lundi 9 novembre 2015

Monstruosité



Le temps percé
de la terre
d'où naquit
de ces ordres
orduriers
l'infanticide
poltron depuis
la barbarie 
prend partout
la funeste vie
en otage ravage
outrepassant
les étirements
intentés et clos
du socle de la
souffrance vie
du plus vulnérable
tripatouillage 
verbe caressant
par un lent écho
l'entrée tuméfiée
dans l'esprit
l'espèce l'enfer
qui couvre tout
depuis l'origine
née d'extraire par
la voix cette
chair pliée en
amas de notes
éparpillées
pour finir la vie
en beauté tient
c'est le choc
qui doit tomber
du divin chant
chassé des eaux
de l'impénitence
de la beauté qui
vole virant vers
l'embarquement
au-dessus du fond
marasme fondu
dans les vagues
du temps présent
de la tempête
infinie sur le jeu
de l'existence
avec la mort
monticule de ces
corps en disgrâce
contaminés par
l'odeur alléchante
du pourrissement
entrain de brûler
l'existence par
l'entremise de
cette occultation
du néant de la
nausée depuis
l'exclusion des
corps par l'atome
qui ironise
encore quand
le corps se prend
à vouloir vivre
même au paradis
en fourrant son
nez dans l'enfer
à chaque occasion
s'il tente de parler
langue oubliant
la séance qui
s'ouvre risquant
la surdité et
l'aveuglement
pour penser par
cette échéance
de changer son
visage à chaque
nouvelle naissance
musique dans
l'aisance et du
plaisir inventé
par ce qui déjà
entre en piste
dans l'arène
du ventre de
la terre terrassée
par des ombres
voilà le monstre
se prosternant
encore fagoté
avant de naître.


Thierry Texedre, le 9 novembre 2015.







jeudi 5 novembre 2015

L'enfer me ment






L'enfer me ment

Rives ignominieuses du rire
absout du chantre vagabond
rizières de l'engourdissement
tombé par le hasard soutenu
depuis l'ondulation des voix
improvisées cartilage cousu
Eurydice pose robe blanche
au printemps d'une musique
vouée aux arts dessine alors
cette poésie en transparence
l'illusion s'empresse cueille
depuis d’insouciantes fleurs
aux couleurs vives ouvertes
joyeuses que l'aveuglement
n'a pu soustraire au serpent
qui pique la dame qui meurt
et entend les notes de l'enfer
trouver l'errance la plonger
au fond du monde souterrain
par les coups que l'horloge
du temps avance lentement.


Thierry Texedre, le 5 novembre 2015.







lundi 2 novembre 2015

L'accord charnel




Tout de ce sentiment caché
naît l'apologie du centre
puissance indéterminée
de la vénale caresse du temps
là où se montre l'infini dont on
peut encore soulever le voile
ventre en creux pour souffler
ce désir insupporté ce qui
branle l'écartement des os
jusqu'à la peur perte d'exciter
l'éclat compulsion la coupe du
corps en chair pour expulser
ce jeu en frasques amoureuses
tremblement interminable
du temps dérouté par l'oubli
littéral qui frotte la peau
en d'immuables foutaises
que ce corps criant va vomir
pour tenter cette sortie du sexe
indolore à la couleur maladie
du sens musical entrain de se
lever en apothéose pour finir
pour monter aux cieux de la
jouissance matricielle rituel
d'appartenir au vide visité vu
et entendu du sort de la voix
en retournements immatériels
couche qui jette sur le corps
un lieu de visite introduction du
sexe gorgé de mots en suspens
l'exclamation de l'immortalité
depuis l'ordination du fond
enflammé de l'utérus encodé
et appuyé sur les jambes du
sort de ces arabesques barbares
décapitant l'étranglement
du sperme de l'orifice aveugle
qui soulève les seins en lait
et le membre dressé en quatre
le point d'orgue à l'acte charnel.


Thierry Texedre, le 2 novembre 2015.







dimanche 1 novembre 2015

Larmes du large



Envolée la reine mère
sur les océans virtuose
par les vagues à l'âme
de ces défloraisons du
sexe suave de l'automne
avance sur cette vague
vivante par des attraits
tressant ses cheveux
d'un fil d'or ouverte à
tant de postures nage
amoureuse du grand
tremblement de la chair
écartelée gorgone de la
peau pénétrée en jeux
juste finis mains liées
quelle lame de fond va
perturber ce sacré sans
ces orifices prestigieux
là vole dans le silence
le doux filet cueilli dans
les eaux dormantes de
ces larmes postérieur
d'une ultime caresse par
quel antre l’œil ressort.


Thierry Texedre, le 1 novembre 2015.







jeudi 29 octobre 2015

Vidéo flash



Divagant la perle azurée
du temps s'éprend du vent
taquin et convoité de la cité
encore éteinte depuis ce sang
versé en flots un matin blanchi
cendres des humeurs lentes
guerre qui frôle l’œil meurtri
du respect attenté et là chantent
les trésors aux pupilles dilatées
par l'incendie de ces corps déchus
dans l'ombre du dieu espéré
depuis la fin trop crevée s'il plût
aux temps modernes des vidéos
idéaux vides de la chair réelle
en ces lieux dans la tombe
en prière et en songes libérés
partout sort la joie terre longue
variations du cœur en dentelle
l'étreinte en douleur enlacée.


Thierry Texedre, le 29 octobre 2015.










mercredi 28 octobre 2015

Figure du temps

  
Aveuglement. Le temps, révérencieux, vous renvoie au risque démesuré d'extraire la parole du corps (trop grand pour recevoir une totalité de sa chair), pour étreindre cette chair dont on sait maintenant que l'esprit s'en tire à bon compte quand cette chair manque la mise en forme du corps. Si l'esprit s'en remet à la langue pour risquer une exploration du sens, mettre en forme les sens, montrer (par l’œil comme stigmate) l'absolu de la parole face au risque que la peinture peut encore instaurer par une dématérialisation de la figure exposée, la chair quand à elle va nous surprendre en montrant à la langue ce que la parole n'a de cesse d’enchâsser dans l'écriture : la volonté pour ce corps de mettre en avant la mise en forme d'une lecture toujours moins réflexive du rapport au temps d'un corps, comme d'une interrogation sur l'impossible résolution du problème que pose le temps - quand à savoir si ce temps doit résoudre ou non ce problème de la vie. Sismographie du corps qui respire ce que la peinture inspire, ce que la musique aspire. Vite écartée la peinture se voit dans l'étreinte avec ces corps, dans leur dilatation, devant le pourrissement infini de la couleur qui frôle la catatonie, alors que cette matière plonge les couleurs dans un blanc dont on peut ressortir par l'image, immanquablement présente entre deux extrêmes, noir et blanc n'étant que l'absolu qui feint d'être la chair de ce corps, la chair dont on peut raisonner le volume en montrant le sens sculptural et pictural dans un va-et-vient de l'ombre vers la lumière, du sol vers le mur, du regard vers l'élévation. Exaltation de l'expulsion que ce corps occasionne, alors que l'esprit exclut lui ce dont la mémoire après, s'indigne de n'avoir pas retenu ; le risque pour ce corps d'emporter avec lui le temps de l'exclusion dans la mort, comme mise en forme de l'improvisation perpétuelle dans l'insoumission de la chair devant un danger : celui de la finitude ; comme quelque chose qui serait injoignable, irrésolu et inimaginable. Le temps oppressant de la fin remettant en marche cette chair par un excès, une remontée dans le temps du mouvement, pour imposer au corps ce sens de vie qui n'a de cesse d'être introduit dans l'écriture, pour faire taire la langue, la produire depuis ce que la peinture provoque de paire avec le rêve, dans une atomisation de la parole en retour ; nouveau sens qui rend aux sens ce qu'un corps et la chair lient dans l'érotisation.


Thierry Texedre, le 28 octobre 2015.







jeudi 22 octobre 2015

Tourments et déploration












Tourments et déploration

Touché au cœur de cet état d'urgence
l'autre rive s'épanche sur l'astre mort
caricature de ce grand bouleversement
qui frappe l'éternité de l'homme pou
incommensurable détention de l'éclat
doré chaque fois que l'art de la lettre
devient irascible et impitoyable devant
cet air du temps qui souffle sur la voix
rentrée dans un corps souffrant un corps
de l'absolu étendu sur le lit de la mort
impossible résurrection devant ce sacré
qui offense l'ordre des choses établies
voilà le rejet fatal qui monte celui qui
vous entraîne dans l'indéfinissable jeu
de l'extrême improvisation du temps pour
éclairer ce fait indéfendable de rencontrer
la grande cause grande vérité de l'étreinte
du temps dépossédé déposé défait dédié
au risque de la disparition discours sur
l'esprit pensant sa cause corps endolori
qui frappe à la porte des cieux pour
entrer en croyance croire pour visiter
la vie en même temps qu'elle disparaît
dans les ferments de la cause animale
voilà le jeu insécable de l'appartenance
à la déposition à l'absence de l'unité
un du même et de la différence un de
cette étreinte des sens dans l'amour de
l'autre commémoration et farandole de
l'extrême vide qui vous plonge dans
l'indécidable raison devant l'incendie
qui ronge ces sens sans cesse assourdis
par l'avant de la mémoire qui frôle cette
astreinte celle qui nous découpe pour y voir
cette vérité la grande intronisation du corps
ouvert sur l'intérieur ce déliements de la
chair dans la posture qui manque ce qui
mange la chair danse avec les organes
pour jouir du temps dépecé de la peau
drame du chant incandescent de la coupe
pour y voir de biais cet homme ombiliqué
entrain de séquencer le corps pour faire
vibrer ses artères sa constance sa liberté
devant l'infiniment rien de sa condition
risque de perte à mesure que s'avance
la liberté devant le gouffre séculaire
outre-tombe de l'indéfinissable frisson
qui touche à l'envie d'extraction extraire
de ces oripeaux la vie en peau léchée
depuis la saisissante irrigation du cœur
amoureux sujet qui montre sa tétanie
devant la puissance du monde inconnu
là est le nœud du rejet vice de l'intérieur
qui croit pour ne plus craindre mémoire
qui prend forme à mesure que la fin
approche rite initiatique qui rencontre
la surdité pour tenter d'extraire cette vérité
qui monte depuis l'origine escalier de la
maîtresse entrain de vendre sa peau au
plus offrant afin de saisir au vol cette
fin pour marquer l'esprit d'une trace
traquée partout par l'imposition des mains
sur l'ordination ordinateurs lâchés dans
la campagne identitaire du vol de l'âme
couleurs du massacre entrain de se
produire avant la tombée du jour sur
le berceau impitoyable de la naissance
caricature de cette farce qui vient se jucher
au plus haut sur le pouvoir d'étreindre
ces corps depuis cette ouverture qui va
dresser le sexe communément sorti
de l'onde de choc qui vient taper la peau
du baril de poudre prêt à en découdre
avec les mots de sa jouissance en récits
odorant les bras qui se referment sur
la sainte farce larmes retouchées du corps
exsangue qui manque ces mains pour
tenir les seins du féminin pour finir la partie.


Thierry Texedre, le 22 octobre 2015.











image
Pieter Van Mol ( 1599-1650 ) - Déploration du Christ

lundi 19 octobre 2015

Corps de la béance





http://www.gertvanhoef.nl/





Corps de la béance

Fragile certitude
finissant par soutenir
ce sens insoutenable
montre l'aveuglement
comble de l'exactitude
inventions qui lâchent
l'enfermement dans les
sons dans les timbres
dans les limbes esprit
outrepassant celui de
la vie chair du schisme
coupe incessante de la
foi pour la perdre dans
d'interminables entrées
pour jeter le discrédit sur
la séparation des corps
osmose impossible depuis
la langue volutes du corps
qui s'épanche sur la pleine
peinture vraie polémique
qui ressort de ces bribes
inassouvies de la chair
depuis le corps de femme
coupé de l'objet dévissé
de l'utérus pour frapper
le corps de l'homme dieu
du risque d'émasculer
ce désir incendiaire qui
remonte le temps pour le
confondre dans le fond
interminable de la vie
création du risque du peu
d’existence de l'esprit face
au tremblement du texte
écrit depuis l'excitation
volcanique de l'acte atome
du vite baisé de ces lèvres
en paroles étreintes du
cri sorti de la respiration
séquence bitumeuse de la
parole encore présente quand
cette sortie de la mémoire
s'excite sur l'image à répétition
que l’œil a montré dans sa
grande mansuétude ivre de
ressortir du cadre pour rendre
à l'âme ce corps penché sur
la naissance indice du nombre
insoupçonné des vies flottant
au grand commencement des mots
prosternés au centre là où s'allient les
deux corps de l'amour frotté par l'infini.


Thierry Texedre, le 19 octobre 2015.










jeudi 15 octobre 2015

Soleil du soulèvement









Soleil du soulèvement

Catatonie tenir sur le tranchant
courte vie vulgate retournée
dans le temps possédé de la vie
respirée en syncope air envoûté
de l'artère coupée des mots lus
dévolu à la sanguinaire croyance
au dieu soleil perce l’œil aperçu
de la divinité jeu du dramatique
enclot qui fomente la paix future
par cette peur d'être en soi parole
dite pour faire couler le sang
du corps martelé mille fois sur
un socle table versée du sang
coulé pour faire taire cette vie
qui sort en cris onanisme de la
chair retirée de la peau vertiges
incessants de l'insoumission
à la divinité pour tenter une sortie
au jour l'image multiple de penser
le lien partout où l’œil montre
au dedans sa paix sa nourriture
émasculée du pouvoir de monter
sur l'astre se l'approprier pour
toucher ce soleil noir intérieur
organe gardé en sous-main sourd
pour coucher les mots impossibles
les mettre en forme de signes
sans signer sans lueur aucune
pour que croire existe aux yeux
du plus grand nombre nombril
du monde recréé sur la platitude
terrestre qui tourne jusqu'au fond
farfadet fournaise du démon montré
au lieu de la folie encore impunie
rencontre avec le sortilège qui
sort due la béance vocale inertie
encore à produire pour montrer
ce sens le mettre en marche vite
passage du terrestre à l'élévation
retour sur le redressement du corps
qui montre l'horizon marche
incessante vers ce sang futur
le sang du désir naissant celui
qui laisse derrière lui l'objet
la tétanie du mal de la mort
qui montre l'abomination de la
guerre cellulaire entrain de naître
viol de la reproduction viol de
l'allaitement viol de l'enfermement
viol de ce désir trop exposé pour
étendre sa béance ouverture du sexe
disposé à toucher l'intérieur le
faire sortir en folie meurtrière
de la jouissance expulsion en
musique en danse en plaie née
et assassinée d'exposer cette âme
du pouvoir insoumis du corps
léché par les rayons dards du soleil
or de la vie éternelle liberté du
corps sur le considérable délit de
la parole en lois insoutenables
pour le corps début de cette
rivalité avec l'un de ce tout
tiré de ces soumissions au dieu
multiplié pour plier le corps au
rituel de la mort incommensurable.


Thierry Texedre, le 15 octobre 2015.










samedi 10 octobre 2015

L'éclat de la liberté

Sur un croisement des langues.







L'éclat de la liberté

Sur quelle fin ce corps
insoumis aux actes
terroristes se tait trop
enclot par l'extrémisme
exacerbé de cet autre corps
descendu de ces ténèbres
articulées pour faire fermer
à la langue libre sa dignité
exclusion de ces êtres
interceptés par la mort
pour les plier les couper
les faire souffrir les mettre
en état de cessation d'aimer
explosant de toute part
l'affaire s'étend jusqu'à
libertés pour la paix renégate
dressées elles ne peuvent
tomber sans se relever
sans aucune soumission
aux rites de l’aberration
dévoyant ce ciel livré
aux pire abjections dans
un retour un retournement
de la maltraitance de la vie
pourquoi Dieu de l'unique
désarroi ne te dresses-tu
pas contre ces horrifiques
coups décollation de l'esprit
trop libre de penser l'envie
d'appartenir au libre jeu
de l'esprit atomisé partout
où se montre le malin rieur
de cette parole ordonnée
en lois jette le discrédit
dans la gorge affectée de
la jouissante exactitude
qui se vautre dans les veines
durcies de l'expulsion du sang
en éclats du corps démembré
en morceaux écrasement
de la prière du croyant et
de la laïque étrangère
vie qui monte partout où
se rencontrent les rêves
de la libre circulation de
la pensée tête dressée
sur ce corps qui est
montré au monde dans
sa grande nudité sans
chaînes ni liens contre
l'accomplissement de ces
parjures dont on voit
partout passer à l'action
les justes avant d'aller
au Paradis de la négation
douleur ne vois-tu pas
ce jour venir où la chaleur
de notre cœur gardera
par cette mémoire et l'âme
pure et la paix puissions-nous
encore commémorer
tous nos chers disparus.



Thierry Texedre, le 10 octobre 2015.










vendredi 2 octobre 2015

Rêverie



Quelle est donc cette conspiration
dont on se sait taire la mortelle
exactitude qui vacille petite lueur
fagotée d'outre-tombe en tremblements
inassouvis tintant le long de ce tronc
blanc comme un songe nouveau
allumé depuis ces rêves occultés
de la grande messe nocturne en
musique installée dans la conclusion
de ce délicieux chant froissé des draps
défaits pour avoir prêté au nu toute la
poésie des membres balancés pantomime
que ce corps ficelé dans l'épanchement
de l'astre caverne dressée depuis l'antre
qui s'ébranle explosé invitant à l'ascèse.



Thierry Texedre, le 2 octobre 2015.





mercredi 30 septembre 2015

Depuis quelle peinture ?








Depuis quelle peinture ?

Quelle usurpation que ce grand renversement de la peinture dans l'étreinte discursive ourlet de l'écriture qui en retour va s'éprendre du corps pour faire disparaître la terreur de la parole sa grande incertitude quand à la vérité de son lien avec le social voilà bien là le risque pour la peinture d'extraire ce discours du corps pour l'élargir à la représentation à l'exercice conceptuel pour faire de ce gisant (de ce qui serait tiré du vrai dans le discours signifiant de l'exclusion du sujet) un retour vers sa renaissance sa contradiction sa ténébreuse conviction à faire de la pratique une remise en question du théorique lié à la parole exorbitée par l’œil comme assomption de l'exercice de l'écriture pour en finir avec la peinture matière qui illumine la chair depuis l'extraction du corps astreint au discours malgré lui. La peinture entrerait alors dans ce grand espace dont l'esprit libéré du discours comme volume verrait ce que l’œil n'aura pas eu le temps de voir avant l'intelligibilité de ce que peindre reproduit de l'esprit. La peinture reproduirait l'esprit avant que celui-ci ne se soustrait à l’œil pourvu que la peinture n'ait pas du temps l'usage de l'esprit sauf à penser le corps depuis la couleur découpée dans la matière du sujet parlant la lumière que la chair n'aura de cesse d'érotiser. Question du temps que ce sujet élude avec pour seul matériau l'usage que l'hétérogène matière puisera dans l'interminable balancement que la parole du corps utérin depuis ce cri poussera vers cette sortie du sexe verge pas si vierge alors pour feindre de penser à l'expulsion pour s'en sortir en pensant l'objet celui de la déconstruction. Peindre serait cette imposture que la déconstruction du rapport sexuel promet de passer au crible pour fermer le temps présent à l'infini. Partie de l'infini qui manque le temps qu'un sujet n'aura de cesse de peindre mettant son objet sexuel en cache dans la matière la couleur pour n'en jamais finir de représenter ce qui frappe cet infini la parole du temps présent dont on sait que la seule lecture ne suffira pas à résoudre le vrai de l'infini de la matière que le peintre peut encore retrouver en la retournant quand sa terreur d'exclure l’œil de la rencontre avec le tableau ne lui suffit plus. Choc de l'inséparable avec l'objet devenu désuet pour la parole. Le temps futur ne se voit pas du point de vue du réel sauf à remettre au peintre ce que la lecture commence à comprendre du futur. Long travail de séparation et de reprise de la matière qui pense sa feinte depuis la parole pour mettre le peintre devant sa contemplation lui est encore planté depuis l'immersion du sujet que l'extraction de la pensée de la chair jouit pour jouer cet air dont on pourra prétendre entendre quelle musique monte en composition création de l'entendement des mots pour retrouver l'Infini sans un mot détaché de ces temps du délice d'écouter.



Thierry Texedre, le 30 septembre 2015.






samedi 26 septembre 2015

Les coups couchés de la lumière






Les coups couchés de la lumière


Regard dressé sur l'exactitude du corps
détenu par l'exagération de la vie voilée
en corps caché et embaumé et tissé au
milieu de ce désert aride arythmie saut
dans l'indécence du miasme entrain de
se rendre dans l'infinité de la chair coup
du sort dans l'indépendance de la vie là
où rien ne pousse autre corps vissé de la
tentation d'aimer du coup frapper sur
la tête pour faire monter le sang jusqu'à
l'essoufflement trop étouffé apoplexie
fagoté comme un entonnoir le corps se
rend au bord de sa dérive oratoire là où
monte la voix vérité ovation à la langue
pour laisser s'échapper le fou frissonnant
et enrôlé dans un drôle de cinéma image
augurale qui trempe sa vénérable queue
dans le vinaigre de la possession dressée
tel un cierge qui éclaire le transept de la
nef transversale d'une église après la
messe pour prier les morts des proches
en dansant dans ces lieux insolites creux
de l'utérus exacerbé et dédié l'indompté
sans reproche ni oubli nid douillet et
plein par ces hédonistes expulsant les
maux du corps marmottant la musique
à peine éclairée du séminal liquide jet
répété jet jeté là pour vider la frange
le ressac d'où naît l'amour divin pour
cette chair éclairante et couchée sur
le lit endolori de la passion de la face
un rite qui revisite l'origine du Tout
pour en retirer la jouissance du fond
onirique fantasmatique éternité vautrée
montée du devenir sans fin qui l'étreint.



Thierry Texedre, le 26 septembre 2015.









vendredi 25 septembre 2015

Ce sans être ce sang






Ce sans être ce sang

Furtive essence
du ciel marasme
insoutenable de
l'élan tumultueux
vers ces élans
rapportés à la terre
ténébreuse choc
de la tentation
devant ce cloaque
chaos divin de
l'au-delà sans fin
tentation de nos
épuisements à vivre
ce beau jour tant
désiré par l'astre
éteint dans le noir
sommeil de la foi
fornication de la
voûte céleste quand
bien même ici bas
ces monstruosités
s'émerveillent de
rien et de tout
commence la béate
servitude de ces êtres
saoulés par l'amour
hypocrite du temps
qui s'allonge pour
faire croire à l'être
s'il vit depuis son
début en musique
l’exquis paradis
qui vient s'allumer
dans le bleu de la
permission d'exister
est excisé de la
parole vouée à
faire penser ce sacré
excavé de la terre
d'entre les morts
entrée dans l'autre
exclusion celle qui
va mettre la chair
en état de tension
tentation d'être
depuis le sang
commun coulée
de boue faite chair
jusqu'à la fin de
la nuit auréole de
quelle introduction
à l'éternité du né
qui jubile des airs
de la prière qui
nourrit ce jeu de
la parole en kit
cuisante défaite
de ce sacré texte
de puiser dans la
finitude du corps
ancre arrachée au
fond choc désert
bruyant de l'esprit
sec devenu silence
ce sans être ce sang.



Thierry Texedre, le 25 septembre 2015.





jeudi 24 septembre 2015

Révolution








Révolution

Insupporté le forcené
ce corps dédié pleure
commencement de la
terreur d'extraire le
grand souffle frappé
par la grâce de la chair
qui sort ces manants
de la tombe pour entrer
dans l'immortelle vie
en chantant ces songes
inhabités par l'ombre
infernale de l'immonde
terre lourdeur née néant
interdit à l'âme impure
au cœur insoumis qui
montre ses passions au
grand retournement de
la folie inventée pour
faire taire la révolte
pire encore ces mots
brûlant au firmament
de la déesse prêtresse
de l'assouvissement
de l'appartenance au
sexe surnaturel et versé
jusque dans les entrailles
de la guerre en songe
frontispice de la mise
à mort si ces ossuaires
nous sortent des yeux
par les orbites noyés
dans l'expurgation
de la parole édictée
dire divin de l'apostrophé
fusion de la parole et
des mots de la douleur
atmosphérique du dedans
de ces entrailles vissées
au clou noué de la chair
voilà que se dessine
l'arc depuis la chasse
en ces lieux hospitaliers
de ces membres coupés
et bannis de la marche
et de l'embrasement
de l'Un en Autre jeté
là comme collage volé
au corps repoussant de
l’intransigeante armée
de ces ombres massées
au plus près là où
la finitude finit par
explorer la mort en vrai
pour mettre les mots
dans cette forme de
dressement qui fuit
les lamentations de la
voix par les douleurs
affranchies du corps
ouvert comme l'origine
du monde montre le
temps qui va s'enfuir
se draper dans les plis
du visage marmonnant
qu'un dieu court toujours
pour que croire tienne
le temps de la démesure
le temps que la vie
vous emmène dans
la tentation d'aimer
cuisante perspective
qui fend l'air respiré
quantifié mis en boite
moulins à vent du corps
nu longeant les rocs
pour plonger dans les
abîmes vertigineux
de ces cauchemars
ahurissants en pleurs
incessants de la nuit
hurlant de toute ses
ombres l'écho interdit
de la grande procréation
habitée visitée par l'être
entrer en résidence
dans le doute voix qui
lit les émoluments
de la jouissance jet
insatiable qui frotte
de si loin l'imperfection
l'infant né du gisant
jailli de nulle part
décharné d'avoir été
pour nier la mort la
mettre à mort la sauter
la faire taire alors
dans l'indifférence
généralisée du temps
le seul à être de l'homme.


Thierry Texedre, le 24 septembre 2015.










mardi 22 septembre 2015

Petite écriture soulagée devant ce roman impossible


(extrait)
Complément de la dictée voile surprise le futur de la comparaison avec l'actualité rencontre futile avec la terrible voix frottant sa plénitude sur le dos du pauvre esprit remuant catatonie étouffement planifié fonte de la chair quatre fois par jour juste avant la cécité volte face le corps prend forme avec quelle force quantifier ce jus qui sort par tous les orifices même erreur que quand la fin approche vote à l'unanimité pour faire taire ce qui veut bien parler du ressort ressenti par cet enfermement du dedans dans l'extériorité ressentie depuis le haut tête tournure qui vote avant de partir pour la grande finitude quoi de plus incitatif pour freiner l'abjecte exploration d'un corps découpé découvert avant de peindre les nerfs à vifs ces fichus fibres recouvertes par un glissement tempétueux sur la peau pelée à force de la caresser lieu de la grande jouissance en trame recouverte de ces bruits du cœur couturé par l'âme usurpée utile urée qui coule le long de la jambe calée sur le coin du lit avant de passer aux choses sérieuses sous quelle couverture ce corps s'étire suinte surpris par l'importance de ces frasques hors du temps en coups de reins et frottements entre les seins du sexe pour le faire descendre jusqu'à ce pubis fourni...



Thierry Texedre, le 22 septembre 2015.





jeudi 17 septembre 2015

L'oraison du temps






L'oraison du temps

J’attends le soleil hirsute
depuis ce sombre gisant
outre tombe dans la mort
qui s'évertue à jeter sur
l'austère déferlement de
la vie ce grand silence du
doute de l'origine de Dieu
couché sur les plaies de la
sempiternelle oraison par
l'imprécation du temps
tarabustant les voix du
grand pouvoir d'exister
j'attends l'impossible lieu
d'où naîtront les âmes ivres
de l'amertume d'enfanter
pour l'éternité les enfants
de l'esprit saint illuminant
ce précipité qui assit sur
l'ombre du dieu soleil vont
et viennent en dansant
l’œil ce damné solaire
va finir ce qu'un dieu mort
apostrophé ultime réflexion
dressée ombiliquée et jetée
comme goutte de sang
au pugilat du parlant corps
couvert de ces lamentations
inaudibles vie austère
du redressement de l'art
passage par l'aveuglement
de la parole d'avoir manqué
le lieu de Dieu lumière.


Thierry Texedre, le 17 septembre 2015.











mercredi 16 septembre 2015

Ces masques à rebours depuis l'eau de l'au-delà










Ces masques à rebours depuis l'eau de l'au-delà

Je crains ce corps qui se délite. Loin de ces sphères hystériques, où se trame l'exclusivité de la pression du sang sur la chair incarnée. Vol austère qui couve le son sorti du dedans, de ce corps introspectif. Rictus en coin, par-dessus l'impuissance à éviter de souffrir de la mort, depuis cet inconscient, dont on sait aujourd'hui combien il nous emplit de cette dure réalité d'exposer ce dont le corps porte d'anachronique exercice de ses membres palinodiques. Touchant au stress puissant du défilement du temps, le corps semble rendre inopérant le souffle, quand à son partage avec les mots enclenchés dans l'évacuation de l'air des poumons. Martellement des sons sur le risque d'un frôlement avec la peau. En répétition, les sons s'ordonnent jusqu'à parcourir ce désordre hypothétique qui s'ouvre à l'entendement, encore trop loin de l'écoute qui réagit à ce qu'un corps rencontre ; devenu dépendant des sons qui alimentent sa surdité aux méandres de l'étreinte verbale. Montrer ce qu'un corps peut d'élever ces dormitions qui jaillissent au début d'une reconnaissance de la mort par un flux incessant dont on craint l'exacte servitude face au mal de la chair qui trouve le temps du présent, rend compte de cette improvisation qui luit au milieu d'un bain de lumière, lecture plus vraie que celle que l'écriture permet ; exorbitée par l'irrésolution de la vue face à ce masque qui soulève l'imminence d'une mémoire moribonde et illisible, de l'atomisation du nom face au grand déferlement du sang qui joue sa vie en images fracturées. Bains inanimés et dissous dans l'immortelle plongée du corps désenclavé, déconnecté, sali par son impossible expiration sans perdre l'image de ce sujet qui pense ; partie improductive, impulsée par l'eau en bain du sang dépossédé de cet objet mémoire de l'entier, de l'un, livré au multiple, rencontre avec cette montée vers d'autres figures, membres, viscères, lieux sans noms pour une plongée dans l'au-delà qui couvre cette respiration loin des mots, dont on sait qu'ils n'auront de cesse d'alimenter le paysage infini de l'au-delà sans jamais pouvoir le mettre en paroles. Flottement du corps dans les sphères reliques, au-dessus du lieu pour le rappeler en filigrane, pour le faire exister. Un corps qu'une mort encore trop lointaine ne saurait pourtant faire taire. Jets du sang sur ce passé inoccupé, encore trop près pour être mis en lumière. L'imposture de la vie est ce comble d'être consciente, que mourir est impossible à rendre verbalement, sauf à taire sa programmatique. L'art aura le temps d'échafauder ce que la médecine prend dans les filets de sa découpe : la chair comme ouverture de la mort. Vil état du commencement de la mort dans l'immensité de la vie. La mort propose une alternative à l'image non-attributive d'une ouverture du champ d'un au-delà, sauf à montrer l'encre en immersion depuis l'écriture insoluble de l'imaginaire en train de naître. Les sons bombardent la peinture qui en retour danse dans la couleur aveuglante du jour opaque baigné par l'eau de l'au-delà des corps sortis, à découverts, et sans la chair. La lévitation commence pour taire le poids du corps né de l'inadéquation du nom avec cette mémoire de la fin du temps. Charnier lent de cette superposition qui arrache la terre à la vie en jeu, depuis le corps jaillissant de l'eau avant, et de l'air après, pressé par le sang de la béance orgastique céleste.



Thierry Texedre, le 16 septembre 2015.






                         Guy Michels peinture 2002"lit"750x602 
















samedi 12 septembre 2015

Pli







Pli

Glissement insurrection
fragilité du corps
coupe poursuivie par l’œil
atténué de la perception
fin du temps long
passage vers cet état
l’a-pesanteur moite
du défilement rétinien
à l'envers sonder secours
du dedans de l'être reclus
caverne interminable
qui fonde le grand
cauchemar du vent
tapit dans les épineuses
voix de l'amoncellement
couches exubérantes
qui inondent le rêve
cyprine asphalte
verge compactée
vomissements des mots
incompatibles avec le Tout
ce toit du monde qui échappe
chasse gardée de l'exproprié
des sons encrés dans
l'hypothèse de raisonner
ces sons par dessus la chair
changée en relique mort
certaine qui est recouverte
par cette connaissance
objet fastidieux de l'apparition
du vivant avant celle
de la matière couleurs du
dépassement de la lumière
par l’œil retourné tel
un gant rieur marionnette
installée pour faire rire
le fou traité d'escamoteur
par le commun du temps
présent mémoire menstruelle
qui rappelle le déluge
cloaque ventru du corps
qui pète ses affres intestine
voile sur l'esprit tirailleur
pour ne pas succomber
à l'interdit de retour
monstruosité de ces corps
qui défilent tellement
fantomatiques ruée
partout où règne la paix
pays disloqué garrotté
déracine son peuple
vers d'autres pays
hellénistes et libres
en filigrane se nomme
se transgresse s'exporte
échange autiste qui mitraille
la vie à coups de sexe
quand les lois ne suffisent
plus bombardements
infinis qui lacèrent
et défigurent le temps
et la langue aussi
ça saute recours à
quelle sonorité pour
poursuivre la mémoire
et pressentir ce vraisemblable
corps penché sur la parole
entrain de s'évader.



Thierry Texedre le 12 septembre 2015.