Blessure du temps des oripeaux passés
L’oubli de ces errances de ces litanies
Se sauve jusqu’à l’infini et jeté au vent
L’oiseau vole tôt dans un ciel confondu
Qu’aucun destin n’a encore rencontré
Cet art indiscret qui fuit la vaine nudité
Recommence lentement de ses caresses
La brève rencontre d’une toile dressée
Au milieu dehors ça sent l’herbe chaude
De cette toile aucun insecte n’en sortira
Allongé je regarde au loin et par dessus
Les cimes animées de rose le bleu du ciel
S’étire en fils discontinus de gris invasifs
Des premières lueurs les couleurs éclatent
Au vertige des pensées la portée du soleil
Chassant ces songes enflammés je jouis
Et jeté au discrédit de la peur je m’enivre
Le voilà cet autre monde qui se réveille
Renversant comme l’état amoureux alors !
Thierry Texedre, le 7 mars 2026.
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