mercredi 29 janvier 2014

La mort maso









Court circuit le vent souffle
devant ces électriques jets
jetés en pâture aux cris si
incantatoires voilà l'art de
s'envoler vers les cieux oh
esprit envoûtant que reste
t-il de ta chasse charriée par
les ans jusqu'au rivage léger
de ces nuages insolents du
monstre terre absorbant du
clou de ce théâtre atomique
la parole acéphale de l'art
à l'article de la mort maso

Giflé par la mort mauvaise
l'art s'étire se retire s'évade
du regard incessant martyre
forcé par la douleur du sort
indigne de la vibration nasale
qui raccorde ce cerveau au
bas en saignements putain
de parole poussant jusqu'au
cri inviolé un restant de sens
sans s'en faire pourvu que
la loi n'invite plus ce corps
couvert des coups du fouet
farfadet dans une farandole



Thierry Texedre, le 29 janvier 2014.







Un compositeur Raffaele Grimaldi
















mardi 28 janvier 2014

L'artifice des ténèbres









En si bon chemin
on croit et on sent
ce qui nous fait
être comme suer
l'air de la création
de cette chair née
d'avoir commencé
à respirer l'atome
infini de la langue
des mots agacés
par la mort qui se
tient devant l’œil
ulcéré dans l'ultime
loi de nos rêves en
soutien au coma de
la conscience dorée
encore l'affaire d'où
s'esclaffe le grand
cri de la folie que
cette fois croyance
et intellection vont
soulever question
d'appartenance à
ce risque d’attenter
à la vie de cette
disgracieuse peau
sulfatée au milieu
des corps encordés
et noués du nœud
de l'infini voilà bien
qu'il nous énumère
ce nombre insolent
qui tue l'homme
pour avoir compté
depuis ce point-ci
ces pores-là aussi
ceux au plus haut
point résurrection
passée du futur de
la mort qui fulmine
des organes ôtés
c'est de nos voix
que fuit par la
bouche ouverte
le sang insignifiant
voilà la fin de ce
feu intérieur qui
court après le temps
à découvert guerre
improvisée des sons
aujourd'hui c'est ici
le régime que l'art
doit cerner pour
créer le dehors des
lois insidieuses qui
nous concernent
le feu tel un artifice
éclate en sanglots
au sortir des ténèbres.




Thierry Texedre, le 28 janvier 2014.








lundi 27 janvier 2014

L'éclair du temps











Qu'y a t-il
à se risquer
au souffle
sinon
d'amorcer une
courte entrave
de l'exactitude
par l'érosion du
son
jusqu'au petit
matin
c'est du réel
de la peau
que se risquent
les plis dans la
sourde abstraction
des mots applaudis
par le commencement
in vitro
de l'ignorance
insupportable du
désir inoculé par
la mort
de celles
monstrueuses
et moribondes
puisqu'elle descend
de cette insatiable
vérité des mots
mêlés à l’œil malin
de l'apocalypse
qui soudain vient
s'étaler au milieu
de l'érotique
caresse du sexe
cadavérique
entrain de sucer
la gourmande
et grandiose
depuis ces tétons
agacés d'avoir
à allaiter le lit
fringuant du soupir
mal formé voilà bien
l'origine du monde
l'arthrose
la joyeuse
qui se tient
debout les jambes
écartées en train
d'essayer d'appuyer
ses mains si lascives
sur un ventre
ausculté
l'éclair d'un temps
qui fornique
là la tempête
fait rage à
trop rencontrer
puis rentrer et
ressortir de
ces affres
les bâtons ils sont
taillés sur mesure
avec tant de
délicatesse et
de coups au fond
enfoncé de l'étreinte
de l'échappement
infini des deux corps
assaillis.




Thierry Texedre, le 27 janvier 2014.



lundi 20 janvier 2014

Tohu-bohu






Vrille du temps
secoué par
l'antre du son
en rétréci sifflet
de l'instrument
vocal qui voit
passer depuis la
grande trachée
en tranche
coupée du monde
de la volupté de
la transparente
tentation de
la palpation
asservie vers ce
risque d'aimer
des paroles bues
secousses de
la voltige hautaine
du cœur meurtri
tempête en tête
de ces voix
qui sommeillent
en soi ça sent
bon l'aspersion
depuis l'origine
de nos batailles
jusqu'à ce jour
brandies par
l'ombre du destin
agité de ces
corps il se vautre
en couches sans
vie aucune
le sang à portée
des étoiles qui en
points infinis
semble briller
d'un feu têtu
pourquoi s'élève-
t-il en charniers
festoyant pour
s'envelopper
dans cette onde
de l'air altéré
on naît d'un corps
épuisé dans l'autre
vie de rien de l'âme
dépliée draguant
la mémoire d'ici.









Thierry Texedre, le 20 janvier 2014.






samedi 4 janvier 2014

Trois études retenues d'après un souffle







Entre les espaces encore libres de l'écoute, la musique libérerait comme
une insoutenable existence de l'immanence d'une image triple, dépliée
en intensité de lecture dont les panneaux s'extrairaient en peintre d'un
assujettissement au souffle ricanant de toutes ses exclusions en dire.



Trois études retenues d'après un souffle

Ricanements irrationnels du corps cloué sur sa chaise
en deux temps rictus en coin sur une lèvre grossie
rose pourpre le regard s'abat sur l'ouverture de l'envie
d'extraction du sol dessous pour penché en avant vanter
cet Esprit médian qui s'en sort éventé et grisé par l'air
autour mimé par l'orange glacé l'incarnation du carnassier.

Grimaçant le cou long au dessus de deux échasses debout
l’Antigone les yeux couverts d'un linge blanc en aveugle
se retourne vers l'image essoufflée en croix de l'incarnation
depuis le siège émérite de l'absolu de la reproduction née
telle une farce au milieu de l'orange aurifique l'air d’airain
carte sur table bas instincts de l'utérin et de l’apocalypse.

Grande ouverture incantatoire de l'intérieur festif du gosier
allongé en pointant la sortie du langage désuet par le cri
en un lieu celui de l'apprivoisé mammifère sorti de l'Un
vie austère du fond lumineux de la béance bipède devenue
la parole inassouvie échappant au risque orageux grisé de
la mémoire vénielle depuis les deux bras écartés du Souffle.





D'après Trois études de personnages au pied d'une Crucifixion,1944 de Francis Bacon



Thierry Texedre, le 4 janvier 2014. 






vendredi 3 janvier 2014

Indécence crépusculaire 2








Fouillant la véracité du dessous des chose
femelle singeant l'homme debout de dos
pour l'émasculer en terre sainte le rire fin
de la claire voix qui en sort sinueuse et tue
après le pic engoncé pour ressortir luisant
tellurique apothéose du désir assoupi dieu
que l'amant traîne à trop s'y prêter riante
scène apoplectique d'un genre cétacé cru
croyant bien faire le nez en accordéon dans
le cul bien placé pour jeter un autre regard
depuis l'inquisition du temps indécent aveu
invitant à l'extase pour chasser ces démons
improvisés l'expulsion du jouir en jeu jeté
par un hasard démené de tous ses membres
à bout de souffle ce hic tait la frayeur devant
l'exquis pénis insufflé au rythme de l'oubli.




Thierry Texedre, le 3 janvier 2014.
   

Indécence crépusculaire 1









Belle convoitise que cette intime femelle
rencontrée dans l'essoufflement des artères
oublié ce sacré corps dénaturé du mâle
martyrisé par trop de musique en violons
damnés partout où l'écoute enrage l’œil
asservi et traumatisé d'amour pour l'ambre
austère d'un tableau accouché de toutes ses
couleurs pures du côté vif de la nature morte
attentif au jet meurtrier qui descend depuis
l'origine de ces atermoiements sans fin
commençant par les plus purs attouchements
qui soient en rémission de tous les péchés
du monde depuis ce qu'une peau caressée
a de divine éruption couchée sur le ventre
de la terre providentielle couche ignominieuse
que des sens indécents vont tenter d'exalter.





Thierry Texedre, le 3 janvier 2014.





jeudi 2 janvier 2014

Le sarcophage de l'indécence









Voilà que s'éveille la vieille peau
rétrécie par les ans à trop renâcler
sue la fatigue du corps marteau
musique qui tape aux tympans et
au visage affadi par les rides au
milieu de la défunte erreur ratée
du jour d'après opéré à l'aube au
bout du chemin du temps dépassé
quelle peau mastiquée par le beau
le ténébreux esprit vous a poussé
dans les retranchements du salaud
désir découpé du corps c'est assez
déconcertant de se voir tout en haut
depuis l'au-delà inventé pour oser
mourir malgré la vie éternelle très tôt
repassée comme le linge seul éludé
par les plis lisses en nœud du né oh
que ce couvert remis bien enfermé
semble indécent quand vient l'assaut
de la terre qui fouille l'herbe volée
du cœur assassin par les couteaux
de ces maîtres fous à lier et alloués
au temps puissant du fond de l'eau
qui va emporter tout l'air respiré.




Thierry Texedre, le 2 janvier 2014.


vendredi 27 décembre 2013

Raccord de la vie en raccourci








Le sol qui se dérobe sous les pieds du cancrelat, quelle terrifiante intermittence du règne animal, versatile ondulation du corps humain encore caricatural, poussé dans l'exponentielle délivrance de l'esprit! Le couperet est tombé. Voilà l'apothéose du verbe qui rendra sourd l'esprit ultérieurement! Vrombissement des arcanes du souffle qui se rend compte qu'un corps né doit vivre en respirant du fond des âges! Travail incessant qui rencontrera l'essence même du souffle: un corps insolent! Et captif du retrait de sa détention perpétuelle au recentrement de l'esprit chassé des ténèbres par la vie finie de l'infini obsessionnel de l'humain comme possession érigée du corps trop enfoncé pour croire à l'éternité de l'esprit encore trop malin parmi les orifices crevés de peur d'éclater de rire en pleine course; de courir après l'indécidable éternité du présent recréé par les lois du corps social. En vie, l'ordre impuissant se fera, en raccourci, l’hôte de ces viscérales ostentations devant un corps nu dévoilé, détenu par l’œil hirsute, vrillé par la pantomime de l'esprit obséquieux, impardonnable délivrance du sens altéré de la mémoire, comme mécanique insupportable du jeu de la jouissance qu'un corps peut d'exposer sa peinture par la mémoire: illusion qui sera le début de l'ulcération de l'utérus du verbe comme réceptacle commun de cette chair née par la parole révélée, devenue l'inconnaissance du dedans. Flux du viol qu'un fond faramineux et foireux ira faire sauter en atomes qui foudroient le temps en passé présent et futur; polylogie des voix dans l'impossible traduction du corps éclaté. On tournerait dans ce qu'une folie a de commun, paix et guerre n'ont de pouvoir qu'à rencontrer cette folie meurtrière du corps commun, du corps gisant là où la pensée rend l'âme, rouée par l'infiniment grande parole au cul pétant à la face du prodige parlant...





Thierry Texedre, le 27 décembre 2013.     

mercredi 18 décembre 2013

D'une fin sans fin rencontrée










Pourchassant les démons
du très haut lieu du corps
calciné ce souffle assermenté
traîne sa hantise d'une fin
proche sur les bords rivés
de la grande mer en plongée
dans tant de foi impuissante
meurtrie cette chaire aura tenté
de se soumettre aux miasmes
de la vertigineuse vie voilée
au cœur indécent de ces lieux
irréels depuis l'étendue un
soleil riant de tous ses feux
aura omis l'épiderme peu à peu


On ose rarement se soumettre à
la joie de cette sublime danse
des corps en une ronde enfantine
voici que se termine l'outrage
né d'exister pour passer outre
dans cette ouverture qui nous
tend la main en irradiant nos
yeux malins et en riant de nos
douleurs ascensionnelles qui
implorent une poursuite juste
du temps destiné à ravir l'esprit
poussé de l'autre côté du regard
oh ciel dégondé à quand tes pleurs
sur mes joues gloussant de plaisir


Le fond brûlant de cet encombrant
corps drolatique et voûté crasseux
et troussé par l'infini vous ramasse
en creux jusqu'au fond trop sombre
de la gorge infiltrée par l'air du soudain
souffle inexpugnable voici alors le
grand saut en avant de la terrifiante
tentation d'essouffler le cœur
qui bat d'avaler un sang au long
cours recroquevillé partout où
le présent s'empresse de jaillir
en rêves invisibles en joies avancées
et d'exciser devant Dieu impuissant
l'éternel recommencement de la vie




Thierry Texedre, le 18 décembre 2013.





mardi 17 décembre 2013

Strates d'un corps sans voix












Strophe apothéose
du temps qui part
au plus pressé pour
pousser derrière la
voix une longue
litanie en pleurs
mauresques ment
devant cette vérité
multiple éradiquée
de ce temps pressé
mensonge ultime
de ces songes bus
par tant de tentative
de la folie qui exulte
pauvre passagère
du départ pour l'avent
du désespoir d'errer
du paradigme dissout
du drame d’iniquité
de la désolation du
temps inventé pour
avoir l'imposture de
soutenir le désir clôt
de parler l'infini corps
en menstruel tort
sans voix et sans
sens aucun depuis
cet irascible forçage
depuis le souffle imbu.




Thierry Texedre, le 17 décembre 2013.

mercredi 11 décembre 2013

Facéties de la mort


Du jaillissement
de ce haut lieu
invulnérable
venu par hasard
de ces temps
inharmonieux
pourchasser
les démons
austères êtres
inquisiteurs
de la dérive
inconsidérée
du temps né
des schismes
la vue va vendue
d'une pensée
insoumise dans
l'éternel bleu
de l'évasion
du corps et sous
quels cantiques
est la dérive liée
à la langue
perpétuelle
vomie de ces
soubresauts
du divin dedans
est l'intériorité
sortie pour vivre
de l'antre fade
d'une chair
apostrophée
par l'incendiaire
mot mort malgré
sa verve venue
du souffle aspiré
par les bronches
découpées en
cavité et trou
partout où
l'homme finit
par aimer la
femme la marge
du sacré et du
sexué dans une
fermentation
du corps avalé
par les tripes
et dressé au
milieu en croix
oh passé de la
fente lacérée
du cri entiché
qui croit connaître
la vérité dissolue
en accord dressé
du séminal repas
inopinément
lâché par peur
de mourir d'une
fin oh quelle est
donc cette ivresse
cette mortelle faim.



Thierry Texedre, le 11 décembre 2013.




dimanche 8 décembre 2013

Fracture en coups sombres aux terminaisons de la pensée











De quelles pulsations sortent les hématomes de la lente réverbération des mots sur la peau? Fente du tentaculaire fond indescriptible de la rencontre entre la chair et la peau en surface. Vrille qui s'enfonce avec force dans ce nœud de la chair qui ondule à très grande vitesse, pour faire sortir la sordide vérité du dire coagulé encore dans le pédoncule de ces mots maudits. Voilà que se dresse la terrible infraction que même un mot ne peut espérer défricher. La vérité s'enfermerait dans la peau sous l'effet du dire inopiné et retardé, à cause de la cécité du corps qui s'évanouit à mesure que les mots s'éternisent à trop s'inviter dans l'écriture insoumise du temps dépassé de la lecture empressée. Un viol a été commis ici, pour enfermer la parole dans une étreinte de l'écriture amoureuse. Le lit des ténèbres insistera pour ouvrir ce corps sexué à tant de pression de ces pulsions inoculées. Ventre à terre le corps s'étire, se montre coagulé, s'atomise, pour retomber en mille découvertes naissant d'un désir terni par l'immortalité de la reproduction du dehors immanent d'avoir cédé à l'intériorité du désir inventé pour ne pas tomber dans la douleur de la mort insensible au texte de la possession. L'être possédé s'en tire à bon compte, car trop enclin à forcer ce foutre pour faire apparaître cette image immaculée de la douceur du doute. Ventre grossi par l'ouverture du temps, le corps, nu, tombe sous les coups d'une résurrection, rêve ou réalité, sinon de quelle discontinuité va sortir le né d'une naissance à rebours, cloaque de l'impression enfin consumée de l'apparition du dire vilain, vilipendé par d'autres exactions qui tremblent; ne seraient-elles touchées que par les mots inaboutis de la pensée encore dans un état de fragmentation. Traquenard de l'enterrement de la chair sous ce déploiement usurpateur de la peau qui titube, pour en terminer avec la parole de ce monstrueux tintamarre du dedans refermé pour la bonne cause par la chair mise en parole, pour avoir été trop obtus dans l'indéfinissable dimension du corps détourné de celui animal.



Thierry Texedre, le 8 décembre 2013. 






jeudi 5 décembre 2013

Convulsions




Clavier tout en noir et blanc
vrille ses écarts de sons loin
du tronc commun de la porte
ouverture du drame de l'enfer
qu'un enfermement occasion
manquée va risquer de lisser
en paroles et atermoiements

Coupé du temps sorti du ventre
en terre sainte du corps absout
il traîne un air de reprise de la
vie virtuelle avant d'entrer dans
la vie du drame de respirer dans
l'infiniment rien d'un corps du
peu poussif et trop poussiéreux

Comme cloué au son soporifique
du dedans il va en dansant depuis
l'aube de travers à peine sorti du
clou de ce big bang impuissant à
soulever le début en l'air ci-gisant
grand regret de n'être pas encore
sorti de l'entre-jambe démasqué


Thierry Texedre, le 5 décembre 2013.





lundi 25 novembre 2013

Distance



Accord du corps
avec la pression
qui monte et tire
profit du vil sujet
pour le dissuader
d'enterrer le corps
passé voyons si
ce corps est peint
en accord avec la
chair présente qui
coupe court à la
parole pressée de
démonter le passé
pour coucher sur
le papier le nœud
de la chair entrain
de penser malgré
elle on croit rêver.




Thierry Texedre, le 25 novembre 2013.

dimanche 22 septembre 2013

Les coups du corps








Vol usurpé
de ce risque d'envie
de vivre
violation
tétanisée du dire
caricatural
rire en là
de-ci de-là
languissante trame
des mots
mortels et
fumeux du feu du
corps
dans une calamité
qui avalise
tout air ambivalent
l'erreur tient
à compter les
sens mêlés au
regard inquiet
de la phrase qui se
glisse dans la peau du
corps alambiqué
fardeau
cadavérique
qui porte à
confusion
fusion de la chair
et de la peau
en os ramassés
du cycle
monstrueux
de la vie
squelettique
scarifiée et
trouée dans cet
univers
ultime
de la raison
ranimée en mots
aveuglés par
l'étincelante insolence
de la mort moribonde
la colère gronde
au lever du
jour
d'une jouissance
passé
à faire taire
les coups
martelés
mortellement jusqu'à
ce sans-gêne
risqué au piano
en coups répétés
cousus par
le lancinant coït
cloué au lit.










Thierry Texedre, le 22 septembre 2013.




mercredi 18 septembre 2013

Outrances de la mort




Coupé du cours des choses
l'attrait pour la folle tournure
de ces chemins illimités et
pleins de radicelles en terre
vous sera compté en filigrane
pour exorciser la faillite du dire
troué en plein soleil touché
par son aveuglante vérité
nous posons alors du bout des
doigts un chant chatoyant qui
court le long du corps capté
par l'envie impunie de feindre
l'amour immortel d'une sorte
de fracture franche du corps
en deux êtres dénaturés et
irréels tant leur forme prend
l'aspect indéterminé de l'onde
illusoire d'un foutre en l'air
destiné à passer outre depuis
la mort promise vestige de
l'outre-tombe police du verbe
qui rend l'âme sous le sens de
la vie en pensée pousse à jouir
vers ce pourrissement étrange
qui tombe à pic de la fin de vie
qui se répète inlassablement
imperturbable ordination du
genre humain encore piqué
sur ses branches couverture
en tête d'un corps déambulant
le long d'un arbre aux veines
sirupeuses du nœud indécent
prouesse inexpliquée qui frôle
la reproduction sous tension.




Thierry Texedre, le 18 septembre 2013.