Une textualité qui recherche en permanence son écriture et sa peinture, sans toutefois entrer "en représentation", le lieu ? Une musicalité, pas dans "le son" d'une lecture qui reste aléatoire, mais dans ce qu'un sujet peut de penser: où en est son image, la scription ?
Au plus près de cet état se mesure l’altérité de la représentation
Tout ce qui montre un état et une couleur se voit immergé dans ce vaste concours du sacré
Le risque pour ce sacré c’est de ne pas tenir au ciel mais à la chair
Le ciel serait cette aire introduite comme berge ou marge d’un centre immaculé et éthéré
De quelle peur la douleur est-elle la maîtresse
Par cet au-delà inconcevable et pourtant initié comme lecture
La lecture serait ce possible entendement d’un texte sur un état providentiel et révélé
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Debout cette capacité à enfanter de la mère montre combien la plainte est juste
D’un sujet en souffrance la plainte montre combien l’autre ce tiers touche au texte
Le texte vérité véridique contre cet appesantissent rejet de soi et du silence d’une parole
De la plainte à la douleur concomitance qui offre une voie la voix de ce tiers comme occurrence
A contrario la Vierge montre sa douleur près du Christ mort elle offre la douleur de l’enfantement
Cette douleur est le silence devant l’éternité du Christ mort pour les péchés du monde des hommes
Cette plaie ouverte du Christ est l’envers de notre textualité qui elle montre la douleur de n’être pas
Ce besoin thérapeutique contemporain se met en coin de la visitation qu’un texte montre
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Ciel ! dit-on si ce n’est pas la hauteur vertébrale qui montre par ce redressement l’immonde
Que l’immonde se soit montré ainsi revient à croire au pire que seul le présent ne peut tenir
Le temps opèrerait un retournement du corps qui pense pour avoir voulu lever les yeux
De cette ouverture vers d’autres espaces que la psychanalyse met en souffrance dans le silence
D’un silence dont on mesure l’être du sujet convié à ouvrir sa douleur dans l’espace du temps
Mettre ce qui du temps n’est pas présent à la démesure du déplacement
“Le sujet (que je suis) n’est que présent, il n’est qu’au présent.”: Journal de deuil Roland Barthes
Et encore: “Ne pas dire Deuil. C’est trop psychanalytique. Je ne suis pas en deuil. J’ai du chagrin.”
4 “Non continu, mais immobile” Par quelle présence le temps nous met-il en retrait ? Depuis cette mort indécidée du corps insoutenu par l’esprit. Peut-être par celle du deuil (plusieurs deuils sont possibles malgré l’unicité de la mort comme cause de l’immobilité par rapport au temps - pluriel - qui est non contigu et continu), pour montrer que la mort renvoie au né par l’indifférence que naître impose à cet effet de cessation qui monte à partir de la [douleur/mémoire] entrain de composer. Peut-on bénir cette naissance, sans louer (depuis la mort de quelqu’un)sa naissance ? Là se tient un malaise: celui de ne pas écrire la vie, vivre rompt avec l’écriture; qui elle marche sur la mise à nu d’une épreuve de la mort.
… De ne pouvoir représenter, je me
met en pleurs, pour voir ce sacerdoce – peut-être dans ces
profondeurs, plein d'une peine, plainte d'enterrer ces mots inavoués
– jusqu'au centre, jusqu'à cette intime conviction de la croyance.
Coupé du monde de la vulgarité, ne puis-je puiser en moi que des
soucieux endoctrinements, que ces dérives inhospitalières, pour
m'éloigner du temps vrai – de ces errances sans suite se montre
l'appel à d'autres antagonismes – pour couvrir la douleur qui me
tiraille, et m'émeut quand-même. Quel éloignement de la peinture
peut se soustraire au dire impuissant de la représentation ?
Peut-être cette musique entrain de parcourir en tête, tout le corps
excavé de sa vérité ; contagion qui parcourt tous les sens,
pour les embraser, embrasser ce qui à l'intérieur se soumet à la
chair. Vois-tu ce fardeau qui alourdit tant ce discours insignifiant,
pour l'ensevelir sous mille couches, ersatz du vocabulaire impuni par
la chair ; grande compromission avec l'extériorité de la voix
depuis sa mise en peinture, (folie peut-être que cette musique !)
vertu du corps qui s'efface, se retire en rature de la peinture,
dessin au trait noir, traitement de ce destin insoumis et
tyrannique...
… On entre dans ce risque d'oublier,
pour commenter l'absence de voix, pour esquiver ce manque
d'entendement de la parole à se risquer hors du sens. Vitesse oblige
du rassemblement des choses qui indisposent le regard promis à une
rencontre avec ce regard déplacé et invalide... Le risque
d'essoufflement de ce sujet interpellé dans la chaleur insupportable
du corps surdimensionné, le risque de montrer un récit sur
l'étreinte monstrueuse avec l'existentielle profusion du vivant, la
peur d'exprimer autrement que par des mots l'emprise de la chair sur
la surdité du réel face au vrai ; voilà le parcours
inapproprié de l'être depuis cette cavité-caverne qu'est le corps
pensant... Mots sans cessation, sans début ni fin, pour montrer que
le corps rencontre l'être quand la chair se met à jouir pour penser
ses sens... Petit déplacement dans la mesure qu'un texte peint ne
peut être dit qu'à montrer ce sens dont on touche désormais
l'intelligence à trop voir, voir jusqu'à cette visitation du
nouveau monde, inventé pour continuer à jouir, jeter le discrédit
sur cette parole du lieu de la subjectivité monothéiste...
… Schisme virtuel d'une
commémoration, continuum ininterrompu de la frayeur qui monte dans
l'esprit ulcéré. Cours des choses qui monte au plus haut de la
tempête insoumise, pour faire part de ce paradis perdu. Paradis du
temps de la peinture encore évincée par l'exposition de l’œil
qui invente à regarder à distance ; exposition par les forceps
de ces tableaux en réminiscence, au format, à l'huile, chair de la
chair occultée. Le risque de la parole serait celui que prend la
musique à être, au centre du corps jouisseur ; cadavérique
conclusion que ce corps sourd va opérer à trop mettre de la vue
dans cette sortie de l'être, sorte d'affaissement du vrai dans
l'intentionnelle résolution de l'enterrement du corps, de son
éternité absoute par l'immortalité de la lettre qui regarde ce qui
pense le corps. Séparation vulnérable de la lecture et de sa mise
en jachère par la peinture qui pense son sujet ; à trop
s'emparer du corps dans la beauté d'un clivage de son volume. Corps
chantant, corps couvert par l'art d'escamoter le temps, pour visiter
alors l'exacte consternation face au regard indiscret du reflet, du
même, depuis ce sommeil invitant le dessin, charogne en composition
dans la parole qui s'initie au ventre du peint. Sous la constellation
de ces paroles dites en chevauchant la peinture, le récit
s'essouffle, se consacre, se décide, s'exclue du corps pour
fusionner dans cette musique qui enfle, enfile, chauffe, charrie des
onomatopées, manques, coupes, caricatures, en mettant sur pause
cette syntaxe désuète et hypocondriaque. Si le vertige s'empare du
texte, c'est pour mieux puiser dans cette mémoire à-rebours ;
pour la montrer en vie de la chair vers l'esprit via le jeu infini de
ce jouir interdit...
« Mère très chère, que vois-tu
d'une vie qui montre l'exactitude ou ses désillusions par les ans
passés, et aussi un futur improvisé ; et cette autre
invitation à aimer le temps précieux, le temps présent ? Par
quelle déconvenue te réserves-tu la joie devant des naissances, les
créations d'un corps qui dissout toute vérité, pour te laisser
toucher le monde l'éveil et l'immanence d'un lieu, d'un lien
indéfectible avec la vie. Mère très chère qui monte aux cieux par
l'étreinte qui nous lie pour l'éternité, sans cessation d'aucune
sorte, par delà toutes les faiblesse ici-bas, je te prie comme
gloire, par tous les présages et des glissements vers les fonds sans
fin de l'enfer, je te prie. Autour de ta joie je chante ton amour, si
le temps présent me l'inflige. Par quelles âmes le sort s'évertue
à me coucher à tes côtés, par l'immaculé, par le chant de ces
anges venus m'absoudre des mots inquisiteurs à ton encontre ; à
quel âge te vois-je à mes pieds me priant d'aimer le temps futur
qui jaillira peut-être en congrégation de nos âmes réunies ?
Je prie ta divine présence à mes côtés, par la même mémoire qui
nous a engendré. Alors je te prie de bien vouloir m'aimer aussi
longtemps que le temps ressuscitera. »
… Chamade
chargée du temps tendu, les cordes coudées contre le jeu d'une
guitare. Le synthétiseur pleure des notes arides dans l'aigu. Haute
voltige, jusqu'au sens imprévu d'une réplique en fusion du souffle.
Là, sous les hospices de l'improvisation, retombe l'explosive
densité du tam-tam des percussions ; juste juxtaposition au
tremblement révulsé du saxo qui sourdement commente puis contient
la trame instrumentale. Tout touche au sublime, en transe, depuis la
trachée crachée, pour lancer et faire jaillir les couleurs en
musique...