vendredi 19 mai 2017

Pleurs






Mort ne vois-tu rien venir
de ta belle robe usurpée
folle nuit depuis l'étreinte
immortelle suaire retourné
sainte liturgie de l'après
et de l'avant du bas débat
réglé depuis l'autre rive
rivière insoumise traversée
par l'illusion d'un blême
renversement âmes damnées
qui franchiront le Rubicon
avant la fatale punition
au feu de ces espérances
impitoyables et jubilatoires
être inassouvi partout
sur la suprême exactitude
d'une fin sans le retour
le grand saut tout à la fois
amour de l'esprit de travers
et la foi en une vie pastorale
jouons l'espace d'un instant
sur les notes excentriques
du petit matin enchanteur
naissant depuis la tessiture
souveraine et ensorcelante
du règne animal en sursaut.


Thierry Texedre, le 19 mai 2017.






jeudi 18 mai 2017

Pas sans nom

                                           La barque de Charon, 1919 - José Benlliure Y Gil























Pas sans nom

Noué par l'effluve
sulfureuse du temps
le risque d'existence
montre ce nom qui met
la mémoire en péril
qui met la seule fin
qui soit en lien avec
ce souffle vulgaire
ce souffle sans nom
voix inaudible qui
monte sur le jour d'après
pour essuyer la mort
la ridiculiser au plus
haut point qui soit
rires en cadence
appel au ciel qui
masque le nom
innommable de la foi
sur l'inquisition de l'esprit
encore montré du doigt
au seuil de la vie
puisse-t-on nommer
encore ces insignifiantes
exactitudes qui s'offrent
au cœur de l'homme
descendu par l'illusion
en un point nommé
départ insoutenable
vers ces maux défaits
par la mort sur un saut
qui écartèle la chair
charriée en sang
chaleur sortie de cette
mémoire un rien retenue
par la lumière perdue
par la lumière ultime
qui déferle sur la voix
désacralisée du présent
là point de descente aux enfers.


Thierry Texedre, le 18 mai 2017.








mercredi 10 mai 2017

Le clou inachevé

                                                    Niki de Saint Phalle - Crucifiction, 1963


Le clou inachevé

Sordide envie
du très fond
insoutenable
de la rivière
corpusculaire
ensanglantée
en putréfaction
entrain de lire
cette isomorphie
du corps dissout
dans l'intrusion
désir inconscient
de l'inconsistance
de la chair face
au risque de mort
de tout amalgame
de toute langue
tout jeu du dehors
devant le cirque
vulvaire qui risque
la naissance
en suivant ce fond
polémique et
invraisemblable
qui détient la mise
à mort du corps
lumière de la vie
usurpation du
souffle pour fuir
la chair en crémation
le temps de pousser
un ultime cri
pour intenter
au suicide de la
dérive des corps
pli du royaume
des morts
enfin dans
l'introduction
ensemencer signe
de l'offertoire
la visitation
de l'esprit avoué
le clou qui rit
de sa terrifiante
extermination
s'efforçant enfoncé
pour traverser
l'esprit de la chair.


Thierry Texedre, le 10 mai 2017.








mercredi 3 mai 2017

Par la force du ciel

                                                                   Pierre Soulages




Par la force du ciel

Sous les nuages de la foi
ressort l'ultime rencontre
avec ce libre arbitre
qui s'offre au vent
violent du cœur désavoué
vendu aux êtres exécutés
de la musique insigne
sens communiqué
aux aboies de la vie
travelling qui puise
dans l'image sourde
et compassionnelle
du souffle divin de
la misère inspirée
par la chair excommuniée
voilà le temps obscène
qui s'approche de cette pluie
d'exactions trop ténues
trop faiblement astringentes
juste pour faire entendre
au corps sa douleur
jusqu'au fond supporté
de la misère de l'âme
absolue devant l'éternel
lumière dépossédée
ne vois-tu pas venir
l'art malin du temps
qui souffre par la force
du ciel occulte et
inépuisable et lisible en
communiant au désir
de la chair sa finitude.






Thierry Texedre, le 3 mai 2017.






samedi 29 avril 2017

Polémique autour de la peinture

Martin Bruneau - "Fragments"





































Polémique autour de la peinture

Souffre-t-elle d'une arythmie
du ventricule de la vue
oubliant ce sacré au risque
d'en terminer avec la signifiance
allant par là vers une ontologie
de la reconsidération du néant
le néant mis en échec par la parole
comme vide rendu insigne du temps
tempérament rendu possible
par l'ébullition sans fin
d'une réserve celle des couleurs
qui ondulent d'un corps possédé
vers l'autre rive lueur
récalcitrante qui force l’œil
sous les coups de l'ultime
réfraction de la lumière
souffrance de la matière
dans l'esprit de la peinture
voilée de la peinture pendue
au cou de l'illégalité de sa tentation
souffre-t-elle de ne jamais rien savoir ?
Son corps parle pourtant à un sujet.
Serait-ce un corps brisé un corps polémique ?
Une pureté celle de la représentation.


Thierry Texedre, le 29 avril 2017.








mardi 25 avril 2017

Arrachements

Jean-Charles Blais - "Sombrages", 2016 - Peinture sur affiches arrachées, 146 x 121 cm


























Arrachements

Posé sur la branche en vie
du cœur expatrié
l'esprit demeure
insoumis et
inavouable tant
cette séparation
montre l'arrachement
au temps exsangue
au temps présent
somptueux et meurtri
ne peut-on pas souffrir
au fait de cette gloire
au plus près de la densité
de la dure réalité
qui émeut la chair
pliée par l'esprit
en songes rentré
ridicule concertation
concert intraduisible
de la volupté en surface
par ces arrachements
ces ulcérations
qui glosent et frôlent
l'altération coupée
de cette parodie tête
arrêtée en plein vol
pour n'être pas encore
baisée par l'autre corps
écourté et sans les sons
du double poison
de quelle tempête intérieure
qui épuise tout le vide
laminé du grands déchirement.


Thierry Texedre, le 25 avril 2017.









samedi 22 avril 2017

Bestiaire

Aditi Lago - peintre


















Bestiaire

Par les temps hurlants
de la voix soulevant
le vent du ventre
rentré et tuméfié
la parole l'acte anonyme
de l'extravagante
raison pliée par l'onde
de l'ivresse tutorale
l'ombre improbable et
des yeux grisés
par leur gonflement eux
ils regardent la tête
au miroir déformé
relevant les contours
imaginés plumes libres
de voler au secours
de la laideur voilée
qui ressemble à ces cris
d'oiseaux licencieux
entrain de frôler la peau
écaillée par l'usage
altéré de la parole
l'incubatrice d'indice
que n'a-t-on pas eu
d'empressement quelle
extravagance passe
pour rassembler les traits
de l'animal imitant
les on dit poussifs
d'une arrivée en gare
sous le non dit lueur
en soi le soir l'étreinte de
l'essence des choses
faire et défaire le monde
le plier pour qu'il loge
dans le zigzag de l'éclair
force démiurgique
de ces monstres nés
pour inventer l'homme.

Thierry Texedre, le 22 avril 2017.







samedi 15 avril 2017

L'extraction

                                      Jérôme Bosch - L'extraction de la pierre de folie, 1494


















L'extraction

Le clou le vide
du travers
outré de la foi
en irruption
quel cataclysme
quelle drague du rien
né de la parole
qui s'efface
qui s'efforce
forclusion
du rire envoûté
par un coup porté
au cœur de la chair
voilà l'imposture
du corps prématuré
du temps posé
sur la possession
sur la surdité
qui monte aux
oreilles de la vie
qui montre ce nu
torturé par la musique
tuméfié par la peinture
et vissé aux pieds
de la mort
savez-vous
que par là tout se passe
que tout savoir
est proportionnel
à la voix qui l'anime
soit qu'une voix
effrénée vous saute
à la vue à qui
veut bien l'écouter
à bon entendeur
un salut s'impose
aux rescapés
de l'armée en mots
qui inondent le
souffle soudain
pris d'un sursaut
l'erratique envie d'en
finir avec la langue
l'extraction de l'âme
même qui saute
dehors retorse
en rêve et en vrai
pour montrer ce blême
corps sans vie
commémoré en objet
en matière grise la sortie
de ces monstrueux mots
marqués remarquez
par quel florilège
le regard s'invite
à l'empressement
à l'encombrement
petite peste pestiférée
polémique pour le pouvoir
la partie serait-elle
jouée que le temps
n'eut pas le temps
de s'emparer
de l'émerveillement
même de jouir de
se jeter dans l'arène
du sort déjoué
de la fin dés lors en vie
tel un fou.




Thierry Texedre, le 15 avril 2017.






vendredi 14 avril 2017

Stabat Mater




Stabat Mater
Mère de toutes les gloires
vois-tu ce sacerdoce qui
tombe au plus bas 
de notre misère
misère de l'avant
misère de l'après
mère de tous nos péchés
mère de nos délices
mère de nos songes
éphémère morale du temps
qui rencontre l'esprit
rendu possible par
la possession ivre
qu'un corps entendu
n'aura plus jamais
à montrer sa souffrance
puisqu'il voit sa fin
pour l'éternité
puissance de la mémoire
qui soudain touche
à la voix parodie
de la parole future
pour s'essayer au mal
essuyer les maux
de la tentation des sens
usant de l'incestueuse
différence avec les cieux
peinture entrain de quitter
l'espace en plis depuis
l'entrée en opposition
avec l'inavouable
déferlement du sang
qui coule au milieu
de la plaie ouverte
du désespoir
vêtement de la mère
mise en représentation
et chassée du né
pour avoir oublié
un instant le plaisir
par la vie éternelle.




Thierry Texedre, le 14 avril 2017.





samedi 8 avril 2017

Mémoire de corps

                                                            Michel Carlin (1935-), peintre

























Mémoire de corps

Par quelle polémique
le temps semble
inaccessible à la vie
pointé par la mémoire
le seul renversement
qui se montre à la vie
serait cette mise en demeure
qui s'offre à la mémoire
prendre le risque
de lentement vivre
cette défection ce manque
ce renversant sporadique
et exaltant oubli
point de polémique
dans ce satané rictus
qui soulève la bouche
jusqu'au cri arraché
à la peau surnaturelle
et désaxée par la hantise
de revivre de pousser
de fendre l'air de cette voix
polémique et illuminée
tant que l'incommensurable
surdité de la mémoire
sonde la sordide
infestation de la parole.




Thierry Texedre, le 8 avril 2017.







mercredi 5 avril 2017

Naître de rien

Gérard Salomon-Wasserman (1951-) peintre





Naître de rien

Troué l'exquis ressort
né de la paix du temps
assermenté en itinérant
en alchimie de la parole
qui tombe mal parce qu'elle
est le mal en puissance
elle plonge l'être dans
les flammes de la pression
puissante déclinaison
de l'examen qui commence
avec le né attendu
le né nébuleux de
ce non désiré du
corps inconnaissable
expulsé par le doux
orifice de la fente
dardée du plaisir
vissé à la chair
pour avoir expulsé
le viol inversé
de l'intellection
entrain de se déliter
jusqu'au risque
absurde de parler
les mots incontrôlables
de l'inconscient
à l’œuvre louve
exacerbée des sens
puisant dans l'extase
du nom passé
du maître mot mort
par l'impuissance
de l'acte d'aimer
de l'étreinte contre
les maux de la mémoire.


Thierry Texedre, le 5 avril 2017.
















mardi 4 avril 2017

De la peur


 Alexander Tinei (1967-) peintre hongrois, né à Caushani en Moldavie.



De la peur

Sur quelle étreinte la joie
s'étale et manque l'harmonie
qu'un corps ultime dans l'ivresse
pousse vers l'étirement
de la chair sur l'étreinte
de la peur devant l'envie
d'une démarche qui gronde
au milieu du corps incommunicable
corps dont les effets de la peur
vont tenter une rencontre avec
l'esprit qui s'inonde des miasmes
intraduisibles par les mots
monstrueux de l'ourlet
qui va du ventre au souffle
sulfureux de la voix
qui sort par une oreille
mal intentionnée
parce qu'elle entend
les rituels de la peur
à faire sombrer la chair
dans un risque
sans fond ouverture sur
le monde inattendu
de l'origine.



Thierry Texedre, le 4 avril 2017.







samedi 1 avril 2017

L'oubli

                                                       Anselm Kiefer - "résurrexit", 1973.










L'oubli

La seule gloire
qui passe au dessus
de ces têtes habitées

privant le privé
de ses archanges
jusqu'à l'illustre

nombril de la satiété
nomade du sortilège
louant la foi défaussée

pourquoi l'éclair
du jour humilié
vient recouvrir l'élu
pourquoi

*

pourquoi tant de cris
pourquoi tant de vies
partout en proie
à l'écarlate épuisement
du temps de l'escarmouche
retors et disgracieux
l'oubli est là honteux
emboîtant le pas à
la puanteur bombardée
de l'indifférence forcée
comme ces cariatides
au vent équinoxe
perdu de l'ignoble
concert en frises
fissure du destin
discret partout où
se révèlent les coups
hurlants dans la chair
sculptée au pinacle
de la sève rêvée
pour sortir du sort
désabusé des cathédrales
exorbitées par l’œil
en trop du temps dissout
par l'allégorie ouverte
plaie béante du pli
qui noue la consistante
conscience de l'oubli.


Thierry Texedre, le 1 avril 2017.









dimanche 26 mars 2017

Senteurs

Sandro Botticelli - le printemps












                                                                                                                                                               

Senteurs

Centre intemporel
de la vie vidée
texture exténuée
ourlet invertébré
d'une relique en
survie sursis
de la glorieuse
feinte qui fend
l'extinction par
quelle chair louée
de l'apostrophe
du désir surmonté
de l'enfer qui voit
partout le drame
du savoir invité
la voix vers l'autre
expansion du corps
au-delà du cœur
insoumis qui bat
la démesure vestige
de la parole qui
aime ce cœur couché
dans les draps du désir
passé et futur du
fracas la tentation
des mots qui tombent
pour en larmes
émerveillées pleuvoir
tendresse de l'étreinte
tristesse de l'immortel
qui entre et sort en
vérité ventre
à terre le sort
en est jeté
un voile austère
tombe sur le visage
de la mort
absoute dans
l'absolu
et l'éternité
dans l'immanence
de l'infini
dans l'excision
ventre de la terre
coupée du monde
finissant devant
des songes d'une
nuit insoumise
et inappropriée
apprivoisée et
renégate goûtant
au musc de ces
efflorescences
encore naissantes.


Thierry Texedre, le 26 mars 2017.













mardi 21 mars 2017

Bizarre

Improvisation 
sur
Hitzaurre Bi de Ramon Lazkano
et
Laocoon de El greco




























Bizarre

Entendre pour comprendre poussée de l'entendement glissement vers la compréhension sur le tonitruant tiraillement du tintement entre la musique et la langue parlée ce qui tourne c'est l'altération de la voix par l'intrication l'intoxication en vol du son dans l'épuisement de l'air instable coups répétés ici là en bas en dessus se soulève l'esprit de la lettre la lecture irréfléchie infléchissement de cet évent petite flamme vibrato résolu de ce glissement vers les ondes martelées par cette poussée par le tremblement général de l'orchestration entre la lecture et l'impossible traduction qui saute en l'air atone son passant par l'irrespirable fin des mots musique depuis l'entrée de cette naissance en arrière de la fin des notes qui suturent l'ultime monstruosité de ce silence en termes la terminaison qui passe par le recouvrement épuisant rite risque d'enfermement de la composition dans l'extension de la gestation de la langue glottique. En voile léger vortex enroulement du chuintement de l'air on entend de-ci de-là quelques emblématiques plages qui se répètent en lueur violon un peu dans des notes épuisant en tremblements la voix qui sourdement se mesure passant par une instrumentation pour essayer de plier définitivement la croyance le bon angle d'approche de la composition dans ce sas musical final qui martèle encore l'existence des sons sautillent au plus près de l'esprit tortionnaire.


Thierry Texedre, le 21 mars 2017.





  



vendredi 17 mars 2017

Explosion












                               Cai Guo-Qiang, explosion - artiste plasticien chinois (1957-)



Explosion

Floué par les sons
le sujet reniflant
sournois et gavé
de la bonne tenue
de l'opprimé
saute à pieds joints
sur la bombe en rut
ruse de l'extase
soudain claquant
aux oreilles de celui
plein d'amour
pour la belle
passant tout près
volage de sa beauté
qui blesse au cou
sortir de l'explosion
expiation d'une rencontre
qui a su
sortir en communion
et qui est celle
remarquable de
l’embrasement de l'être
du sang en jets
visage en deux
impression courtisée
un court instant.


Thierry Texedre, le 17 mars 2017.








jeudi 16 mars 2017

Avant que la peinture soit






































Avant que la peinture soit

Sous la pérenne peau pliée froissée tendue ténue troussée en traits incurvés par les temps passés de la robe claire, tombe du ciel la parole incurvée et cursive, trouée et elliptique. Songe parallèle de ces accords distingués, voilà la compromission avec la peau de cette parole montrée du doigt, en astre vulgaire, parole de la chair escortée par la peau en repli. Vol austère qui sent bon la fleur d'oranger, l'été impitoyable clôt cette fragrance dans la descente insatisfaite du soleil vers son solstice. Au bout de cette pendaison sombre, l'alternative qui montre un regard blanchi par l'eau clair du matin endormi. Voilà en ces termes et pour la première fois, divine circonvolution de cette sexuation irrésistible par les plis volubiles de sa native blancheur, l'autre foi, reproduction à venir, monde lié à la représentation. Glissant dans ce miasme insoumis de la parole première, l'infant de la giration s'adonne à la monstrueuse fatalité de la duplication. Prière de cet insupporter qui feint d'envelopper l'air du temps de l'autre, dans les pires affaires de la foi, amour envers ces sens nouveaux. Là est l’intérêt pour la disgrâce, celle du père et de la séparation fœtale d'avec la mère, comédie de l'entre-deux, resterait ce courant alternant de l'un à l'autre, puisant dans l'impuissance d'aimer l'image mère, jusqu'à ce mirage montrant l'éternité qu'un rêve pousse à jeter au crédit de la jouissance. On entre alors dans ce qui peut peindre la rencontre avec ce sujet jeté dans l'arène éruptive de la possession de l'image retournée, retournement du temps en un puissant redressement des couleurs, sexe en érection d'où sort un délicieux traitement, pulsion subite d'un dessin déchirant la blanche tension de la toile exaltée. Dansant depuis l'origine concave du corps introduit, l'orbite illisible du bras dessinant se pare de tous ses attributs pour essuyer la feuille, ôter cette écriture qui vient de l'antériorité illisible et historique, et fouiller les fibres pour passer à autre chose. Frotter le support jusqu'à sa plus sensible compression, là où semble se découvrir l'intérieur, la chair, la matière, la fuite en avant jusqu'au trou, ce trou de la disparition de toute représentation. Le dessin troué, le dessin interrompu, le destin singulier de ce qui trouble la peinture contre la reproduction du même impossible. Toujours est-il que le/la peintre se montre dans la digression, la faute, la naissance singulière qui passe par la reconnaissance du lieu de l'impuissante parole à attraper les battements du cœur partagé.
Sur quelques peintures de Sandra Martagex




Thierry Texedre, le 16 mars 2017.