vendredi 28 février 2014

Croyance









Ultime feinte
de la terrible
vie qui couve
cet offertoire
rate éclatée
du sortilège
des mots et
us usurpés
attiré par la
folle servitude
écervelée las
du carnassier
couché dans
les habits de
la nudité qui
chasse du lit
douloureux
l'infini corps
voilà que le
souffle hideux
s'éprend d'une
lueur qui va
le pénétrer
pour l'ouvrir
à cette âme
qui à la paix
ressemble
le moins tout
au plus à ces
battements
d'ailes qui
vont s'évader
en chantant
pour piquer
de leur lance
le bec acéré
la communion
infamante
du péché de
croyance.




Thierry Texedre, le 28 février 2014.

dimanche 23 février 2014

L’Être temps





On entend frapper aux portes, ventilation du vestige de la parole, pour vous assurer de la meilleure occasion de souffler sur les braises de la douleur. Suffisance du verbe déraciné, vocifération qui porte la douleur hors du socle de ces errances pragmatiques. Comment en êtes-vous arrivé là? Depuis l'entrée de la loi dans les veines du corps de la déperdition de l’Être. L'être au début est l'étriquement du corps qui n'en finit pas de dramatiser une ébauche d'un futur dire. Puis, le dire étant devenu le prolongement du corps ponctué par le vice et un retournement entre l'extériorité et sa noire cavité - celle de son dépeçage - on s'en remet à la grandeur de penser, comme évitement du lieu de la future subjectivité trop exubérante pour alors la nommer Être. C'eût été l'étirement avant la probable signifiance, mais le verbe n'aura pas de cesse d'exister, pour construire ce grand centre du dedans du corps: ce fut l'âme comme dérive du temps, à chaque fois que l'être, touché du bout de la pensée, exercera son incidence sur l'imminence du sujet; relique religieuse à l'envers du monothéisme travaillant l’athée, engourdi encore dans ses signes venus de ces ombres poreuses de derrière la lumière éclatante du sujet, comme ontologie de l’Être (qui a lieu dans le temps) voué à l'étirement trinitaire. Depuis ces claquements de voix, viennent se coller des glissements vertigineux de mots ultimes, incidence du régime de la reconnaissance, mais où le temps dissout tout sens, jusqu'au centre, le cœur battant de l'âme, trauma de l'Être dépassé par un sujet subsumé, suspendu au bout et enquillé dans l'infini du corps de la reproduction. Les errances vont et viennent foutaise de l'étant déconcertant. Vite, la course prend acte du centre de gravité de l'âme, pour la déplacer, la montrer hors d'elle, d'être encore trop petite; infime parcelle d'un pensant généralisé. Absurdité de la surdité du corps qui va bientôt se montrer en musique, art où le rythme du corps dansé vient recouvrir d'un linge blanc l'Être là. L'Être serait cette fine couverture (peut-être la peau naissante dans la reconnaissance) sur les restes d'un corps fulminant depuis ces couleurs encadrées en peintures éclatantes, l'huile inventée du sang circulant partout pour continuer la figure du Christ dans la chair de la peinture à l'huile. Textes insurrectionnels, écoulement par quelle littérature de la fin, fermeture en tout cas de l'écriture, psaume, poétique érodée, pour laisser passer le corps commun, jusqu'au point de non retour du sens, là où l'être minimisé devient le mimétisme qui se cache, et qui est plus à même d'évaluer ce que le cœur a, d'être en deux, devant l'irruption de la peau, par l’œil, de la peau du toucher, le lieu primordial de l'origine de la pensée damnée que des lois insensibles au temps vont relever jusqu'à risquer d'en perdre la grande signification sujette de la vie comme véridique présence en deux temps de l'étant (avec et sans l'être).




Thierry Texedre, le 23 février 2014.

mercredi 19 février 2014

Le lit du sort



Quelle clameur
incandescente que
cette parodie du
four qui se fourvoie
au saut du lit las
et livré aux ultimes
ébats drôles avant
de renoncer car voilà
l'astre qui brille de
tous les pores de la
peau en fête collée
au regard attendri
des deux bouches
épaissies et aussi
rosies en symbiose
combien de temps
l'irrespirable démon
va enfiler les soupirs
impunis de l'alcool
épanché sur l'aorte
gonflée lentement
pareille à l'enfant
né d'un écart qui
aspire à la lente et
juteuse transpiration
qui s'évade et liquide
jusque sur les fesses
livrant bataille au
petit matin blême
drôlerie en papier
mâché que ces rats
de laboratoire lient
en sursaut depuis
la puissante baise
le pantalon baissé
sur les pieds en v
d'une danse de saint
Guy qui guette la folle
raison ragoutante à
l'horizon blessé du
rendez-vous galant.




Thierry Texedre, le 19 février 2014.




dimanche 16 février 2014

Le temps réel





Tout autour dieu le lieu
s'évanouit altérité d'une
insolente reconnaissance
de l'être pan pantomime
de l'usurpateur seul au
milieu de nul part rusé
et malin dans une poésie
immuable de l'écartèlement
de la lettre trop ici pour
n'en pas s'évader ni louer
ledit lieu d'exister pieds
et mains liées l'avalanche
dans l'impressionnant lit
du très grand risque de
vivre de vibrer et de jouir
du temps inventé mensonge
que cette déclinaison de
la dérive des mots illusions
on tire sur tout ce qui sue
du suintement verbal rivé
au cou par la cavité buccale
c'est un couac que ce corps
sème courant depuis l'or
ordonné d'une somme
athéologique giclant de
partout de ces orifices-ci
jetés en pâture pêle-mêle
là-haut au plus haut lieu
de l'avorton né pour filer
droit dans un joint calé
jet jaillissement exubérant
de l'apocalypse racorni
de ce dit d'yeux dépense
pensée pour enfiler le lieu-dit
du dire depuis la puissance
infinie de l'excitation sordide
râle repéré sous les pleurs
de la peau cadavérique
ensevelie et en couches
matière monstrueuse qui
file vite prise pour le temps
du lieu ici lamentable raison
cacophonique de la fin
des temps voir enfin en
finir avec le jugement
de devenir le lieu de dieu
dans la danse de l'indice
qui sied au pouvoir de
dresser la dernière orgie
clouée au début du dire
cadre de la descente
aux enfers enfin à trop
dépasser de bander vers
le désert en l'air de l'air
libre braquant sur ses
filles pubis livré au pire
le gland malotru depuis
que ce beau rivage qui
plaît à l’œil hystérique
est borné mais voici
par ces couleurs agacées
gracieux et orgasmique
le lieu plaqué sur la croix
d'un temps réel rideau.



Thierry Texedre, le 16 février 2014.





samedi 15 février 2014

Là danse le ciel









Empoigné le gland
dressé draine la
polémique poisseuse
qui vend la chair
ensanglantée en
tiraillements inquiets
de la peau luisante

Force de l'enfoncé
dans l'exquise porte
qui psalmodie un
air en répétant un
morceau d'avancer
et reculer en entrant
et sortant du dedans

Finissant par sombrer
dans l'impétueuse
damnation du désir
l'envolée du rituel
va envoûter le songe
double par ce qui se
couche là danse le ciel



Thierry Texedre, le 15 février 2014.





vendredi 7 février 2014

Pierre Zaoui et la discrétion











Glissement vers l'indiscrétion

Glandes agacées du corps reparti selon ses nombreux affects effervescence du coin de l’œil vers la douce répartition de ces divisions qui encombrent l'éloquente voracité de l'esprit en effraction quand bien même cette chair écourtée serait l'apothéose de l'extension de la vie avant l'inflexion déversée de la pensée pathétique là est encore l'anéantissement de la vulnérabilité de l'intelligible reconnaissance de ces vocaliques insertions qui encombre l'entrée en trachée acte délibéré d'avaler les sons avant l'heure pour essayer d'en extraire la polémique indiscrète de l'intrication des sens de ces mots trop discrets pour commencer l'avortement du corps qui voulait naître avant les mots démêlés touchante forteresse qui se fout le doigt dans le nez très profond pour chatouiller l'attrait du pouvoir des mots qui sentent ce mal depuis l'origine bien avant la naissance à y regarder de plus près le corps veut étouffer l'extinction de l'espèce par d'acrobatiques inondations du sang mêlé jouant par là à rebrousse-poil avec l'éloignement discret de l'aventure qui s'élance dans l'au-delà trop tard l'au-delà s'arrête où se cale l'affaire de l'introduction de l'un dans l'autre ou de l'une dans l'autre ou de l'autre dans la lune de lui dire qu'il ne tient qu'à lui de tourner en dérision cette sorte de tournoiement des sexes qui se roulent dans l'indifférence totale de l'au-delà d'où revient l'un des trois dans un tout renversé si l'univers sonde sorti de nulle part l'anarchie des cellules c'en est que plus vrai il apparaît alors comme l'avant de l'au-delà trop discret pour parler la langue du raisonnement et trop vulnérable pour renvoyer les trois hôtes au milieu du sac sacerdotal surdimensionné de la divine trinité on commence seulement à empoigner les errements de l'homme catapulté au sommet de la tortueuse pulsation poisseuse du corps enjambé par la chair dans le verbe atone privé de tout un cirque d'expulsions quand il croit à ce qu'il dit là est le nœud volcanique qui s'offre à la triste fatalité des mots oubliés par peur d'en maltraiter la syntaxe on perdra en force cette mémoire mêlée dans des affaires ignominieuses de celles qui vous volent la dénommée tête perchée au milieu du corps cavité car dans ce corps vont se dissoudre les actes barbares de l'incitation à voir tout ce qui s'y cache en couche aussi de ces couches à découvert ossuaire les corps passé et futur sont fourrés dans la discrétion qui fait tourner le monde bien avant qu'une indiscrétion ne vienne troubler l'ordre ouvert par la vocifération infinie de la voix les cordes emboîtent le pas au cri pour enchâsser une dernière fois un dernier corps devenu malotru.


Thierry Texedre, le 9 février 2014.

vendredi 31 janvier 2014

L'osmose ponctuée des sens











Claque écourtée juste ce qu'il faut de douleur pour ne pas entendre le cétacé se plaindre en pomme cuite de l'abjection verbale le tour est joué juste pour voir si la glotte frémit à l'entendement des sons de l'imperceptible on se traque on s'épie on s'évade du cloaque de la damnation de ces délicieux délires dont on sait maintenant qu'ils forcent le dire dicté depuis le commencement en tam-tam postnatal
joué en fêtes galantes sur un air qui remplit les ténèbres encore trop loin pour être source de désir duquel on s'émancipe en s'éloignant de ses articulations pesantes et grandissantes dans l'expansion de l'univers l'invétéré et circonscrit terrain encore trop plat pour prendre la forme d'une roue terre terrible car elle fait courir le temps après l'être inexistant jusqu'à faire croire que l'existence deviendrait l'être irréprochable de ce savant mélange entre matière et corps os prédestiné à la pesanteur des corps couverts par leur peau qui peine à s'expatrier alors que la mort vient stopper l'élan de la ligne encore rouge au bout jeté en pâture à l'horizon indiscret qui tord l’œil du malin pour lui faire voir les couleurs afin de les dissocier dans l'indiscutable tension du verbe arraché au nom né de la guerre incessante entre ces têtes exhortées à décapiter celles qui vous nouent au nombre du sujet assujetti au désert vide qui fait croire que de remplir les cases sert à éloigner la frayeur nocturne attention au risque de terminer à trop s'essayer à la visibilité des masses de lecture d'aller plus avant là où se frayer un chemin dans les fils mêlés dans l'étreinte des mots sera d'un grand courage peut-être pour croire qu'on y trouvera à un moment précis quelque chose d'expiatoire en imprimant par là l'exquise volte-face qui fourmille entre vos doigts avoir envie d'extraire l'immanence de la chair en creusant dans la plaie jusqu'à rencontrer l'âme recouverte du sang impur du cœur encore combattant le temps de la découverte découpe hachée assèchement de la paie avant de recoudre pour cacher l'âme découverte en secret le sujet arbore les monts et les vallées pour les déplacer les remettre en sens martelés poussés tassés aplatis jusqu'au ventre terre d'un jeu court-circuité par l'agression qu'une jouissance opère offrant en pâture une chair le jambon tranché de l'épaisseur cuisante de la cuisse de Jupiter rose et bien trempée aplatie près de l'antre de l'autre qui pèse à déféquer entre les aspérités du cul mal placé visant la place d'honneur qui lui est dû dans une grande disjonction des membres jambes écartées debout juste ce qu'il faut pour serrer les bouts extrémités insoupçonnées du délire qui commence au sommet tête baissée pour voir la forteresse entrain de se construire le vertige clapote cloué il semble peu maîtriser la comédie qui fait trembler les sons du corps absous pour l'éternité à évacuer ces nourritures terrestres de haut en bas.





Thierry Texedre, le 31 janvier 2014.         

mercredi 29 janvier 2014

La mort maso









Court circuit le vent souffle
devant ces électriques jets
jetés en pâture aux cris si
incantatoires voilà l'art de
s'envoler vers les cieux oh
esprit envoûtant que reste
t-il de ta chasse charriée par
les ans jusqu'au rivage léger
de ces nuages insolents du
monstre terre absorbant du
clou de ce théâtre atomique
la parole acéphale de l'art
à l'article de la mort maso

Giflé par la mort mauvaise
l'art s'étire se retire s'évade
du regard incessant martyre
forcé par la douleur du sort
indigne de la vibration nasale
qui raccorde ce cerveau au
bas en saignements putain
de parole poussant jusqu'au
cri inviolé un restant de sens
sans s'en faire pourvu que
la loi n'invite plus ce corps
couvert des coups du fouet
farfadet dans une farandole



Thierry Texedre, le 29 janvier 2014.







Un compositeur Raffaele Grimaldi
















mardi 28 janvier 2014

L'artifice des ténèbres









En si bon chemin
on croit et on sent
ce qui nous fait
être comme suer
l'air de la création
de cette chair née
d'avoir commencé
à respirer l'atome
infini de la langue
des mots agacés
par la mort qui se
tient devant l’œil
ulcéré dans l'ultime
loi de nos rêves en
soutien au coma de
la conscience dorée
encore l'affaire d'où
s'esclaffe le grand
cri de la folie que
cette fois croyance
et intellection vont
soulever question
d'appartenance à
ce risque d’attenter
à la vie de cette
disgracieuse peau
sulfatée au milieu
des corps encordés
et noués du nœud
de l'infini voilà bien
qu'il nous énumère
ce nombre insolent
qui tue l'homme
pour avoir compté
depuis ce point-ci
ces pores-là aussi
ceux au plus haut
point résurrection
passée du futur de
la mort qui fulmine
des organes ôtés
c'est de nos voix
que fuit par la
bouche ouverte
le sang insignifiant
voilà la fin de ce
feu intérieur qui
court après le temps
à découvert guerre
improvisée des sons
aujourd'hui c'est ici
le régime que l'art
doit cerner pour
créer le dehors des
lois insidieuses qui
nous concernent
le feu tel un artifice
éclate en sanglots
au sortir des ténèbres.




Thierry Texedre, le 28 janvier 2014.








lundi 27 janvier 2014

L'éclair du temps











Qu'y a t-il
à se risquer
au souffle
sinon
d'amorcer une
courte entrave
de l'exactitude
par l'érosion du
son
jusqu'au petit
matin
c'est du réel
de la peau
que se risquent
les plis dans la
sourde abstraction
des mots applaudis
par le commencement
in vitro
de l'ignorance
insupportable du
désir inoculé par
la mort
de celles
monstrueuses
et moribondes
puisqu'elle descend
de cette insatiable
vérité des mots
mêlés à l’œil malin
de l'apocalypse
qui soudain vient
s'étaler au milieu
de l'érotique
caresse du sexe
cadavérique
entrain de sucer
la gourmande
et grandiose
depuis ces tétons
agacés d'avoir
à allaiter le lit
fringuant du soupir
mal formé voilà bien
l'origine du monde
l'arthrose
la joyeuse
qui se tient
debout les jambes
écartées en train
d'essayer d'appuyer
ses mains si lascives
sur un ventre
ausculté
l'éclair d'un temps
qui fornique
là la tempête
fait rage à
trop rencontrer
puis rentrer et
ressortir de
ces affres
les bâtons ils sont
taillés sur mesure
avec tant de
délicatesse et
de coups au fond
enfoncé de l'étreinte
de l'échappement
infini des deux corps
assaillis.




Thierry Texedre, le 27 janvier 2014.



lundi 20 janvier 2014

Tohu-bohu






Vrille du temps
secoué par
l'antre du son
en rétréci sifflet
de l'instrument
vocal qui voit
passer depuis la
grande trachée
en tranche
coupée du monde
de la volupté de
la transparente
tentation de
la palpation
asservie vers ce
risque d'aimer
des paroles bues
secousses de
la voltige hautaine
du cœur meurtri
tempête en tête
de ces voix
qui sommeillent
en soi ça sent
bon l'aspersion
depuis l'origine
de nos batailles
jusqu'à ce jour
brandies par
l'ombre du destin
agité de ces
corps il se vautre
en couches sans
vie aucune
le sang à portée
des étoiles qui en
points infinis
semble briller
d'un feu têtu
pourquoi s'élève-
t-il en charniers
festoyant pour
s'envelopper
dans cette onde
de l'air altéré
on naît d'un corps
épuisé dans l'autre
vie de rien de l'âme
dépliée draguant
la mémoire d'ici.









Thierry Texedre, le 20 janvier 2014.






samedi 4 janvier 2014

Trois études retenues d'après un souffle







Entre les espaces encore libres de l'écoute, la musique libérerait comme
une insoutenable existence de l'immanence d'une image triple, dépliée
en intensité de lecture dont les panneaux s'extrairaient en peintre d'un
assujettissement au souffle ricanant de toutes ses exclusions en dire.



Trois études retenues d'après un souffle

Ricanements irrationnels du corps cloué sur sa chaise
en deux temps rictus en coin sur une lèvre grossie
rose pourpre le regard s'abat sur l'ouverture de l'envie
d'extraction du sol dessous pour penché en avant vanter
cet Esprit médian qui s'en sort éventé et grisé par l'air
autour mimé par l'orange glacé l'incarnation du carnassier.

Grimaçant le cou long au dessus de deux échasses debout
l’Antigone les yeux couverts d'un linge blanc en aveugle
se retourne vers l'image essoufflée en croix de l'incarnation
depuis le siège émérite de l'absolu de la reproduction née
telle une farce au milieu de l'orange aurifique l'air d’airain
carte sur table bas instincts de l'utérin et de l’apocalypse.

Grande ouverture incantatoire de l'intérieur festif du gosier
allongé en pointant la sortie du langage désuet par le cri
en un lieu celui de l'apprivoisé mammifère sorti de l'Un
vie austère du fond lumineux de la béance bipède devenue
la parole inassouvie échappant au risque orageux grisé de
la mémoire vénielle depuis les deux bras écartés du Souffle.





D'après Trois études de personnages au pied d'une Crucifixion,1944 de Francis Bacon



Thierry Texedre, le 4 janvier 2014. 






vendredi 3 janvier 2014

Indécence crépusculaire 2








Fouillant la véracité du dessous des chose
femelle singeant l'homme debout de dos
pour l'émasculer en terre sainte le rire fin
de la claire voix qui en sort sinueuse et tue
après le pic engoncé pour ressortir luisant
tellurique apothéose du désir assoupi dieu
que l'amant traîne à trop s'y prêter riante
scène apoplectique d'un genre cétacé cru
croyant bien faire le nez en accordéon dans
le cul bien placé pour jeter un autre regard
depuis l'inquisition du temps indécent aveu
invitant à l'extase pour chasser ces démons
improvisés l'expulsion du jouir en jeu jeté
par un hasard démené de tous ses membres
à bout de souffle ce hic tait la frayeur devant
l'exquis pénis insufflé au rythme de l'oubli.




Thierry Texedre, le 3 janvier 2014.
   

Indécence crépusculaire 1









Belle convoitise que cette intime femelle
rencontrée dans l'essoufflement des artères
oublié ce sacré corps dénaturé du mâle
martyrisé par trop de musique en violons
damnés partout où l'écoute enrage l’œil
asservi et traumatisé d'amour pour l'ambre
austère d'un tableau accouché de toutes ses
couleurs pures du côté vif de la nature morte
attentif au jet meurtrier qui descend depuis
l'origine de ces atermoiements sans fin
commençant par les plus purs attouchements
qui soient en rémission de tous les péchés
du monde depuis ce qu'une peau caressée
a de divine éruption couchée sur le ventre
de la terre providentielle couche ignominieuse
que des sens indécents vont tenter d'exalter.





Thierry Texedre, le 3 janvier 2014.





jeudi 2 janvier 2014

Le sarcophage de l'indécence









Voilà que s'éveille la vieille peau
rétrécie par les ans à trop renâcler
sue la fatigue du corps marteau
musique qui tape aux tympans et
au visage affadi par les rides au
milieu de la défunte erreur ratée
du jour d'après opéré à l'aube au
bout du chemin du temps dépassé
quelle peau mastiquée par le beau
le ténébreux esprit vous a poussé
dans les retranchements du salaud
désir découpé du corps c'est assez
déconcertant de se voir tout en haut
depuis l'au-delà inventé pour oser
mourir malgré la vie éternelle très tôt
repassée comme le linge seul éludé
par les plis lisses en nœud du né oh
que ce couvert remis bien enfermé
semble indécent quand vient l'assaut
de la terre qui fouille l'herbe volée
du cœur assassin par les couteaux
de ces maîtres fous à lier et alloués
au temps puissant du fond de l'eau
qui va emporter tout l'air respiré.




Thierry Texedre, le 2 janvier 2014.


vendredi 27 décembre 2013

Raccord de la vie en raccourci








Le sol qui se dérobe sous les pieds du cancrelat, quelle terrifiante intermittence du règne animal, versatile ondulation du corps humain encore caricatural, poussé dans l'exponentielle délivrance de l'esprit! Le couperet est tombé. Voilà l'apothéose du verbe qui rendra sourd l'esprit ultérieurement! Vrombissement des arcanes du souffle qui se rend compte qu'un corps né doit vivre en respirant du fond des âges! Travail incessant qui rencontrera l'essence même du souffle: un corps insolent! Et captif du retrait de sa détention perpétuelle au recentrement de l'esprit chassé des ténèbres par la vie finie de l'infini obsessionnel de l'humain comme possession érigée du corps trop enfoncé pour croire à l'éternité de l'esprit encore trop malin parmi les orifices crevés de peur d'éclater de rire en pleine course; de courir après l'indécidable éternité du présent recréé par les lois du corps social. En vie, l'ordre impuissant se fera, en raccourci, l’hôte de ces viscérales ostentations devant un corps nu dévoilé, détenu par l’œil hirsute, vrillé par la pantomime de l'esprit obséquieux, impardonnable délivrance du sens altéré de la mémoire, comme mécanique insupportable du jeu de la jouissance qu'un corps peut d'exposer sa peinture par la mémoire: illusion qui sera le début de l'ulcération de l'utérus du verbe comme réceptacle commun de cette chair née par la parole révélée, devenue l'inconnaissance du dedans. Flux du viol qu'un fond faramineux et foireux ira faire sauter en atomes qui foudroient le temps en passé présent et futur; polylogie des voix dans l'impossible traduction du corps éclaté. On tournerait dans ce qu'une folie a de commun, paix et guerre n'ont de pouvoir qu'à rencontrer cette folie meurtrière du corps commun, du corps gisant là où la pensée rend l'âme, rouée par l'infiniment grande parole au cul pétant à la face du prodige parlant...





Thierry Texedre, le 27 décembre 2013.     

mercredi 18 décembre 2013

D'une fin sans fin rencontrée










Pourchassant les démons
du très haut lieu du corps
calciné ce souffle assermenté
traîne sa hantise d'une fin
proche sur les bords rivés
de la grande mer en plongée
dans tant de foi impuissante
meurtrie cette chaire aura tenté
de se soumettre aux miasmes
de la vertigineuse vie voilée
au cœur indécent de ces lieux
irréels depuis l'étendue un
soleil riant de tous ses feux
aura omis l'épiderme peu à peu


On ose rarement se soumettre à
la joie de cette sublime danse
des corps en une ronde enfantine
voici que se termine l'outrage
né d'exister pour passer outre
dans cette ouverture qui nous
tend la main en irradiant nos
yeux malins et en riant de nos
douleurs ascensionnelles qui
implorent une poursuite juste
du temps destiné à ravir l'esprit
poussé de l'autre côté du regard
oh ciel dégondé à quand tes pleurs
sur mes joues gloussant de plaisir


Le fond brûlant de cet encombrant
corps drolatique et voûté crasseux
et troussé par l'infini vous ramasse
en creux jusqu'au fond trop sombre
de la gorge infiltrée par l'air du soudain
souffle inexpugnable voici alors le
grand saut en avant de la terrifiante
tentation d'essouffler le cœur
qui bat d'avaler un sang au long
cours recroquevillé partout où
le présent s'empresse de jaillir
en rêves invisibles en joies avancées
et d'exciser devant Dieu impuissant
l'éternel recommencement de la vie




Thierry Texedre, le 18 décembre 2013.