jeudi 19 septembre 2019

Des culottes émanées













Matti Sandberg aka Senju (1968-)
artiste illustrateur Japonais
né à Stockholm en Suède

Des culottes émanées 

En coupe les couilles  
Course cousue de la plaie 
Pouvoir revoir au revoir 
Soir en retard 
Couilles cousues  
Décousues du rictus 
Risque du rituel 
Couilles coulées au lit 
Le lait létal aussi  
En culottes émanées 
Mouillées moulées danse 
Avertie de l’aversion 
Version techno 
C'est le lot lobé 
Vertical sexe décousu 
Jus jet jeté hors et mis 
Mis en quatre 
Gelées les couilles 
Au zénith hic 
Ça bande ça diverge 
La verge dure tue 
La police lissée 
Illicite tombola 
Pour gagner libre 
Les boules ça tombe 
Dans le pantalon 
Le long des étirées 
Jambes écartées 
Galvanisée et usée 
Par le temps d’y passer 
Dépecée par la lune 
La vulve volée 
La lune nitro exclue 
Du lot Lola la lune 
S'en va tressée  
En poils pubis rasé
Le con camé 
Au train de minuit 
Noué en boucle 
La musique au trou 
La gelée collée 
Au fond du bac 
En marche en vrac. 

Thierry Texedre, le 19 septembre 2019. 








mardi 17 septembre 2019

Progressif électron

Hélène Duclos (1974-)
artiste plasticienne





































Progressif électron 

Couple permuté 
Perturbé par l’œil et  
Vidé d’une substance 
Incontrôlable support 
À d’innombrables 
Constellations d’atomes 
Chair souterraine 
Qui flotte entre deux 
Expositions de déchets 
Lentement respiration 
Rendue impossible 
Sur cette apparence 
Incommensurable 
Librement elle sort 
Du corps décongelé 
Le corps sulfureux 
Depuis qu’il parle 
Et rentre en harmonie 
Avec la naissance 
La renaissance en sol 
Marche verticale pour 
Remonter le temps en vol 
En plongée dans l’image 
Interminable la décomposition 
Même d’une réverbération 
Du réel révélateur en couches 
De la déconstruction 
Du temps possédé 
Du temps en feu 
Passage obligé de ces électrons 
Libérés de leur atomisation 
Il n’est plus question 
De couple mais de foule 
La foule s’ordonne
  lieu entre masse et folie 
Pour exhorter un sujet 
À passer du croire  
Au libre électron. 


Thierry Texedre, le 17 septembre 2019. 








mercredi 11 septembre 2019

Copulation




















































Copulation 
 
Suture du con cave sinuosité 
Conciliabule pour l’ordre 
Esprit ressorti du sexe noué 
En plis étirements jeux 
De la pleine lune retournée 
Rires inassouvis dans la ville 
Toutes fenêtres étreintes 
Sur ces parodies d’un retour 
Du vivant sous les ressors 
Immondices de ces rues 
Au goudron acquitté 
En trous taraudés du désir 
Conversant en milles feuilles 
Ulcérées là est le tronc 
Qui commet depuis toujours 
Une infinité de dépressions 
La loi revient en roulant sûr 
L'espoir impuissant résiste 
À tant d’affections et 
Ressort verge vierge 
Pour plier en pleurs 
L'os du bassin femme 
Austère ôtée di vice 
Par l’entrée dans son vide 
En profondeur entérinée 
Voilà l’apocalypse qui revient 
Pour faire se dissoudre 
Les corps nés en trop 
Les monter les uns contre 
Les autres en tueries et 
Massacres tortures intérieures 
Du temps à rebrousse-poil 
Peine perdue de la reproduction 
Le temps est écoulé s’écroulant 
Cousu sur le tablier de l’écriture 
Intentée par l’impression 
L'art de l’artifice l’écran 
Multipolaire du divin 
La puissance de l’image 
Démontée en dérive 
Inassouvie de la copulation. 
 


Thierry Texedre, le 11 septembre 2019. 
 
  




 
 



dimanche 1 septembre 2019

Métamorphose



Métamorphose, 2015
Encre sur papier, 88 x 120 cm
Elisabeth Bard artiste peintre plasticienne française


Métamorphose 
 

Même exploration sourde 
Qui couche le niveau présent 
Sur la ligne ondulation 
Jetée sur les couches 
Superpositions structures serrées 
Du temps dans l’espace terre 
Terrain de jeu du cours des choses 
Cité sédimentation du vivre 
Au ciel désenchanté 
Ligne coagulée de ces veines 
Sans sang porté à ébullition 
Sainte voiture du futur 
Encore traversée par l’étreinte 
Le sommeil suturé sur un cervelet 
Servi sur quatre roues 
Et ça carbure à l’acide 
La route assise à six voies 
Lancées à vive allure pour couper 
La forêt en quatre grilles ferrées 
Jusqu'à la rouille qui déglingue 
À descendre les escaliers 
Quatre à quatre pour limer 
La tête qui pense de travers 
Debout ça tourne court 
Plus rien ne marche 
Sur le bitume décomposé 
Par la chaleur innocente 
De toute larme lueur infinie 
De ces pleurs qui se noient 
Dans la mer meurtrie 
Du temps présent. 
 

Thierry Texedre, le 1 septembre 2019. 
 
 

 


vendredi 30 août 2019

Néon - Vladimir Velickovic (1935-2019)





































Néon 

Œil illégal 
Œil illégitime 
Sédition des corps 
Attractifs selon l’affabulation 
L'exhortation les voix sans suicide 
De l’altérité commencent 
Le temps s’évanouit  
Tout autour de la vision 
Vision qui devient  
Par les coups du sort 
Le sortilège de vivre 
Occulte partout l’écran néant 
L'écran défaussé 
Par l’œil saltimbanque 
Draine les neurones 
D'un repli risqué 
Vers un passé usé 
Maintenant devant le cloaque 
Cloué au sol le ventre ouvert 
Pend par l’accouchement 
Perpétuel jusqu’à cette saturation 
Sautée en sauts dégoupillés 
Pour démembrer jusqu’à la beauté 
Ces corps désaffectés 
Les corps les commis au centre 
Jubilant des pages dépassées 
Du livre qui se délite aussi la langue 
Lentement rendue caduque recouvre 
Les ondes immatérielles du rêve 
Calamité en feu de la forêt défenestrée 
Pour succomber d’un cri irrespirable 
À table on mange de l’image 
Les pas passent la main 
Mille fois dans le froid 
Ultime de l’exploitation 
l'attention meurtrie 
L'inexorable contamination 
D'un temps dépassé 
Dans quelle tempête se noient 
Des matières contaminées 
L'embrasement vocal 
L'irrationnel amour luminescent 
Du cerveau électronique 
Se tient debout 
Éclairé de tous ses nœuds 
Aux néons de l’évasion. 


Thierry Texedre, le 30 août 2019.  
  
  








lundi 26 août 2019

Atermoiements










Béla Bartok (1881-1945), sonate pour 2 pianos et percution


Atermoiements


Hésitant ce sacré sort 
Parti selon une partition 
Dérivant des silences 
Sans le sens du sacré 
Espace entonnant l’esprit 
Dans ce qu’il a de sons 
Entendement du sacré 
Depuis son espace 
Sa fragile extraction 
Du tracé marque dessin 
Qui rapporte un jeu 
Intenté des sons 
Pour n’être plus  
Audibles qu’à l’intérieur 
À l’intérêt intense  
Et incommensurable 
D'endeuiller l’esprit 
Parce que l’esprit 
N'a de cesse d’exhorter 
L'impossible monstruosité 
De la mort macabre défilé 
De ces nourritures terrestres 
Touchant au retour du sacré 
Suspicion insidieuse  
Du corps face au retour 
Immaculé de l’esprit 
L'esprit de l’image à l’œil 
Tenu en respect par la vie 
Le sens impuissant  
De la vie virevoltante 
L'absolue mémoire 
Que d’aucun songes 
N’ont de cesse d’exorciser. 



Thierry Texedre, le 26 août 2019. 



Bela Bartok : 1° et 2° concerto pour violon, par Daniel Seret (1948-) peintre belge



lundi 19 août 2019

La condition







Thomas Agrinier (1976-)
artiste peintre français


La condition 
 
À condition que l’esprit 
Souffre sur la polémique 
Qui s’enfonce dans le corps 
Cavité recouverte par la voix 
La vocifération le cri 
L'ultime joie du corps 
Expulsant son intérieur 
Pour faire voir à l’esprit 
Sa véritable expansion 
Son ascétisme face à la chair 
La chair étendue au lieu 
De la cessation du désir 
Qui jouit dans la joie 
Première passant au pire 
Le recentrement vulvaire 
Qui se jette au milieu 
Pour ramener la parole 
En ce lieu du désir  
Recouvert par la peau 
D'un élan surnaturel 
Lente montée des corps 
Vers leur verticalité 
Pour faire redescendre 
La pensée sur le corps maudit 
Le corps poussé au suicide 
Celui de cette voix  
La voix caricature 
La voix du risque  
D'entrer en communion 
Avec la chair chassée 
De cette histoire 
L'histoire du corps  
Montré par l’œil 
Pour justifier les sens 
La condition pour parler. 
 
Thierry Texedre, le 19 août 2019. 
 
 



jeudi 8 août 2019

Vestige


L'ourlet décousu
Tire sa révérence
Partant au soleil levant
L'attente le repli l'instant
Troublant de la mémoire
Devant l'imminence
Du désordre apparent
L'impossible désert
Qui est ce qui joue
L'existence de la chair
Dans l'éjaculation
De la mémoire montrant
Le monde tel qu'il est
C'est-à-dire irréel
L'art s'y live
Pour ne pas
Tomber sur
La mort la pluie
Acide jetée sur
La surdité des plis
De la peau mortelle
La couture qui craque
Jusqu'à perdre haleine
De la respiration foetale
Du désir oublié à cause
De cette mémoire
D'une déviance
La dérive l'oubli
L'irrésistible ascension
Vers ces sommes
Ces drames et frasques
Que l'humanité nourrit
À cause de la mémoire
Qui est causer parler
Avant de dire ce faire
Qui tourne autour de
L'affaire le vestige
Dont on ne peut
Se départir se défaire
Parce que c'est la mort
Qui fout en l'air
Le corps pour l'initier
Lui faire croire en la chair
Avant qu'une mémoire
N'abolisse la mort.

Thierry Texedre, Jeudi 8 août 2019.



vendredi 12 juillet 2019

Raccord



Raccord 
 
Sur cet accord 
La ligne s’éteint 
À mesure que monte 
l’air de l’étreinte 
Ligne écoutée 
Ligne raccourcie 
Par le temps pressé 
Le tempérament 
Lointain de l’effacement 
Au futur fragmenté 
Se plait la ligne 
Ici-bas de la courbe 
Curviligne décousue 
D'un tam-tam 
Sans fin ni début 
Aux oreilles du plaisir 
Qui sort par les orifices 
Du trou noir exagéré 
La ligne qui danse 
Sur le fil d’un béat 
Jeu de piste 
Sur quoi on s’attend  
Au risque de dessiner 
Pour faire apparaître 
La figure du présent 
Dévisageant le corps 
Monstrueux du réel 
Tarabusté par l’esprit 
Qui dessine en rond 
Pour se sortir de l’art 
Enflammé d’une main 
Qui peint ses couleurs 
Pour faire taire ce quoi 
Qu'il en soit du corps 
De l’élocution devant 
Ce savoir orchestral 
Du dessin en notes 
D'une musique déjouée. 
 
Thierry Texedre, le 12 juillet 2019. 
  
 
 
gouache de Lise Roussel