samedi 3 janvier 2026

Délices

 





Jérôme Bosch

Le Jardin des délices (vers 1490-1510) Triptyque, huile sur panneau de chêne, 205,5 x 384,9 cm. Musée du Prado, Madrid 


Délices


Le feu indolore en creux

de l’exclusion s’enfonce

dans le tremblement de l’être

sourd et secoué par l’évasion

celle sourde et improvisé

qui tombe sous les coups

dans les flammes intemporelles

du néant assourdissant

qui inonde le temps dépassé

l’ivresse de cet enfer flambant

couchant les chairs fondues

aux univers d’un lit partout

des ombres volent ondulant

dans l’immaculé vertige

d’une descente sans fond

au plus pressé chaude vie

qu’un cirque racoleur renvoi

sans cesse aux pisseuses prières

là où l’esprit s’invite lumière

isolée d’un monde tronqué

court le long des frasques

indolores du grand retable

celui d’une ouverture pliée

devant la couleur qui sent

la beauté lueur de l’éternité

fleurs de la certitude démasquée

touchant l’astre dévasté avant

en tremblements de la lettre

encore présente quelque part

dans le brouhaha volcaniques

des signes sans fin d’une voix

qui défie la loi qu’un fou crie

partout la parole est inoubliée

seul au milieu de nulle part

un désordre menacé semble

renaître de ses vociférations

l’œil attention est à l’heure

il feint et voit en voile sombre

dans l’érection la dernière

l’imposture qui flanque l’os

de ses trouées éruptives

un paradis s’entend se retire

revient s’étire en sons délicieux.



Thierry Texedre, le 2 janvier 2026.






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