samedi 15 octobre 2016

Repos






Repos


Itinéraire de l’imposture
sur la fin d’un règne
en vol utérin
du dieu le pluriel
illisible et impénétrable
dieu de la discorde
dictée de la détresse
verbale montée contre la vie
voilà le recours
le risque d’altération
de l’alignement sur le risque
d’internement final
de la figure
en corps entier
comme cette redondance
qui fracture l’entre-deux
de la naissance à la mort
depuis quand
le pouvoir se montre-il
au centre
pouvoir de dire que ce [ j-euh ]
enfermé entre le soi et le doute
trouve t-il sa place
pour esquiver le temps
le remplacer par l’immanence
d’une représentation
du repos renvoyant par là
la fin au risque de ne plus exister
excavation de la connaissance
grattage de ce savoir
mis à une place dont on sait
qu’il durera le temps
d’exposer l’indifférence
par l’empressement
rétinien soit d’y voir vrai
pour déformer la parole
en train de s’étreindre
à mesure que le corps se dissout
dans l’esprit sécable
et volcanique de l’étreinte.

Thierry Texedre, le 15 octobre 2016.

peinture - Anne Van Der Linden - La sieste crapuleuse, 2014










mercredi 12 octobre 2016

La force de l'infini baiser



La force de l’infini baiser


Brancusi_le baiser (vers 1923-25).jpg



Sans le moindre doute l’étreinte frôle
ce cadavre exquis qui parle encore
en plus pour avoir manqué ce souffle
tout au long de la vie et même avant
dans cette vie intra-utérine austère
de l’assèchement du commencement
par l’entrée dans le ventre du père
et de la douce femme toute enceinte
par delà l’insistance même exorciser
fuite de sa plainte d’enlacer l’homme
pour mettre au monde le commencement
de la voix en double corps instrument
de la reconnaissance d’une audition
qui s’évacue en pointant le nez
de la naissance ordinaire mais su
sur cette satanée torsion satanique
de la vie encore étirée en étincelles
dans un acte une poussée de l’invisibilité
du né rencontre pour n’être qu’en vie
saoulé par les maux irrésolus dépense
qui convie à enfreindre l’oppression
de deux corps possédés par l’envie et
l’espoir de remonter à l’origine du souffle
du hasard par la force de l’infini baiser.


Thierry Texedre, le 12 octobre 2016.


Brancusi - Le baiser (vers 1923-25)







La force de l'infini baiser



La force de l’infini baiser


Brancusi_le baiser (vers 1923-25).jpg




Sans le moindre doute l’étreinte frôle
ce cadavre exquis qui parle encore
en plus pour avoir manqué ce souffle
tout au long de la vie et même avant
dans cette vie intra-utérine austère
de l’assèchement du commencement
par l’entrée dans le ventre du père
et de la douce femme toute enceinte
par delà l’insistance même exorciser
fuite de sa plainte d’enlacer l’homme
pour mettre au monde le commencement
de la voix en double corps instrument
de la reconnaissance d’une audition
qui s’évacue en pointant le nez
de la naissance ordinaire mais su
sur cette satanée torsion satanique
de la vie encore étirée en étincelles
dans un acte une poussée de l’invisibilité
du né rencontre pour n’être qu’en vie
saoulé par les maux irrésolus dépense
qui convie à enfreindre l’oppression
de deux corps possédés par l’envie et
l’espoir de remonter à l’origine du souffle
du hasard par la force de l’infini baiser.

Thierry Texedre, le 12 octobre 2016.


Brancusi - Le baiser (vers 1923625)







mardi 11 octobre 2016

Le clown





Le clown

Grotesque
équivoque
du tremblement de la jambe
par dessus la tête
voilà bien là la caricature
la tête en l'air
du clown qui crie
un sourire trop large
et peint en blanc
s'il tourne en rond
partout tordu
et couvert
par le ridicule
c'est pour penser
sa blessure
blême et bigarrée
à la fois
cette fois il danse
remis sur ses pieds
les deux articulés
tel un ressort
qui se détend
et reprend du service
les mains applaudissent
en poussant
et repoussant
la joie
et à pleine main
la peine
la tendresse
se dégage
du visage
du vertige
la veste ouverte
jusqu'au nœud papillon
le clown
ivre se livre
aux enfants béats
et bouches bées
le nez au vent
assis puis debout
tout autour
de la piste étoilée
de mille soleils

Thierry Texedre, le 11 octobre 2016.








jeudi 6 octobre 2016

Rivière d'encre







Rivière d’encre



Jeu insoumis de la guerre
contre ces cessations
du temps d’interdire aux sens
d’entrer en communion
vol intenté de ces coups
du sort pour feindre
la colique qui sévit depuis
l’origine des temps
pour avoir fait taire
l’esprit qui parle l’animalité
qui prend en écharpe
la parole dans sa coulée
au milieu de la prière
insistante qui coule
à flot dans l'introduction
du double étreint
parce que l’enfant
doit enfourcher ce lieu
improprement poussif
et affabulateur voilà le trait
qui souligne la foi
en cette colère clouée
sur la croix de la parole
montrée par cette cogitation
du pouvoir occulte le son
envahissant tout l’état
de cet être inséparable
de la gloire du plaisir
qui saute à mesure que
la chair se montre pour
jeter l'opprobre sur l’astre
de la naissance qui tombe
au milieu d’un délicieux
délire que son fou né de rien
ira bientôt frôler et caresser
l’attention est à son comble
par la grâce de cette
imposture qui fait face
à la parole l’imposture
de ces jets jaillis de nulle part
à croire que ça vient
de ce corps synthétique
et entier du ventre qui
boursicote avec le trou
de la béatitude monstre
que ce ressassement
qui va et vient sans cesse
rivière d’encre
jusqu’à quelle rive
depuis quel milieu
à l’ombre du fond
balayé par le haut.


Thierry Texedre, le 6 octobre 2016.





Shi Tao - A la discrétion de la rivière, 1707.








Jets d'une imposture







Jets d’une imposture



Jeu insoumis de la guerre
contre ces cessations
du temps d’interdire aux sens
d’entrer en communion
vol intenté de ces coups
du sort pour feindre
la colique qui sévit depuis
l’origine des temps
pour avoir fait taire
l’esprit qui parle l’animalité
qui prend en écharpe
la parole dans sa coulée
au milieu de la prière
insistante qui coule
à flot dans l'introduction
du double étreint
parce que l’enfant
doit enfourcher ce lieu
improprement poussif
et affabulateur voilà le trait
qui souligne la foi
en cette colère clouée
sur la croix de la parole
montrée par cette cogitation
du pouvoir occulte le son
envahissant tout l’état
de cet être inséparable
de la gloire du plaisir
qui saute à mesure que
la chair se montre pour
jeter l'opprobre sur l’astre
de la naissance qui tombe
au milieu d’un délicieux
délire que son fou né de rien
ira bientôt frôler et caresser
l’attention est à son comble
par la grâce de cette
imposture qui fait face
à la parole l’imposture
de ces jets jailli de nulle part
à croire que ça vient
de ce corps synthétique
et entier du ventre qui
boursicote avec le trou
de la béatitude monstre
que ce ressassement
qui va et vient sans cesse.



Thierry Texedre, le 6 octobre 2016.






mardi 4 octobre 2016

L'allée Pourpre







L'allée pourpre

Entrant dans l'exquise
politesse des mots
croisant celle
en touchant du regard
à peine effleuré
sa mine osant
fermer de mes yeux
la tête baissée
des mots anciens
pour entendre
les frôlements
du vêtement léger
de celle avançant
dans l'allée pourpre
sous les grands érables
de quelle odeur
au gré de cette rencontre
mon nez saura
reconnaître celle
qui court et s'arrête
en chemin pour
partager mon jouir
en jeux dehors
couvert par dame nature.


Thierry Texedre, le 4 octobre 2016.









                                                 Eric Corne, les ateliers du peintre, 2014