lundi 4 juin 2007

Les Hébétudes 2006 / 2007 - 6















l'hésitation. La compagnie de Vénus - 2000
Marie Sallantin, 116 x 89 cm.

" Les mythes ne sont que la parole ancestrale d'une civilisation"
Giovanni Lista.

" Pourquoi Vénus? Parce que le thème de la femme nue, apparu
vers 1500 dans l'art d'Occident, est historiquement à la fois une
affirmation de la peinture et de la beauté"
Jean-Luc Chalumeau.


Les Hébétudes - 6

C'est un fait avéré que le corps prend naissance dans le " all over "
coupé en deux divisé, et qui laisse passer la lumière que seul un
corps morcelé peut résoudre métaphoriquement, en créant un
double, son image pour le coup, parce qu'un corps ne peut que
cliver son "être".
C'est en cela que Picasso, puis Louis Cane s'y sont collé, livrant par
là bataille dans une déconstruction de [l'image / l'étant / la langue],
doublant en cela toute valeur marchande; ça livre des choses encore;
contre toute attente, ça trouble de reconnaître ce qui se fait dans
l'hébétude, ça ne peut que s'entendre du dire qu'une musique
commence à envahir tout l'espace extérieur à la peinture. Qu'en
est-il de la présence/ absence des corps dans la mémoire? C'est là
que se joue l'ordre la loi ( lire Louis Cane à ce sujet), lutte des
contraires, le dire en redemande de cette absence/présence des
corps mais en mémoire de quoi?
De quoi faire que ce qui pense n'est pas imprégné de foi ou
d'exactitude scientifique ( la recherche est indice de quelque chose
qui tire l'hébétude vers l'horizontalité du social, du commun), mais
bien d'une approche d'un lieu qu'un corps peut penser ( il n'est pas
en reste avec l'image qu'il invente pour faire volume, être par la suite,
de penser parce qu'il n'y a que ça à faire - créer l'image - le cri est
sorti d'y voir cette représentation - par peur - l'hébétude fait peur
aux corps qui y sont tombé; quel inconscient irait nier cela dans des
gestes plus sûrs que de croire, que de délier la langue dans
" leslangues " dans la littérature.
La picturalité va présenter au corps sa béatitude dans un format où est
représenté la loi, mais encore la jouissance à venir des corps, quelque
soit ce qu'un groupe a d'extraire par l'anthropologie l'hébétude d'un
autre groupe dont l'espace pensant permet un nouveau questionnement
un nouveau procès du pensant dans l'actualité contemporaine.
Il y a rupture dans l'hébétude, son évanouissement, son évanescence,
parce qu'une mémoire n'a lieu qu'à ne pas faire exister cette hébétude,
à ne pas la reconnaître, à agir pour ainsi dire sans jamais dire d'un dire
qui n'est pas celui analytique ni commun à l'opposé, mais par le biais
du pictural une peinture qui tient les corps au plus près du format
virtuellement peut-être mais visiblement pour que ce corps fasse
chair d'être parce qu'il est vu sous la forme picturale.
L'hébétude est tout sauf l'indice qui se joue d'elle, pour la retirer du
cadre de la vision, la rendre transparente telle qu'elle ne pourrait plus
jamais inquiéter la subjectivité.
Un peintre comme Marie Sallantin peut rendre compte de ce qu'est
l'hébétude entrain de prendre forme ( la loi l'y oblige ). L'hébétude
est pourtant devant, autre part, à la croisée de ce que l'écriture va
déchirer ou immobiliser dans l'histoire du code narratif.

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