Une textualité qui recherche en permanence son écriture et sa peinture, sans toutefois entrer "en représentation", le lieu ? Une musicalité, pas dans "le son" d'une lecture qui reste aléatoire, mais dans ce qu'un sujet peut de penser: où en est son image, la scription ?
Peinture/Musique
mercredi 30 janvier 2013
dimanche 20 janvier 2013
C'est passé par la fin des temps
Partout
s'étale l'aphasie la longue
tentative
d'exclusion de la vie de
ce
corps tant fêté par tous les monts
et
les continents concupiscents par
peur
d'être d'une certaine rencontre
de
l'improvisation vers la folle vanité
Pourquoi
la vie s'arrêterait-elle sur
cet
aphorisme indécent au crépuscule
de
la mort de ces corps en tiraillements
inondant
l'atmosphérique vérité de
ce
pédoncule des anges fiché sur l'être
on
entrerait dans cette ère inhospitalière
Pourrissement
de la vulnérabilité du temps
qui
se referme sur un ciel assermenté
recouvert
par ces draps blancs purifiés
par
on ne sait quelle anamnèse tortionnaire
pour
retrouver une mémoire fragmentaire
par
quel miracle pourquoi le temps régresse
Partie
gagnée du temps désaxé puissance
de
la vue sur la vie au rythme insoutenable
de
ces naissances irresponsables juste ce
qu'il
faut de vie pour recommencer l'étreinte
qui
enfantera cette mère nourricière non
enfin
traversée par la fin des temps illusion
Passant
par là la sourde envie de jouer avec
le
temps ce corps malandrin s'octroie avec
la
ferme envie de s'évanouir dans ces cieux
ancestraux
notre pleine intériorité du corps
à
des fins nihilistes à tout prendre pourquoi
ne
pas s'évader dans ce chaos carnassier
Thierry
Texedre, le 20 janvier 2013.
jeudi 17 janvier 2013
Plage de guerre
Le
foutre passé par les armes
le
temps s'évanouit en vent
violent
de ces déracinements
immensément
inséparables
corps
soudés au tiraillement
de
ces belles ivresses natives
n'iront
plus en guerre sur la
seule
terre nommée en jours
horribles
gavés de ces râles
espacés
par ces cris inventés
par
la folie humaine humble
le
jour et tyrannique la nuit
belle
nuit qui hante ces rêves
obscurcis
par la tentation de
franchir
l'avenir à deux cordes
celle
qui se présente et celle
qui
est représentée commun
cadavre
de ces enlisements
verbaux
qui vont trouer la vie
pour
faire fuir les corps de ces
autres
en face ennemi invisible
sans
rendre ces viscères à Dieu
pour
monter aux cieux silence
ça
tourne d'un cinéma sans fin
qui
va s'aventurer au milieu du
grand
manège impuni de ces
religions
traquées désespérant
est
l'art de la guerre quand le
col
de l'ulcéreux chatouillement
intérieur
reprend de la viande
en
respirant la vertigineuse vie
sans
vision du coma sépulcral
la
terrifiante guerre s'étend là
où
bat cette infamie du genre
de
l'osmose radicale pris un
détenu
par l'esprit tintamarre
en
tension partout où ces corps
soumis
se dressent avec envie.
Thierry
Texedre, le 17 janvier 2013.
mardi 1 janvier 2013
Le regard des songes
Souffrir
fusse sous les
attraits
de ces failles
obscures
du râle rétréci
du
temps de la dépouille
Sous
des regards inquiets
se
risque l'art éloquent
de
la fugue jusqu'au fait
de
ce rempare impétueux
Sur
quel tremblement la
vie
se met à transpirer
de
tous ses pores de tout
ce
qui fait face à la mort
Suave
mort devant l'invisible
rencontre
avec ces démons
intérieurs
tournés en délit
dédié
à la grande mère litanie
Souffrir
sur le temps de la
possession
de la chair en
une
pléiade de caresses
accouplées avec les songes.
Thierry
Texedre, le 1 Janvier 2013.
samedi 22 décembre 2012
âme qui vive
Quel
sortilège que ce vent
rencontré
outrageusement
dans
une tempête assignée
quadrillage
que ces temps
en
effervescence dans l'âge
agité
du vieil homme assit
près
de cet esprit prosaïque
qui
le soulève encore perdu
pris
dans un tel tournoiement
de
ses rêves renquillés pour
l'éternité
par l'essoufflement
qui
gronde qui obtempère
juste
sa cible et fend l'âme
pour
laisser passer un filet
de
son sang impétueux en
jets
de ceux de ce cœur qui
est
bientôt conduit par l'âme
noire
en d'autres lieux impies
Thierry
Texedre, le 22 décembre 2012.
samedi 8 décembre 2012
Plaidoyer pour un temps déprogrammé
C'est
dit, c'est deux pour toujours.
Si
l'air semble traversé par ce qui s'aventure
dans
un temps dissout droit irascible coït né
du
regard éteint dans l'évitement de ces sens
orage
ravageur oh tellurique fantasmagorie
qui
vous frôle avec ardeur et hardiesse pour
tenter
ce sacré qui franchit les rîmes de ces
cimes
infestées du diable de discours distendu
Si
de cet épicentre vient de se réveiller l'art
tant
décrié de la poussive et chaste parole
tournée
en dérision dans cette bienheureuse
danse
de ses lettres sinueuse et encartées
pour
distendre et dispenser la parole de ses
histoires
inconsidérées qui remontent aussi
là
dans une lassitude de respirer la vie chaos
transfert
trame transite tout tend à toucher
au
but bientôt belle elle fera face à l'infini né
néfaste
et fragmenté on y voit du voir opaque
Si
l'air prend des allures de rêve on entre en
état
de catatonie vice caché dans l'étreinte de
l'âme
avec le coeur pour toucher ce paradis
d'où
vont s'envoler les êtres élus de cette chair
qui
glisse imperturbable dans ce trou où la mort
est
résistance dans cette fin des temps où nulle
détresse
n'enferme la mort dans le ciel peint
Si
la couleur de la voix réside en ces maux si
vertueux
c'est pour que de cette guerre native
s'empresse
la vue de ce dont on parle intérieur
de
l'illusion en figure Christique en mots action
en
mots grave impulsion de nos sens par le corps
émané
et touché par la grâce au moment du sacré
souffrance
du temps de la possession vers quelle
tempête
vers quelle joie vers la mort déjà là au
début
jusqu'à cette tombe pour passer ce destin
par-dessus
les sommets éternels ivresse de l'un
Thierry
Texedre, le 8 décembre 2013.
lundi 26 novembre 2012
La chose ténue
Charge
étiré du corps éteint
sous
la houlette éreintée de
cette
extase de la fornication
de
la progéniture larvée large
exploration
du coin lu ouvert
et
dessiné par la peinture ou
le
rêve éveillé évasion de cette
température
qui monte en se
montrant
telle qu'elle veut bien
Chancre
de ces oripeaux feints
et
ridés du corps soudain haï
arrêté
pour avoir voulu exhiber
ses
dessous ténébreux et coulés
dans
une sorte d'évasion de la
peau
habituée à se replier sous
cette
sorte de descente vertige
vaste
opération de nettoyage du
dedans
coincé par l'abstraction
Chaque
corps étant le comble
du
précédent et l'artérite du
prochain
on se demande par
quel
hasard ces corps se sont
croisé
au fait de leur vice et
vers
ces cris entrecoupés jets
peints
sur les seins trop têtus
pour
faire l'amour en amateur
en
chants de ces coups évidés
Chasse
couchée des corps laids
du
devant nus du derrière obtus
et
du regard en retard sur l'art
dissout
de l'esprit avant féru et
après
forcené du désespoir du
lit
retrouvé les deux astragales
détournés
de la course vulvaire
s'évadent
du doute dramatique
qui
sonne au réveil de la moelle
Chose
rusée par les récits passés
la
grande chiasse où va se passer
le
représentamen voué à mettre la
chair
posture d'exclusion dessous
se
vautre dans l'artifice verbal vers
l'objet
déterminant d'un en-corps
morcelé
dans l'inachèvement sans
fin
du parcours pathétique de la
conscience
d'existence de ce corps.
Thierry
Texedre, le 26 novembre 2912.
dimanche 25 novembre 2012
Susurrer
Suave
suintement
du
sexe saisi
par
cette légère
progression
des
doigts
sur la peau
lente
descente puis
en
remontant
serre
plus le gland
gonflé
dans la
douleur
soulevée
du
corps caverneux
un
peu par envie
d'expulser
de vider
visite
de l'étrange
élue
décidée sous
les
attraits de visu
déterminé
le jonc
semble
tout à coup
se
soustraire au
plaisir
des prémices
en
position redressée
il
se met à secouer
tout
son être féru
et
festoyant déjà
d'un
jet prêt à
en
finir avec la
pression
possession
devenue
sienne dans
l'instant
rêvé par-delà
les
entremets de
ces
délices promis.
Thierry
Texedre, le 25 novembre 2012.
samedi 24 novembre 2012
Le corps du doute
Doute
de quelle occurrence du risque d'insuffler au corps sa terreur
d'exister. Datation de la mort, vers sa chute, chuintement de la
chair qui se tend, dormition possible de l'esprit en gestation. On en
viendrait à regretter la venue de ce rescapé
contingenté à son double, à la mort pour retirer
à la chair toute sa jouissance, sa passion irrévérencieuse
et totalitaire. Le désir se voit, il progresse, et lentement
monte dans les yeux de ce pitoyable résidu, la flamme
flamboyante d'un regard béat. Touché dans le fond
traversé de ce corps marqué dans sa chair, l'ivresse de
celui-ci, corps morcelé, va rencontrer ce rien qui monte de
l'intérieur tarabiscoté et fouillé, pour
engendrer la pensée libre de tout regard. Point de regard,
point d'image, pas encore une cohérente pensée, c'est à
son avantage que de rester en amont. Paroles encore moins humaines,
taraudées - ce livre encore à écrire se fait
lignes - alignements et réservoir; rien à voir avec sa
chair engoncée dans les plis de l'inconsistante subversion de
l'inconscient. Bout du chemin, bas de cette irremplaçable vie,
jour de l'entre vie/mort; tabou qui vient se poser en tyrannique
ostentation du dire futur fabulateur. Honte de l'irremplaçable
frappe de ces lettres virées et enroulées avant de se
déposer en attributs d'un dire probable. On croirait l'homme
prêt à engendrer une sortie de la lecture aléatoire
d'un texte irréel. Tourné en dérision ce risque
d'explication de ces questionnements ininterrompus, va dans une
transgression, s'affairer à trop de désir d'apostropher
la lecture, jusqu'à ce qu'elle se renverse, se couche -
taches invisibles à l'oeil nu – on s'y traîne, en
plein mirage, délié de toute exactitude, certitude sans
lieu, le corps est gangrené par une coulée incessante
qui sort d'un « sang d'encre » avéré.
Sonne les épitaphes pour un corps déposé dans
ses aléas, aléatoire marquage, ligne de vision qui se
tourne jusqu'à en perdre la vue de face. Forme impossible à
tenir, la parole naît. Elle s'y proclame, parcimonieusement
peut-être, avant de formuler cet empressement à
rencontrer l'être-là. L'étrangeté de cet
ici formé par les lettres de la parole appliquée au
milieu des fractionnements musicaux de la phonétique abusive.
L'étant là lié à ces lettres allusives
voit son étalement des corps de lettres en lignes étalées
jusqu'à l'être étreint devant l'immanquable
glissement énigmatique de la force rectiligne de quelque
vraisemblable vérité dans le positionnement textuel. Le
souffle rencontrant ce vide intercalé entre deux images
déconcertant, risquant de se perdre à trop attendre une
respiration; reprendre vie dans l'allongement verbal naissant.
Épilogue du groupe nommé pour commencer à
rassembler des corps d'écriture, forme de la dérive du
verbe vers l'image atomisée, double attraction vers un corps
d'étreinte densifié pour faire partir ce réel,
le pousser dans les retranchements du temps qui sonne lascivement,
folle extraction du nombre d'un corps absolu et silencieux.
Thierry
Texedre, le 24 novembre 2012.
jeudi 22 novembre 2012
Drame extatique du corps sans voix
Les
derniers soubresauts de la terreur du dire qui confère au
temps sa densité, illumination de cette oreille basse,
bassesse de l'audition devant l'immensité de ces mots
aléatoires. Tiraillement dans l'apothéose mortifère
de la petite musique endiablée, donnant accès au corps
comprimé. Ce risque de sauter sur les mots atomisés,
rend la parole intraduisible, puisque avalée par une écoute
déflorée, déchirure de cette entrée
sombre, vent qui ondoie, outrageusement dans l'espace du corps
illimité de la vue béate. Touchant au risque vertueux
d'aller vers cet empressement de l'exhortation de la chair, le corps
déchiré par une chair crépusculaire, voit la
peau sur l'os. Chair absoute, absente, arabesque virevoltant quand la
peur du manque de chair se fait sentir, dans les battements du coeur,
musique de ces coups qui font respirer, restituer la respiration.
Dominé par ce corps irisé de quelque écorché,
peau qui siffle à la vue du corps privé de sa chair,
l'éclat de la parole souffre, soumis au retournement incisif
de la peur d'entrer dans l'épaisseur de ces pleurs, chair
introspection, chair tendue vers ces odeurs exécrables, la
mort entre par-dessus les têtes. Décollation. Têtes
sur le sol, sang laissé là, comme un éclaté,
une fracture de ces os si offusqués par le tremblement
irraisonné de la voix exsangue de toute vie frontale. La vue
de biais, elle, se tait. La vue de face, rend l'âme, pour vous
emporter dans les ténébreuses voies gangrenées
par l'esprit malin. Voix dirigée vers quelle opulente
stratégie de l'existence, pour s'évanouir, s'évader,
se retirer, s'emporter, s'arque bouter pour se redresser et fuir. De
ces voix qui viennent de partout, en sons pleins de sens,
outrageusement pour rendre sourd le corps de l'élocution.
Extase du corps sourd, drame du corps désabusé qui est
parti de ces sons-sens à l'intérieur du corps de cette
autre vie, infâme, c'est l'infini qui n'a pas fini de mettre le
questionnement tortueux attaché aux rivets de la croix
moribonde de la mise à mort de la chair, parole-jouissance de
la chair torturée. On casse les rouages de la parole pour en
faire une gangrène, coupure à vif prête à
jouer avec les os séparés, déjà là avant la
grande démonstration de la terreur-massacre, trou dans
l'amour, trouée dans ce ciel devenu jets incessants de cette
reproduction du temps perdu. Partout les sons s'épanchent pour
sortir leurs cris stridents, copulation de ces corps descendant de
partout, passant au présent dans un gonflement des lèvres
qui vibrent, joues grossies jusqu'à l'apoplexie, la voix
semble enfin en finir avec le sens alterné de sa dépression
et de sa jouissance, elle jette dans un émoi extrême ce
qui ressemble à l'âme empêtrée dans ses
abattis.
Thierry
Texedre, le 22 novembre 2012.
dimanche 11 novembre 2012
Au pied du naître
Travers
de la sainte famille qui outrepasse l'esprit inquiétant de cet
au-delà, osmose du temps et de la naissance malgré
elle... On trace, triture, traverse, taraude, fend, rend, expire,
pour se rendre à l'évidence de la naissance... Frappé
de ces erreurs, le temps vous susurre aux oreilles la vie qui monte
et descend de cet intérieur indécent... Dérégulation
du temps qui saute sur les genoux de la naissance inopérante,
quand l'oeil se met à croire que la vue opère ce
renversement des choses: la vie saute le temps pour continuer à
exister sans se soucier nullement de ce qu'elle fait naître...
Inondation du temps par ces naissances qui viennent gonfler l'espace
de l'esprit insoumis au temps de la vie... Quelle invraisemblance que
ce réceptacle qui sert de pagination à la vie... La vie
ne s'en remet pas de s'être mêlée de l'espace qui
l'a vue naître comme être intolérable de la vie
impuissante qui génère ce vice, atavisme de mettre au
monde par pure focalisation de la pensée sur son corps
« dénudé » de sens; sens de la
mémoire autorisée par la parole intermittente, parole
de la naissance de ces sens de travers, trouée dans
l'étalement des corps alignés et sourds à leur
déchaînement vocal... Voix qui vient voler les sens sur
cette surdité du trou béant de l'accouchement verbal...
Aucun corps vénérable ne saurait venir à bout de
ce sang qui coule régulièrement, quand la procréation
a lieu dans d'insondables atermoiements du sexe doué d'une
oculaire agitation de la cornée appuyée, pour voir de
travers, pendant l'accouplement singulier de ces hémisphères
rencontrés... On caresse un peu ce corps surestimé,
jusqu'à ce que ce cloaque descendant de l'éjaculation
meurtrière, vienne intenter à la vie de cet infant
insoumis et illisible , ivresse se mêlant au renversement
probable de cette génération illusoire, qui s'offre au
née. Nativité qui ressurgit au moment de la tentation
seule, on singe cette intelligence reconnue pour en faire un genre,
une longue litanie, la pastorale agitation de ces corps au pied du
naître...
Thierry
Texedre, le 11 novembre 2012.
jeudi 1 novembre 2012
Modulation
Modéré
la
mort
du son
mirage
doute
double
gène
de
la vie voile
étiré
de la vie
trompe
l'oeil
misérable
fin
forcé
dans la
vélocité
toit du
temps
pétrifié
farce
de l'ourlet
du
temps rendu
possible
faille
force
et facétie
qui
fout le camp
dans
l'étroite masse
montrée
du doigt si
le
corps danse encore
parti
pour longtemps
en
tremblements lents
voir
ce qui se passe par
ces
terres lointaines du
lieu
dissout dans la mer
matière
par laquelle j'entre
en
guerre avec mon être corps
pesant
corps lourd de conséquences
soudain
souriant à la venue d'une voix
virevoltant
çà et là pour m'envoyer dans
les
airs respirer la présence de ce risque
allusion
à d'autres innocuités pour m'extraire
maintenant
de l'aberration d'une sonorité
trajectoire
de ma mémoire jeu à rebours
vers
sa naissance osée osmose du vivant
le
jour d'après cette imposture du dire
acte
quand on se pose en restant vivant
du
vivant de ce corps qui lentement
va
apprendre à reconnaître à voir
pour
forcer ce manque de fini
qui
en dit plus long sur ce
qu'il
pense que sur ce qui
le
met en marche à quatre
pattes
le temps d'extirper
du
dedans ce qui le fait
taire
du dehors jusqu'à
quand
pour quoi pour
finir
par rencontrer ces
belles
béatitudes du
corps
connaissable
du
temps dissout
dans
les abîmes
de
l'artère dense
la
chair onguent
qui
prend le pas
sur
la rétine folle
l'oeil
flou pour
rencontrer
en
filigrane
cousu
ce
pincement
couvert
par la
passion
voilée
du
plaisir né
néant
de la
peau
pensée.
Thierry
Texedre, le 1 novembre 2012.
Le corps et la mémoire
Quel
est ce risque qui nous emporte vers ces improvisations, dont nous ne
pourrions plus nous défaire? Risque de perdre ces quelques
affections pour ces acquis, de ceux qui nous enveloppent, nous
materne, et nous octroient le droit à la dérive vers la
bonne conscience. Conscience ou translation d'un état de cette
densité de la mnésie en état de surimpression à
cette conscience, par le biais de la parole (celle-ci serait
« muette » au sens ou on l'entend dans le
silence de l'écriture), on peut aussi l'entre apercevoir quand
on « entend une voix intérieure » qui
vous dicte ce qu'un état de veille ne peut résoudre.
L'isoloir semble de mise dans un cas, et dans l'autre, une plongée
dans le monde impénétrable et intriqué de la
mémoire. Onde de choc pour celui qui s'aventure dans les
« limbes » de celle , qui à défaut
de partager l'apparition d'un corps avec ce qui le pense (le sien),
n'a d'autre occurrence que de s'en remettre à une mémoire
« divine ». De ces actes impossibles à
rationaliser, puisqu'ils sont ce départ pour « l'étranger »,
voyage vers les profondeurs inopinées, états
inséparables de la fonction d'apoplexie du corps cérébral
qui tombe en désuétude face à son rejet de
ladite mémoire. Corps qui flotte, corps qui en appelle au
risque d'une perte, de cette perte viendrait alors un dernier acte de
la « lumineuse » « apparition »
de la mémoire? Mais celle-ci serait -elle priver de sa
concision, brouillon « métaphysique » à
remettre en ordre? Ou encore une fois choix d'un positionnement
réflexif qui permettrait à une partie, une petite
partie de ce qui apparaîtra, plus avant dans l'énonciation;
de trouver cette « respiration verbale » comme
lien d'un énoncé futur? On traiterait de ce qui déjà
est là comme la réponse dans « une écriture
automatique » que seule, de l'élément d'une
grammaire discursive, l'acte de « penser »
resterait comme trace; marquage qui plie/déplie pour que la
mémoire « irise », Iris ne nous
apparaît-elle pas comme messagère? Dépositaire
d'un message, voilà bien là quelqu'autre symphonie
descendue de notre ciel intérieur, pour jouer sur les gammes
colorées de la mémoire! Images qui n'ont de pénétration
qu'à exhausser ce dont on parle: la mémoire.
Mémoire/miettes, mémoire/démontage, rupture avec
les trois temps de l'abstraction, pour n'en retenir qu'un, autre,
puisque devenu « lisible ». On peut dès lors
s'inviter à d'autres essais, mais il y a encore une fois
l'attention qui vient y prendre part, pour troubler la fête
d'une répétition de « l'inconnaissable ».
Si l'homme y recherche un « sens », ne
risque-t-il pas de se perdre dans les méandres de la
labyrinthique déraison; de rencontrer la fameuse
« représentation » au bout d'un parcours
chaotique d'une prise de pouvoir de ce « désir »
inassouvi et/ou intermittent? Le noeud du problème commence
là, pour cette mémoire qui « génère »,
indispose et se referme sur un corps de la « dépossession ».
Pourquoi ce corps n'est pas simplement possédé? Parce
qu'il ouvre la boîte de Pandore pour ne pas trouver son objet,
la mémoire le lui permettrait au risque de faire de cet Objet
la mise à mort de ce corps. Irradié de myriades
d'étreintes de ses fonctions sensorielles à travers la
locomotion expiatoire et jouissive de ce « dit »
corps, par les ans et avec lenteur, de ce corps parlant.
Thierry
Texedre, le 1 novembre 2012.
samedi 27 octobre 2012
Litanie
Peur paraphrasée par la nébuleuse voix aphone, extrapolation du temps en détonation de ces syllabes imparfaites. Le temps s'essouffle fleur faramineuse de la féminité opulente; on se traîne aux pieds de celle qui vous inonde de sa fente ravie. On traverse le temps d'un air de ne pas y toucher. Les vagues vont et viennent pour renvoyer cette voix à sa contamination, corps miasme, corps morcelé, corps sidéré. L'apothéose n'est pas loin, il faudra attenter à cette chair pour engendrer l'éternité dans le chaos. On souffre de souffler le vent qui sort de ce corps soudé à celle qui l'inocule, le franchit, l'avale, l'octroie. La peur se tient de savoir que le corps s'émancipe pour avoir tremblé depuis l'espace clos de l'esprit malin. Traitement de la forclusion, fermeture du temps sous les plis de la peau qui danse en faisant l'amour. Apothéose massacrée par les coups sur les ondes qu'un corps nu peut renvoyer au moment de la jouissance suprême qu'il franchit, double et un à la fois. Caressante joie de la fragrance du corps désespéré, dans ce fourmillement impitoyable des embruns colorés venu du dedans. Nébuleuse qui prend le risque de s'exhiber, fin du temps au présent, illusion complice de ces êtres inusités, inexistence devenue vérité du corps pris dans le pire déploiement de son soulèvement vénal. Sens de l'unique versé au versant impensable de la dépendance au sexe du corps tenté par ses voix obsolètes.
Thierry
Texedre, le 27 octobre 2012.
vendredi 19 octobre 2012
samedi 13 octobre 2012
Le sang désordonné
Peur de ce silence! Quelques paroles s'en échappent. Longues litanies sur une musique à venir. Celle du rétrécissement du son, dans sa plainte. Plainte de la pleine foi qui vient à mesure que la musique s'évertue, se lance à trop attendre que ces voix cessent; taire la voix qui vocifère. Un lent appel au vide s'érige, droit devant, dans un brouillard dense, drainant d'interminables forçages de la langue; de la langue parlée. Duo entre musique et chant, les orifices donnent dans l'ouvert, la déviance, la démence propulsée au plus haut point de la rétractation sexuelle du corps. On comprend que ces mots horrifiques se mettent en phrases, pour raccorder le corps à son souffle, en phase d'expulsion. Une montée en cœur, dépression, déambule dans un cloaque vertigineux; course vers l'intemporel. Rires intentionnels, déraison du dire qui se moque de sa phraséologie, jusqu'à rencontrer une musique en cris répétés pour extraire mots et sens dans l'altération monumentale de la tête traversée en tous sens, dérangée par d'impressionnantes allitérations. Pointu le corps au chapeau pointu se déplace au milieu de ces femmes vêtues d'un blanc linge vaporeux. Soulèvement orageux des ténèbres, au moment où la musique embrasse les voix, pour les empaler, leur faire rendre les sons qui montent, jusqu'à l'avènement d'un lieu commun; circonstances qui sonnent au milieu de nulle part, lieu maudit. On s'empresse on sonne le glas on croit au danger imminent de la terrible élocution qui s'insinue au milieu de ces communs désordres. Un polylogue de ces voix s'évertue à rendre la peau en renflements, addiction du désir d'irréalité, songes sonnants, suintement des pores de la peau qui claque et danse. On se rallie au plus franc, au franc- parler, au parlant à découvert, on croise ces paroles incendiaires dans la densité des commentaires. Un jeu interminable voit s'installe entre les sons graves de l'homme indifférent, et la prolifération des sons aigus qui sortent de ces corps féminins en résistance. Quelle paix s'ordonne, si ce n'est celle de la compassion, croisement vocal de l'impossible traduction de ces phrases mises en musique pour trouver le temps, recherche du temps dépensé, en chantant sa venue imaginée lentement pour tenir la distance avec la mort. On récite, on s'occupe, on s'adresse, on tue le temps qui compte les heures, on s'apitoie, on cherche en résistant jusqu'à quelle oppression des sons prononcés, dramaturgie de la dépression comme infection, on tait le verbe, on montre la voix qui monte; la couleur du sang semble surgir dans un envoûtant désordre mental. L'art de la dialectique s'essouffle, se raidit, s'affaisse, on mêle les voix à la musique, phonétique et enfermée dans une découpe, coupure, un cisaillement des mots qui enflent vers cet infiniment lent redressement des corps oubliés; la vie s'éloigne des corps en coups de gongs horrifiques; le corps devient céleste, dans une cécité des paroles rayées par cette omission du temps suspendu.
Thierry Texedre, le 12 octobre 2012.
in cauda venenum
Vous voici dans les griffes du verbe, vestige du corps. Poussez la porte et vous entrerez en diffraction, résolution de ce que le verbe peut quand son corps d'écriture s'éloigne de ce corps occulté. L’œil en coin, ne peut qu'être dans l'expectative de ne pas y voir une forme distincte. Seulement une vague opalescente et opaque, irisée et disgracieuse. Informelle obtention de cette représentation défaite, désirante mais prise dans un délire, une obsession. On croiserait ce sens insensible du regard qui se tourne telle une toupie qui vrille avant de s'arrêter. Regard moqueur, regard faussé, regard de cette déformation de la face, forçage du nom vers sa folie, sa manipulation inopportune et improvisée. Travers de ce manque de parole, de cet abaissement vers un non-lieu, une force du bas qui pousse pour évacuer le dire du haut, de la parole malhonnête. Parole qui chante pour ne pas entendre ce corps qui touche à son nombre, pour jouir pleinement de ce qu'un rire a de tentation dans sa descente vers le dire su, le forçage d'une naissance encore à venir; celle du lieu de la chair qui crie le désespoir de sa peau en surface. Érotique peau d'une impossible vérité du corps qui jouit sans passer du dedans vers l'extérieur; là où la plainte joue. Cris exténuants qui ont à faire avec la naissance de deux corps, pas encore un, et déjà plus quatre. Traquenard de la voix qui inonde le corps de ses invectives, ondes porteuses de maux qui irradient l’œil pour le toucher dans sa grande impression: celle de la résurrection de la chose, du dire ontologique, de la transgression somatique dans cette réverbération verbale qui tonne, qui donne le ton, la couleur rougie par la souffreteuse apparition de la vie, à rebours. On transgresse alors cette réalité du temps qui vous énumère, qui vous ricane au nez; quel temps pour une horreur de ce dire désabusé et inondé par une surimpression de sens, dans une représentation devenue tétraplégique? Ce suc social qui perpétue tout dans un possible du rien, juste pour s'y renvoyer, s'y soumettre au temps, juste pour toujours imprimer ce nom, nom de l'impression qui vous hante, annonce que ce vertébré ira plonger dans les enfers de la grande musique atomique dans un bref sursis, souffle de la vie qui s'assourdira instantanément, fraction de seconde de la fin des temps du nombre en-corps émasculés et décousus; chut! vous n'allez quand même pas croire à cette fin? Paradis artificiels sinon? Paradis d'enfer, pourquoi passer par le purgatoire? On retombe toujours sur cette pesanteur, cet effort-forçage qui vous plie les membre dans de douloureuses extensions. Trauma du désir imminent de quelque chose qui a à voir avec la vérité? Vous en avez encore pour longtemps à comprendre que ce dire doit vous servir de fiction pour nourrir l'absence de Dieu, se serait-il enfui pour nous laisser pénétrer dans la parole de l'intraduisible frustration du corps vide? Je n'aime pas ce dire qui vous emporte dans d'infinies épiphanies, vertige de la chair qui s'ouvre pour laisser apparaître son dur, sa lourde existence, la farce du monde! L'ignorance du dedans qui par ses frasques, fornique infatigable pour l'éternité, poing g de la détention dérivant dans les eaux glacées du dehors. Lettre à l'aveugle qui étreint son audition pour ne pas tomber dans les entrelacs, racines insidieuses qui vous hantent. Missive à ce raccourci, vestige de la lettre, pourrissement de la lecture dépassée, mémoire entrecoupée par ces leurres, ces atonales informations illimitées, comme si le temps était une abstraction, mais le temps presse, ce qui s'y dit est de la plus grande importance, poussé par le grand empressement de la reproduction linéaire du désir inassouvi de ce caressant corps parlant.
Thierry Texedre, le 29 septembre 2012.
mardi 9 octobre 2012
Le silence
Traversant
les murailles
de
la honte le grand
chambardement
qui
monte
ici-bas se love
dans
les bras de ma
béance
bonhomie du
coeur
qui se cherche
se
met à battre comme
une
flamme animée
l'instant
du recul éthéré
de
la dérive morbide
de
la mort qui prend
le
corps désoeuvré par
tant
de doute devant
le
dramatique bruit qui
court
partout où il brille
corps
soudé à sa dérive
corps
décapité face au
fracas
cacophonique
qui
rentre par tous les
pores
de la peau froissée.
On
cherche ce soulèvement
du
désir irréel qui frappe
au-dessus
de la tête pour
enfoncer
le bruit dans ces
orifices
ordinaires ordonné
par
tant de souffrance et
de
repli dans la caverne
traumatique
mais cousue
de
moins de plaies martyre
exorbitant
qui croit au lieu
invincible
du silence oculaire.
Thierry
Texedre, le 9 octobre 2012.
dimanche 7 octobre 2012
Voix d'ombres
Vous
voilà prévenu très cher, vous voilà
traduit! Ce long parcours qui va de la langue parlée vers
l'écriture, une fin en soi? Rythmes et syncopes dans un texte,
paroles enfumées par l'élancement insidieux d'un corps
mal né? On traite de quoi quand on lit? Lecture qui vous noie
dans une autre langue que celle que vous pourriez rencontrer, celle
que la musique, la peinture, la danse, vous inocule! Dans un bref
retentissement vocal, vous semblez pouvoir rencontrer une voix
plurielle, dont on ne reconnaîtrait que certaines affiliations
prises dans un inconscient inconstant. Quelle présence sidère
cette frange de la parole qui renvoie à la part d'extériorité
du vrai, depuis un corps martelé par sa vie intérieure?
Les images empiriques de la vision intracrânienne ordonnent la
naissance d'une tumeur de ces aphorismes dépressifs que sont
la mémoire et la cogitation, jugulant ainsi la lecture de
cette langue passée, pour substituer à la densité
d'une parole la lente intervention d'une vérité du dire
comprimé dans l'infinité de la syntaxe usurpatrice.
Chiasse que ce dire quand son sujet rend des comptes, et régurgite
combien de cris opulents en rots dévorant l'air ambiant, juste
pour se saouler? On traîne l'air de rien, vide ambiant, rictus
au coin des lèvres, risibles amours le temps de l'oppression
de la poitrine en une cinglante fixité que ces atomes collés
dedans, jusqu'à quel éclatement fusionnel? On entre
alors dans l'éclatement de ces voix inconnaissables, et
incongrues, hypothèse que ce qui pense ne suffit plus à
la reconnaissance dans sa langue, toute lecture en fin de parcours
serait rendue caduque. Corps de la langue qui s'éloigne de ce
temps détenteur de vérité, les nouvelles vérités
seraient alors moins vraies que les textes de loi, puis les sciences
régurgiteraient cette aveuglante vérité qui ne
viendrait plus de ce dire emphatique; risque alors de rupture du
souffle de la prise de lecture, vers la seule disparité: celle
qu'un corps parlant n'aurait alors plus la voix pour penser et
fabriquer son objet de désir! Objet qui n'est plus que l'ombre
de ces voix impressionnées par un long désir sans
images.
Thierry
Texedre, le 7 octobre 2012.
dimanche 23 septembre 2012
Lamentations
Quelle
béatitude va
toucher
ce sacerdoce
ce
lent défilement
des
âmes vives
de
ces vives eaux
perdues
un court
instant
pour naître
quantifié
le corps né
déjà
pour jouer à mort
danse
éperdu du
lieu
dicté de ces lois
lieu
de la mort née
par
tous les diables
insistant
pour tuer
le
temps le voilà
reconnu
comme s'il
devait
être le vrai
détenteur
de la foi
détonation
de la croix
dans
ces coeurs émané
immortels
de l'âme
volée
à tant de bas
instincts
de l'irréalité
immanence
de l'âme
louée
dans les cieux
lueur
pour l'éternité
entendre
ce peu
ce
rien là et pleurer
l'enfant
né partout
annoncé
jusqu'aux
cieux
brille cette
lumière
ces louanges
lamentations
d'où
se
retirent lentement
les
chants dans la joie.
Thierry
Texedre, le 23 septembre 2012.
dimanche 2 septembre 2012
Le poussoir du temps
Pousser un dernier soupire, vers ce sas de décompression, sacerdotal le verbe se risque à renvoyer son corps d'élection vers d'autres états empressés. Quel amour sinueux, que ce récit qui est encore empli de chair, choix de la chaste peau qui se prend à jouir discrètement, résolument. Le désir monte en rendant compte de cette exubérante fornication entre les plis, pour partager pour faire s'envoler les deux artefacts distendus. On rapportera que ce corps, encore pris dans sa surface, sauterait, si sa jouissance ne suffisait pas à une survie en profondeur. Vivacité de ces hémisphères qui pensent que ces sens sont savants pour commencer à penser. La vie virevolte en satanées sources soliloques du rien dedans raconté par la voix dehors. Source de l'entendement roué par la voix qui s'offusque de n'être jamais là où le dedans s'anime, juste après, elle s'en tire avec une interminable interprétation de la chair, forte de pouvoir s'en expliquer - elle se retire trop souvent en laissant un corps morcelé et contaminé par l'audition. Ravage de la parole exténuée pour refaire le monde en arrière, satanée garce que la vie du corps rencontré dans tant de stations. La métonymie s'invite entre corps et écoute, intériorité et intelligibilité. Ce risque d'approche le dedans est un terrassement de la parole, un acte violent qui maltraite la parole, la rendant plus vraie en discourant dans les alignements vertigineux de l'écriture qui tombe dans la verticalité comme dans une erreur de la vie; les corps tombent quels que soient leurs poids. Un cœur s'ouvre quand le corps qui pense traverse la parole vers cet être qui pousse les sens jusqu'à leur extrême impression, vertige de l'orgasme extrême. Que ces gènes soient l'aboutissement de ce drame à venir du corps né figural.
Thierry Texedre, le 2 septembre 2012.
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