jeudi 20 octobre 2011

Peau











Trop d'altérité signifient le désir morbide de frôler la peau
tapage des grands coups sur la chair pendue autrement
le temps indéterminé de cette chair appuyée pour sentir
aussitôt les sens toucher cet enterrement de passer par
l'exaltation insoupçonnée d'un glissement vertige de vie
grandiloquence du nu face à la mort danse nudité de la nuit
pour renverser ce corps dans les bras du temps passé ou
voir cette inquiétante étrangeté du désir qui monte quand
la peau frémissante se replie sous les ailes d'une jouissance
instantanée lieu irruption de cette petite cause de la mort
quand la beauté s'émancipe de ses atouts vertigineux habits
dévorant ce commencement lent d'une caresse du temps
touché sur l'ossature vêtue depuis l'origine cassant animal
rampant devant cette lumière inopinément pour lancer un
cri du fond touché par la grâce corps sous x mue en lecture
tutélaire récitant qui appelle au détournement nu clinique
contraction devant l'élan vulve possession ouste pédoncule.





Thierry Texedre, le 20 octobre 2011.

lundi 17 octobre 2011

Compression4












La tête est tétraplégique
l'être se retourne dans la
tombe là-haut où les cieux
chantent chasser le corps
de ses impétueux miasmes
mort du corps devant ce
changement chorale en
aigus livre son firmament
sa tentation son élévation
sa figure aux airs de lente
dévastation de la peau en
plis recroquevillés serrés
jusqu'au malaise en face
en bas mal en virevoltant
le mal se soustrait à la face
de ces bouches ouvertes
reste les chairs tendues
traversées par une langue
insoutenable éradication
du temps sous un ciel tiré
tel un rideau replié toile
pliée au sol et nouée pour
étaler cette matière couleur
tempétueux présent avant
la mise au tombeau de la
représentation dépliée la
toile laisse apparaître des
blancs forme de feuillu c'est
l'envers de la mort découverte
ici-bas là la chair vient en
reconnaissance focalisation
du désir à découvert linceul
sur la peau posée là comme
prière du temps improvisé
on entend quelques chants
d'oiseaux au-dessus du corps
presque là pour annoncer
la venue de l'autre face de
l'autre source au cœur de la
vie vraisemblable risque de
devoir en finir avec le feu
de la digression la face est
tournée vers le vrai pour
l'entendre murmurer la mort
qui monte dans ce corps
de chair et d'ombre de rien
le rien qui vient du fond des
temps âge d'une illusion
de la pensée qui saute alors
même que le jour se lève
pour ces deux êtres qui
marchent enivrés par les
senteurs boisées le long de
ce chemin sans fin ni début.





Thierry Texedre, le 17 octobre 2011.

vendredi 14 octobre 2011

Compression3














Travaillé ce corps opère une
vraie terreur sur lui-même
enchantement de cette petite
mort à cran canalisée par la
trouée partout de la peau vue
de cette ignoble matière née
en postérieur relevé ouverture
du Paradis en entrailles dans
un drame dans l'étreinte de
l'Enfer corps levé en nombre
jusqu'à l'ultime superposition
le nom aura disparu bientôt
pour laisser la vie clouée dans
les ténèbres de la croix sang
du rivage veines ouvertes coup
pour marquer cette sortie de
la mort en vainqueur contre le
temps possédé de l'ossuaire
l'oppression du mal respiré
pour la naissance naître c'est
ne plus avoir de Dieu derrière
cette parole cri de l'apparition
dans la naissance et la nativité
relève ce petit corps bitumeux
pour engendrer l'apothéose du
vivant dans l'homme parlant
de cet écart avec la femme au
plus haut point de conjuration
de l'être enterrement de l'être
sous l'imposante masse de ces
charnier ceux du temps présent
représentation à trop mourir plus
vite que cette irruption cutanée
sous ce soleil impossible à voir
de face aveuglement du temps
dramatique de la jouissance du
corps double coupé de tout du
Tout infranchissable tant que ce
double sera l'objet de la vue en
séparation pulsions démoniaques
de l'Esprit en proie au désir de
l'Etre l'étant n'est plus que l'ombre
sournoise de l'apesanteur de l'âme
en tourbillons immortels depuis le
corps dressé à l'horizon de l'Enfer
de la mort d'autant d'êtres éternels.






Thierry Texedre, le 14 octobre 2011.


jeudi 13 octobre 2011

Compression2














Quelle coupure ensanglantée du
corps sous mille pieds exténué
par d'imposantes érections dans
la bouche du temps érudit sourd
et exorbité gonflé et écartelé au
plus fort de l'apothéose du feu
soleil émasculé dans des cavités
bouillonnantes de joie la joie de
l'Enfer liberté de l'Enfermement
révolutionnaire de la chair marée
hors du temps en vagues astrales
arrachement de la langue parole
descendant du cri l'ourlet la voix
qui tonne autour du corps dépecé
de ses habits de jour la peau par
dessus joue à se faire jouir par
l'ouverture de ses pores porcherie
de la faim fantasmatique de la
dérive des ossements détention
de la peau vissée pour être en fond
sanguinolente un pieu poussé avec
force traverse l’œil il cligne pour
la dernière fois avant de se sortir
de là déchet que cette vue de la
peau pétaudière partout où l’œil
tente de trouver un corps de langue
vitesse des membres démembrés
de travers pour faire croire à un
corps entier sons infinis sous cet
écho du temps pressé aplati pour
toujours en ces lieux tortueux dans
un bain de sang senti sans équivoque
évocation de l'Enfer mort de cette
vie côtoyée par l’œil caché couche
de l'injonction de vivre pour se ruer
vers la grande porte de l'Enfer les
anges gardiens de ces lieux crient
accroupis pour hisser les pauvres
déments sur le perron psalmodiant
des chants sur l'océan carmin atteint.






Thierry Texedre, le 13 octobre 2011.


mercredi 12 octobre 2011

Compression1













Bombardement des lambeaux
de chair rompue charnier en
gestation dans le trou béant
de l'atomisation du verbe lieu
exclu du corps à découvert nu
pourrissement de la mémoire
souffrance de la mémoire liée
à l'expurgation de l'intérieur
qui sort à mesure qu'on presse
les chairs pour les remplacer
par une jouissance orbiculaire
l’œil suinte de sang apoplexie
des organes vrillés taraudés et
emprisonnés dans l'immense
gonflement intestinal jusqu'à
cette limite insupportable de
l'éclatement intérieur la peau
détendue pend et perd de son
attrait le corps est à redéfinir
repasser dessus le serrer nouer
les entrailles puis les éventrer
pour laisser s'échapper le sang
de la honte recoudre paupières
et entre-jambe le derrière et
le devant les doigts entre-eux
reliés pour laisser glisser la vie
la perdre la sentir l'évacuer la
presser pour la remplacer autre
force de travail des coups bas
torture du corps qui n'est plus
le corps mais respire encore le
doux feu de l'embaumement
juste les yeux ouverts pour voir
le cadavre livré à sa mort infâme.




Thierry Texedre, le 12 octobre 2011.

lundi 10 octobre 2011

Aporie du corps


























Franchissement interminable du fond indécidable de ce dire occulté, dire en zigzag, couture de la parole inquisition. On traîne en avoir, en surdité; le comble du dire serait qu'il se taise: déjà celui-ci traite de la parole avant sa venue dans ce corps insidieusement érotique. La vraie temporalité serait celle d'un futur dire marquant? Écriture du dire encore indécidable, impossible à écouter. On l'entend certainement quand le corps s'émeut, se soustrait à la réalité, dans cet espace réservé qui concourt à l'apothéose d'un récit transversal. Analyse du très infini intérieur, via ce corps encore corpusculaire. L'analyse s'y perdrait en imposition des extrémités vers un risque: celui de la parole exclusive. Cette parole intervenant alors quand le corps ne peut plus supporter sa parole, gestation de celle-ci, actes manqués qui surdéterminent une mémoire qui se joue de son dire. Aucune musique ne peut réduire ce corps à l'aporie de sa divination, c'est un sas pour évacuer l'insécable histoire du temps. On passerait par une fin du corps si celui-ci n'avait pas le pouvoir de résurrection. On soulève ce firmament, on érige le temps en corps morcelé, pour en finir avec la parole; poussoir d'un exutoire, les sens semblent se soustraire à cette vérité du corps infini. On entre dans ce corps pour infinitiser la parole d'un dire futur, ouverture vers un ciel qui s'affranchit de ses couleurs en fond, la surface du ciel renvoie une autre alchimie, une horizontalité presque insignifiante, et pourtant usuelle; la vie du corps passe par cette horizontalité en coupe.




Thierry Texedre, le 10 octobre 2011.





dimanche 9 octobre 2011

Vie











Identifier l'idée qu'on pourrait lire la vie quinconce
Courte épisodie de la répétition le corps s'allonge
Empattement singulier de ces étreintes accomplies
Le silence entre en action timbre par le mouvement
Les ondes portées s'emparent des instruments lien
Insoutenable entre ce va-et-vient du temps détenu
Et l'étant du corps plein ici s'enfonce dans l'ombre
Inappropriée de la matière qui s'organise quantifiée
Calcul plus tard d'une vérité à rebours soudain jetée
Au beau milieu de la terre eschatologique jouissant
Sens de la vivisection du temps en jeu porter l'après
De cette vie renversée par un dire imposture et clos.





Thierry Texedre, le 9 octobre 2011.

samedi 8 octobre 2011

Parlêtre 2





Quelle fin pourrait
rencontrer ce
Paradis
lointain et
usurpateur
de l'Esprit
endémique
que se passerait-il
si le Paradis rendait
l'âme
l'âme humaine
cet esprit serait alors
Parlant
pour avoir cherché
ce grand Paradis
vaincu depuis la
nuit des temps ce
corps frappé de
stupeur parce qu'il
s'est arrêté dans
l'espace du stupre
en tête fourmillement
en tête profondeur
tête pendue
à ce corps pensant
tête infondée du corps
stratégique
la chair
l’œil ouvert grossi
irruption cutanée
partout où le corps
se maudit
une pluie de larmes
asséchées tombent
dans la fournaise
de l'Enfer
cet Enfer me Ment
ici bas pour
l’Éternité
l'étendue suppliciée
de la chair qui saute
sur les restes
invertébrés de
ce seul Paradis
d'un dire
on a voulu que
Dieu soit Un
et Trinité
comme si cet homme
et cette femme
ne pouvaient dire
sans cette interposition
l'Autre voix
mais c'est là que
se perd l'humanité
en quatre
je le dis à l'univers
Dieu est le dépliement
et la contraction
de ce poumon
majeur de la vie
battement
du corps qui n'a
de cesse de dire
dire dissolution
qui met
ce Dieu hors de
l'eau oui hors
de cause
il serait le souffle
vital qu'un corps
peu de le dire
Dieu de la respiration
damnation du dire
qui tombe de haut
sur l'élévation
de ce Parlêtre
improprement
Être parce que Tu.




Thierry Texedre, le 9 octobre 2011.

vendredi 7 octobre 2011

Astre




Halo la terre d'ici ailleurs inviolé du temps déchiré
Alors elles sont trop loin les voix de l'espace sidéré
désespoir de la vie vautrée de la terre vandalisée
détestable plongée dans les pousses pourrissantes
du sol couvert marche en avant du passé fuyant
marche des pieds en terre porteuse prouesse vide
de l'astre occulté asservi assigné à un futur joué
l'astragale ordinaire arrimé au seul soleil en miroir.





Thierry Texedre, le 7 octobre 2011.

mercredi 5 octobre 2011

Parlêtre




Quelle fin pourrait
rencontrer ce
Paradis
lointain et
usurpateur
de l'Esprit
endémique
que se passerait-il
si le Paradis rendait
l'âme
l'âme humaine
cet esprit serait alors
Parlant
pour avoir cherché
ce grand Paradis
vaincu depuis la
nuit des temps ce
corps frappé de
stupeur parce qu'il
s'est arrêté dans
l'espace du stupre
en tête fourmillement
en tête profondeur
tête pendue
à ce corps pensant
tête infondée du corps
stratégique 
la chair
l’œil ébahi grossi
par la fournaise
de l'Enfer
cet Enfer me Ment
ici bas pour
l’Éternité
l'étendue suppliciée
de la chair qui saute
sur les restes
invertébrés de
ce seul Paradis
d'un dire
Dieu de la respiration
damnation du dire
de ce Parlêtre
improprement
Être parce que Tu.





Thierry Texedre, le 5 octobre 2011.

samedi 1 octobre 2011

Sérénade





Un jour le chat
ivre d'aventures
en bleu-vert lut
un livre réservé
un chat qui lit
vous dis-je oui
je l'ai vu de mes
propres yeux et
c'est une histoire
vraie mais non non
vous me racontez
n'importe quoi
allons vous me
feriez prendre
des vessies pour
des lanternes ce
que j'ai vu vous
dis-je je ne l'ai
pas inventé quoi
qu'il en soit tant
pis pour vous je
m'en vais le raconter
à quelqu'un d'autre
qui lui n'aura de
cesse de me croire et
nous nous quittâmes
l'un en haussant les
épaules tout en se
marrant et moi en
chantant tout en
secouant la tête
en tous sens pour
jeter mon dévolu
sur une nouvelle
personne prête à
être bernée par mes
sottises alors quoi.





Thierry Texedre, le 1 octobre 2011.

jeudi 29 septembre 2011

L'irrespectabilité du dire


Le tour des choses est un fait, il restera à jamais irrecevable. Circonscrire ce tout reste de l'ordre de l'incantation, de l'irréel qui soudain afflue dans les arcanes de ce dire impuissant à extraire une vérité; sauf celle peut-être de cette parole intrusive. Un soulèvement devenant nécessaire à ce rejet, pour qu'une forme en émerge. L'extrême monumentalité de l'homme réside dans sa tautologie, sa redondance à répéter comme signe avant coureur d'une négation de cet objet représentable. L'histoire n'en a pas fini de soulever les couches, les retourner, les décrypter, sans toutefois en saisir la moindre grandeur du temps ainsi mis à nu. Une certaine résignation rendue obsolète par l'étirement du temps, l'homme s'accordera à dire, dans ce lieu noué, tel un manque, dans une interrogation renversante, puisque vidée de la dite chose. Du dire qui comblerait cette chose, voilà qui renversera bien des vérités, même proches d'une spiritualité. L'enterrement du dire augurerait une fin plus tragique que celle d'une grande guerre. Il semblerait que ces deux entités soient liées par deux temps croisés, séisme qui gronde en ce début de XXIe siècle. Nous reviendrons sur le dire qui ouvre un ourlet, un retournement du tempérament, un schisme en perspective. Le dire est aujourd'hui propulsé dans d'insupportables réseaux dont la vue altérée en flashs conduit à une mémoire exponentielle à mesure que son objet devient la chose représentée. Perte de sens. Pourrissement du dire qui s'implante dans d'infinies ressacs, poussé à jouir pour mieux rencontrer le désir, celui de l'asens.




Thierry Texedre, le 29 septembre 2011.

mardi 27 septembre 2011

Récitatif du coeur








La tête ne produit plus
sous le couvert de la
terrible exhortation du
sang en coulée entrejambe
excitation du genre humain
qui souffre dans sa foi pour
avoir mis à mal cette tête
folie du temps qui se répète
renversement de la guerre
par les armes en guerre
des mots jusqu'à la lie
le couvert est mis pour
l'éternité à l'homme de
s'asseoir à table repas
du dernier jour avant
la résurrection de l'avant
aventure à rebours de
la découverte du corps
possédé du corps troué
par les bouts inoculés
de la grande lèpre du
sexe monstrueusement
dressé devant ce spectacle
exubérant celui ouvert
enterrement de la naissance
en une infinité de cris
intra-utérins le socle de
l'illumination du spectre
de Dieu derrière relevé
en jets inassouvis sur
l'indécente féminité du
genre expié de l'homme
redressé pour mourir dans
d'immondes attentats le jour
d'après la tête tombée dans
ce sac plein de peau ténue
transgression du grand
humain en austère animalcule
pour mettre la tête en l'air
et s'envoyer pour toujours
en apothéose récitatif du cœur.






Thierry Texedre, le 27 septembre 2011.

dimanche 25 septembre 2011

Jazz







Le blues vous prend
là où vous ne l'attendez
pas à pas il passe c'est
une passerelle pour
l'éternité on s'y attache
serait-ce cet espoir
qu'on croit enfin clôt
caressante consistance
du jazz en soi un soir
poursuivant notre éther
nu dans l'ombre de notre
âme sombre secoué par
tout un tour un demi
s'il vous plaît jusqu'à
l'extinction des feux
petit matin zigzaguant
dans la rue un verre à
la main il vous prend
le peu de respect qu'il
vous reste la chemise
en boule boulimie l'air
joué par le trompettiste
s'éteint par terre en
overdose moi aussi.


Thierry Texedre, le 25 septembre 2011.

samedi 24 septembre 2011

De l'art encore de l'art...






Au fil du temps l'eau devient trouble. Les oiseaux s'éloignent dans le ciel. Les jours semblent s'allonger, s'éterniser. Le bleu du ciel devient gris. L'été s'évanouit dans l'éternité sans retour. Rien ne semble laisser de trace dans les têtes évanouies. Un son macabre résonne au coeur de ces entrailles humaines. L'homme s'élance dans les airs, poussant jusqu'à l'apothéose la douce exaltation d'être oiseau. Un frémissement sous les bras tendus, juste assez pour lentement déplacer les membres. L'homme jette comme un cri, le cri de l'espoir. Le cri d'une croyance indéfectible en cet instant pour la vie. De celle qui donne un envol léger et gracieux. La liberté s'installe-t-elle pour toujours, en des lieux sans fin, sans risquer la route incertaine de ces sans logis. La vitesse s'acquiert à mesure du battement des bras. On croirait une image de Folon. Le corps entier fend l'air à grands renforts d'une technique apprise de ses congénères. L'homme s'élance se surprend de l'altitude par un regard rapide. L'oiseau est en altitude plus haut que la plupart des vertébrés ailés cette espèce. Un nuage sombre surgit soudain de nulle part, épais et orageux. Au milieu, les éclairs fusent de partout, l'homme surprit veut sortir de ce cloaque, comme affolé et sans repères. Un éclair le touche, c'est la chute vertigineuse qui commence. Tout défile dans sa tête, jusqu'aux temps où il était homme debout, marchant dans la campagne humide. Le corps semblait s'accélérer, et tournoyait en vrille. Un trou dans le sol, autour une tache brune, au milieu une forme compacte, une sorte de compression à l'envers, un César, encore de l'art vivant.


Thierry Texedre, le 24 septembre 2011.

samedi 3 septembre 2011

Cathédrale






Grandeur de cet
édifice du règne par
l'immortel
amour d'une voix
pour un peuple
élu
touché est l'étrange
corps au plus profond
de cet être partagé
souffrance
à outrance de la vie
vers quels cieux
se tourne
l'âme
que vive ce cœur
ou si bas se
bousculent ces âmes
tourmentées du
fond
de la terre
dans quelle
partition
face tournée de
l'adoration un mal
revient en risques
incessants tristesse
du jour qui se couche
à vos pieds à suivre
en finir avec ce
jugement
inquisition de la face
qui revient cachée de
derrière cette
mémoire
résolue triste corps
damné pour avoir
reculé quand la
nuit
lui apparut désopilante
pleine de cette
ivresse dressée
les ombres
sortent de partout
les ombres de
l'imaginaire qu'un
jour
ce corps désemparé
n'aura de cesse
d'exfolier
en songes irrespectueux



Thierry Texedre, le 3 septembre 2011.