lundi 25 novembre 2013

Distance



Accord du corps
avec la pression
qui monte et tire
profit du vil sujet
pour le dissuader
d'enterrer le corps
passé voyons si
ce corps est peint
en accord avec la
chair présente qui
coupe court à la
parole pressée de
démonter le passé
pour coucher sur
le papier le nœud
de la chair entrain
de penser malgré
elle on croit rêver.




Thierry Texedre, le 25 novembre 2013.

dimanche 22 septembre 2013

Les coups du corps








Vol usurpé
de ce risque d'envie
de vivre
violation
tétanisée du dire
caricatural
rire en là
de-ci de-là
languissante trame
des mots
mortels et
fumeux du feu du
corps
dans une calamité
qui avalise
tout air ambivalent
l'erreur tient
à compter les
sens mêlés au
regard inquiet
de la phrase qui se
glisse dans la peau du
corps alambiqué
fardeau
cadavérique
qui porte à
confusion
fusion de la chair
et de la peau
en os ramassés
du cycle
monstrueux
de la vie
squelettique
scarifiée et
trouée dans cet
univers
ultime
de la raison
ranimée en mots
aveuglés par
l'étincelante insolence
de la mort moribonde
la colère gronde
au lever du
jour
d'une jouissance
passé
à faire taire
les coups
martelés
mortellement jusqu'à
ce sans-gêne
risqué au piano
en coups répétés
cousus par
le lancinant coït
cloué au lit.










Thierry Texedre, le 22 septembre 2013.




mercredi 18 septembre 2013

Outrances de la mort




Coupé du cours des choses
l'attrait pour la folle tournure
de ces chemins illimités et
pleins de radicelles en terre
vous sera compté en filigrane
pour exorciser la faillite du dire
troué en plein soleil touché
par son aveuglante vérité
nous posons alors du bout des
doigts un chant chatoyant qui
court le long du corps capté
par l'envie impunie de feindre
l'amour immortel d'une sorte
de fracture franche du corps
en deux êtres dénaturés et
irréels tant leur forme prend
l'aspect indéterminé de l'onde
illusoire d'un foutre en l'air
destiné à passer outre depuis
la mort promise vestige de
l'outre-tombe police du verbe
qui rend l'âme sous le sens de
la vie en pensée pousse à jouir
vers ce pourrissement étrange
qui tombe à pic de la fin de vie
qui se répète inlassablement
imperturbable ordination du
genre humain encore piqué
sur ses branches couverture
en tête d'un corps déambulant
le long d'un arbre aux veines
sirupeuses du nœud indécent
prouesse inexpliquée qui frôle
la reproduction sous tension.




Thierry Texedre, le 18 septembre 2013.








vendredi 13 septembre 2013

Copulation de l'indécence




Compulsion de ces attirances astronomiques pour l'intérieur du corps féminin, trajectoire de ces errements insidieux, dans un regard atomique qui divise la langue en trames virevoltantes; trajets qui forment une révolution dans l'espace de l'esprit asymétrique du féminin et du masculin, lien de l'un à l'autre fortement improbable quand le désir se prononce hors du sens. L'éclairement tuméfié de l'onde de choc d'un délire plié dans un autre état passionnel, ira dresser sa durabilité pour inciter les deux corps à œuvrer dans l'indistinction de leur état physique. Psychopathologie du désir qui s'empare de la légèreté de l'être (l'être semble traversé par l'indélébile expulsion de l'étirement de la chair vers le plaisir inassouvi du corps, pour rencontrer son exclusion dans la pensée vulnérable de la peau caressée), pour installer une transformation, dévoilement dans une myriade d'atomes qui forment les ondes colorées, délivrées par les couleurs de la jouissance. On souffre de ne pas entendre le son des sens, sauf à écrire la musique de leurs images, en attendant que l'être traduise l'insurmontable résistance à la mort de son corps imaginé. Peut-on encore parler d'art quand l'apothéose survient avant même l'extraction du lieu de la mort, lieu impossible de l'être impensé. La grande souffrance du corps traversera peut-être sa foi en d'inopinés errements de la chair, pour raconter un jour prochain le lieu de l'interdit, l'infertilité d'un corps qui rend grâce à l'être circonstancié, gîte de l'ivresse pour la mémoire encore à dresser devant l'infondé de l’hypothèse qu'une vie se reproduit à trop perdre la mémoire. Vers cette copulation les corps évadés vont s'extraire en une puissante indécence de leur différence, en fuyant la mémoire partout où le corps se couche alambiqué dans les frasques d'une chair trompée par l'être d'un corps pensant.







Thierry Texedre, le 13 septembre 2013.

dimanche 25 août 2013

Cloque




Chisme chose
échouée du
tout ténu et
transit tant que
la vie tourne
tout émue
d'avaler ses
élisions en
vrilles des mots
interdits entre
dans ce sas sac
à chose choc
des mots dits
sans fin sans
y voir la moindre
contamination
arque bouté pour
être lancé
lassé et fou du
coup d'après
partout où le
tour de la tête
pense son
milieu mimé
en cloque ouaté.




Thierry Texedre, le 25 août 2013.






Station V




Suintement de la peau en figures apocryphes altération du dire qui coule en une source et vers tant de facettes touchées par l'apothéose du sens celui commun foudroyant le corps atterré pour les ans et ces ans anthropologiques un jour un peut blême lever et se relever soit ce corps dédié à l'infini comme si cet infini ne se résolvait qu'au firmament le corps dressé devient chaque sujet dans une création de la chair revisitée à chaque mort abrégée par tant de souffrance tant d'éclats forcés par le souffle qui s'évertue à parler ce dire impitoyable et vient relever ce dire depuis l'origine de l'homme de sa poussée vers ce que l'amour a du redressement l'amour du corps écoutant une voix celle de ce cœur impétueux qui force les lois scélérates de la mort pour louer celles de l'éternité qui traverse l'âme reconnaissable à travers toutes celles terrestres dans la mortalité révélée du corps impensé dans la reproduction de l'homme famélique que la faim subjuguée de l'autre aimé emporte par l'esprit suspendu et l'étreinte qui le noue pour reprendre par la force retrouvée le chemin de la vie sourdement la vie passe à travers les plis de cette peau creusée en sillons qui s'entrecroisent pour pénétrer la chair l'éclairer puis l'ignorer.









Thierry Texedre, le 25 août 2013.    

vendredi 23 août 2013

Station IV



En face de tous côtés se mirent les outrances statufiées de la vue les sous une pluie de mots gangrenés orage immensément tapi dans l'esprit de l'homme inventé dans l'infiniment grand univers halluciné qui commence par la naissance mère de la douloureuse naissance qui se montre dans ce cri ulcéré du temps de l'homme né pour immortaliser la matière mortifiée squelette encore indéfini du corps intelligent de face et omniprésent depuis cette lumière qui inonde une multitude née du fond tragique d'un sang qui coule dans les veines pédoncule qui pousse en sanglots dans les chairs affolées trou du dire qui s'effondre devant la mère aux prises avec une immense plainte que d'autres langues lui ont attribuée pour dire l'amour l’œil se vautre pour ne pas enterrer la mort juste le temps de mettre la mémoire au pied de la lettre lecture de cette nativité à rebours vers la mort née avant l'esprit mère de la langue intelligible ne vois-tu pas ce face à face qui sort du ton corps celui entre l'avant et l'après du dire en langage par l'autre étant déjà là pour fuir l'enfantement.   





Thierry Texedre, le 23 août 2013. 

jeudi 22 août 2013

Station II, III


Station II


Dans quelle souffrance force la vie toute la vie d'un sens insensé qui traverse le corps de douleur de la vie jailli de ces tourments qui règnent en maîtres sur ces lieux insoumis de l'existence voilà que se règle cette échéance soudainement pour tarauder le corps élu le corps de chair chassé de ces hiératiques enfournements dans la terre caverneuse du sexe gonflé par tant de sang versé on avance vers quel sens si ce ciel escamoté vrille vers l’œil grand ouvert quadrille de la peau touchée en une profonde satiété du souffle tuméfié par l'air de la libre infestation de la mort tout se glisse s'essuie sur la peau arrachée par le poids des ans reconnu en imitation en répétition en fracassantes dérives du temps vers son passé encore le lieu de l'impunité un coup du sort ça parle du temps pressé mais ce souffre-douleur n'est-il pas la chair qui commence la vie la contient pour l'infini et l'ignorer dans un éclatement temporel définit en termes infectieux infestation du dedans devenu le cloaque vénéré du désir inassouvi de l'homme s'il vit de la vue debout et qu'il n'en finit pas de taire cette crémation de la douleur inventée pour faire disparaître la mort de cette mémoire mêlée.


Station III


Selon les dires on touche au risque d'élire la reconnaissance celle qui tient lieu de désir et d'infraction de respiration sur l'avant du corps celui nu celui de l’apothéose du rêve qui traverse l'homme à terre ténu transe tranchante révolte du corps de souffrance qui s'achève dans d'impossibles jubilations de la dépossession l'étrangeté jaillissante de la chair martyrisée et vautrée dans d'inexpugnables fautes et ces concupiscentes altérités voilà bien là le destin improbable du corps sans fin du corps qui jouit quand le corps devient diffus et la mémoire impotente parce que impropre à mettre le drame humain en marge c'est la monstruosité de ce rêve qui fractionne la vie pour que ce corps tombé se relève rencontrant sa dignité par cette verticalité obsolète mais touchant au sublime la grande famine qu'un corps peut serait celle d'oublier ce rêve pour céder aux dérives de ce paganisme antédiluvien joie de la procréation qui tire à sa fin dans l'élan de ce corps en mal de bien partout où il apparaît figure de la mémoire quel gouffre vient au-devant des mots interdits par l'esprit qui souffle sur cet ombilic pour longtemps encore privé des images nourriture en tempête de ces coups assénés par tant de drogues sorties des illuminations du tort de ce corps défait de la mémoire.





Thierry Texedre, le 21 août 2013. 


vendredi 16 août 2013

Station I










Station debout verticalité opposée au rapt de la mémoire en surimpression la clôture du temps se met à trembler vaciller vermiculaire impression sur l’œil éteint la mémoire s'étend infinitésimale comme si la vie en dépendait on se retire du cri déchargé décharné pour contempler le grand pourrissement de la chair forclusion qui va se taire laissant s'installer les mots isolés en grappes asséchées désert de l'aridité vasculaire trempée par l'implosion de la parole en grammes irréels de la vie renvoyée aux deux coins asymétriques du temps et de la suspension respiratoire on trempe sa chair dans un coin pour jouir et on remplit de matière bombardée la peinture qui éructe à trop lisser la parole en représentation la fin de l'homme c'est celle de la représentation qui se laisse prendre dans les filets du format via l’œil éclot grand ouvert devant ce vertige de l'impuissance à rompre avec le temps inadmissible du présent de biais dérive reliquat dépression du corps à découvert et nu la vie ventre à terre se gonfle pour démontrer que ce qui pèse n'est pas la pesanteur mais bien l'action d'élucider le verbe en parole en détraction de ce sens insensible de la parole coexistante au souffle de vie ventricules volcaniques voix voilée.







Thierry Texedre, le 16 août 2013.

dimanche 11 août 2013

Evasion évanouie










Que s'évade le Rien
poussé par tant de
soumission avant la
fin de quelle outrance
de quel sang coulée
depuis les cimes élues
avorter ces quelques
chants inaudibles ou
rencontrer la folle
errance rhapsodie du
temps dénaturé avant
que ne sombre le lent
discours sur le vent
de vérité vertigineuse
vénielle vérité disparue
sous les coups durs
durant la grande folie
de naître homme en
dansant sous quelque
rite funéraire fulminant.




Thierry Texedre, le 11 août 2013.



sur Fratres d'Arvo Pärt

mercredi 7 août 2013

Du corps discontinu



La peinture serait la grande rivale du rêve.


Rythmes effrénés de la démence verbale coagulée au rythme cardiaque: la seule méta-signifiance qui dérange l’œil serait-elle lié au cœur battant de la nausée de l’œil qui boite à trop y croire? Chrono-signifiance infinie du cours des choses, indice de la fin provisoire du sens verbal; copulation vers sa destinée, sa cessation serait-elle la clôture indéfendable contre laquelle tout sujet manquerait de s'élever? Le sujet est taraudé, on le tripote pour mettre en avant sa chair, y lire les mots-cils (battements, scansion) dépourvus de ce sang prêt à remonter (d'un coup tel ce coup de sang qui frôle le temporal accès au verbe): ça rend compte d'une dérive là où ce verbe «rend l'âme», à trop recevoir d'informations, et ce dans une dissolution des sens (même de ceux dont on prétend qu'ils souffrent d'apparente exactitude avec les zones érogènes pour le moins hérétiques), voilà cette clarification qui tombe du ciel, tromperie sur l'objet de son délire, «doublé» par une représentation hachée, en suspension dans l'indécente maternité de l'écriture qui accouchera. Et ce, malgré un trop-plein d'amour envahi par ces pulsions en pluies incessantes qui vont inonder tout le corps d'élection qui sera happé par tant de mots avortés! On entend au loin ces songes qui répètent inlassablement l'impossible réseau des mots liés: vertige du non-sens, vomissement de l'improbable. Compulsive lecture préfigurant alors la venue d'une autre syntaxe pour en finir avec le psychodrame du transfert [corps-écriture-chair] couché en substance aux côtés de l'autre [infini-un-hétérogène] pour renverser l'idée dévorante de penser en jeu du temps avec le corps «déplié/délié». Voyez la suite sous les bons auspices de la tétraplégie du verbe qui redouble d'intérêt pour ce corps cavité= corps matière. Ce serait donc par là que passerait cet opuscule, dans l'éther du passé et les particules du présent (réactif en cela au futur impossible puisque réel au présent). Un présent sous-cutané transverbal pour le coup, dans un tremblement mélodieux d'une musique d'un temps écrit au présent pour une écoute du corps indéfini au futur; mirage hélas d'une composition encore dramatique de l'écriture qui court elle, à perpétuité. Â côté, on reste de marbre, on laisse passer son chemin, on attend, on oublie vite, la mémoire vous a joué un tour de passe- passe. On «croit» parce que le temps présenté ici comme «verbe» n'a de poids que celui d'avoir été respiré et vidé de cet air irresponsable parce qu'exercé sous pression; il serait douloureusement expédié par trop de «fond» dans les ténèbres du grand Néant. Le temps presse, il faut compacter. C'est le rêve de l'insoupçonné qui vient happer l'aphasie du réel sur ce vécu défait (on «croit» là ou le rêve continue à transgresser le réel). L'homme chasse encore parce que le rêve se plante sur sa route comme ouvert/fermé devant l'imaginaire fondu du futur. Quelle [pression-répression-dépression] du temps taraudé par l’œil béant? Quel océan tient le court rapprochement de la vie, depuis une mort prévue cellulaire et inconsciente?







Thierry Texedre, le 7 août 2013.

samedi 3 août 2013

Là ou rien





Trappe
de la
strophe
esbroufe
et tout
tente
en tête
une fois
de lire
mémoire
recluse
en plis
froissés
esprit
mal
obligé
devant
l'espace
encore
libre du
dedans
deviné
assit
devant
cette
ombre
inventée
du temps
racoleur
on y
tombe
dans
la mêlée
de ces
songes
enkystés
partout
de ce
Tout
totémique
placé
comme
la vie
se dit



Thierry Texedre, le 4 août 2013.


Catatonie







Éclair depuis l'au-delà
faramineuse distorsion
qui se vautre ventre à
terre ténue tentative de
déhanchement du temps
dramatique qui se frotte
au ventre de la terre qui
pleure en une multitude
de gouttes acides monts
assoupis par tant de lois
insupportées partout sont
les corps marchant nus en
nuées frappées le nombre
jaillit de nulle part pour
l'éternité révélée danse
cinglante qui force la vie
partout où sont nés les
atermoiements de l'esprit
unifié de l'homme oculaire
monté en parasite applaudi
divinement tatoué de cette
mémoire montrée en tête
à queue pour vomir la nuit
du corps debout au début.



Thierry Texedre, le 3 août 2013.


jeudi 1 août 2013

Plein de peine









Pleine lune pour
ce sacré récit
duquel s'évade
la polémique
la rencontre
entre ce coup
du sort et la
vieille farce du
temps saccadé
en dansant la
fantaisie du rire
qui sombre dans
d'atroces grimaces
somptueuses

Plein champ du
cou tendu vers
cet étrange
autisme en
infraction vers
quelle autonomie
ce corps va
en s'essoufflant
en s'esclaffant
par d'amples
efforts des bras
tendus en l'air
de l'air distingué
en attendant



Thierry Texedre, le 1 août 2013.



mercredi 31 juillet 2013

Supplice












Strates du corps
dissout dans
l'amertume du
soubresaut interdit
de la peau tendue
stigmates de ces
pulsions averties
par tant de déposition
croix du jour manqué
de ces douleurs
vertébrales qui
sentent la fin
pourrissement
de l'investissement
de la peau autour
de ces aigres
torpeurs du temps
avalé en drame
inventé par la
pensée qui ondule
ressuscitée
des morts en
mots dépensés
il se trame quelque
chose de l'interdit
devant ce monde
lancinant qui
tourne court
avant que sombre
la tentation de
déposer ce corps
en terre tendresse
à court terme
jusqu'au moment
où le souffle s'éteint.





Thierry Texedre, le 31 juillet 2013.

vendredi 12 juillet 2013

De la chair











Soudaine allocution le jour J, vu de loin, pour crédibiliser ce risque de soulèvement de la chair dans cette erratique convulsion de la réalité née. Opération imprimée dans les plis du risque meurtrier de déchirer la surface en soudaine plainte. Voix qui tombe du ciel tonitruant, juste récidive de cette extension qui vient du fond de la gorge, en cris, puis en onomatopées révulsives, puis enfin en début de phrases, coupes dans l'alignement verbal; vers ce voile translucide qui marque comme dans un commencement, l'amorce d'un exercice qui touche au sens; début de ces signes qui ondoient entre doute et réponse devant l'intelligible réflexe de tout questionnement en pensées. Ne faut-il pas forcer la diction dans ce qu'elle donne à résoudre du corps de la dépense? Dans une invulnérable dépossession de la chair via sa déambulation dans le couloir de ce fou athée, atterré dans d'immenses occlusions de la vue fractionnée et attachée à l'image; pour aimer l'objet! Là serait le lieu de la représentation, viol insupportable du corps dans ce qu'il a de plus intime (l'âme?): la chair. Devant quelle capitulation la chair omet-elle ce dire malencontreux qui vient la souder comme sens intérieur qui nous lie à ce grand autre immonde, qui va de l'os à la chair et de la chair à la parole; comme l'incontournable glissement à rebours de la parole vers l'être?





Thierry Texedre, le 12 juillet 2013.



lundi 1 juillet 2013

Le sens de la chair











Choc et tocs d'une cavité qui s'esbroufe en appel au plus offrant, raison déraisonnable; là, le temps s'évade de ces marasmes qui inoculent à l'ostensible vie la peur de continuer l'inévitable danse de ce sens qui vous rencontre, celui du dépaysement vital du corps macabre. Tragédie de ces recourbements incessants vers une fin qui pousse le jouir dans des retranchements inavouables (là reste encore ce mystère inexpliqué aujourd'hui: comment le jouir peut-il, via la chair, se soustraire à tant d'images érotiques?). Enfin, le jour dit, c'est bien une translation qui a lieu; de sa concomitante ivresse, pour salir l'espace de l'esprit demeuré réel au regard de ce qui le met en situation de jouir. Renvoyer cet insupportable esprit aux temps reculés de l'invention d'une mémoire. Morbide mémoire qui tremble plus vite que sa somme rétrécissant à mesure qu'on avance dans ce pouvoir dire immaculé, violé, raturé, rayé de toutes parts par un peintre qui cherche le nom, sur quelle toile tendue à l'aune de l'éclaboussure de la parole en face de la toile; renvoyée au dire insidieux de la loi qui clôt l'immersion de l’œil en tremblements et clignements, pour contredire un dire naissant au centre du corps arque bouté sur la chair diaphane. Partout se mire la chair, vertigineuse, forniquant par opposition à la jouissance de quelque représentation de chose; chose, la chose, la force béante du corps dissout dans la couleur mise en chair pour lentement fouiller dans les doutes horripilants du temps béatement griffonné par la main qui tremble, de dessiner l'être.




Thierry Texedre, le 1 juillet 2013.   



mardi 25 juin 2013

Jachère







Traitement de la lumière
galvanisée en sourdine
le grand chambardement
semble se mettre en quatre
pour hanter les voiles ici
étalés en plis rabibochés
face à ces monstruosités
qui réveillent l'enlacement
incertain d'un corps ajouré

Tohu-bohu insidieux du
cours des choses tombe
dans ces lassitudes étalées
au coin de l’œil qui s’essaie
autant le dire qu'il parait vil
d'attendre l'empressement
d'une irruption cutanée
vite endeuillée l'air éteinte

Point de trace ici encore lu
en vertigineux vers invisibles
vautrés sur un corps d'écriture
moins ténu quand il tend sa
courbe de dos déplacé tel
un arc prêt à visiter le corps
d'écriture pour le pénétrer
pour le déshabiller d'un cri

Chaque jour qui va se chante
en chassant les viles différences
dominées dans ces corps élus
domicile disgracieux d'une chair
inchangée et étirée en rond de
jambes trop grosses pour se
plier chair en jachère que voilà
pointé le nez aquilin à découvert





Thierry Texedre, le 25 juin 2013.

dimanche 16 juin 2013

Fabienne Verdier






















Fabienne Verdier, peindre l'instant par Telerama_BA




















L'atelier de peinture de Fabienne Verdier. Au centre, un immense pinceau constitué d'une trentaine de queues de cheval que l'artiste manipule au moyen d'un guidon de vélo. Crédit : Fabienne Verdier








vendredi 14 juin 2013

Danse en digression




Sussions inassouvies du grand chambardement oral, voilà l'appel au plus haut point de cette source, vie, ersatz, chuchotements de ces pulsions impuissantes; pourrissement du temps en danse oppressante. Frange de l'apothéose de la mort en ce lieu invité et invisible à l’œil. La mort soudain, se tait, pour usurper la vie qui s'invite à l'étalement de ces lieux trop nombreux pour être du ressort de l'intelligence. Lieux indécents de l'amour poursuivi par un plaisir inoffensif, jeu vraisemblable de l'altérité du corps face à sa propre fin. De ce rien qui descend de si près du précipice ostensiblement présent dans la nuit des songes insoumis à la mort, va, l'affolement du désir qui martèle sa chaîne de mémoire qui s'allonge telle une vie précédemment mise en histoire. Traîne! Oh vicissitudes de la mort inhospitalière! Et pourtant pleine de traces homériques, rassasiée par les ans passés à copuler avec la parole assise sur ces alignements pour les faire descendre jusqu'au fond impuissant du point final irrespirable. L'affolement du corps revient sur le devant de ses miasmes hideux, figure insignifiante, grimaces, fracture avec le temps poussé par son soudain souffle. Cœur qui fait perdre de ses battements l'invitation à la vie-oubli, improvisation à la décollation du temps, pour reconnaître ce qui du corps et de sa chair va rencontrer le vrai, l'immanente résurrection de ces deux évents en un; âme impossible à centrer. On entendrait encore ce souffle incertain, de loin, là où rien ne semble aller de soi. Vicissitude de quelle modération sur quelle atomisation de ce corps en une infinité d'exterminations des sons en musique. Là serait le paradis lugubre de ces couleurs si vives, qu'elles rencontreraient l'esprit encore en devenir chez l'homme né. Terre du rien engendré par les démons descendus des cieux pour inviter un corps sexué à d'autres errances, moins mise en chair, pour garder cette mémoire comme toupie d'une folie à venir. Face à ces remparts, aux branches ramenées vers la cime, les feuilles se dressent pour majestueusement prendre du soleil ce que ces dieux n'ont pas caressé chez l'homme aux pieds d'argile. Rater ce suc délicieux qui sort de cette bouche entrouverte, aux lèvres gonflées par l'humidité du corps trop nu. Point de linge, point de chaude vêture, ni de raisonnement dans ces livraisons paradisiaques, seul dressé se tient d'aventure l'animalcule vertébral inoffensif face à ces matières dansantes partout, en grande symphonie, pour couvrir de joie les grands oripeaux de l'homme au sexe dressé. Dans la grossesse couvent les enfantements, par mille possessions et éblouissements.






Thierry Texedre, le 14 juin 2013.             

samedi 8 juin 2013

Humeurs intérieures

















Soubresaut de la terreur
qui s'installe et saute de
toutes parts depuis ces
commémorations peur
de ce vide d'où il flambe
versatile la pulsion osée
de tous ces corps décapités
et puis les infimes infirmités
du temps vont aller forcer
par peur de piquer la peau
le grain de l'aversion saut
de ce petit corps jusqu'au
beau milieu de l'infiniment
petit depuis ces artères
qui gonflent à se gaver
devenus derniers instants
nourriture terrestre terre
de l'infini qui va trembler
on tire parti de cet étrange
droit à pourchasser le loup
paisible qui démange le
pire piqué dans la cervelle
du con qui pense partout
où les verges saoules folles
et trop belles tentaculaires
suceront à s'y méprendre
le plaisir inassouvi qui vient
découper la putain de chair
si inondée des yeux à rendre
l'âme voilà qu'attend le bien.



Thierry Texedre, le 8 juin 2013.



samedi 1 juin 2013

Paroles du sortilège de la peau.









Le risque qui nous reste nous précipiterait dans ce devenir, ce rien ombrageux qui vous suinte des orifices, jusqu'à cette terreur qui frappe aux portes de ces oreilles inattendues. Incertaine digression de ces errements involontaires, vers d'autres contrées, d'autres surfaces à découvrir, le temps de dissoudre un peu de ce dire qui soulève le rien dans une grande tempérance. Voilà ce risque d'élocution qui s'installe, et s'étale pour d'imposantes sollicitudes, de celles qui vous inondent un corps hirsute. Vu ce risque-souvenir, vu ce rapiéçage de la peau tant désirée, en coups incisifs, mortels peut-être, le corps s'évanouirait, au risque de ne laisser qu'un souvenir effacé de notre chair caressée, partout où des odes se seront soulevées dans la joie, et d'exister, dans l'extrême tentation d'être et d'aimer, traversé par l'autre enchéri de quelques doux attouchements. Risquer d'abolir l'aversion pour l'autre aimé, jusqu'à prendre un corps comme si une divination le rendait impossible à définir, impropre à le consumer, à le consacrer peut-être. Voir ce qui semble réservé à d'impossibles réalités, jusqu'au mensonge, celui de cette parodie-parole, de cette pantalonnade amoureuse du néant, du rien ouvert/fermé de cette face déchirée, pour s'entendre exciter l'acuité de l'audition-affection du corps improvisé. On traîne ce raz-de-marée de mots inaudibles, jusqu'au jour qui se lève, la nuit passée par-là, le temps d'extirper du dedans, de sortir de la chair comme une invitation à la compréhension, pour finir par interroger la langue de ses mots inassouvis. De quelle peau sort ce sordide mot, devenu lieu crasseux de la langue inviolée? Sinon de quelle réplique peut-on sortir ces lamentations liées au masticage verbal? Aucune lecture ne peut résoudre l'éloquente destinée de ce corps-cavité qui est l'ordination de la chair. Par quelle simplicité - l'air qui vous sort de cette gorge serait dramatique - se résout la langue? Vrillée, décongestionnée, traumatisée, la langue s'éteindrait à trop se souvenir de ses vertiges. Rassurée, elle se remet à écrire ces quelques aboiements intelligibles, pour que de cette lecture si aléatoire sorte d'une bouche béate et enflée, la verve de l'oratoire vie en un lieu habité, caverne de l'inspiration du temps en devenir, du commencement d'une rencontre de deux corps, de plusieurs corps, d'une infinité de corps jusqu'aux confins de l'univers, là où les étoiles dansent pour tromper l'homme sans tête.




Thierry Texedre, le 1 juin 2013.

      

samedi 25 mai 2013

Travelling












Catatonie du temps
roué de coups par
cet orgasme envoûté
de corps destitué va
vers ces oripeaux qui
sont entassés froissés
et déchirés avant de
passer ces derniers
instants dans les affres
de ces flammes trop
rouges pour sortir la
respiration risquée de
la danse incandescente
et compulsive là est
le risque inespéré de
se passer d'une mémoire
trop fragile pour tenir
dans la durée de cet
enfer notoire né de la vie
de cette petite respiration
tarabiscotée en fin de vie
courageuse compression
du temps qui s'évade
encore et encore d'une
extension moins grave
que d'une suppression
oppression illimitée
de l'espace indifférent
à l'homme trop enclin
à distinguer sa vision de
face pour sortir sa queue
tête dépliée renversée
et ramassée sur un corps
agacé un corps ôté de
sa scatologie mortifère
saccadé ce corps est
enclin à des soubresauts
irréfléchis pourrissement
de la densité du temps
soulevé vers cette fin
entrain de s'élever des
deux pieds pour marcher
verticalement hauteur
au non pensant violé
de ses organes blessés
par le long défilement
de la vie qui vaut pour
s'être déplacé vestibule
ombilic de ces limbes.



Thierry Texedre, le 25 mai 2013 

mercredi 22 mai 2013

Paysage 2




Tout porte à croire
que le temps rend
de tous ses états
la vilaine face de
l'homme encore
trop près de ce voir

Rendu possible par
ces quelques doutes
qui passent par les
sons impossible à
oublier tant l'audible
rentre dans ces corps

Qui traînent où les
grandes étendues
songent à remplir
l'au-delà trop proche
pour déplacer cette
croyance au vide tu

Taraudé par l'envie
improvisée de voir
l'homme s'étreindra
dans les bras du vide
crépusculaire et clos
jusqu'à cette cavité

Couloir qui y pénètre
plus loin au risque
de ne plus se glousser
de la moindre ligne
respirée engouement
du vestibule membre

Champs réfractaires
se remplissant du tour
de roue carré comptent
pour la récréative vie
abstraction action que
renvoie l’immense rêve

Thierry Texedre, le 22 mai 2013.