Hypnose
Sur l’histoire qui passe par le corps
Il y va d’une entrave au récit qui court
Sur le corps depuis le jeu de la parole
Il y a comme une surdité à ouvrir le corps
Pour écouter sa mise en abîme ses maux
La douleur qui court partout dans la chair
Pour sortir du corps par les trous la béance
L'insolence du manque qui pousse la parole
Qui la met en sourdine la mémoire des lieux
De ces lieux interminables qui crient
L'impossible espace de la raison
La douleur espère ne pas trouver la parole
L'ignoble parole qui tente une sortie
Du réel instrumentalisé par la raison
Faut-il que l’hypnose marque ce manque
Le désir de savoir c’est ce manque vers lequel
Tout être s’étire s’installe pour vivre
Faire vivre la parole et pousser le drame
De vivre vers la sortie d’attenter à la mort
Par quel hasard jamais un coup du sort
Au feu du temps masquera-t-il l’image
Qu'un mal qu’un trauma tarauderait ce corps
Celui circonscrit de la parole qui fuit le cri
L'insulte de l’histoire celle du corps qui fuit
Le mirage truculent du désir d’accoucher
La parole quand un corps se plie s’emplit
De ces certitudes qui obsèdent l’infini.
Thierry Texedre, le 26 septembre 2024.
peinture "Hypnose/Hypnosis" (2021)
de Claude André Thibaud
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