frôle le temporal accès au verbe): ça rend compte d'une dérive là où ce verbe «rend l'âme», à trop recevoir d'informations, et ce dans une dissolution des sens (même de ceux dont on prétend qu'ils souffrent d'apparente exactitude avec les zones érogènes pour le moins hérétiques), voilà cette clarification qui tombe du ciel, tromperie sur l'objet de son délire, «doublé» par une représentation hachée, en suspension dans l'indécente maternité de l'écriture qui accouchera. Et ce, malgré un trop-plein d'amour envahi par ces pulsions en pluies incessantes qui vont inonder tout le corps d'élection qui sera happé par tant de mots avortés! On entend au loin ces songes qui répètent inlassablement l'impossible réseau des mots liés: vertige du non-sens, vomissement de l'improbable. Compulsive lecture préfigurant alors la venue d'une autre syntaxe pour en finir avec le psychodrame du transfert [corps-écriture-chair] couché en substance aux côtés de l'autre [infini-un-hétérogène] pour renverser l'idée dévorante de penser en jeu du temps avec le corps «déplié/délié». Voyez la suite sous les bons auspices de la tétraplégie du verbe qui redouble d'intérêt pour ce corps cavité= corps matière. Ce serait donc par là que passerait cet opuscule, dans l'éther du passé et les particules du présent (réactif en cela au futur impossible puisque réel au présent). Un présent sous-cutané transverbal pour le coup, dans un tremblement mélodieux d'une musique d'un temps écrit au présent pour une écoute du corps indéfini au futur; mirage hélas d'une composition encore dramatique de l'écriture qui court elle, à perpétuité. Â côté, on reste de marbre, on laisse passer son chemin, on attend, on oublie vite, la mémoire vous a joué un tour de passe- passe. On «croit» parce que le temps présenté ici comme «verbe» n'a de poids que celui d'avoir été respiré et vidé de cet air irresponsable parce qu'exercé sous pression; il serait douloureusement expédié par trop de «fond» dans les ténèbres du grand Néant. Le temps presse, il faut compacter. C'est le rêve de l'insoupçonné qui vient happer l'aphasie du réel sur ce vécu défait (on «croit» là ou le rêve continue à transgresser le réel). L'homme chasse encore parce que le rêve se plante sur sa route comme ouvert/fermé devant l'imaginaire fondu du futur. Quelle [pression-répression-dépression] du temps taraudé par l’œil béant? Quel océan tient le court rapprochement de la vie, depuis une mort prévue cellulaire et inconsciente?
Thierry Texedre, le 7 août 2013.
samedi 3 août 2013
Là ou rien
Trappe
de la
strophe
esbroufe
et tout
tente
en tête
une fois
de lire
mémoire
recluse
en plis
froissés
esprit
mal
obligé
devant
l'espace
encore
libre du
dedans
deviné
assit
devant
cette
ombre
inventée
du temps
racoleur
on y
tombe
dans
la mêlée
de ces
songes
enkystés
partout
de ce
Tout
totémique
placé
là
comme
la vie
se dit
là
Thierry Texedre, le 4 août 2013.
Catatonie
Éclair
depuis l'au-delà
faramineuse
distorsion
qui
se vautre ventre à
terre
ténue tentative de
déhanchement
du temps
dramatique
qui se frotte
au
ventre de la terre qui
pleure
en une multitude
de
gouttes acides monts
assoupis
par tant de lois
insupportées
partout sont
les
corps marchant nus en
nuées
frappées le nombre
jaillit
de nulle part pour
l'éternité
révélée danse
cinglante
qui force la vie
partout
où sont nés les
atermoiements
de l'esprit
unifié
de l'homme oculaire
monté
en parasite applaudi
divinement
tatoué de cette
mémoire
montrée en tête
à
queue pour vomir la nuit
du
corps debout au début.
Thierry
Texedre, le 3 août 2013.
jeudi 1 août 2013
Plein de peine
Pleine
lune pour
ce
sacré récit
duquel
s'évade
la
polémique
la
rencontre
entre
ce coup
du
sort et la
vieille
farce du
temps
saccadé
en
dansant la
fantaisie
du rire
qui
sombre dans
d'atroces
grimaces
somptueuses
Plein
champ du
cou
tendu vers
cet
étrange
autisme
en
infraction
vers
quelle
autonomie
ce
corps va
en
s'essoufflant
en
s'esclaffant
par
d'amples
efforts
des bras
tendus
en l'air
de
l'air distingué
en
attendant
Thierry
Texedre, le 1 août 2013.
mercredi 31 juillet 2013
Supplice
Strates
du corps
dissout
dans
l'amertume
du
soubresaut
interdit
de
la peau tendue
stigmates
de ces
pulsions
averties
par
tant de déposition
croix
du jour manqué
de
ces douleurs
vertébrales
qui
sentent
la fin
pourrissement
de
l'investissement
de
la peau autour
de
ces aigres
torpeurs
du temps
avalé
en drame
inventé
par la
pensée
qui ondule
ressuscitée
des
morts en
mots
dépensés
il
se trame quelque
chose
de l'interdit
devant
ce monde
lancinant
qui
tourne
court
avant
que sombre
la
tentation de
déposer
ce corps
en
terre tendresse
à
court terme
jusqu'au
moment
où
le souffle s'éteint.
Thierry
Texedre, le 31 juillet 2013.
vendredi 12 juillet 2013
De la chair
Soudaine
allocution le jour J, vu de loin, pour crédibiliser ce risque de
soulèvement de la chair dans cette erratique convulsion de la
réalité née. Opération imprimée dans les plis du risque
meurtrier de déchirer la surface en soudaine plainte. Voix qui tombe
du ciel tonitruant, juste récidive de cette extension qui vient du
fond de la gorge, en cris, puis en onomatopées révulsives, puis
enfin en début de phrases, coupes dans l'alignement verbal; vers ce
voile translucide qui marque comme dans un commencement, l'amorce
d'un exercice qui touche au sens; début de ces signes qui ondoient
entre doute et réponse devant l'intelligible réflexe de tout
questionnement en pensées. Ne faut-il pas forcer la diction dans ce
qu'elle donne à résoudre du corps de la dépense? Dans une
invulnérable dépossession de la chair via sa déambulation dans le
couloir de ce fou athée, atterré dans d'immenses occlusions de la
vue fractionnée et attachée à l'image; pour aimer l'objet! Là
serait le lieu de la représentation, viol insupportable du corps
dans ce qu'il a de plus intime (l'âme?): la chair. Devant quelle
capitulation la chair omet-elle ce dire malencontreux qui vient la
souder comme sens intérieur qui nous lie à ce grand autre
immonde, qui va de l'os à la
chair et de la chair à la parole; comme l'incontournable glissement
à rebours de la parole vers l'être?
Thierry
Texedre, le 12 juillet 2013.
lundi 1 juillet 2013
Le sens de la chair
Choc
et tocs d'une cavité qui s'esbroufe en appel au plus offrant, raison déraisonnable; là, le temps s'évade de ces marasmes qui inoculent
à l'ostensible vie la peur de continuer l'inévitable danse de ce
sens qui vous rencontre, celui du dépaysement vital du corps
macabre. Tragédie de ces recourbements incessants vers une fin qui
pousse le jouir dans des retranchements inavouables (là reste encore ce mystère inexpliqué aujourd'hui: comment le jouir peut-il, via la chair, se soustraire à tant d'images érotiques?). Enfin, le jour
dit, c'est bien une translation qui a lieu; de sa concomitante ivresse, pour salir l'espace de l'esprit demeuré réel au regard de ce qui le met en situation de jouir.
Renvoyer cet insupportable esprit aux temps reculés de l'invention d'une mémoire. Morbide mémoire qui tremble plus vite que sa somme
rétrécissant à mesure qu'on avance dans ce pouvoir dire immaculé,
violé, raturé, rayé de toutes parts par un peintre qui cherche le
nom, sur quelle toile tendue à l'aune de l'éclaboussure de la
parole en face de la toile; renvoyée au dire insidieux de la loi qui clôt
l'immersion de l’œil en tremblements et clignements, pour
contredire un dire naissant au centre du corps arque bouté sur la
chair diaphane. Partout se mire la chair, vertigineuse, forniquant
par opposition à la jouissance de quelque représentation de chose;
chose, la chose, la force béante du corps dissout dans la couleur
mise en chair pour lentement fouiller dans les doutes horripilants du
temps béatement griffonné par la main qui tremble, de dessiner
l'être.
Thierry
Texedre, le 1 juillet 2013.
mardi 25 juin 2013
Jachère
Traitement
de la lumière
galvanisée
en sourdine
le
grand chambardement
semble
se mettre en quatre
pour
hanter les voiles ici
étalés
en plis rabibochés
face
à ces monstruosités
qui
réveillent l'enlacement
incertain
d'un corps ajouré
Tohu-bohu
insidieux du
cours
des choses tombe
dans
ces lassitudes étalées
au
coin de l’œil qui s’essaie
autant
le dire qu'il parait vil
d'attendre
l'empressement
d'une
irruption cutanée
vite
endeuillée l'air éteinte
Point
de trace ici encore lu
en
vertigineux vers invisibles
vautrés
sur un corps d'écriture
moins
ténu quand il tend sa
courbe
de dos déplacé tel
un
arc prêt à visiter le corps
d'écriture
pour le pénétrer
pour
le déshabiller d'un cri
Chaque
jour qui va se chante
en
chassant les viles différences
dominées
dans ces corps élus
domicile
disgracieux d'une chair
inchangée
et étirée en rond de
jambes trop grosses pour se
plier
chair en jachère que voilà
pointé
le nez aquilin à découvert
Thierry
Texedre, le 25 juin 2013.
lundi 17 juin 2013
dimanche 16 juin 2013
Fabienne Verdier
Fabienne Verdier, peindre l'instant par Telerama_BA
L'atelier de peinture de Fabienne Verdier. Au centre, un immense pinceau constitué d'une trentaine de queues de cheval que l'artiste manipule au moyen d'un guidon de vélo. Crédit : Fabienne Verdier

vendredi 14 juin 2013
Danse en digression
Sussions
inassouvies du grand chambardement oral, voilà l'appel au plus haut
point de cette source, vie, ersatz, chuchotements de ces pulsions
impuissantes; pourrissement du temps en danse oppressante. Frange de
l'apothéose de la mort en ce lieu invité et invisible à l’œil.
La mort soudain, se tait, pour usurper la vie qui s'invite à
l'étalement de ces lieux trop nombreux pour être du ressort de
l'intelligence. Lieux indécents de l'amour poursuivi par un plaisir
inoffensif, jeu vraisemblable de l'altérité du corps face à sa
propre fin. De ce rien qui descend de si près du précipice
ostensiblement présent dans la nuit des songes insoumis à la mort,
va, l'affolement du désir qui martèle sa chaîne de mémoire qui
s'allonge telle une vie précédemment mise en histoire. Traîne! Oh
vicissitudes de la mort inhospitalière! Et pourtant pleine de traces
homériques, rassasiée par les ans passés à copuler avec la parole
assise sur ces alignements pour les faire descendre jusqu'au fond
impuissant du point final irrespirable. L'affolement du corps revient
sur le devant de ses miasmes hideux, figure insignifiante, grimaces,
fracture avec le temps poussé par son soudain souffle. Cœur qui
fait perdre de ses battements l'invitation à la vie-oubli,
improvisation à la décollation du temps, pour reconnaître ce qui
du corps et de sa chair va rencontrer le vrai, l'immanente
résurrection de ces deux évents en un; âme impossible à centrer.
On entendrait encore ce souffle incertain, de loin, là où rien ne
semble aller de soi. Vicissitude de quelle modération sur quelle
atomisation de ce corps en une infinité d'exterminations des sons en
musique. Là serait le paradis lugubre de ces couleurs si vives,
qu'elles rencontreraient l'esprit encore en devenir chez l'homme né.
Terre du rien engendré par les démons descendus des cieux pour
inviter un corps sexué à d'autres errances, moins mise en chair,
pour garder cette mémoire comme toupie d'une folie à venir. Face à
ces remparts, aux branches ramenées vers la cime, les feuilles se
dressent pour majestueusement prendre du soleil ce que ces dieux
n'ont pas caressé chez l'homme aux pieds d'argile. Rater ce suc
délicieux qui sort de cette bouche entrouverte, aux lèvres gonflées
par l'humidité du corps trop nu. Point de linge, point de chaude
vêture, ni de raisonnement dans ces livraisons paradisiaques, seul
dressé se tient d'aventure l'animalcule vertébral inoffensif face à
ces matières dansantes partout, en grande symphonie, pour couvrir de
joie les grands oripeaux de l'homme au sexe dressé. Dans la
grossesse couvent les enfantements, par mille possessions et
éblouissements.
Thierry
Texedre, le 14 juin 2013.
samedi 8 juin 2013
Humeurs intérieures
Soubresaut
de la terreur
qui
s'installe et saute de
toutes
parts depuis ces
commémorations
peur
de
ce vide d'où il flambe
versatile
la pulsion osée
de
tous ces corps décapités
et
puis les infimes infirmités
du
temps vont aller forcer
par
peur de piquer la peau
le
grain de l'aversion saut
de
ce petit corps jusqu'au
beau
milieu de l'infiniment
petit
depuis ces artères
qui
gonflent à se gaver
devenus
derniers instants
nourriture
terrestre terre
de
l'infini qui va trembler
on
tire parti de cet étrange
droit
à pourchasser le loup
paisible
qui démange le
pire
piqué dans la cervelle
du
con qui pense partout
où
les verges saoules folles
et
trop belles tentaculaires
suceront
à s'y méprendre
le
plaisir inassouvi qui vient
découper
la putain de chair
si
inondée des yeux à rendre
l'âme
voilà qu'attend le bien.
Thierry
Texedre, le 8 juin 2013.
samedi 1 juin 2013
Paroles du sortilège de la peau.
Le
risque qui nous reste nous précipiterait dans ce devenir, ce rien
ombrageux qui vous suinte des orifices, jusqu'à cette terreur qui
frappe aux portes de ces oreilles inattendues. Incertaine digression
de ces errements involontaires, vers d'autres contrées, d'autres
surfaces à découvrir, le temps de dissoudre un peu de ce dire qui
soulève le rien dans une grande tempérance. Voilà ce risque
d'élocution qui s'installe, et s'étale pour d'imposantes
sollicitudes, de celles qui vous inondent un corps hirsute. Vu ce
risque-souvenir, vu ce rapiéçage de la peau tant désirée, en
coups incisifs, mortels peut-être, le corps s'évanouirait, au
risque de ne laisser qu'un souvenir effacé de notre chair caressée,
partout où des odes se seront soulevées dans la joie, et d'exister,
dans l'extrême tentation d'être et d'aimer, traversé par l'autre
enchéri de quelques doux attouchements. Risquer d'abolir l'aversion
pour l'autre aimé, jusqu'à prendre un corps comme si une divination
le rendait impossible à définir, impropre à le consumer, à le
consacrer peut-être. Voir ce qui semble réservé à d'impossibles
réalités, jusqu'au mensonge, celui de cette parodie-parole, de
cette pantalonnade amoureuse du néant, du rien ouvert/fermé de
cette face déchirée, pour s'entendre exciter l'acuité de
l'audition-affection du corps improvisé. On traîne ce raz-de-marée
de mots inaudibles, jusqu'au jour qui se lève, la nuit passée
par-là, le temps d'extirper du dedans, de sortir de la chair comme
une invitation à la compréhension, pour finir par interroger la
langue de ses mots inassouvis. De quelle peau sort ce sordide mot,
devenu lieu crasseux de la langue inviolée? Sinon de quelle réplique
peut-on sortir ces lamentations liées au masticage verbal? Aucune
lecture ne peut résoudre l'éloquente destinée de ce corps-cavité
qui est l'ordination de la chair. Par quelle simplicité - l'air qui
vous sort de cette gorge serait dramatique - se résout la langue?
Vrillée, décongestionnée, traumatisée, la langue s'éteindrait à
trop se souvenir de ses vertiges. Rassurée, elle se remet à écrire
ces quelques aboiements intelligibles, pour que de cette lecture si
aléatoire sorte d'une bouche béate et enflée, la verve de
l'oratoire vie en un lieu habité, caverne de l'inspiration du temps
en devenir, du commencement d'une rencontre de deux corps, de
plusieurs corps, d'une infinité de corps jusqu'aux confins de
l'univers, là où les étoiles dansent pour tromper l'homme sans
tête.
Thierry
Texedre, le 1 juin 2013.
jeudi 30 mai 2013
samedi 25 mai 2013
Travelling
Catatonie
du temps
roué
de coups par
cet
orgasme envoûté
de
corps destitué va
vers
ces oripeaux qui
sont
entassés froissés
et
déchirés avant de
passer
ces derniers
instants
dans les affres
de
ces flammes trop
rouges
pour sortir la
respiration
risquée de
la
danse incandescente
et
compulsive là est
le
risque inespéré de
se
passer d'une mémoire
trop
fragile pour tenir
dans
la durée de cet
enfer
notoire né de la vie
de
cette petite respiration
tarabiscotée
en fin de vie
courageuse
compression
du
temps qui s'évade
encore
et encore d'une
extension
moins grave
que
d'une suppression
oppression
illimitée
de
l'espace indifférent
à
l'homme trop enclin
à
distinguer sa vision de
face
pour sortir sa queue
tête
dépliée renversée
et
ramassée sur un corps
agacé
un corps ôté de
sa
scatologie mortifère
saccadé
ce corps est
enclin
à des soubresauts
irréfléchis
pourrissement
de
la densité du temps
soulevé
vers cette fin
entrain
de s'élever des
deux
pieds pour marcher
verticalement
hauteur
au
non pensant violé
de
ses organes blessés
par
le long défilement
de
la vie qui vaut pour
s'être
déplacé vestibule
ombilic
de ces limbes.
Thierry
Texedre, le 25 mai 2013
mercredi 22 mai 2013
Paysage 2
Tout
porte à croire
que
le temps rend
de
tous ses états
la
vilaine face de
l'homme
encore
trop
près de ce voir
Rendu
possible par
ces
quelques doutes
qui
passent par les
sons
impossible à
oublier
tant l'audible
rentre
dans ces corps
Qui
traînent où les
grandes
étendues
songent
à remplir
l'au-delà
trop proche
pour
déplacer cette
croyance
au vide tu
Taraudé
par l'envie
improvisée
de voir
l'homme
s'étreindra
dans
les bras du vide
crépusculaire
et clos
jusqu'à
cette cavité
Couloir
qui y pénètre
plus
loin au risque
de
ne plus se glousser
de
la moindre ligne
respirée
engouement
du
vestibule membre
Champs réfractaires
se
remplissant du tour
de
roue carré comptent
pour
la récréative vie
abstraction
action que
renvoie
l’immense rêve
Thierry
Texedre, le 22 mai 2013.
jeudi 16 mai 2013
dimanche 12 mai 2013
Du sang indécent
Sur
le sang
avéré
du lit
honoré
entre
les
lignes de
ces
dessous
indécents
se
livre
la peur
pour
rire du
grand
amour
oublié
en coup
de
maître nu
ni
d'avant ni
du
dedans nié
ce
sang lent
va
louant les
anges
d'avaler
par
tant de cris
évanouis
la vie
pour
la vider
de
ses poux
puants
en râle
sanguinaire
là
est
l'oraison
funèbre
tout
en
chantant
l'étreinte
tirée
de
ce spectre
pubis
entouré
de
quelle nuit
du
désespoir
au
milieu tiré
ce
trait posé
rosi
et béat
pour
passer
un
temps par
dessus
cul et
dentelle
pliée
sous
les deux
rondeurs
du
derrière
bombé
impressionné
devant
ce grand
échalas
de verge
vestige
de l'art
vestibule
du
fond
indécent
de
l'âme hurlée
d'un
viol attrapé
par
tout ce mal
aisé
de l'infini
fisté
finalement.
Thierry
Texedre, le 12 mai 2013
lundi 6 mai 2013
samedi 13 avril 2013
La peau déshabillée
Par quelle liberté
a-t-on le droit
d’arrêter la vie
jusqu’au sommet
du désir envoûté
par tant de peine
de quelle innocence
la vie semble arrêter
l’étreinte poussée à
l’extrême dilapidé
par de sombres
machinations du
coin de l’œil encore
endormi en vain
écartelé par un
front savamment
répudié par ce soleil
satanique satire
devant une flamme
la vie du droit à
vivre intensément
jusqu’au bout de
la nuit de la nuit
ourlée dans les bras
de l’infini soulèvement
de cette liberté en
tirant sur la peau
pour mettre à plat
cette conscience
indésirable du viol
d’une peau désertée
désir inassouvi de
ces sens entrain
de chercher l’accord
avec la surface
en peau déshabillée
par tant de sourires
liberté désirée tu as
de ces déambulations
pour t’évader et
t’évanouir jusqu’au
fond caché de nos
êtres dénaturés
être là pour éviter
le temps tant que
le corps s’ouvre à
d’autres hémisphères.
Thierry Texedre, le 13 avril 2013.
mercredi 10 avril 2013
Capture
Capture du champ de la possession du
commun, dans l'usage qui en est fait de sa terreur de tenir son
ouverture; capture d'une utilisation du sens, par ce qui forme le
signe: la répétition dans l'invitation à l'image.
On traiterait le corps comme si ce
commun se risquait à garder en mémoire, d'une mémoire plus
éloignée du sujet dans la répétition - dans un temps qui
s'émancipe de son immédiateté – la somme d'évanouissement des
images qui ondulent dans l'exploration de la cogitation au début de
sa formation (dans l'information transformée en une forme que
l'imagination reformule).
Le vol incertain de ces images
rencontrerait ainsi l'arrivée d'une gestation de sauts phoniques que
le corps transgresse par des gestes opératoires, comme addition,
addiction à ces images, en les fixant; vestige qui parle de
circonscrire, en inventant une reconnaissance que ce commun signe en
multipliant les « prises de vues ».
On traite ce corps captif de sa vue
transgressive, pour en tirer les réseaux liés à la parole, pour
développer, dévoiler et lire ces signes en touchant au pouvoir de
futurs mots reliés, écriture qui double la parole pour exposer un
corps parlant possédé par la virtualité d'un commun
insurrectionnel.
Les sons, davantage, reviennent pour
traverser la naissance d'une langue, en nombre si important, que ce
commun résisterait jusqu'à dissoudre la parole dans l'art
d'exprimer un ordre musical qui combine l'excès et l'impossible
unité de la voix, même défendu par ce commun.
Collage pour initier le commun - la
voix s'interposerait à ce commun, par l'exploration de l'art
musical, jusqu'à renvoyer sur le commun une force d'attention, un
obsessionnel retour en voix dans l'écriture - le poussant à
extraire une image fragmentée d'un corps comme « double/identité ».
Sinuosité d'un désir imposteur, vers une terminaison, nerfs à
vifs, peau qui vient soumettre à la mémoire sa douce hétérogénéité,
vers le début d'une probable érotisation de l'appareil sensoriel du
corps humain.
Thierry Texedre, le 10 avril 2013.
lundi 8 avril 2013
Prière en dessous des vers
Sous
quelle émission
les
bruits vont-ils en
se
transformant en se
montrant
et changeant
de
pied depuis cette ivre
sonorité
d'une musique
entrain
de chanter la
mort
Te Deum pour un
jour
nourri pèle mêle
les
sons se remplissent
de
cet amour divin pour
une
vie en pleine éternité
s'embrasant
de la mort
dans
une rencontre quel
firmament
depuis ce ciel
de
la cicatrisation du corps
soulevé
par tant de maux
maudits
qui dévalent la
grande
impuissance de
l'homme
face à l'élocution
de
la douleur infinie d'où
sort
l'abstinence irrésolue
de
ce corps qui est martelé
la
chair suppose exister
en
partant de cette mort
insurmontable
quand bien
même
la vie se met à croire
depuis
la petite mort qui
chante
dans l'ivresse
haut
et fort ce requiem
communion
en contrastes
insupportables
de la plaie
de
la lumière dressée de
ces
corpuscules indécents
et
indigents jusqu'au bout
de
la nuit noire en pleurs
accomplis
en danses niées
du
gosier trop sec pour
contracter
la peste langue
en
vers innocent râle juste
à
temps avant que cette
parole
de verbe n'arrive.
Thierry
Texedre, le 8 avril 2013.
vendredi 29 mars 2013
Musique
Quel
tempérament ce sacré qui ondule dans nos cœurs. Coupé de toute
ergonomie, le corps peut encore se mettre à souffrir et aimer dans
une allocution verbale et celle plus forte, de la musique, de celles
dont on dit qu'elles sont de la grande musique.
Véritable passation des pouvoirs entre celui qui est de l'ordre des lois sociales, et celui dont on ne retire comme pouvoir que sa lecture plus proche de la peau, de l'affleurement de la peau, vers cette intériorité du corps d'où les sens partent, en images drapées du risque d'infinies représentations qui se répètent inlassablement pour trouver ce plaisir qui inocule à la chair sa très sainte satiété. Musique au long discours enflammé par les sons qui frôlent et rencontrent le cœur plein du désir inassouvi de jouir dans l'infiniment grande acception du corps amoureux. Écoute extraordinaire de ces accords évanescents et suspendus à trop de béatitude. Le vent et les sons vont et viennent en irruptions atomisées dans ce corps de la dépense; là encore le regard semble pris en défaut. Jeux écartés du temps présent qui s'essouffle de trop rencontrer l'espace du corps qui pense. Pense pour avoir écrit ces exhortations pour en jouer, en prendre acte, les exposer au temps de l'air, de l'air qui souffle jusqu'au futur qui se trouve pris dans l'écriture musicale comme composition de la dépense qu'un corps qui pense peut d'écouter sa chair, avant que l'écriture ne revienne dissoudre l'air entendu, comme disparition inévitable de ce présent dans un ordonnancement de la mémoire; là la mémoire rétroactivement se risque à d'autres images pour inventer l'écriture musicale de son futur présent. Du sacré, voilà qui sort fort bien de ce présent pour que ce corps croit encore à sa pensée en passant par les ondes qui transportent les sons insufflés par l'étant de l'être là comme disposant de sa chair pour dominer sa dernière parole, la dépasser, la transfigurer, et rencontrer l'apothéose dans l'écoute magistrale d'une composition instrumentale encore trop sourde pour être entendu, sous les coups de ces artifices dont on sait qu'ils servent d'instruments, de relais pour déposséder l'être de sa complétude, de sa fracture avec la parole identitaire d'un sujet pensant. On traite de dérive la musique qui semble s'étirer sur des refrains, ou sur une répétition des accords, pour user de la transe, comme bombardement de l'intérieur du corps; jusqu'à le priver de cette pensée qui viendrait se fixer dans une horreur de sa dramatisation du corps qui ne jouirait qu'à ne jamais penser? Qui ne jouirait qu'à ne plus penser la douloureuse fin de son temps lentement revisité par la mort, le vide, la perte de mémoire programmée par le corps qui se délite.
La résurrection que la musique propose, est l'enveloppement des sons dans les plis de la peau. Caresse sur un temps inassouvi, enfoncement de l'air entendu dans l'extrême intériorité de la chair, vers cet être insoupçonné, jusqu'à l'âme transfigurée par l'allégorie envoûtante, telle une drogue, d'une musique qui s'allonge aussi loin qu'un corps a de se délivrer à découvrir ses plaisirs cachés. Voila donc l'extériorité de la musique. Tête à tête avec l'autre composition de ce continent sauvage.
La sortie de ce fléau qui rogne l'esprit du très oublié corps, c'est encore rencontrer la musique comme si celle-ci, en sons économiques, venait à recomposer le corps qui musique avant la lettre, juste déroulement de la peinture qui commence, hypertrophiée par une jouissance qui n'en finit plus d'accomplir sa très fragile reproduction des sons, dans une récidive inquisition du corps enlevé de son élévation colorée.
Véritable passation des pouvoirs entre celui qui est de l'ordre des lois sociales, et celui dont on ne retire comme pouvoir que sa lecture plus proche de la peau, de l'affleurement de la peau, vers cette intériorité du corps d'où les sens partent, en images drapées du risque d'infinies représentations qui se répètent inlassablement pour trouver ce plaisir qui inocule à la chair sa très sainte satiété. Musique au long discours enflammé par les sons qui frôlent et rencontrent le cœur plein du désir inassouvi de jouir dans l'infiniment grande acception du corps amoureux. Écoute extraordinaire de ces accords évanescents et suspendus à trop de béatitude. Le vent et les sons vont et viennent en irruptions atomisées dans ce corps de la dépense; là encore le regard semble pris en défaut. Jeux écartés du temps présent qui s'essouffle de trop rencontrer l'espace du corps qui pense. Pense pour avoir écrit ces exhortations pour en jouer, en prendre acte, les exposer au temps de l'air, de l'air qui souffle jusqu'au futur qui se trouve pris dans l'écriture musicale comme composition de la dépense qu'un corps qui pense peut d'écouter sa chair, avant que l'écriture ne revienne dissoudre l'air entendu, comme disparition inévitable de ce présent dans un ordonnancement de la mémoire; là la mémoire rétroactivement se risque à d'autres images pour inventer l'écriture musicale de son futur présent. Du sacré, voilà qui sort fort bien de ce présent pour que ce corps croit encore à sa pensée en passant par les ondes qui transportent les sons insufflés par l'étant de l'être là comme disposant de sa chair pour dominer sa dernière parole, la dépasser, la transfigurer, et rencontrer l'apothéose dans l'écoute magistrale d'une composition instrumentale encore trop sourde pour être entendu, sous les coups de ces artifices dont on sait qu'ils servent d'instruments, de relais pour déposséder l'être de sa complétude, de sa fracture avec la parole identitaire d'un sujet pensant. On traite de dérive la musique qui semble s'étirer sur des refrains, ou sur une répétition des accords, pour user de la transe, comme bombardement de l'intérieur du corps; jusqu'à le priver de cette pensée qui viendrait se fixer dans une horreur de sa dramatisation du corps qui ne jouirait qu'à ne jamais penser? Qui ne jouirait qu'à ne plus penser la douloureuse fin de son temps lentement revisité par la mort, le vide, la perte de mémoire programmée par le corps qui se délite.
La résurrection que la musique propose, est l'enveloppement des sons dans les plis de la peau. Caresse sur un temps inassouvi, enfoncement de l'air entendu dans l'extrême intériorité de la chair, vers cet être insoupçonné, jusqu'à l'âme transfigurée par l'allégorie envoûtante, telle une drogue, d'une musique qui s'allonge aussi loin qu'un corps a de se délivrer à découvrir ses plaisirs cachés. Voila donc l'extériorité de la musique. Tête à tête avec l'autre composition de ce continent sauvage.
La sortie de ce fléau qui rogne l'esprit du très oublié corps, c'est encore rencontrer la musique comme si celle-ci, en sons économiques, venait à recomposer le corps qui musique avant la lettre, juste déroulement de la peinture qui commence, hypertrophiée par une jouissance qui n'en finit plus d'accomplir sa très fragile reproduction des sons, dans une récidive inquisition du corps enlevé de son élévation colorée.
Thierry
Texedre, le 29 mars 2013.
samedi 23 mars 2013
Du juste temps
Sous quelle disposition le temps se soude? Vers sa terreur de la vie, versatile irruption de la nature qui dresse sa peau, comme commencement de la représentation.
Sous quels hospices la vie tient, devenue maîtresse de la chair, pour construire cette terrifiante culture, celle qui confirme l'intelligence de l'animalité faite pensée? De biais, le corps se met à reprendre et à reconnaître l'altération de la vie sous différentes formes et différents états pulsionnels du corps pensant. Ce corps dissout dans l'immensité de la matière, semble coloré, plutôt mis en couleur, pour expulser cet aveuglant registre de la mort, partout présente dans la chair. On tient là l'apothéose d'une vérité qui se mettrait à renaître, juste pour éviter de ne pas faire volume, du volume de ce corps dessiné dans la sculpturale hérédité de l'art. Voir, voilà que se pose la question qui suinte fort la nécrose, immanente forclusion du terrible coup de butoir sur l'intellection de la foi, que cette foi soit la voie surannée qui s'impose à la vision, d'un corps pris dans la parole; de la parole, prisme de l'envie d'explorer les orifices du temps de la peur d'y voir? Fragile sinuosité de la peau qui s'émancipera plus avant, de sa surface, pour produire, avec la répétition, ce fracassant pouvoir de reconnaissance du temps. Le temps serait cette irruption de la raison dans l'impossible arrêt de la vie, comme lieu de la conscience, lien avec la pensée en action; l'action painting peut-être du moment révélé de cet inconscient mis à découvert? Le temps se souderait donc sous l'effet de l'action painting?
Dans quelle peinture ce temps provoquerait-il assez de réalité pour faire croire à l'autre, ce nouveau qui vient se mettre de travers dans le temps représenté comme action? Voilà le pire scénario qui se jouxte à celui de l'inversion du temps comme corps d'écriture ou corps de l'animalité. On tremble à l'idée de croire ces chefs-d’œuvre comme le déroulement de l'irrésolution de la pensée qui sert l'incompréhension du désir devant l'être; sujet du questionnement? Folle extinction de la chair qui semble s'arrêter là où le corps concave s'ouvre.
Corps concave? Corps de l'intériorité des sens, exploration de l'illusion de ces corps comme chair de la béatitude, chair de la jouissance, chair de la douleur, comme chair de ce corps diurne aussi. La nuit du corps serait alors la mise sous tension de sa désespérance; celui-ci viendrait à se retirer de la voix, de la parole, pour alors seulement produire ce corps de chair anonyme, traumatique, tronqué et hystérique.
Faut-il que ce temps de la forclusion se soude? Est-il irresponsable d'aller chercher un autre temps qui "colle à la peau" de ce réactionnaire temps présent ? Le réel de ce temps n'est-il que le reflet mal extirpé d'un autre temps plus transversal, de ce vivant héritage du temps socialisé qui interfère sur notre état de pensée? Je crois que cette foi doit s'empresser de reconnaître quelque matière picturale qui a à voir avec cette autre foi dont l'histoire dira qu'elle est pour partie cette nouvelle sortie du coin dans la plaie béante du corps de l'humanité en mal de foi.
Thierry Texedre, le 23 mars 2013.
"Aujourd'hui, au XXIe siècle, le néant guette la peinture. Le rasoir d'Ocham a trop bien fait son travail, par élimination, destruction, réduction, décomposition. Fin de la peinture, mort de l'art ? C'est le moment de la vidéo, de la photo, du film, de l'installation. Mais tout cela peut être aussi l'art. Je crois que Bill Viola est un grand artiste. Seulement il s'agit toujours de l'image reproduite mécaniquement."... "Or la peinture possède un plan, une dimension qui est proprement la sienne et irremplaçable. La peinture est une sécrétion humain, travaillant directement dans la chair de la matière. Il y a une présence physique immédiatement, viscéralement vécue. Dans la peinture, c'est la chair qui devient verbe.
Et cette sécrétion chimique, alchimique, continuera avec de hautes et basses périodes, mais sera toujours présente tant que l'homme vivra encore sur cette terre ou même peut être ailleurs sur une autre planète, quelque part dans le transfini des univers." Judit Reigl
l'atelier de Judith Reigl
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