dimanche 10 janvier 2016

Rite de l'infamie


Tapis au dessus de l'astre
comme mortel il redescend
laissant sa misère et atterré
volant par tous les hémisphères
dans l'errance du temps
qui gronde pour excuser sa folie
indigne du vide et de la vie
ventre à terre il s'évade en
pensées illustres de la guerre
contre la même mémoire
contre ce chagrin tempétueux
qui vole au dessus de la peur
que l'âme dressée devant
même dans la chair
de ce débonnaire invisible
de cet autre présentement
inconnaissable de l'être
parti un jour de décembre
pour ne plus revenir
visible vertu par l'air volé
chants enfin libre de sortir
ce souffle invité et inviolé
jusqu'alors en bas passe
en coups le ring de la mort
qui bouscule et bouleverse
ridicule qui se gargarise
dans la terre retournée du ciel
saluant du couvre-cœur
l'immersion dans les songes
baisés depuis les dieux sourds
que cette chair opalescente
soit aussi la caressante rétine
des seins pointés qui entrent
en signes répétant et pensant
se fourrer dans le resserrement
le sexe au pilori juché en juge
pour tisser les plis de sa course
sans fin pourvu que l'aimant
poussé parte dans l'infini
sur la couche sublime dépliée
en images et enflée en réseaux
dard d'une lueur inespérée
infamie d'une famine de la peau.


Thierry Texedre, le 10 janvier 2015.







lundi 4 janvier 2016

Sur le banc assis

Sur le banc assis le regard posé les bras croisés par l’enflement nuageux pluvieux il ne se risque pas encore à se lever pour fuir cette invitation sur le banc assis sans bouger il a l'air endormi et avachi sous les gouttes d'eau qui dégoulinent de plus en plus vite sur son front et aussi le crane nu les gouttes plus grosses vont et viennent en plongeant sur la tête et l'imper jusqu'aux pieds sans qu'il eut bougé du banc en bois les paupières se ferment par intermittence il les referme les yeux sont maintenant clos jusqu'à plisser les paupières pour ne pas avoir à regarder dans le flou ambiant l'eau qui gêne à regarder dans le flou ambiant et l'ambre dessiné sur le sol glissant dans l'allée du parc qui se vide de ses promeneurs voilà que le jour s'enfonce lentement quelle apothéose que ces trombes d'eau qui s'abattent et tapent plus fort sur le banc là le dernier visiteur de façon accidentelle pour le commun des mortels sur le banc assis celui qui vit et ressentit ce que des éléments perturbateurs produisent sur l'immédiateté du temps indécent la contemplation.



Thierry Texedre, le 4 janvier 2016. 


samedi 2 janvier 2016

Feuille d'or du temps






Feuille d'or du temps



Feuille d'or du temps
raccourci sur l'élan
indiscuté de la vie
vautrée dans les plis
insupportés de la mort

Feuille d'or du temps
vois-tu l'aube s'éloigner
introuvable et alanguie
elle s'étire pour l’œil
et se dresse par amour

Feuille d'or du temps
tentation effondrée
du tronc de la liberté
branche adossée
la pousse écourtée

Feuille d'or du temps
tient en fils tressés
sur l'écorce pelée
marque de l'envers
par l'endroit sa chair

Feuille d'or du temps
conte de ton histoire
l'espoir pour respirer
l'illusion qui ouvre
d'indécentes fenêtres.


Thierry Texedre, le 2 janvier 2015.








vendredi 1 janvier 2016

L'homme au passage peu fréquenté





L'homme
au passage
peu fréquenté


Sur un sol
durci et sec
ténébreux
et déhanché
le visage
buriné et
mal rasé
en chemin
se creusent
des ornières
asséchées
par le vent
se languit
l'homme au
passage peu
fréquenté
depuis l'aube
trop rêveur
ou trop pâle
le regard
évadé de
tous les
hospices
passés
de toutes
les misères
sans fond
il erre lançant
ses chaussures
dégingandé
en avant
en l'air
les balançant
l'une après
l'autre d'avant
en arrière
et sur un
pied posté
aux aguets
il avale
sa salive
en attendant
une misérable
vie ne serait-ce
qu'un
court instant
pourvu qu'on
lui parlât
qu'on
lui adressât
un seul mot
renâclant
de tout
son être
pour savoir
si on l'eût
entendu
depuis des
lointaines
civilités
au grand
désespoir
de n'en point
rencontrer
il sortit de sa
poche déjà
déchirée
par les
tiraillements
de sa misère
un cran d'arrêt
lui servant
au mieux
pour manger
une rognure
et au pire pour
se défendre
contre des
rencontres
inopportunes
et d'un autre
genre
l'homme
au passage
peu fréquenté
ouvre son
couteau
et le lève le
porte
au cou
sous la
mâchoire
là où l'élan
de sa
démarche
folle lui
assène
un coup
dans la chair
danse d'une
disparition
vertige et râle
en sauts pour
se jouer
du temps
et du vide
un long rire
s'échappe
laissant une
puissante
impression
à l'homme
au passage
peu fréquenté
des saisons
échappées
remontent
dans l’œil
qui devient
livide et
opaque
dans ce corps
dessoudé
et dévissé.



Thierry Texedre, le 1er janvier 2016.








mercredi 30 décembre 2015

Début

Depuis cette insoutenable fin qui ronge, voilà le seul recours, celui qui montre l'extrême vie au plus haut point, dans la douloureuse exactitude de l'écriture qui trempe son encre dans le mystère du sens de naître. Suintement de ses forces qui s'évanouissent, en laissant un rien, comme quelque chose de l'altération de la chair. Par les pores de la peau s'émerveille la parole reliquat. De celles dont on croit que cette vaine écriture n'aura pas cessé de martyriser la vérité. Aiguës, aux consonances de l'interpellation de ces douleurs qui prennent pied au milieu de l'acquis, les catacombes sentent bon la fin, repos de ce corps intronisé par les ans, pour rencontrer alors sa transsubstantiation. Il voit encore quelques vols au-dessus de ce temps désabusé, vols en v de ces oiseaux qui trouvent par ici la paix en attendant le départ pour un ailleurs. Il faut pousser sur ce que la chair importune, lancinante chair, crépusculaire tentation de partir. Trouée pour entrer dans l’éventrement, pour faire sortir de cet orifice la fée intérimaire, en attendant cette lumineuse parodie que la parole infectée aura le temps, encore, par ici, d'expliciter. Depuis quel jeu de l'expulsion, terreur de formuler ce contour de la mort, y a-t-il l'infatigable déclinaison de la peau tiraillée entre les sons impuissants et les cris infinis de l'intrusion dans l'au-delà en farandoles ?



Thierry Texedre, le 30 décembre 2015.





samedi 26 décembre 2015

Effusion



Sur quelle instabilité le corps prescrit est-il en devenir ? Dans sa mise à mort du réel, montrant par là ce que le temps a d'exclusion du sujet dans ce qu'il est, l'être pensant sa démesure d'un corps d'écriture voué à la terreur d'exister. Mais pas seulement. Ce corps insoutenable aurait aussi comme une effusion des sens en replis, prêt à bondir sur la peau, dans ses replis, jusqu'au creux insidieux de l'intériorité sexuelle. Dans un dévoilement d'une extension qui s'imbriquerait dans l'évidentialité du même. Copie de cette duplicité des corps encore exclus du temps - pour n'avoir pas encore eu la charge d'une extension infinie par la défaite de tous les temps - de passer par leur extension dans l'infini comme risque, et depuis l'éternité, d'extraire la chair de ce corps visité. Corps de la survivance, corps déplié dans l'ouvert/fermé de cette grande solitude qui monte depuis le fond cadenassé de la chair, corps carnassier de l'improbable exclusion depuis l'abstraction montrée comme l'imposture du vrai, parole insufflée dans la langue des sens. D'un vrai omniprésent dans un va-et-vient qui montre le corps mort (corps d'un autre passé par la vie), et le corps de l'altérité (corps d'un être déjà dépassé pour avoir tenté l'irrésolution de sa chair). La prostration de la chair entrerait en conflit avec cette langue asexuée, pour la valider comme risque d'imitation de la chair, risque depuis la parole, intrusive, exclusive, diurne, et irréductible à la représentation que le temps psalmodie sans cesse. Une certaine musique montre l'exposition qu'un corps d'écriture essuie, tempête de ces veines en circulation, jusqu'au coup fatidique, celui dont on entend les battements plus violents, rupture du cœur, milieu de l'être las, pour en finir avec l'existence de la croyance, exutoire de la foi, extrême probité de l'exactitude de la pensée quand à sa mise en demeure depuis l'outre, l'autre, l'exclu, l'intouché, l'occulté, l'inconsistant, l'inconscient. Ce qui coule du temps montre la mise en suspens depuis l'origine, l’expansion, l’excitation du relèvement du devenir sur l'instabilité de la vérité du dire à montrer ce corps prescrit. Voir, ce serait l'insuffisante expulsion montrée dans la conscience, pour essayer le vrai, le montrer en retour, sous la forme excessive du corps/objet, corps vite effacé de ce qui le signe : le nom. Sa prescription montrerait seulement ce nom depuis une désagrégation de sa signifiance, pour finir par effacer ce qui revient au texte comme fin du fracassant tourment de la vie. Un texte seul peut encore mettre en mots cette instabilité du corps pour prescrire le corps en retour. Texte qui sort de ces corps passés les instabilités futures, de la future prescription d'un corps en devenir.



Thierry Texedre, le 26 décembre 2015.  




mardi 22 décembre 2015

Coupé du sort



Flanqué d'une ouverture
incidemment retournée
comme un ourlet de peau
encore trop lâche et ciselé
en zigzag l'outragé tremble
en avançant jusqu'à tituber
plié vers l'avant se plaignant
de langueurs et de douleurs
moment syncopé précision
chirurgicale de la cible qui
insistera après la peur sur
la mort qui montre le sang
déjà entrain de sortir par flots
jets saillants de ces profondeurs
que seule la chair reconnaît
les yeux manquent de voir
communément devant autour
et par terre l’œil est vitreux
à toute allure le bonhomme
s’ébat se débat désabusé docile
et tel un pantin part au grand
désespoir de sa vélocité virale
le vortex rompt avec l'extérieur
les membres deviennent lâches
mous et brinquebalants dans l'air
une trace de toute sa longueur
revêt le bitume d'un rouge
globuleux derrière comme
une ombre sans discontinuer
suintant en suivant l'homme
jusqu'au moment décidé de
la défaite frénétique l'assistant
jusqu'à sa perte de conscience
un coup de feu avait retenti
en rafale peut-être il passait
par là comme tant d'autres
parcourant les rues d'un centre
une de ces rues commerçantes
l'anonyme d'une hystérique
compulsion des sens irradiés.

Thierry Texedre, le 22 décembre 2015.







dimanche 20 décembre 2015

Litanie pour des lumières



Lanterne qui luit en un point
lentement s'éteint en tuerie
par ces esprits impuissants
devant l'espoir d'un jour
qui pousse la lumière jolie
à se mirer dans la lueur des
yeux volés grands ouverts
jusqu'à cet impropre blanc
teint pâle oreilles perdues
vilain dans les flammes de
l'enfer se ravise s'enchâsse
sur l'espadon qui pointe
sa foutue frimousse le bec
qui claque pour tourner en
dérision la peur l'immolée
en pâture donne aux élus
ces vauriens nus et repus
sa viande cousue au corps
rouge d'entrer par la mort
la rescapée et l'insoumise
elle me revient d'un éclair
une fille divine un amour
pour entrer tout en bégayant
dans les sphères du miasme
obsédant de la transgression.


Thierry Texedre, le 20 décembre 2015.







vendredi 18 décembre 2015

En filigrane



Effacement du genre humain
maintenant est à l'heure
de notre mort devient la peur
inimitié avec la vie qui demain
se rangera aux côtés du sort
tiré de cette rencontre ridicule
avec l'autre monde encore
des flammes qui reculent
devant l'extinction de cette voix
quel mutisme quelle moribonde
décharnée jusqu'à l'os aux abois



Thierry Texedre, le 18 décembre 2015. 







jeudi 17 décembre 2015

Athénée



Maître du temps
tremble tué de tes
infortunes mortelles
par la conscience
inventée pour courber
ce grand retournement
de la création et
le coucher dans la glaise
du créateur qui fronce
de ses yeux atemporels
la naissance retournée de
la nouvelle création
cet ordre puissant
qui montre en
travers la lame
coupante des têtes
tombées le jour
naissant depuis
l'ombre rencontrée
qui revient en fantôme
du fond des tombes
un matin nourri
à foison par ces
mots émancipés
de la douloureuse
maîtresse attachée
au bien insoumis
tu marches jusqu'à la
conscience tournée
vers ces tiraillements
du futur flammes
de la vie qui entre
par les pores du Tout
touchant la Foi
au plus près de la
vérité du dieu vrai
de Dieu qui commence
accouche partout le temps
du drame qui vient
au devant de ce grand
ferment de la vie
pour exister partout
où l'être avance
son visage édicté
par les vents du temps
inspiré de Tout partout
où la vie étreint la mort
sans fin aspirant le
choc puissant des morts
qui reviennent mémoire
de la destinée engloutie
dans le néant volé
à l'esprit déferlant
par les hauteurs impunies
de la certitude des voix
qui inondent tout l'être
pour l'emporter dans
les nuées opaques
du rêve d'Athénée
qui sort du fond imbu
du Rien exalté par l'Invie.



Thierry Texedre, le 17 décembre 2015.







L'être de ces limbes



Dans l'instant tétanisé
le saut dans l'infini
semble résolument
celui qui montre la
fin d'un temps de la
dépossession avérée
poussant par un vent
atterré l'être fornique
sa grande terreur du
recentrement de cette
mortifère pétoire en
majeur rite du corps
livré au risque de la
chair vautrée en son
nom entre les seins
de l'ourlet qui gicle
un blanc suc d'urine
livide sur le corps du
jaillissement vulgaire
d'un interdit du jeu
divin soufflé depuis
l'origine née de rien
résidu de cet être trop
plein de rites encensés 
débordants de l'anus
anneau du désir vilain
pourchassé de ces bas
étages en pets poussés
par la sortie pour lire
l'écrit tentaculaire lire
assit sur la misère du
siège engoncé sur le
trou de l'évacuation
sismique là la bouche
bouchée par les rides
du con qui pousse sur
l'étreinte de ses chairs
assermentées depuis
l'église ouvre à tous
vend ventre gonflé qui
sent sa fin proche où
rien n'aura cessé alors
d'être exhumé exquis
foutoir que ces lieux
autrement inventés
pour faire parler le
corps fustigeant qui
trousse l'ombiliqué
corps pendu à ces
paroles offusquées
par des sorties perdues.



Thierry Texedre, le 17 décembre 2015.







mercredi 16 décembre 2015

Depuis l'ëtre laïque



   Sur ce qui manque à la dernière tentative de rencontrer la mort depuis cette petite fin, dont on sait aujourd'hui que « l'étant » religieux manque l'extériorité de la mort à montrer le sacré par la représentation picturale, le corps du croyant hypostasie « la fin » dans un état permanent, d'où émergeront plus tard les prémisses de la « laïcité » ; un état de l'étant qui voit une impossible reconnaissance de l'être à trop dramatiser son présent, à soumettre ce temps au risque d'une finitude du corps (encodage de la « chose » liée à l'animalité de l'espèce humaine via la représentation de chose), pour s'évader dans l'immanente « réserve » qui montre la langue comme ce qui fonde « le croire ». Feinte de ce croire tourné vers sa mise en consubstantialité, pour opérer ce retournement contemporain de la laïcité qui s'émancipe de l'extrême existence de Dieu depuis son fils en tant que créature terrestre de la même substance que le père ; dans une transparence du temps et de l'éternel, pour passer de l'un à l'autre, dans une sortie médiane, corps intermédiaire d'une représentation d'un corps de la séparation, corps représenté plus particulièrement dans la peinture d'un Thierry Cauwet. Soulèvement de ce corps qui rompt avec sa perspective binoculaire, pour traverser la grande exaltation de ce qui s'indique comme étirement du vrai, vers sa gloire, pour n'y voir plus qu'une transparente exactitude de sa croyance, jeu du pouvoir de la chair à faire jouir ce corps depuis son être ; traduction de l'érotique divination en jouissante partition de cette traversée de la chair imposant sa non reconnaissance à l'esprit de l'engendrement amoureux. La laïque « certitude » de ce qui serait libre d'outrepasser la foi, parcours vers cette infinitude d'un lieu sans bords, format que la peinture continue à montrer comme impossible laïcité de ce jeu du corps libre de sa langue parlée, hors d'une conscience qui le fonde au plus près de l'empire des signes qui fondent cette laïcité du corps social de l'appartenance au commun ; communion dans la reconnaissance d'un lieu commun à l'humain, aux sujets qui forment ce dépassement de l'entendement, dans ce qui pense, la tentative d'extraire de la pensée ce sacré diurne, ouvrant sur la vie l'impossible fin de ce corps de la dépense. Autre corps chez Sergio Padovani, inquiétude de n'être là que comme irruption du rêve dans la langue parlée, pour penser ce qui n'a comme corps qu'une fois la jouissance évincée de ce rêve, évitement d'un parcours au format, qui pourtant se mesure encore en peinture, chez Padovani. Risque inconsidéré de prendre en écharpe cette religion, tragédie qui remonte depuis l'expulsion d'un corps de la nudité, et ce vers des marges dont on ressent déjà la démesure au centre et à la périphérie du tableau. Éclats d'une perspective qui revient pourtant en « surimpression », simulacre de l'optique virtuellement plus présente qu'au XVe siècle où la profondeur tentait l’occurrente vérité, et d'où l'on avait l'impression que les personnages sortaient du tableau. Cauwet comme Padovani ont su rencontrer ce qu'une perspective fait penser depuis l'impensé de cette marque picturale qui montre l'au-delà tenté par ce qui nomme le laïque, tout en démembrant un inconstant tiraillement du corps pensant sa fin.



Thierry Texedre, le 16 décembre 2015.



   

vendredi 11 décembre 2015

Sortilège


Sur quelle osmose le temps
rend au corps sa configuration
tempête qui commémore l'astre
en soulevant l'usure du temps
sur ce corps déchaussé par la
fin ultime de ce coup d'arrêt de
la foi sur cette ostensible chair
capitulant entre les dents de la
bête infâme et ignominieuse
qui monte en soi de notre âme
tiraillée entre naissance et mort
glissement en danse de cet os
qui claque tant et plus sur les
compositions asservies la peau
commenterait-elle ses plis en
chant et vibrations des cordes
corps encordé sur des vocalises
chapitre de l'avant qui se referme
sur l'expulsion du sordide appel
de la voix de quel sort ce tronc
tonitruant pousse en farandole.


Thierry Texedre, le 11 décembre 2015.






jeudi 10 décembre 2015

Notes sur ce qui saute depuis un coin social de la dépense.


… Foutaise que le grand retournement de l'accès à un dévoilement social, risque démesuré d'une diversion de la mort vers la parole ; itinéraire dématérialisée de l'audition contre une écoute véridique de la musique. Accélération dans la vitesse du changement des choses, virtualité des sens depuis ce lieu inapproprié du social sémantique. Signifiance qui montre l'inconscient comme départ d'un hiatus, drame du manque, qu'une signature soulève depuis ce nom, tentation d'une mémoire de la monstruosité que représente l'image. L'intonation qui montre l'existence interminable de ces reproductions du corps pensant, pour vite vivre ce nouveau lieu, lieu d'un corps à-venir, qui pense son état de croyance comme tel, depuis un sujet pensé double, depuis un corps mis en juxtaposition avec cette chair inventée pour jouer à qui meurt-jouit. On aurait ôté la vie à ce corps depuis sa jouissance manquée, risquant d'en finir avec cette parole musiquée en sons vrais, de ceux qui traversent la chair entrain de disparaître, osmose avec l'os. Ce regard incessant qui touche à une fin docile, fin d'un corps en sommeil, hors d'atteinte de sa rupture avec un présent de l'accident de parcours. Coupure telle des mots usurpés, arrêtés par un point ; le sommeil se remet de cette irréalité du vivre, ensemble dans un jeu qui met les règles entre- parenthèses. Commémoration du social interdit, lieu d'un lien depuis ces corps de liberté qui souffrent, de ne plus être qu'en délitant ce corps pensant en une jouissante dévastation de sa chair, coupe trop vite identifiée pour être, de cette vérité qui tient le temps sous son présent, présent contaminé par le développement de la parole... Si la peinture retourne le lieu du social contemporain, c'est pour, en coin, tenter de mettre à terre cette dépense qui ouvre à la mort la parole d'un lien social passé par les armes de la chair...



Thierry Texedre, le 10 décembre 2015. 





mardi 8 décembre 2015

Ultime effraction



Autel au firmament
de l'imposture sur
une improvisation de
l'exclusion du corps
voilà que va tomber
cette chair la chose
tombe vulgaire choc
de l'extinction de la
grande voix parole
mise en loi partout
où se vide la chasse
réveil de la barbarie
pour couper cette loi
rejet sang exsangue
mémoire du temps
découpé en soupirs
de l’instantané ruée
musique née de la
guerre glorifiant ce
corps achevé pour
prendre la place de
la figure décapitée
par pitié préférant
de la petite mort la
vie obscure de l'être
étiré entre la chair
et la parole attention
entendons partout
ce qui se montre au
début depuis l'essence
insignifiante qui frôle
la peau pour dresser
cette nudité inachevée
sans foi ni lueur pour
que sa seule espérance
la vie sorte des organes
langés en plis tissés
se risquant à monter
le don insensé d'entrer
en communion avec
cette foule sans nom
sans pays ni régime
pour l'entrouvrir lit
de l'abomination vois
ce suicidé de la société
il est trompé par l'ivraie
il se relève les membres
cassés bouche décousue
effraction de l’opium
pour sortir enfin de la
terreur ou de la torture
à baisser la tête corps
meurtri en allant devant.




Thierry Texedre, le 7 décembre 2015.



samedi 5 décembre 2015

Petite austérité du croyant





Petite austérité du croyant

… Quelle onirisme que cette translation qui court depuis la croyance, en et par ce qui mène à l'invention de la résurrection. D'un corps qui martèle sa fin, en poussant la mémoire à rendre au corps une entrée dans la chair, par l'immatérialité de la parole diffusée dans l'entendement ; comme risque de perdre « le croire » dans son désir d'inachèvement, inviolé et retiré de ce qui « pense » ce corps « de » chair, pensant sa chair à la sortie de l'impropriété de la croyance. Ultime rencontre avec la naissance qui se pense avant d'être réelle, du réel pris dans une représentation du corps qui expulse : comme quoi l'exclusion se met en marche au moment de la mise à mort du corps dépossédé de sa matérialité. Je reste clos depuis ma propre fin, pour en finir avec cette illusion de la mort, croyant ainsi retenir ce souffle, le rendre à l'immensité du vivant, et traversé par la chair exaspérée du corps jouissant, pour n'avoir jamais rencontré sa propre mort qu'en représentation...



Thierry Texedre, le 5 décembre 2015.





vendredi 4 décembre 2015

Utérine déraison en sons obliques



Soif d'avoir ce trait qui tourne
la tête du savoir extension de l’œil
asservi par la couleur illuminant ce
sacré pour montrer cet intérieur ce
sens de l'exclusion de la parole
verbe de la chair quantitative du
cantique des cantiques volé au croire
de ces fidèles tombés dans la pure
extension de l'atome exténué dans
l'homme assit sur les cendres de Dieu
voulu l'unique résurrection dans le fils
finissant sa vie pour l'amour de l'autre
autrement dit par la chair de la chair
en paroles dites pour visiter la vie
éternelle depuis celle résurrection
depuis quel ciel cet austère lieu du
corps fait chair a-t-il eu pour amour
ce grand retournement de l'utérin
pour dessiner cet autre corps depuis
l'origine du jeu amoureux touchant
ces corps vierges à tout désir esprit
libre esprit de l'occupation divine que
la chair ordonne dressant deux sexes
pour qu'ils succombent au vertige de
l'introduction et de la pénétration par
l'extase même par l'oubli de penser
sortie de ces sons du glottique vibrant
en tremblantes illusions de ce damné
coupé du monde vocifère la naissance
vois-tu encore cette dignité qui nomme
la rencontre de cette chair avec l'os
rompu l'os qui se risque à foutre dans
la chair sa queue convexe en sonnant
le tocsin dans les plis humides de la
déesse considérée en harmonie par
l'exaction du temps de la gangue
impitoyable qui raisonne lubrique
avouant sa dérive de l'assermentée
chair pourceau impuni par la croyance
de cet organe en un paradis pendu au
cou duquel l'amour s'octroie de l'air
à tire-d'aile si l'étreinte de sa félicité
est la cruauté déversée en mille lieux
sommeil passé de la nuit escamotée
pousse en pleurs l'effraction du temps.



Thierry Texedre, le 4 décembre 2015.








jeudi 3 décembre 2015

Vie vite



Ligne magistrale du sort
la station caressante lueur
damnée du corps autrement
vague à l'âme tremblement
es-tu ce grand retour du son
qui monte depuis l'au-delà
austère de la peau vertige
depuis ta fugue oppressante
de la puissance des mots
sur la vérité du ventre clôt
partout où se prennent les
sens à oser cette rencontre
avec ta gloire amour es-tu
la pendaison de la mort
à trop savoir cette chair
depuis l'intérieur la vie
est-elle la lumière dont on
ose encore dédier à l'envers
depuis la mort en chants
le lent recouvrement des
plaies par la douleur impie
en vertu de quelle rencontre
le temps chasse les mots de
la postérité de l'homme
debout par le plus grand
des hasards pour mieux
se coucher sur le lit du
plaisir astreint à la parole
parole usurpatrice de l’excès
orage qui monte depuis ce
délit aux prises avec la peau
qui parle plus fort pour plaire
au renversant tableau sourire
signant le regard qui pleure
toutes les larmes de l'espace
conjugué à tous les temps.


Thierry Texedre, le 3 décembre 2015.






dimanche 29 novembre 2015

Danse de la damnation






Danse de la damnation

Depuis le temps ou de ce damné
ventre à terre tu enquilles la fin
clameur intempestive du sacré
qui tombe sur les ailes Prométhée
ô chapitre de l'onction vulgaire
qui touche à l'homme raccourci
par l'extrême rivalité de la parodie
du ciel exhaussé par la vraie parole
ultime de ce vent souffle sur la vie
la monstruosité enfonce face fendue
inopinée de la terreur du temps pour
que la prostration du corps penché
sur la surdité du désir sorte de l'être
la parole que parole s'évanouisse
du recentrement violent de la vision
depuis ce que la pensée attentatoire
a d'élection divine exaction du corps
depuis la venue de cette âme pubis
exquis du plaisir inassouvi qui sort
de cette torpeur attentive au mal
malin qui sort de ces vermiculaires
intestins sourds aux coups du canon
cadeau de la terre louée pour se jouer
du corps le tronquer couper ses ailes
allongées dans l'immortalité de Dieu
danse sur les branches du hasard
des os secoués qui claquent des dents
exorbitant le lieu alloué à la chair
déconvenue en raillerie glissante
possession vers les pleurs de ces
heures perdues en caricatures ventre
à terre la langue pendante sans le sang
qui prie l'absence la hantise de vivre
la mort l'étreinte nauséabonde de
cette rencontre avec des cœurs
assermentés et posés à même l'oubli.


Thierry Texedre, le 19 novembre 2015.






mercredi 11 novembre 2015

De croire rituel de laïcité




De croire rituel de laïcité

Quel don que ce sacré, entrant dans l'appel à la vie éternelle, depuis la prosternation vouée au plus haut point à l'amour pour cette douce jubilation de l'esprit rencontrant le corps, dans la douleur insupportée, et pour entamer une finitude de l'étreinte, avec l'enterrement ; et jouir enfin de ce sacré par l'enfantement d'une vie irradiée du bonheur infini de vivre pour l'éternité dans l'inséparable alliance avec Dieu. Mourir serait ce souvenir immaculé qui montre l'espérance en ce sommeil, de la visitation depuis la vivante existence, le vivant du réveil de l'au-delà dans une montée au ciel de cette âme portée par un corps absous de ses péchés. Quelle fin ce corps pose-t-il comme non-croyance, de l'état procuré d'un corps pensant ? Si ce n'est que de penser en pause se prononce en terme de rituel, pour biffer ce corps de chair, le montrer comme pensant sa corporéité. Conclure à une non- croyance serait prendre le risque de faire remonter un lieu du religieux, là où le corps laïque prononcerait sa posture à penser, et ce, dans la langue. Langue qui remonte, par le signe d'une croyance en Dieu, aux écrits bibliques depuis l'Ancien Testament ; et au-delà, la parole trop assujettie aux dieux de la pluralité des voix. Risque d'un conflit entre le lien social qui se risque à cohabiter avec les monothéismes et la pensée savante, instaurant ainsi le jeu, inventant l'ouvert/fermé qui s'étire du croire à l'impossible sens du vrai ; risque de mettre la parole en danger, en la risquant dans l'inconscient et l'exaltation pour l'objet, représentation de la chose pensée. Corps de la dépense raisonnant par ces pensées du corps social, dans ce pourrissement, invitant le croyant à accuser sa foi, rencontre avec le lieu de la poésie, danse avec la chair incarnée dans la parole usurpatrice, et libératrice, danse avec les mots du corps fou, pour interpeller ce social émasculant le sujet qui veut penser, privé de son dieu par l'impossible éternité de la vie terrestre, et du ciel imaginé dans l'infinité de l'espace; jeu entre la douleur et la jouissance du corps rendu chair par l'esprit de ce corps pensant. Étreinte du ciel et de la terre dans l'indésirable fin qui montre l'expulsion de croire et sa rencontre avec l'extériorité de la laïcité : dans l'interminable jaillissement du doute face au passage du vivant à la mort, par cet amour, rencontre avec l'autre corps, celui de la possession par la parole d'une infinie récurrence des maux de la fin projetée.



Thierry Texedre, le 11 novembre 2015.






mardi 10 novembre 2015

Petit jeu malin



Jeu austère du tiraillement de la vie en cloque grosse marmaille en sauts de cette barbaresque posture l'écartèlement des jambes sur le cul-de-bouteille assoiffé par la liqueur jaillissant du goulot tenu entre les mains serrées pour enfoncer et ressortir ce jus pressé par les parties fermes et lâches selon de la chair orifice prostré par ces fourmillements qui montent le long de la colonne vertébrale happant la distinguée face du vertige congratulé par la puissante jouissance par quel fond indécidable du plaisir de ces congénères insoumis aux pets de la pétaudière en chambre passant tout le temps de leurs jeux à ricaner et boire le succulent breuvage du sexe redressé par la fellation encore prête à forniquer au petit matin mal redressé ce sombre bas-ventre gonflé s'essouffle à trop rentrer ses abdominaux pour faire croire à une beauté invulnérable on ricane encore devant ce soudain regard au centre pressé d'en découdre avec l'excitation de la verge qui ne bande plus au plus offrant à trop innerver le sang pendant les ébats amoureux de l'avant on touche au vilain dépaysement de l'acte action qui recouvre tout le corps l'entourant de ces délicieux rêves dans le creux convoité de l'appareil reproducteur vissé au trou de l'étreinte.



Thierry Texedre, le 10 novembre 2015.




 

lundi 9 novembre 2015

Monstruosité



Le temps percé
de la terre
d'où naquit
de ces ordres
orduriers
l'infanticide
poltron depuis
la barbarie 
prend partout
la funeste vie
en otage ravage
outrepassant
les étirements
intentés et clos
du socle de la
souffrance vie
du plus vulnérable
tripatouillage 
verbe caressant
par un lent écho
l'entrée tuméfiée
dans l'esprit
l'espèce l'enfer
qui couvre tout
depuis l'origine
née d'extraire par
la voix cette
chair pliée en
amas de notes
éparpillées
pour finir la vie
en beauté tient
c'est le choc
qui doit tomber
du divin chant
chassé des eaux
de l'impénitence
de la beauté qui
vole virant vers
l'embarquement
au-dessus du fond
marasme fondu
dans les vagues
du temps présent
de la tempête
infinie sur le jeu
de l'existence
avec la mort
monticule de ces
corps en disgrâce
contaminés par
l'odeur alléchante
du pourrissement
entrain de brûler
l'existence par
l'entremise de
cette occultation
du néant de la
nausée depuis
l'exclusion des
corps par l'atome
qui ironise
encore quand
le corps se prend
à vouloir vivre
même au paradis
en fourrant son
nez dans l'enfer
à chaque occasion
s'il tente de parler
langue oubliant
la séance qui
s'ouvre risquant
la surdité et
l'aveuglement
pour penser par
cette échéance
de changer son
visage à chaque
nouvelle naissance
musique dans
l'aisance et du
plaisir inventé
par ce qui déjà
entre en piste
dans l'arène
du ventre de
la terre terrassée
par des ombres
voilà le monstre
se prosternant
encore fagoté
avant de naître.


Thierry Texedre, le 9 novembre 2015.