Plages
Assis sur l’astre
incrédule la voix ouverte
planqué en sursis
le regard terne
trame de l’œil plié
l’instinct déconstruit
il ausculte l’or
avant de fuir
tout s’évade
la peau déchire le vice
déversé dans la plaie
d’un sourire qu’il avale
par quelle odeur
ces vagues allégories
à l’heure du défunt
volent au secours
du train train vide
par ici l’envers sourit
à cause de la main
qui trace un rire engendré
le sable est chaud
par cette nuit étoilée
un groupe en rond
assis les jambes en indien
pour fuir l’eau sonnante
les tintements de la mer
l’immersion dans ces rires
occultes pour croire
se frappent aux cordes
d’un piano no man’s land
carnation du désir
plis en chair du dedans
qui fuit les battements
le cœur rythmique
de soi vers l’autre
le revers aux oiseaux
le matin en sons puisés
dans l’esprit qui entend
sa douce douleur
recouverte du froid
à-venir d’un crépuscule
en droit et en foi.
Thierry Texedre, le 2 février 2025.
peinture de Chae Seong Pil
Rêves de la terre
160 x 130 cm, 2024
Argile et encre sur toile
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