dimanche 8 décembre 2013

Fracture en coups sombres aux terminaisons de la pensée











De quelles pulsations sortent les hématomes de la lente réverbération des mots sur la peau? Fente du tentaculaire fond indescriptible de la rencontre entre la chair et la peau en surface. Vrille qui s'enfonce avec force dans ce nœud de la chair qui ondule à très grande vitesse, pour faire sortir la sordide vérité du dire coagulé encore dans le pédoncule de ces mots maudits. Voilà que se dresse la terrible infraction que même un mot ne peut espérer défricher. La vérité s'enfermerait dans la peau sous l'effet du dire inopiné et retardé, à cause de la cécité du corps qui s'évanouit à mesure que les mots s'éternisent à trop s'inviter dans l'écriture insoumise du temps dépassé de la lecture empressée. Un viol a été commis ici, pour enfermer la parole dans une étreinte de l'écriture amoureuse. Le lit des ténèbres insistera pour ouvrir ce corps sexué à tant de pression de ces pulsions inoculées. Ventre à terre le corps s'étire, se montre coagulé, s'atomise, pour retomber en mille découvertes naissant d'un désir terni par l'immortalité de la reproduction du dehors immanent d'avoir cédé à l'intériorité du désir inventé pour ne pas tomber dans la douleur de la mort insensible au texte de la possession. L'être possédé s'en tire à bon compte, car trop enclin à forcer ce foutre pour faire apparaître cette image immaculée de la douceur du doute. Ventre grossi par l'ouverture du temps, le corps, nu, tombe sous les coups d'une résurrection, rêve ou réalité, sinon de quelle discontinuité va sortir le né d'une naissance à rebours, cloaque de l'impression enfin consumée de l'apparition du dire vilain, vilipendé par d'autres exactions qui tremblent; ne seraient-elles touchées que par les mots inaboutis de la pensée encore dans un état de fragmentation. Traquenard de l'enterrement de la chair sous ce déploiement usurpateur de la peau qui titube, pour en terminer avec la parole de ce monstrueux tintamarre du dedans refermé pour la bonne cause par la chair mise en parole, pour avoir été trop obtus dans l'indéfinissable dimension du corps détourné de celui animal.



Thierry Texedre, le 8 décembre 2013. 






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