Jérôme Bosch
Le Jardin des délices (vers 1490-1510) Triptyque, huile sur panneau de chêne, 205,5 x 384,9 cm. Musée du Prado, Madrid
Délices
Le feu indolore en creux
de l’exclusion s’enfonce
dans le tremblement de l’être
sourd et secoué par l’évasion
celle sourde et improvisé
qui tombe sous les coups
dans les flammes intemporelles
du néant assourdissant
qui inonde le temps dépassé
l’ivresse de cet enfer flambant
couchant les chairs fondues
aux univers d’un lit partout
des ombres volent ondulant
dans l’immaculé vertige
d’une descente sans fond
au plus pressé chaude vie
qu’un cirque racoleur renvoi
sans cesse aux pisseuses prières
là où l’esprit s’invite lumière
isolée d’un monde tronqué
court le long des frasques
indolores du grand retable
celui d’une ouverture pliée
devant la couleur qui sent
la beauté lueur de l’éternité
fleurs de la certitude démasquée
touchant l’astre dévasté avant
en tremblements de la lettre
encore présente quelque part
dans le brouhaha volcaniques
des signes sans fin d’une voix
qui défie la loi qu’un fou crie
partout la parole est inoubliée
seul au milieu de nulle part
un désordre menacé semble
renaître de ses vociférations
l’œil attention est à l’heure
il feint et voit en voile sombre
dans l’érection la dernière
l’imposture qui flanque l’os
de ses trouées éruptives
un paradis s’entend se retire
revient s’étire en sons délicieux.
Thierry Texedre, le 2 janvier 2026.

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