Une textualité qui recherche en permanence son écriture et sa peinture, sans toutefois entrer "en représentation", le lieu ? Une musicalité, pas dans "le son" d'une lecture qui reste aléatoire, mais dans ce qu'un sujet peut de penser: où en est son image, la scription ?
Peinture/Musique
dimanche 2 septembre 2012
Le poussoir du temps
Pousser un dernier soupire, vers ce sas de décompression, sacerdotal le verbe se risque à renvoyer son corps d'élection vers d'autres états empressés. Quel amour sinueux, que ce récit qui est encore empli de chair, choix de la chaste peau qui se prend à jouir discrètement, résolument. Le désir monte en rendant compte de cette exubérante fornication entre les plis, pour partager pour faire s'envoler les deux artefacts distendus. On rapportera que ce corps, encore pris dans sa surface, sauterait, si sa jouissance ne suffisait pas à une survie en profondeur. Vivacité de ces hémisphères qui pensent que ces sens sont savants pour commencer à penser. La vie virevolte en satanées sources soliloques du rien dedans raconté par la voix dehors. Source de l'entendement roué par la voix qui s'offusque de n'être jamais là où le dedans s'anime, juste après, elle s'en tire avec une interminable interprétation de la chair, forte de pouvoir s'en expliquer - elle se retire trop souvent en laissant un corps morcelé et contaminé par l'audition. Ravage de la parole exténuée pour refaire le monde en arrière, satanée garce que la vie du corps rencontré dans tant de stations. La métonymie s'invite entre corps et écoute, intériorité et intelligibilité. Ce risque d'approche le dedans est un terrassement de la parole, un acte violent qui maltraite la parole, la rendant plus vraie en discourant dans les alignements vertigineux de l'écriture qui tombe dans la verticalité comme dans une erreur de la vie; les corps tombent quels que soient leurs poids. Un cœur s'ouvre quand le corps qui pense traverse la parole vers cet être qui pousse les sens jusqu'à leur extrême impression, vertige de l'orgasme extrême. Que ces gènes soient l'aboutissement de ce drame à venir du corps né figural.
Thierry Texedre, le 2 septembre 2012.
samedi 1 septembre 2012
Fuite sans question
Foutaise
que ces sens qui vous touchent et vous grattent les organes, rien que
pour faire face à ce temps de la déliquescence. On
tentera encore une fois de forniquer les oreilles grandes ouvertes,
mais c'est sans compter que le temps s'en fout. Foutre le camp, c'est
la cause de ces inséminations volontaires du corps détonateur
de vomissements atomiques, quelle naissance vaut d'être vécue,
sinon de celles qu'on ne connaîtra jamais? Juché sur lui
comme si celui-ci savait qu'elle allait se faire sauter, telle une
irrespectueuse révolutionnaire. Lenteur du délire de
ces fous qui sentent le renfermé. Lenteur que ces
enregistrements qui vous occultent le cerveau. Lentement la pensée
se met en condition de revisiter la folie. Lentement la folie change
de lieu, se déplace vers des aires plus irréalistes et
moins identifiables. Une grande marée submerge alors cet homme
allongé sous l'éminence de la reproduction désolée.
Une certaine dérive, un corps nu puis un deuxième, et
un troisième plus petit recouvert de ce sang qui sera lavé,
le cordon encore attaché, la respiration va-t-elle venir, le
souffle monte, un cri, un seul suffit. La terreur de cette grande
naissance du corps qui doit respirer l'homme avant de vivre hors du
ventre engrossé par toutes les étoiles du ciel
illuminé. Si ça rue dans les brancards c'est que tout
corps né n'a d'autre but que celui de chercher ce que la mort
va occulter. Chasse pour rien, coup d'arrêt du vivant dans
d'infernales expirations tonitruantes jusqu'à ce que l'oxygène
vienne à manquer. Sauts vers le néant violé par
le firmament, oui, le firmament est ce trou noir qui va oeuvrer pour
visiter nos nuits, dans ce sommeil cauchemardesque du trou qui vous
emporte jusqu'à ce réveil, comme si nous étions
pris dans une possession infernale. Le jour où s'éteindront
les étoiles, l'homme se demandera pourquoi il pense! Quelle
fuite pour l'humain sinon ce grand saut dans l'inondation de
l'accouplement originel, imposture des religions, mais rêve qui
renverse un corps rampant en corps redressé verticalement pour
compenser sa terreur d'avoir l'oeil comme centre de l'image
inimaginable. La découverte de l'image fixe est un ersatz de
la folle épopée de l'homme sur l'animalité des
sens.
Thierry
Texedre, le 1 septembre 2012.
vendredi 31 août 2012
Les chants dorés
Les chants dorés
Strophe
tropique et hybride
qui
se montre dans l'obscure
fournaise
du léger tremblement
de
toutes ces mille âmes scélérates
l'outrage
dans un trop grand jeu
d'une
sorte de vie qui en impose
ça
pousse outrancière station qui
soulève
la mort vers la fin usée
de
ce récit qui flotte sur le dire
occulté
de ces lois impromptues.
Sourdine
de ces chevauchées
impossibles
dans l'immensité
de
ce fond ossuaire ostentation
de
la vie en équilibre par ces
lois
scélérates transies la vie vire
au
drame quand bien même sous
ses
effets ses affections s'évadent
ce
corps transit sans transition
déséquilibre
du corps qui penche
dans
l'appel à sa dernière demeure.
Sens
des choses apprêtées pour
être
dites en dictées irremplaçables
reste
de cette escapade sous l'eau
ver
animalcule sans la vertébrale
raison
depuis ces sauts en avant
raisonnement
malade et malhabile
de
la pensée en expansion pourvu
qu'on
y croit coup de dés jamais
les
chants de nos impérieux accords
poussifs
depuis les temps pluriels.
Sous
les chants dorés de la vie
le
strabisme du corps se divise
lentement
pour enfin n'être plus
que
l'ombre de lui-même voilà
en
l'occurrence l'abjecte interdit
qui
vous nuit sorti de cette nuit
imposture
improvisée impropre
à
la tentation maîtresse du désir
osé
par le corps dédié à sa chère
et
chaste peau qui recouvre l’œil.
Thierry
Texedre, le 31 août 2012.
dimanche 26 août 2012
Corps et cri
On
commence par couper, on oublie ce qui vous a tant taraudé, on
se fait la guerre des mots, même ces maux sont ceux de l'appel
de ce fond hasardeux du dedans, intériorité que l'être
humain a cru bon d'amener à ce lieu résolument
tellurique: l'âme. Un air qui cherche sa densité, sa
connaissance, son tiraillement testiculaire, sa mise en gonflement de
cette sécrétion du coït vaginal. Travaillé
par des mots qui violent l'intimité, le corps semble le
support de soubresauts, de tremblements, d'imitations, de réflexes
contaminés par la vue de ces corps nus du dedans. On entre, on
y trace quelque folles inspirations, coups de canif sous la peau,
pour ôter ces masques ces errements, ces égarements, ce
que aucun silence n'aura de cesse d'évacuer. Majuscule farce
du présent que seul un corps de folie peut encore exprimer, là
les cris sortent de partout, pets, chiasse, surdité, écume
dans la bouche, yeux rougis et larmoyants, membres rythmés par
leurs déplacements saccadés, les doigts repliés,
comme pour arracher du bout des ongles la surface qui apparaît
sous ces attouchements violents. Un long moment sans cri ni violence
se met en place, le corps se replie sur lui-même, il s'ordonne,
se réalise pareil à certains dormeur assis béatement,
les mouvements à l'arrêt - la petite mort - voilà
à quoi pensent ceux qui voient cette scène. Puis on
entend monter comme un râle de la gorge, légère
indication, le corps se redresse brusquement, se met debout. Il
marche vers ce mur les bras ballants, les yeux sont blancs, et fixes,
le pas se précise, le sujet accélère sa vitesse;
un blanc, soudain. On s'apprête à laver le mur plein de
grandes traces rouges, giclées et essuyées par de
nombreuses traces de main, dessin à plat dans toutes les
directions, à hauteur d'homme. Au centre un amas de sang plus
dense semble révéler le départ de ce jeu
démoniaque. On y voit des particules de peau aussi. Plus loin
sur le sol un e forme affaissée et méconnaissable
gisant sans vie. On s'empresse d'emporter le corps, une enquête
semble s'imposer. Autre folie imposée à cette société
sous l'emprise des sens, pour remonter le temps, sans cesse le
remonter, comme si la folie dépendait du temps passé!
Thierry
Texedre, le 26 août 2012.
mercredi 22 août 2012
Dune
La
pression est forte, un début sous anesthésie, un
décollage du vertige polymorphe. Toutes ces formes qui entrent
dans la danse, dans l'antinomie, dans l'imprévisible. Le corps
soudé à la voix se met à donner des coups
d'arrêt, coup du sort? Vestiges de la vie sans eau pour nager
sans intervalles. Un corps qui trempe dans l'immobilisme de la nature
humaine. Langages du très improbable drame qui s'ouvre
au-devant de la scène. Sur quel sol dansent les ivresses
damnées depuis l'intérieur de ces corps opulents et
colorés par le vin qui coule à flots. Flottaison de la
traversée vers l'horizon illuminé et rasoir. Rachitisme
de l'esprit qui inonde les écrans fumeux de nos errances
électriques. L'écran se coupe de toute vérité
puisqu'il est un support d'objet dédié, dédicace
d'un nom désarticulé, d'un retournement de l'histoire
par manque d'amour pour son prochain. L'autre peine à entendre
puisque ce moi crépusculaire vient l'autoriser à
forniquer avec le sang en coulées ininterrompues, rivière
insolente de la vie du corps vidé, corps traversé par
d'immondes facéties venant de ces arachnides enveloppant de
leur cocon l'illustre homme troué, pour en faire un réservoir
de sperme, femelle prévoyante. Coupé par les vents
contraires l'air devient un puissant refuge pour des mots étranges
sortis de ce fond indécent du gouffre vénérable.
Corps plié ou penché en avant, pour forcer le passage,
pour pousser sur les sons, sonne le temps de la délicatesse
des ondes porteuses, naissance ondulante de la chose excentrique
exposée là comme pour l'ingestion, nourriture terrestre
insurmontable. La vie rencontrerait-elle autre chose que cette
nourriture damnée par la colique intestinale? Sables de ces
déserts exposés aux visiteurs curieux que de telles
oeuvres se dessinent sur la dune hirsute.
Thierry
Texedre, le 22 Août 2012.
dimanche 19 août 2012
Douleurs
Trachée
ouverte pour rien
on
s'y invite dans la terreur du dedans crié
touché
par tous les pores de la peau
ces
sens sentent l'encens pour prier
pour
conduire dans ce grand désert
du
corps la venue de Dieu sa compagnie
sa
présence sa tempérance
douloureuse
marche où ce
corps
infranchissable gît ici
du
bas vers le haut en solitudes ultimes
on
traîne on taraude on court ce cou tendu
vers
l'au-delà irrespectueux
de
la haine pour cette souffreteuse douleur
chassé
du désert la parole écrite pour moins
en
respirer de la tentation d'exister juste pour
extirper
au corps sa gaine de peau malhonnête
peur
éventrée devant celle pour laquelle
la
peau se glisse dans les bras d'Aphrodite
l'entourant
dans cette tentation drapée d'un
doux
voile opaque par quoi la peau
sulfureuse
s'enorgueillit d'avaler
l'emprise
des sens sans rien
dire
de la douleur ténue qui
monte
prisonnière la proie
elle
est la croix qui sera portée
elle
est cette jachère que l'âme
damnée
ranimera dans l'esprit.
Thierry
Texedre, le 19 Août 2012.
vendredi 17 août 2012
Travers
De
travers le chant s'étale jusqu'au milieu omniprésent du
corps qui souffre et s'offusque de n'être plus qu'un os usurpé
celui que la chair s'évertue à exterminer le temps d'un
repli sur l'intelligence de l'humain. On entend dedans comme en
sourdine ce chant misérable d'un misérabilisme
transbordé dévisagé du corps surdoué du
corps couvert pour éviter évincer sa peau qui s'arrache
au temps désaxé du temps entre-axes centre de
l'interminable dévotion pour la rencontre avec cette rognure
d'homme celle nauséabonde du sexe policé pour n'avoir
jamais rencontré sa passion. La poussée du temps sur
ce corps belliqueux va tarauder creuser jusqu'à l'os l'homme
aimant pour le faire rendre le renvoyer au fond farouche de sa
bien-aimée femme caverne femme accouchée du désir
de possession du tronc commun prendre le dessus sur l'homme aléatoire
le dévisser de sa hauteur la chair là-haut se glose
d'appartenir à ces bas résilles et cette culotte lisse
qui serre l'entre-jambe du mont de vénus loisir pubien dégondé
qu'un mâle désespérant ravage de son attirail
désuet. Ça tripote les sens et ces sens s'envoient en
l'air par-dessus la jambe du temps galvaudé cadavérique
jusqu'à l'os terminus l'os de la fin qui emplit l'intérieur
de ses gouttes sucrées jets insupportables au coin de la
punition chantée quand même pour croire encore au
plaisir partagé. On efface ces eczémas du corps
dépucelé on en rit on en joue on touche à tout
même à rencontre l'os ce ténébreux fond
gangrené par les attouchements répétés
pour écarter les lèvres calomnieuses et humides.
Thierry
Texedre, le 17 Août 2012.
dimanche 5 août 2012
Suranné
De
l'invalidité naît cette occlusion, occultation de la vie
intérieure. Faut-il se remémorer, substantivement comme
si le poids de la mémoire devait transfigurer l'état de
déliquescence d'un corps dépassé? Quel songe
peut rivaliser avec ce corps-tronc qui saute de ces lieux invisibles
en temps réel vers d'autres incertitudes de la violence d'un
agir? S'agissant de cette lenteur, de celle qui est en état de
pesanteur, dans une réduction gesticulatoire telle qu'un viol
peut endommager un corps, le couper; mémoire du membre abîmé,
plus enfoui, celui manquant! Le temps passe et le corps effacé
draine une multitude d'empathie envers une interminable fixation sur
l'un, osmose irrésolue, pour inventer un corps d'amour, un
objet double: corps ossuaire et corps figural. Quel corps mort pour
être désarticulé va rencontrer la force éruptive
de celui inventé comme transporté par l'esprit qui
figure un corps lumineux, corps qui rencontre l'acéphale pour
l'inverser, le forcer, le renverser comme si la vie passait par son
envers, tête sans corps, corps voué à l'invention
d'une tentative d'extirper au tronc cet essentiel que la mémoire
reconnaîtra en faisant pousser ce corps hors de ses organes
abominables. Un passé déconstruit, pour chasser sur les
terres d'un présent illusion, mais présent qui ondule
sur les pas de l'affect. Terreur de l'image réelle, dans une
charge émotionnelle qui fabrique du sens, multipliant ainsi
les images de ce corps blessé, et guerroyant avec ses plaies
béantes, cicatrices de l'invulnérable essai de vivre en
coupe, de biais, œil plus ample que celui d'une normalité
désignée comme telle. Corps tenaillé corps
rescapé, corps de la résolution, de la dissolution des
maux dans l'anonymat d'un corps dramatique. L'envol de l'oiseau de
son nid, oiseau sombre au milieu des champs de blés, un jour
d'août, chaleur accablante, au loin on aperçoit quelques
corbeaux sur une ligne d'horizon rougeoyante. Ce corps qui tend les
bras dans leur direction, juste en imaginant ses bras, ce corps tronc
assis devant tant de beauté...
Thierry
Texedre, le 5 août 2012.
dimanche 29 juillet 2012
Torsions
Torsions
Ridules
ce raz de marée
risque
de rire du temps
roué
de coups sonnants
lente
agonie sous pression
luisant
le ver vertigineux
leurre
de lumière immature
sourd
ce corps est coudé
sous
un ciel de plomb nu
sourd
à tout jamais doué
ténu
ce coup du sort leste
touche
le sol de ses bras
tatoués
tel un astre mort
osé
il a osé en rire martyre
où
est passé l'effroi qui s'
ouvre
à la tremblante cité
ce
n'est plus là le lieu du
cœur mais bien celui du
coucher
de soleil à l'envers
peur
apeuré épisodie de
plusieurs
morts à la fois
pousse-toi
que je m'y mire
foutaise
que ces onces de
froide finance l'étendue de
face
est noire de ses cendres
encore
une fracassante force
entoure
la chair à vif vidée
et
creusée dans la sèche vie
vie
vidée de sa substance
vacuité
de ces errances de
vos
vacances éternelles bah
batifoler
sur tout ce qui bouge
bouton
de ces sexes arrogants
bravant
l'effroi infini du vide
usurpateur
de nos plaintes
unique
forçage du dedans
ultime
jouissance dévorant
tout
sur son passage prouesse
tentaculaire
de Gorgô qui se
tord
autour du cou d'Œdipe.
Thierry
Texedre, le 29 Juillet 2012.
Masque
Œdipe par Thierry Cauwet
Quel appel ce corps-ci veut en échange de quoi? Tonitruante variation dehors, de ces bruits qui vous décontenancent. On a le temps, encore le temps, toujours le temps, rien que du temps. Ce qui vous arrive n'est plus le résultat d'une découverte, lieux de la peur étrange qui nous obsède au point de représenter loin, très en retrait, ce qui sera les signes d'une future langue. Peur de l’inexplicable aujourd'hui, peur de la dévoration hier, peur de ce détournement obligé vers la chasse? Petite cause grands effets. Massacre et acharnement, multiplication de ces déplacements pour se nourrir, mais encore pour jouir dans l'irrationalité des corps de vie possédés. Partout on en est encore à rencontrer cette possession, et lutter pour qu'une mémoire ait lieu, vie qui fait le temps de cette mémoire, la rencontre avec l'objet désiré, chute devant l'objet déposé et vidé de sa substance intérieure. Les codes et lois se multiplient pour rien, juste pour relayer combler dire combien on ne peut arrêter ce mouvement, cette image qui flash extorque et jette tout ce qui obsède. Le mouvement vous arrache à la sédentarisation malgré vous, vous sortez, revenez, repartez ; la mort vous frôle, la vie est en vous, vous êtes l'hôte de ces dieux invulnérables, la vie éternelle vous appartient. Aucune parole ne vous effleure, votre armure est votre assurance, vêtu de cette identité commune, l'homme se retourne mais ne marche que comme une individualité masquée, oui le masque est toujours là, la face calée derrière cet étendard, on psychote mais on est fort de la beauté de ce masque.
Le lieu de la dénonciation est un risque pour l’œil qui voit ce que d'autres ont vu sous d'autres hospices, voir c'est dépenser la voix de quelque répétition de la vue, pour entendre une autre félicité ; celle qui ouvre à l'érosion de cette érotique invasion de la chair dans la voix subitement voix, pour moins voir et mieux penser sa césure: tremblement du corps qui croit penser alors qu'il jouit du peu de temps qu'il a pour parler vrai. Ce corps-masque est là pour suspecter la voix, pour mettre son dire sur une ligne, celle qui est traduisible. Somptueuse dérive du corps-masque émasculé ou acculé au bord de ces ricanements et rictus, commissures des lèvres gonflées, comme si les plis annonçaient l’œuvre de la fin cellulaire. Quel masque et quelle respiration en arrière plan, sous cette peau interchangeable et plus moderne que celle de la chirurgie esthétique. On est la beauté intramusculaire, le lieu qui vous pique cette identité pour vous reconnaître dans un ailleurs inassouvi mais au plus haut point régénérateur. Soins par cette peau collée en décolleté, bijoux qui prend ce cou d'un coup jusqu'au sommet en cheveux d'or. Peau hors la loi, respiration de ce corps devenu autre, illustre inconnu, vénérable solitaire que ce masque unique pour un soi au-delà de l'identique. On entre dans l'inconnaissable, dans l'irréversible soustraction de cet autre qui n'est pas soi et devient soi par l'addition du masque-révélation. On peut tout par cette décollation de la naissance pour vivre la résurrection qu'une folie en tête - fût-elle toujours là - quitte ce lieu inhospitalier afin de penser la porte de ce purgatoire insolent.
Pour mon ami et artiste Thierry Cauwet
Thierry Texedre, le 21 juillet 2012.
jeudi 28 juin 2012
Nuit zébrée
Le
long du fleuve, s'étire l'aorte grande ouverte, rendu d'un
corps inerte, le long du fleuve un soir d'été. Caché
dans les buissons dessinés de main de maître, la peau,
nébuleuse, violacée, traverse une dernière fois
le cycle des couleurs vers l'apothéose, le pourrissement
vénérable du corps d'une belle inconnue. Au loin, en
face, les phares des voitures sur la pénétrante, joue à
se croiser, danse pour une vie virevoltant au son des moteurs. La
nuit renvoie les lumières des immeubles qui bordent la voie,
par de longues traînées zébrées,
jusqu'aux pieds du corps, qui apparaît alors comme morcelé.
La ville continue sa course effrénée, comme si ni le
jour ni la nuit n'arrêtaient jamais rien. Aucun pouvoir, ni
force d'attraction sur la vie insouciante de ces hôtes assidus
et propulsés. Poussés par on ne sait quelle force.
Passant du vif intérêt pour sa progéniture, au
temps du manque de temps lié au désir violent
d'exister, excitation que l'autre mettra à mal pour retenir ce
nom impitoyable donné à la naissance. Quel être
que cette morte recroquevillée sous les haies au feuillage
garni. Le sol est sec, dur, bosselé, brun. Terre qui
s'évanouit une nuit d'été, caressant les astres
aux reflets lumineux, pointés ça et là comme une
autre vie, qui elle, sort déjà d'un présent à
refaire.
Thierry
Texedre, le 28 juin 2012.
samedi 23 juin 2012
Du jeu
On
passe à côté. Et de nulle part, se lancent les
cordes, oreille mal intentionnée, haut bruit des violons
agités autour de cette sonnerie du déficit mental.
Là-haut sonnent et glissent, et les cloches et les archets,
sur quelle onde porteuse; tête d'où les maux sortent,
douleur irrationnelle d'une musique assourdissante. Température
du dedans déconcertante, touchant au temps de la dépossession.
Douleurs qui activent les images du passé, pas seulement,
aussi celles plus déchirées, hachées et à
reconstituer, plus tard, peut-être. On attend l'aurore, cette
douceur des choses égales, une lenteur qui oublie l'essentiel
de la vie qui se répète. On tombe par un hasard
somptueux sur la beauté suprême. Une blancheur de la
peau si lumineuse, qu'on eut dit un rêve en plein jour, on rêve
le jour aussi. Peau toute en tendresse, presque ce que la mort
apporte d'éternité. Quelle blessure résisterait
à cette rêverie, mêlée aux digressions de
cette musique qui tente de blesser mon âme. Un combat semble
s'installer entre celle qui m'emporte dans ses grâces, et
l'enfermement de ces maux de tête insupportables. Des coups
tentent de me pénétrer, mon visage s'affaisse, se
raidit et me retire en plis, en rides douloureuses - pendant que la
musique envoûtante m'exaspère sans que je puisse
l'arrêter. Mes yeux, encrés encore dans l'étreinte
que cette colombe posée sur mes mains provoque, semblent le
lieu d'un combat dont l'hypnose prendrait le dessus? Mon envol se
résout à oublier par bribes la musique qui s'espace,
s'éloigne; elle revient doucereuse pour me reprendre dans ses
griffes. Mirages des sens, musique au refrain tenace; je m'écarte
et reviens, j'aspire à la paix, mais l'esbroufe tremblant
m'envahit plus que jamais. Le jeu entre la vie et la mort lentement
m'use, m'interpelle pour sentir mes sentiments et se gausser de mes
sens; de ma mémoire désarmée et touchée
jusqu'à l'usurpation. Et vont se refermer les voiles de
l'opacité du temps, le ciel aussitôt, se plie pour
laisser l'image derrière, dans le trou, dans l'ouverture de la
béatitude, où vont s'enfoncer les voix dans les
ténèbres, pour rejoindre l'enfer de la parole d'où
sortira le rêve qui habite ce corps de vie.
Thierry
Texedre, le 23 juin 2012.
vendredi 22 juin 2012
Le moyen-dire
Liberté,
libre-échange, soubresauts exténués par la
perspective frontale du sens. Libération, livret de quelle
détérioration de la folie factice; face aux récits
de l'avènement Christique. La ronde se tient de ces chants
idéaux qui tournent les yeux de l'hystérique d'avant.
Les guerres enflamment l'Europe dévastée par la peste,
la faim aussi. Les rêves depuis la fin des temps, fondent au
soleil devant les massacres et les arrachements aux croyances encore
liées aux mythes. On s'évade de ces tortures pour se
lancer dans les grands océans impénétrables.
Peine perdue, le corps est à son apogée, on le renâcle,
on le falsifie, on le décolle de sa chair. Que ces prières
forment en plaintes obscures la foi du divin. Partout on danse avant
de guerroyer, on mange l'homme et on empale la femme, on joue avec le
diable, le feu s'élance à grandes envolées dans
d'immenses forêts, pour que la terre nourrisse ses sujets.
Livrés à eux-même, les outranciers bonshommes mal
fagotés s'arrogent le droit de hurler au loup avant de parler
leur langue, l'argot du pays d'oc. Quelle église soumet ses
sujets jusqu'à la folie, tous hérétiques s'ils
ne jouent pas à musiquer leur intériorité
muselée par d'innommables flagellations au son de la terreur,
villes impressionnées par ces remparts qui emmurent l'esprit,
encore interdit par l'expulsion du péché dicté.
La peau est encore l'extrémité de la putréfaction
de la parole face au désir du corps impulsé, traversé,
tapé, déchiqueté et happé par les
horreurs de la dépression latente du corps qui sort de tous
ses pores. La peau est le mystère du Moyen Âge, pas sa
conservation. Les morts enterrés, les fous sous l'emprise de
la démence seront brûlés. Entendre des voix,
chant intérieur de ces crissements des os pendant la torture,
on en usera encore plus au vingtième siècle.
Thierry
Texedre, le 22 juin 2012.
dimanche 17 juin 2012
Que ma joie demeure
Quelle
impédance, ce succédané qui offense le corps
psalmodié, ce corps de la délivrance. Chant des
ténèbres, chant terrifiant du désir d'accoucher
cette vie, vie du dire désirant. Tant de doute, tant de
réflexion de ce voile volatil qui semble pris dans le creux de
ces mains, mains en prière, et dressées vers l'étendu, l'allongé
du ciel céleste, quelle cécité! Le corps pleure
son âme perdue, sa chair meurtrie. Maux de l'impuissance du
parlêtre face à sa rencontre avec la souffrance d'une
chair jouissant de la toute puissante animalité, poussée
dans les retranchements de la parole, mimétisme du viol qu'une
représentation fagote, jusqu'à l'essoufflement de la
fin du temps de la parole. Sacrifice du vice d'un corps mort pour
avoir rencontré cette double appartenance de l'être:
féminin et masculin/ singulier et pluriel. Nous irions à
notre fin en toute sérénité si ce corps n'avait
de parole que résurrectionnelle. Quelle extase, que cette
vérité, vivre dans l'impossible mémoire du
temps! Quelle musique peut s'en prendre à cette élévation
découverte en question, quelle ovation, quelle densité
que celle de la révélation de la chair, charismatique
vélocité du dire dicté par cette suprême
chair née du cri de la jouissance. Jeu intemporel de la mort
avec la densité outrageuse du don de soi, la joie d'une mort
infiniment moins douloureuse que la souffrance d'un corps divin.
Manquer le parcours de l'humain c'est faire don de vérité,
réellement de la vérité de l'indécence
d'un corps habité!
Thierry
Texedre, le 17 juin 2012.
mercredi 13 juin 2012
Drame
Chassé
du corps
troué
le désir se
met
à rompre et
se
terre dans le
lit
inopiné de ce
rythme
insoumis
de
la pensée née
du
renvoi à une
respiration
infime
du
corps en gène
qui
en livre de ses
envies
tuméfiées
liberté
de la chair
livrée
à elle-même
perdue
dans les
ardeurs
du temps
dépassé
pour que
soit
poussé le cri
ultime
de cette vie
foulée
aux pieds
du
corps capiteux
campé
sur de doux
attraits
sulfureux
les
seins gonflés
par
l'étreinte le sexe
redressé
par le flux
infini
du désir venu
libérer
son suave
pollen
virevoltant
incandescente
tête
tentaculaire
sans
voix
centre odorant
du
temps déplié
par
l'amour ouvragé
en
tourments divins
pour
que se balance
ce cœur attenté par
les
battements foi
la
foi en une chair
caressée
mille fois
avant
d'être coulée
au
pinacle du jouir.
Thierry
Texedre, le 13 juin 2012.
samedi 9 juin 2012
Méduse
Je crois que peu de gens vont
adhérer à ce texte, et pourtant il faut le révéler en toute conscience:
là où le sens se perd dans la bacchanale démente du possible humain,
c'est l'alerte qu'un possible a bien lieu dans cet impossible, dans
l'interdit du lien social. Les signes d'une barbarie toujours prête à
remonter de ce fond funeste de la nature humaine. Serait-ce un état de
ce que le rêve peut, lui, comme rêve double: rêve nocturne/diurne? Quelque part il y a du "désir de ne pas savoir", mais cette douleur dans l'abomination de l'acte démentiel du meurtre dans la "joie" va mettre le nom du "père" sur un "épuisement de la mort", dans un sadomasochisme du soulagement de ce "parlant", traversé par une "béatitude" du corps morcelé, puisque né d'une singularité sexuée.
AVERTISSEMENT
CE TEXTE PEUT HEURTER LES ÂMES SENSIBLES
Méduse
Ah!
Ah!! Jette-moi ce corps par la fenêtre... Non! Non! Je veux le bouffer (dévotion ou domination?...déportation...). L'avaler, le couper dans mes mains, malaxer sa chair et son sang encore chaud, juste pour voir
mes doigts trempés, et voir ce dégénéré se vider (plus de liquide, que de l'inerte, et par là se voir perdre tout, se voir disparaître dans la possession, l'être possédé, boire le corps et le sang, ne plus faire qu'un avec l'abjection);
le sang me monte à la tête!! Les deux horrifiques
êtres, sans foi ni loi, se mirent à rire, jusqu'à
s'époumoner, leur voix devenant méconnaissable. Les
yeux énormes sortaient de leur orbite, ronds et injectés
du sang douloureux d'un corps déchiqueté. Les morceaux
étaient éparpillés, partout autour des deux
compères. Sur un sol encore humide, trempé par les
giclées du sang du mourant. On s'empressait de rassembler les
bouts, dans un air détaché, vaguement absent, comme
illuminé par quelque chose d'intérieur pressant tous
leurs os, jusqu'à la peau qui avait la chair de poule. Un
tremblement semblait les rassembler tels deux frères jumeaux,
leurs gestes saccadés perdaient le sens des choses, ils
sombraient dans une folie lyrique, où le passé allait
rattraper le présent pour l'annuler dans ce néant
vertigineux du jeu avec la mort. Tiens! J'ai trouvé la tête!!
La tête! C'est pour moi! Je vais lui coller les bras sur les
oreilles, avec le sang qui sort encore du cou... Le sang s'était
coagulé et donnait des idées plus sauvages à
l'un des deux locataires. L'autre, plus réservé, ne
pouvait qu'apprécier ou éviter de donner son avis, de
peur de finir lui aussi dans de multiples morceaux décharnés.
Le jeu allait bon train, l'un rassemblait des morceaux des viscères,
délicatement, en apprenant au fur et à mesure les bons
emplacements avec une revue sur les écorchés dans la
peinture classique. Les pages froissées devenaient illisibles
et opaques à cause des doigts rougis par le dépeçage.
L'autre s'amusait avec la tête, les bras, en méduse, se
balançaient de part et d'autre du crâne rasé. Les
trous des yeux disparus avaient reçu des touffes de cheveux,
en guise de pleurs, d'une rivière de larmes. Les acolytes,
dans une verve d'irrationalité, folie du présent
impénétrable, du temps insupportable, tournaient dans
la pièce, l'air égaré, le visage blanc, taché
de coulées sèches et pourpres, en se balançant
des bouts de chair désossée. Des cris, puis des
hurlements, traversaient les murs jusque dans la rue où des
passants s'empressaient dans la direction de l'entrée de
l'immeuble. On eut dit un incendie tellement le sang recouvrait les
carreaux des deux fenêtres, au premier étage...
Thierry
Texedre, le 9 juin 2012.
vendredi 8 juin 2012
dimanche 3 juin 2012
Mouvements rétrogrades
Arrière-cour
du temps saccadé, le temps est le vice-caché de la
mort. La mémoire diffuse se rétracte dans une ombre
brumeuse, c'est le début de cette éclosion d'une trace
mnésiques. Là où se densifient les actes
manqués, la mémoire souffre, la mémoire tempère,
la mémoire va plus vite que sa reconnaissance en mots. La mort
est la grande absente du grand chambardement qui régit la
mémoire. On traite le fou, mais savez-vous ce qu'un fou peut
faire quand la création s'en mêle? Mémoire en
parasitage du verbe, comme fin du verbe comme commencement, début
de tout. Traversez la fin des temps, et votre mémoire se
liquéfie, pour renaître autrement, dans une matière,
celle de la tempête des corps célestes. L'univers est ce
calcul de l'infini qui se soutient d'une mémoire à
court terme, mémoire temporale. Le vide est la partie de
l'univers qui résout momentanément la vérité
de ces corps célestes. L'atomisation de l'univers est le
résultat de la mémoire qui remonte le temps, à
trop se donner en spectacle. Trop plein, débordement,
rétroaction, effet de retour sur l'image ainsi créée,
pour entériner la mémoire en songes infinis sur
l'espace insignifiant du temps. Tenter de résoudre ce qui de
l'univers ou du temps est à l'origine de la vraisemblable
vérité, tient du miracle. Croire n'est que ce milieu
impétueux d'un corps pensant, là où l'être
est forclos, coupé du moment irréversible du temps
passé. L'extermination, la poussée vers l'apothéose
de la dévoration des corps, semble avoir un lien plus
important avec la mémoire que ses mots eux-mêmes pour
l'intelligibilité et le sens de la parole, de la mise en
volume du dire dans l'art de peindre, de représenter, de
donner à voir, dans cette mise à plat du format peint.
Le ralentissement et l’anéantissement de tout corps, donne à
voir ce qui le dessine, coupes et découpes dans une
trans-réalité, transformation de l'avant vers une
résolution de ce corps possédé par la mémoire,
dépossédé de son image, pour en finir avec le
temps. On pense parce que le temps est notre déposition,
souffrance de la chair, pour faire remonter ce que croire a de
tiraillement dans l'amour pour l'un. J'aime ce seul et unique être
qui n'est ni moi ni l'autre, mais ce détachement, l'unique
émoi, par dessus tout, de l'indivisible étant du corps
jouissant. Corps utérin?
Thierry Texedre, le 3 juin 2012.
Thierry Texedre, le 3 juin 2012.
vendredi 1 juin 2012
L'indomptable désir
L'indécence
du corps ne descend pas jusqu'au sexe. Du plus court à sa
pulsion ouverture vers cette jouissance en vrille, et
incommensurable. Le pli n'a qu'à bien se tenir, sur quoi un
autre corps peut s’empaler. Se sucer, se courser, s'anéantir,
se redresser pour enfin remplir ce trou du désir inopinément.
Les mains resserrent le sexe durci, juste pour presser le sang. Les
veines semblent gonfler, drainer l'indomptable bambou pour malmener
l'affaire. Quelle verge raide vient sucer le con ouvert et rose à
l'intérieur. Les lèvres se resserrent autour du gros
gland caverneux. Les deux corps s'esquivent un court instant, puis se
serrent l'un sur l'autre, comme si les deux parties ne faisaient plus
qu'un corps suintant, dégageant les membres remuants et
effrayés, de chaque côté d'un tronc au milieu
mystérieux et indistinct. Quel instinct peut se mesurer à
une telle forclusion? Là où rien ne pense, là où
tout s'efface, se densifie et s'annule. L'enfournement de la verge
est violent, comme pour faire mal à ce dedans impérial
et impétueux. Ravage du temps de la parole. Prière
immonde à l'appel d'une jouissance indécidable. On nie
là l'acte même d'un désir abouti. L'art du
spectacle se dessine sans visage, sans lieu ni ressort de l'amour. On
aime pour avoir mis le mal en patience. Les corps se redressent sous
les coups, au fond, en butée, au relâchement de soi. Les
gémissements sortent du fond des deux gorges, et la semence
éjaculée sort pour goutter sur les draps immaculés.
Le corps-osmose soudain se sépare, pour laisser deux êtres
imparfaits glisser sur les côtés du lit, touchés
et déchirés par cette lévitation de l'orgasme
qui les emporte.
Thierry
Texedre, le 1 juin 2012.
vendredi 25 mai 2012
Dehors, l'infini...
Toujours
ce risque
essoufflement
de
l'erreur
erreur
de vivre
de
vite tourner
DEHORS
hors
de soi
touché
au fond du
soi
ce cœur incertain
qui
vous tient
prison tisons
brûlants
SOIT
brûlants
SOIT
en
tiraillements
interdits
qui perlent
dans
l'infini
L'INFINI
du
reste du silence
qui
monte et se
montre
on
croit encore que ce
soi
disant braillement
de
la voix se dresse
et que croire
NAÎT
nausée
et
immortel
l'immortel
corps qui
braille
tout son être
pour
enflammer les
âmes
insoumises
et
insouciantes
c'est
dehors que
naît
l'infini
pour
augurer la
fin
des temps la
toupie
du temps
qui
s'élève dans les
airs
de ces voix
inaudibles
l'infini
est
APOSTROPHÉ.
Thierry Texedre, le 25 mai 2012.
Thierry Texedre, le 25 mai 2012.
dimanche 20 mai 2012
Feux Noirs
Poignant
isomorphe
tel
que risque de brûler
sous
l'esprit l'interdit
point
de la tête rentrée
quand
l'ombre après
se
donne en spectacle
fournaise
sur les braises
du
spectre détenteur
et
donner en spectacle
les
songes invincibles
calcinés
poussant au
crime
concassés coupés
en
retour par l'esprit sot
du
corps calamiteux
feux
du désespoir cou
tendu
du foetus qui gît
pour
entendre résonner
la
noirceur esclave du
corps
de cette tête tenue
tremblotante
et toquée
pastorale
du ventre vers
ce
ténébreux fond dieu
de
l'enfer soleil noir
de
l'érection l'éjaculant
de
tous ses feux jusqu'
aux
lieux interdits du
centre
véniel ouverture
vénérienne
du sexe noir
collé
à sa dégondée nue
au
col touché par la
flamme
lien enserpenté
de
la peau pernicieuse
que
ces corps enchâssés.
Thierry
Texedre, le 20 mai 2012.
samedi 19 mai 2012
Première fois
La
première fois c'est là
le
la qui appelle à la loi
pour
toucher à la coulée
de
la foi vers ce temps
dépassé
ou né dépecé
c'est
la déperdition qui
me
ment et m'entend lire
le
livre ouvert à la dernière
page
pour remonter le
temps
l'emmener à la
couverture
en hibernation
le
temps appelle son ombre
vautrée
là sans couverture
sans
la loi qui ouvre au risque
obsession
du vent sourd qui
me
tire en arrière pour me
renverser
me coucher et
m'ensevelir
minéral ourlet
du
temps qui peste testament
d'un
grand balancement
au
visage à découvert et
vivant
vitreux ventru et
débusqué
dans un silence
du
quoi du dire qui n'a que
ça
à dire de la dernière et
étroite
voie du désir né du
commencement
des coups
découpés
dans le vide sidéré
de
la vie née de l'éternité.
Thierry
Texedre, le 19 mai 2012.
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