mardi 29 juillet 2014

Tremblement de la sidération du corps










Tremblement de la sidération du corps



Toute la génération de la fin
du corps dépressif va vers la
contemplation du dedans
depuis ce qui l'aspire de la
peau où règne un sang versé
couvert de vilains miasmes
des vertueuses concrétions
qui vous inspirent au milieu
de ces chants austères et par
quel rétrécissement de la
parole impuissante à léguer
la vie ce corps est né en fuite
dressé depuis l'apoplexie rouge
renfermée et damnée démesure
comme si la sidération venait
trouer le cœur immédiat du bien
et bien avant la mise à mort
de la texture taraudée de monter
sur la monstruosité des paroles
depuis la divine liturgie qui
voyage dans l'espace visité
par l'ombre inavouable de l’œil
saccadé gorgé aussi de ce sang
impitoyable en chants autistes
frayeur du grand acte du jour
jouissant de ce rêve renversant
désespérance qui claque à la
figure de la mort moribonde
l'attention reste risque d'avaler
les lectures illicites et illégales
de l'irrespirable temps tatoué
sur les bras de la grande mort
déguisée en blanche colombe
liquéfaction diurne de l'homme
irrespirable formé par la lune
illuminée depuis l'extinction
du soleil noir qui joue à voir
érosion en deux faces facéties
du regard déglingué depuis
l'origine du monde modulation
drapée de ces ventricules
secoués en saccades et coups
répétés de ces battements et
l'illusion d'avoir su pour croire
à la surdité de la folle raison
ricanant en tapant des pieds
au pire moment de la journée
au zénith de la glorieuse fin
du corps cadavérique couché
et empilé pour disparaître en
couches saturées vite en deuil.




Thierry Texedre, le 29 juillet 2014.






mardi 22 juillet 2014

Introspection










Introspection


… Gesticulation du corps étriqué, repus et replié dans un coin de la pièce, comme si, recroquevillé les jambes et les bras cachés sous un dos plantureux, on n'apercevait malgré tout que le tronc roulé en boule et rétif. Ravagé le visage aux traits tirés se redresse et prend toute la place dans la pièce ; on entrerait incidemment dans la chambre, alors, ne verrait-on pas, et avec quel effroi, l'extravagante image de la folie... Le médecin de garde s'approche du patient, tente de rassurer, par quelques mots choisis et puis rien n'y fait, le sujet semble pris de tremblements, et on entend sa voix qui se risque à dérayer... Comme si ces sons aigus sortis du fond des âges pouvaient ralentir la vie ici, dans ce lieu austère de la psychiatrie... Le sol est carrelé de faïence blanche, et les murs peints en bleu gris. On entend dans le grand couloir un appel au loin, une lumière rouge clignote au-dessus d'une porte entre ouverte. On voit deux blouses blanches s'affairer à toutes jambes avec un chariot qui grince avec la vitesse. Un cri violent traverse la cour, peut-être que d'autres patients ont entendu ces vociférations d'un mal-être... Puis plus rien. Un peu après, d'une autre chambre un cri qui rappelle celui précédent, comme la répétition d'une œuvre musicale entrain de s'écrire... Voilà un médecin interne qui passe à son tour accompagné de ses deux étudiantes aux bras serrés contre leur blouse dévergondée et possédée par l'air ambiant ; certainement pour ne pas perdre des dossiers aux couleurs très vives, et qui déteignent, et qui dévisagent dans l'ambiance terne des lieux...

La folie n'est-elle pas le lieu inhospitalier d'un enfermement dans la représentation, de ce risque infondé d'extraire le "vrai" du temps, de ne jamais rencontrer l'inextricable liberté de jouir.

Double séquence dans les plis de la visitation

...Quelques patients donnent l'impression d'être anonymes, comme dépossédés de cette mémoire ( qui pour être immédiate n'en est pas moins improvisée), au passage des visiteurs depuis les couloirs menant aux salles de repos, salle à manger, et à l'entrée principale de l'établissement. Deux blouses blanches s'entretiennent discrètement avec un petit groupe de personnes dont la souffrance intérieure n'a pas l'apparence, au-dehors, d'une perturbation, ni du regard, ni du mouvement des corps. Les portes des chambres du rez -de-chaussée sont ouvertes en grand, comme si ces lieux garantissaient aux résidents la même bonhomie qu'un établissement de repos. Pourtant à y regarder de plus près, tout semble bien différent. Quand on a accès au personnel soignant, il vous explique que les patients ont des soins très rigoureux ici, c'est un centre psychiatrique où les malades sont traités avec des psychotropes (neuroleptiques, antidépresseurs, thymorégulateurs, anxiolytiques), et parfois si nécessaire des traitements biologiques (électro-convulsio thérapie, stimulation magnétique transcrânienne répétée). La peur vient inonder tout mon être, comment soigner alors, si les limites de chacun commencent où le commun se sépare de cette représentation (existentielle), dans une mémoire dont on sait qu'elle n'a pas de sens sans une mise en question de sa dépendance au temps, pour inquiéter l'espace (l'esprit futur), le « raccourcir » pour ne pas tomber dans les griffes du fou (l'usurpateur)...



Thierry Texedre, le 24 juillet 2014.



  

lundi 7 juillet 2014

Un temps ressuscité













... Insidieuse fin du désir atomisé et déchiré dans un jaillissement d'une pluie de sang sourdement écartelé, tel une flaque perlée de grains brillants, d'un bitume réparé... À plat, le corps plus loin, se contorsionne encore, comme pour s'évader du sol moins crevé que lui... Une voix s'élève, en cris qui saturent l'air encore chaud d'un soir humide et orageux... Ondulation dans l'espace ouvert de la libre interprétation des sons, lancés à tire d'ailes, dont rien d'étrange n'excède les bruits des véhicules sur le périphérique tout près... D'un balcon, à quelques mètres, s'exhibe une ombre à peine masquée par une haie taillée, sur un air manouche qui s'élève jusqu'aux étages supérieurs... Le corps serait-il tombé d'un balcon, plié par un trop vif désir de vivre intensément, d'une jouissance insoutenable, jusqu'à la souffrance suprême de sauter par-dessus la rambarde ? Douleur de vivre un état de désespérance telle, qu'aucune personne, à un moment de dépassement de la douleur, ne puisse alors retenir tout son être vitrifié, déchiré et désenchanté... Le temps sort de ce corps comme si tout, autour, dansait une farandole, et tourbillonnait jusqu'au milieu insoupçonné, là où l'âme s'évanouit en songes éparpillés, dans un rayonnement d'étoiles qui filent à tout va pour rattraper le temps, pour ne plus faire qu'un avec lui... 









Thierry Texedre, le 7 juillet 2014.


dimanche 6 juillet 2014

Visitation





Quelle rivière qui serait

asséchée pour la raison

première depuis les fils

du temps au milieu des

dépossessions du vent

ravageur quelle litanie

issue du corps malotru

visite la femme d'un nu

nimbé de ces délicieux

seins avantageux ravie

de se faire voir touchée

aussi aussitôt saisie par

l'avancement des mains

dans des plis chaleureux

jouissance tournant juste

où l'affaire sort le corsage

dégrafé et la culotte ôtée

dans une telle ivresse luit

le visage que l'homme suit

honorable avant la visite

soit transporté où l'esprit

se mire au sommet d'un

doux regard obtus après

quelques fadaises et force

le temps de l'envie lovée

dramatique quand tout

s'arrête foutaise avant ça

assermenté d'un sourire

crépusculaire il voue à la

certitude tout ce qui part

depuis l'heureux tumulte

qui gronde dans des corps

couchés où passent les sens

et saute la musique martyre

la dame ricanant au sommet

douloureux c'est la chair en

l'air envoyée dans les cieux.



Thierry Texedre, le 5 juillet 2014.










jeudi 3 juillet 2014

Rivages





… Fournaise sur le col austère de la foi qui se retire tristement en quatre parties inégales tentation du haut qui croit penser découper dans la chair ce tronc sorti en privé de ses viscères soupesant les membres par terre qui sont resserrés pour ne former qu'un amas d'extension aux extrémités rigidifiées depuis les doigts écartelés les ongles trop longs sont plantés dans la terre pour chercher le dehors de l'évasion et aussi se mêle plus loin un nombre irrésolu de formes alambiquées d'un dedans du corps retourné comme un gant et dont la puanteur rentre encore par les narines asséchées du visage exsangue... Point de reddition dans les actes scandaleux liés à l'écriture crépusculaire... Quelle tentative d'extraction serait à elle seule la plus outrancière des techniques renversant le sas immortel qui sied au corps de la dépense... La sotte touche en retrait qui vient tétaniser l'alchimie d'une ivresse de la chair va pourtant expressément nous renvoyer aux origines de l'épaisseur de la chair … Voir ce qui tombe comme s'il s'agissait d'une usurpation de la vie se risquer à la respiration au renflement involontaire depuis des membres comme dépassement... On entend par quel hasard ou contrainte la danse d'une convergence de la présentation des corps au plus près de l'étreinte qu'un langage permet au moment où le regard s'absout de l'écoute au milieu du temps... Forcer ce lancinent examen de la chair pour lui faire rendre ce sens illisible qui touche à la contrainte rythmique du corps nu avant ce qui le recouvrira d'une suspension involontaire celui du pouvoir d'associer des parties du corps pour sortir ce corps de la présence comme la danse en revisite l'origine...







Thierry Texedre, le 3 juillet 2014.

vendredi 13 juin 2014

Des corps traversés










Glacé le schisme

oculaire résorbé

du tronc cadavérique

qui court partout où

l'occlusion sous les

yeux vous couvre

les paupières suintent

oh que le bel ouvrage

se draine en un blanc

héritage lueur de la

société qui classe

et se tait devant la

finesse de la mort

monstrueuse tirée

à quatre épingles

la vrille du cloaque

incessant qui vous

contraint doit pousser

sur le train arrière

pour qu'on ressorte

ces maudits mots

assoiffés de ces

délicieux délires

battus en brèche

par la musique de

dehors celle fausse

celle du dedans est

pliée et dépliée depuis

l'origine qui barbote

en s'esclaffant d'une

soudaine apparition

reliquaire puissant

de la parole inventée

de la déflagration

des corps traversés

grimaces de ces mots

masques insidieux

pour alerter l'art

drogue intestine

du front ouvert par

trop d'extraction

d'insipides couleurs

rouage de l'infini

qui commence

seulement à nous

emporter dans la

caverne du saut

ultime du saut noir

ouvert à la mémoire

hystérique du vrai

démembrement

pendu au pilori

de la conscience

entrain de gindre

entrain de rêver

à une possible

circulation des corps

en même temps et

de faire croire par

là que la parole

est ce qui vous donne

à voir ce divin lieu

de la réalité vrai

réel à trop s'en

emparer et porter

le corps dans les

eaux de l'irrespirable

et incessante vie

déposée en peinture

découpée collée

retournée du devant

dressé à-même la

suspension suspectée

par le peintre qui

en ressort au milieu

pour vous dire en

peinture ce que vous

vivez en fracturant

l'astre qui meurt

tête baissée et bien

vous revoilà au

commencement

qui s'ouvre à ces

organes étalés et

étiolés en étoiles

au firmament du

coup bienheureux.





Thierry Texedre, le 13 juin 2014.




lundi 9 juin 2014

Glissement courtois

 



Courtisé le suaire pendant le long de ces jambes écarlates saisit par des prières indignes le redressement dispendieux de ce sacré sexe pieux de bois sec et gonflé par l'enfer du détournement d'un cerveau craché depuis ces tombes à-venir danse de cette crémation du corps pointé et couché humide depuis l'origine du monde montré au regard qui gonfle par quel fléau au tour jamais invité du spectacle devant ce dieu dédié par les ombres cernées du corps attouché partout où le lieu délicat de la peau s'éveille à la chair damnée du cuisant vice qui sort de partout par-delà les chastes paroles insupportées et nues depuis un tel opéra irremplaçable choc ancestral qui opère comme un retour sur les ondulations rupestres du plaisir rampant dans la chair jusqu'au bloc la tête en vrac voilà la libre litanie livrant les limbes lumineux lentement sur la peau glacée brillante et ivre depuis les jeux de la jouissance juste jubilation jetée en pâture au corps exhumé des mortes livraisons de la pensée le corps en acte depuis l'insoutenable dérision du col démembré et chaud s'éventre et s'ouvre se couche et se resserre s'étend jusqu'au fond déflagration du col saint et utérin sous quel ressort le gonflement du sexe tient l'éternité entre ses mains entrant et sortant par un malin plaisir d'exciser le désir ersatz de ce corps invité par une troublante communion à boire le suc pernicieux du temps télescopé ignominie que ces corps vêtus de lumière et déformés par l'onde choquante du cuisant fracas des os par l'ostentation insupportée des corps grimaçants.



Thierry Texedre, le 9 juillet 2014.

dimanche 8 juin 2014

Corps en coupe d'écriture en bloc


 
 
 
 
 
 
Corps en coupe d'écriture en bloc



Corps d'écriture outremer encre mercantile saut dans l'indifférence du sens pourvu de centaines de hiatus raisonnement inquiet vers sa fin vers sa rencontre avec la chair pour rien pour en rire du sens sans servitude qui glisse lentement sur la peau infinie de celle qu'on attrape résolument en se risquant à l'ouvrir à l'inciser à l'exciser à l'exclure de la chair pour en voir la grande jouissance se manifester lugubre et noire par quel juste retour du bleu d'être né pour voir mais noire pour laisser la lumière mieux nous pénétrer faire sortir cette vilenie du fond trop rouge pour y voir l'os apparaître oser cette coupe de la chair oser sortir du sang oser mettre à nu l'os indifférent à la caresse du temps sur la peau qui ergote avec l'érotique puissant de puiser dans l'exaltant désir du corps poussé sur un autre pour l'enfoncer le traverser et ressortir couvert de sa peau pour rencontrer la mémoire et la fixer contre la peur contre la cavité profonde de l'exclusion et de la mort lutte qu'un chant réverbère jusqu'à l'écho et la répétition musique en transe du corps absent du corps qui rit d'un ricanement indice signe occlusif d'une divinité qui vient d'apparaître pour ne plus oublier le corps recouvert de peau habit qui commence la cohabitation en groupe mis en coupe par la masse et l'inconscient quelques siècles après.





Thierry Texedre, le 8 juin 2014.

mercredi 4 juin 2014

La folle expurgation du corps








 
La folle expurgation du corps



Tous les organes naissants

du col luttent errent eussent

-ils rempli le cadavre heureux

et exquis de son orgueilleux

vaurien trop allégé alors pour

entreprendre un récit dans

la future peau pathétique

voilà bien l'extraordinaire

cloaque qui referme le nom

qui brille caché dans les

plis poisseux depuis l'éveil

arithmétique qui accouche

naissance pas encore acculée

au pied de la folle mortifiée

morte involontaire à coups

de trique pour jouer à saute

la mort de l'après-coup du sort

oh ces ravageurs escamoteurs

du temps qui dansent le drame

dudit récit coulé dans la

fosse assourdissante du bruit

hilarant donné au désir en

fuite du dessous des jupes

de ces fesses déculottées

le nez depuis l'aube rentre

jusqu'au fond odorant de la

chair convulsive du corps.





Thierry Texedre, le 4 juin 2014.








jeudi 29 mai 2014

Le regard éloigné










Le regard éloigné



Clapotis vertigineux du temps

tatoué sur l'espace rétréci du

corps raccord en coupe du soc

sacré ouvert de l'esprit de chair

dictée de la voie risquée vivant

au cœur du clou tatouage fond

incessant de la folie entrain de

raccourcir la polémique qui va

commencer à exploser dans les

têtes électriques plus vite ordre

qui enfin crie sa souffrance vite

l'espace par la naissance claquée

se referme en quelques fractions

de secondes esprit qui nourrit

la chair tringlée en profondeur

pour faire le jeu du jouir jeté à

même sur les rails chauffés de

la peau ruminant une sortie de

la vie en l'air l'aire arythmique

de ces sons imposés par le sens

violé du corps sourd d'avoir cru

ici bas au son vite vitrifié depuis

l'innocente embellie qui sonne à

la porte de l'enfer infernal coup

qui vient raturer les ondes destin

de la démesure fracturée de cette

nativité ondulatoire de l'indécence

qui suinte au bout de la naissance

qui crie tout ce qu'un savoir n'aura

jamais rattrapé voilà le couac entré

par la vilaine parole ivre de la loi

réalité de l'abjection ouverte d'un

sexe visité tellement caverneux

qu'on ira puiser la peur peinturée

du destin dessiné en réserve rêve

qui montre l'étreinte des corps de

trop vider les sons en musique là

où un futur se met à toucher de près

la pensée en composition autre vue

sur la perspective ourlet de la peau

qui montre ce que sera la douleur

d'une plainte face à la perversion

du phallus jubilatoire dressé sur la

castration phénoménale qui fuit par

la sortie discrète du drame l'interdit

dehors au loin s'étale les séditions

assombries des corps couturés sales

et mourants glacés par la boue hurlée

sur tout ces oripeaux cadavériques

le ciel est noir avec ce point rouge

à peine distingué depuis le balcon

le regard éloigné s'approche du vide.





Thierry Texedre, le 29 mai 2014




samedi 24 mai 2014

Affliction










Affliction





« La Mère douloureuse se tenait debout »





Première expression du temps douloureux



Depuis l'aube de la création de la chair

viennent les franges austères de la vie

comme quantifiant de l'esprit dévotion

à la plainte assignée au corps et debout

la vie prend place jusqu'au sommet têtu

face cachée sous les traits impitoyables

de l'expression dedans du col de la chair

visite impénétrable du temps dans l'être

là où va se mettre la vérité de l'expulsé

diligence au fait de l'au-delà du retour

de la roue sur l'infini dressé de la terre

mère devant la décollation du verbe dit

depuis la parole faite loi en souffrance

on n'entend plus les voix de la douleur

autour que torture des membres forçage

vite consommé jusqu'au pilori et la croix

viennent ceux du renoncement aux cris

au pied de l'illusion même déversant la

vérité sur l'ignominie faite depuis l'antre

immuable tentation de soustraire le rien

debout en pleurs l'ivresse de l'insoumis

pour implorer la foi nue du tiraillement

intérieur vendu depuis l'aube des temps

à cette pantomime pulsation du cœur de

ces damnés croyants au schisme du jouir

avec l'inceste la délivrance obséquieuse

de la mise à mort du vivant comme vie

sans lien ni lieu avec la résurrection née

de l'ouvert fermé au ciel inventé par une

étreinte de la mère et du fils par l'esprit

imaginé depuis la douloureuse naissance.




 
Sous quelle tempête le corps fini devient


Carcasse des corps englués dans la lecture

odieuse d'une loi dérivant de cette parole

originelle en flammes lieux crépusculaires

inoculant au verbe l'avance de ces signes

suintant des sens en soubresauts illusions

du futur furtif fondé sur les rites du mal

prosterné et des sillons sortent les pousses

jusqu'à l'horizon inventé de la perspective

de l'apparition soudaine de l’onguent sauf

tyrannique et révulsé contre ce corps né

et accouché d'être de la mère menstruelle

voyez de vos yeux clos la souffrance du

né ultime pour ne jamais avoir respiré la

vie en un nom vrai et inviolé d'un corps

jamais de tous temps posé en adoration

d'où quelque illumination sorte un temps

dans l'absolu nécessité de naître en deux

coupé du monde sous la gloire des cieux

chants inassouvis de la chair ponctuée par

l'essence même qui vit le jour par l'âme

au centre de l'enclavement tumultueux

des battements de cœur du coup du sort

tempête du dedans pour avoir recouvert

par la peau la plus ensanglantée les chairs

hurlantes depuis l'appel à la mort des mots

d'avoir illusionné de leurs frasques éthérées

l'esprit de la sainte naissante résurrection.

...



Thierry Texedre, le 24 mai 2014.



 



vendredi 23 mai 2014

L'infini





Du visage mal tiré

et du son qui monte

sur l'animal attiré

tripatouillage tordu

du secoué suave et

sourd face aux vulves

qui s'abreuvent

par la soif effondrée

le temps tatoué de

l'expulsion qui dore

cette onction damnée

on vide au secours

de l'eau la cavité

elle hante la fulgurante

répétition sur la peau

en foutre damné

la peur va fermant

le drame de jouir de

l'insensé sans lieu

qui revient bordel

que cet once de verge

vraie qui se retourne

soulève le don

jusqu'à l'apothéose

pour se gargariser

du sexe valise beau

raccourci de la peau

se plaire à voir dans

l'autre l'infini s'ouvrir

il suffit doux visage !







Thierry Texedre, le 23 mai 2014.



mardi 20 mai 2014

Concrétion





Concrétion


 
 
 
 
 



Partout où l'étreinte

a lieu le corps capte

la lente allusion au

tremblement vertige

incommensurable

de l'expulsion par la

voix de l'altérité du

dedans calamiteuse

occlusion des cordes

vocales incisées par

une rencontre infinie

___



avec cette chair où le

corps dit se sent libre

d'attraper quelque part

l'astre dramatique qu'il

porte en son sein lueur

du bout pour inoculer

à la pétaudière dedans

l'arrachement au verbe

déconcertant et torturé

totem sans tabou clôt

encore quand l'air suit.





Thierry Texedre, le 20 mai 2014.



dimanche 4 mai 2014

En coin







Consonance vertigineuse qui sourdement compresse la peau thématique ricanant devant sa correspondance cloaque de la chair rythmée... Sang frelaté du cou ténu rétréci par la peur de voir en vrai... Songe indécent de la petite clé qui ouvre l'endroit serein du coin poilu entre les cuisses cuites... Incurvé le dos se prend les vertèbres dans ces fils barbelés du retour au stade prénatal... Nutrition évaporée qui va retarder l'apprivoisement de la parole par les cris de la naissance tombée par terre... C'est cuit cuisant cri crispé couché dans la caverne indécente du dire de l'avenir... Voilà que ressort cette vérité virtuelle du dire passé par la terreur du vrai vénéré vraiment volé vu votre voix... Vicissitude de la gloire imparfaite du renégat gavé de ce dire dicté par la digression du verbe versatile et vertical... Gargarisée cette consonance imprévisible du passage de la parole à l'effroi du cri au commencement ouvre par là au pire renflement qui soit rempli de mauvais mots monstruosité mortelle de l'image manichéenne en marche... Articulation du corps démembré et écartelé pour avoir cherché l'action puis d'avoir trouvé la peinture partout où l’œil fut source d'amour...




Thierry Texedre, le 4 mai 2014. 

dimanche 13 avril 2014

Interférence










Taraudé par l'imbroglio du régime d'incarcération de notre temps, notre vision du monde semble compromise. En attendant que s'éclaircisse l'horizon, ce dire indécidable - puisque lié à l'image et à son atomisation – va avoir comme retombées l'impossible recentrement de toute représentation, et par là toucher à l'incommensurable éclosion d'un objet d'éclosion, disparition donc de ce sujet trop clivé et trop peu lié à la croyance; crémation du Dieu lié au fond béant de l'Un. Torsion du sujet qui a pourtant fait sauter les verrous entre la laïcité et la religion monothéiste catholique (divinité en trois personnes du Christianisme: dans une trinité dont le troisième terme en appelle au viol de la loi en permanence, la poésie frappant constamment la rencontre de la lettre et de son sujet toujours déporté), quand bien même la Vierge Marie touche la croyance pour monter en épingle la mort et la transmuer en résurrection bien avant la mort du Christ. Voile qui prend en écharpe le corps du fils pour l'acter dans le linceul (image devenue icône !), ou le déploiement avant la photographie de l'impression du visage du Christ sur un linge, essuyant la sueur et le sang sur le visage de Jésus de Nazareth. Ce temps a-t-il interféré avec celui de notre laïcité partagée ? Un grand traumatisme a eu pour effet la mise sous séquestre de la pensée comme division entre l'esprit et le corps, jusqu'à ces soubresauts tempétueux de la poésie d'un Antonin Artaud transformant ce corps affecté en une foutaise - rarement égalée – digérant cet esprit, pour en ressortir comme illuminé du feu de la création. Sexe et amour liés à tout jamais dans une laïcité du temps résurrectionnel. Voilà bien là ce que notre temps n'a pas encore digéré, consumant tellement les images (guerres et paix brûlent cet imaginaire jusqu'à la transparence des corps élevés jusqu'au cœur de l'épanchement pour un sexe libre d'exhorter le corps pornographique) que celles imaginées n'ont jamais égalées. Maux de tête qui fulminent avec la gangrène qui prend tous les membres afin de livrer ce tronc restant aux rivages de la folie vestibule avant l'intelligibilité des sens. Le sexe sera laïque ou ne sera pas.





Thierry Texedre, le 13 avril 2014.  




  

vendredi 11 avril 2014

L'autre et le même









Prête-moi cette irremplaçable vélocité du cœur! Couché sur les hiatus d'un lit de fleurs, enfonçant de mes fesses encore rondes la légèreté de l'herbe mouillée. Frôlant les ans passés je respire encore cette sacrée pulsion puisant dans des souvenirs indiscrets! Rôdant dans d'impossibles aspérités du corps encore jeune, frêle et longiligne, pour y découvrir l'exultante envie de découvrir les plus petites parties soumises de ce corps à découvert, nu et imberbe en ces temps lointains. J'aspire aujourd'hui à plus d'envolée lyrique quant aux glissements de mes mains sur l'étendue ridée de cet opuscule vieillissant. Chié de sa mère insoumise, ce petit corps chétif ira bon train, la voix illuminée dans ce regard encore rosi par l’allaitement. Trop éloigné encore! Je rencontre pourtant ce redressement du bas, de l'entre-jambe, masqué par une pilosité abondante, un sexe en érection (un filet blanc semble sorti de ce jouet avant de le laisser pisser chaudement sur les mains), voilà bien là l'étreinte, ou la mortification; et par quelle occasion, d'avoir à cacher un acte insupportable, mais qui innervera ce gland pour le gonfler jusqu'à la limite du jeu. Bien tempéré, cet enfant désirant passer à l'acte, quelques années après, violé (envolé plutôt) par quelle beauté! Femme usurpatrice, aux formes exquises, les seins gonflés, avec au centre ces deux tétons rouges, et pointés vers moi!J'accuse ce tremblement de l'infant insoumis, divinement éjaculateur, Dieu que la vie est belle quand d'une rencontre jaillissent l’apothéose et la grandeur, pleine de cette illusion virginale du temps de l'infini, sans début ni fin. Installant un regard détourné vers un pauvre passé (à rebours le corps ne se souvient que des exercices sans intérêt), introduisant dans cette mémoire le songe diurne et crépusculaire pour tenter de résoudre - avant que l'action ne s'en saisisse – ce qu'une mort à venir aura de réalité pour mon corps respiré. Adieu foutre et caresses sur ce cadavre expiatoire des malfaisantes jouissances, à moins que d'un mal sorti, viennent se mêler douceur et maltraitance, en jeu mêlé du plaisir sadique et masochiste.





Thierry Texedre, le 11 avril 2014.





     

dimanche 6 avril 2014

Effraction











La mort est un roman. Liberté oh liberté qui n'arrive que quand plus aucune frivolité n'a de devenir. Plié dans ce dramatique ressort de la vie, un dernier cri, sorti du fond des âges, vole au-dessus de ces têtes bien ordonnées, pour en extraire l'opulente jeunesse tant vénérée. Commençant par la naissance, la mémoire croit fonder les pires amours jusqu'à la reproduction, jusqu'à ce roman lisible pour faire semblant, du semblant de l'existant tortionnaire d'une vérité abolie pour les prochains corps sauvés de la mort. Depuis l'illimité, le croyant s'émancipe dans un état d'expérience que le corps dans sa chair n'a pas encore ressenti. Extraction d'une supposée fin coupée du souffle en résidence, pour découvrir le grand dévoilement de la chair. Déroulement décapant de la vie se livrant au combat, contre ce souffle sulfureux, donnant à la mort, nommée de cette inconfortable mémoire coupée du temps endormi de la vie, la place inopportune qui lui convient. Un certain tremblement va déchiqueter la chair, en laissant passer quelque moindre résistance, sans que celle-ci ne puisse se raccrocher aux os à découvert, pour déplacer le corps vers le drame naissant déjà à rebours; là, la mort monstrueuse livre ses secrets depuis l'infiniment petit de la douleur comme si ce site, ce paradis expiatoire était renvoyé aux origines de la vie. Conscience et sens en exergue pour laisser place au rythme saccadé de la musique qui courtise la mort en effraction avec les abîmes. Insurrection de ce corps capté par la fin, contre cette immensité vierge de toute transgression, puisant dans le Tout la fortune couchée de la souffrance soufflée aux oreilles de la mort, inoccupée à tout jamais par les limbes austères de la délivrance. Cul par -dessus tête, le corps s'essaye à une gymnastique résolument tournée vers l'asphyxie, pourquoi ce souffle astreint aux battements du cœur tourné en dérision? Cloaque de ce renversement du temps en corps nommé, objet du peint et de l'image, image atomisée dans le mouvement cinématique, corps calculé en volume effacé, se livrant à une bataille finale, pour mettre l'interrogation de la vie en émoi, puis en exergue. Marge de la gueule cassée, coupée, couturée, clouée au sens, marchant sur l'infranchissable lumière pour, jusqu'au soir de l'éternité, rencontrer ce pluriel sauveur, amoureux de la différence, dans l'indifférence de la mort, coureur de fond sans but, la mémoire catapultée au fond des métamorphoses incessantes de la joie. Étreinte de l'amour pour ces autres gnomes, et couards de corps escaladés par les membres acérés du temps présent, là est le commencement vénérable de l'ardent dévot déposé ici recouvert d'un linceul immaculé.



Thierry Texedre, le 6 mai 2014. 





dimanche 23 mars 2014

Lueur du fond des âges












Glousse goulûment
gare à l'infini
qui tousse et
renifle tant et
plus pour avoir
éternué la terre et
l'air et le ronflement
continu du tonnerre
lui tourné en dérision
par sa vilaine
oreille qui pend
lascive et trouée
en son fort intérieur
gavé par les bruits
trop forts fuite
assourdissante
des sons censés
soustraire la vue
au cœur des grandes
ondes portées disparues
dans ce monde
échoué sur l'ombre
double d'un cadavre
recouvert d'oripeaux
coupés dans la
couleur du leurre
c'est l'heure d'aller
manger ces graines
gourmandise du gosier
tendu de la poule
pondeuse qui caquette
pour passer le temps
tapis dans un coin
en quête du Graal
voilà l'espace semé
de ces trous noirs
nodules et nectar
de l'infini redressé
dans l'irremplaçable
rayonnement du
soleil pas si sourd
par sa ludique lumière
qui luit au fond
des ténèbres pour
nous couvrir l’œil.



Thierry Texedre, le 23 mars 2014.



dimanche 16 mars 2014

Le corps répond au corps



Chut
des corps
sont entrain de
Naître
nés de rien et de nulle part.



Foutaise que cette usurpation,
celle qui est la langue hétérogène,
commencement de la parole qui
plante l'écriture devant sa surdité
à l'autre étirement moins elliptique
que celui de la poussée de l'image,
dans une vue signifiante du corps,
hors de tout sens du langage parlé.


Le corps répond au corps

Voué à l'esclavage
ce corps à coups lutte
pêle-mêle pour mourir
non d'une mort à
retenir - car la mémoire
est là comme fond
anémié de la vacance
de la vie – mais d'un
état encore à découvrir
de l'immensité
qui nous sied mais
n'a de cesse de reculer
pour nous atteindre
et nous donner à croire
que rien de cela ne
se passe comme si
c'était lié à la norme
de celle qui entre
en nous par les voies
inhabituelles de la
parole car la parole
est bien cette seule
répétition qui a lieu
dans l'univers de
cette perpétuelle vie
où rien de ce qui va
n'a la courtoisie de
se dérober de se
répéter pour nous
rendre heureux voilà
de cette grande énigme
va naître l'indigne
démesure qui pousse
à faire reculer les
limites du corps nommé
esclave qui va s'esclaffer
sur l'infini qui nous
aspire dans le grand
gouffre de l'espace
défini par le vent
de la maladie impunie
du temps inusité.


Le corps mal mis
monstruosité née
nébuleuse et nœud
de la guerre des
viscères en pets
sortis de cette
pétaudière qui
incendie la vie
vautrée de nourrir
les cieux par manque
de temps à trop
répéter ce qui est né
du choc d'un avorton
et du foutre confus
en musiques qu'on
entend encore
en concert ou dans
nos vies-cicatrices
puisqu'elles sont
au commencement
sorties de l'acte
délibéré de jouir
le début va donc
différer la vie vers
ces mers noires du
corps maudit
du corps du dire
du corps dressé
sur l'autel de
l'abjection disparue
pour avoir voulu
culminer le jeu
du parlant amoureux
d'un peuple perdu
pour avoir inventé
ce Corps pour
ne plus voir ce
qui se cache derrière
l'image qui regarde
la reproduction
inespérée
dans la pensée.


Quelle
chiasse
que ce
corps
démonté
tel une
horloge
ourlet
en panne
décousu
et haché
qui
tombe
sous
le sens







Thierry Texedre, le 16 mars 2014.